Home / Écolo rubrik / Santé Bien-être Beauté / Bien-être / 6 questions à Marie Borrel au sujet de l’arthrose

Bonne nouvelle : l’arthrose n’est pas une fatalité ! Marie Borrel, journaliste santé et auteure de nombreux livres santé, dont Ma bible anti-arthrose aux éditions Leduc, nous éclaire sur le sujet.

Quels sont les phénomènes déclencheurs de l’arthrose ?

L’arthrose est due à une usure des tissus articulaires, notamment le cartilage, qui peut être liée à de nombreux facteurs : l’âge, bien sûr – l’usure est alors mécanique –, mais aussi certaines carences alimentaires, l’excès de stress, certains traitements médicamenteux au long cours…

Cette usure est normale : avec les années, l’équilibre entre les cellules qui renouvellent la matière osseuse et celles qui détruisent la matière usée se modifie. Mais elle ne justifie pas les douleurs de l’arthrose tant qu’elle reste maintenue dans un cadre habituel. C’est donc l’excès d’usure qui est à l’origine de l’arthrose. Et c’est sur cet excès que l’on peut agir, en nourrissant bien ses tissus articulaires, en chassant le stress, en pratiquant une activité physique régulière… Malgré l’âge, l’état de nos articulations reste, en grande partie, entre nos mains.

 

Pourquoi l’arthrose est-elle douloureuse ?

L’usure des tissus articulaires n’est pas douloureuse en soi. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’inflammation locale des tissus périphériques provoquée par les effets secondaires de l’usure : le cartilage joue moins bien son rôle de tampon, le liquide synovial moins bien celui de lubrifiant… La douleur est alors un message envoyé au cerveau pour le prévenir non pas de l’usure articulaire, mais de l’inflammation locale.

 

Quelles sont les différences entre arthrose et arthrite ?

Dans l’arthrose, l’inflammation qui provoque de la douleur est d’origine locale. Dans l’arthrite, l’inflammation est liée à des dysfonctionnements plus globaux. Cette dernière provoque des douleurs plus violentes, atteignant un jour cette articulation, le lendemain telle autre, évoluant par vagues successives. L’arthrose, au contraire, est plus localisée et les douleurs, moins intenses, sont plus régulières, voire permanentes. Les articulations sont souvent blanches et froides au toucher – sauf en cas de poussée douloureuse –, alors qu’elles sont rouges, chaudes et gonflées dans l’arthrite.

 

Quelles sont les grandes règles de l’alimentation anti-arthrose ?

Les tissus articulaires, dans leur grande diversité, ont besoin de tous les nutriments. Une alimentation saine et équilibrée est donc indispensable si l’on veut protéger ses articulations. Cependant, certains aliments sont à privilégier et d’autres à éviter. Il est essentiel, notamment, de limiter la consommation de viande rouge, et surtout de sucres raffinés, afin d’éviter une acidification excessive de l’organisme. L’acidité favorise les états inflammatoires, qu’il convient de limiter quand on souffre d’arthrose. Mais les tissus articulaires ont tout de même besoin d’acides aminés, constituants des protéines, pour rester en bon état. On peut donc consommer de la volaille et du poisson, beaucoup moins acidifiants. Vous le voyez : c’est une question d’équilibre ! Les articulations ont aussi besoin de nombreux minéraux et d’oligoéléments – manganèse, silicium, phosphore, sélénium, soufre, zinc, cuivre… – et de vitamines – C pour la production du collagène, A et E pour la protection contre les radicaux libres, D pour la qualité du tissu osseux… Le meilleur moyen de couvrir tous ces besoins est de manger tous les jours plusieurs fruits et légumes frais, en faisant varier les couleurs car celles-ci sont directement liées aux nutriments qu’ils contiennent. Encore une fois, le mot d’ordre est : variété, fraîcheur et équilibre !

 

Comment est-il possible de « nettoyer » ses articulations ?

Certains déchets ont tendance à s’accumuler dans les tissus articulaires. Pour l’éviter, il suffit, 2 ou 3 fois par an, de faire une petite cure détox en allégeant son alimentation : moins de graisses saturées, moins de viande rouge, moins de fromages gras… ; et en faisant une cure de plantes pour stimuler le foie et les reins, qui sont les 2 principaux organes d’élimination toxinique. Pour le foie, on peut prendre, par exemple, du radis noir ou de l’artichaut, et, pour les reins, de l’orthosiphon ou de la piloselle. Côté alimentaire, on peut aussi mettre l’accent sur les aliments drainants, comme le citron, l’asperge, le céleri, le fenouil, le pissenlit… Enfin, il ne faut pas oublier que l’exercice physique, outre qu’il contribue à la régénération des tissus articulaires, permet aussi de les « nettoyer ». Une demi-heure de marche par jour fait partie de l’ordonnance.

 

Les 4 plantes stars anti-arthrose ?

Côté phytothérapie, la panoplie est vaste. En compléments des plantes drainantes, on peut se tourner vers celles qui soulagent les douleurs, comme l’écorce de saule ou la reine des prés. Pour renforcer les tissus articulaires, on peut prendre de la silice, très riche en minéraux assimilables, ou de l’harpagophytum, qui stimule leur régénération. Les plantes sont un excellent moyen de « contrôler » l’arthrose au quotidien, de manière à diminuer les prises de médicaments antalgiques et surtout anti-inflammatoires, qui sont néfastes à doses régulières.

 

Pour aller plus loin :  Ma bible anti-arthrose

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