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ECOHABITAT

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La ChouetteL'écolomag 58


 

Emmanuel-ToitotUn billet pour l’autonomie
Autoconsommation ou batterie plomb,
telle est la question !

par Emmanuel Toitot

Oyez, braves gens ! Sur toutes les ondes, on parle de nouveautés dans le domaine du renouvelable électrique, et c’est tant mieux ! Mais entre les pseudo-nouveaux produits renouvelables proposés par ceux qui détiennent le contrôle de votre énergie – et qui comptent bien le garder – et les promesses douteuses d’un produit miracle, qu’est-ce qu’on est encore en train de nous vendre ?

Allez, pour alimenter la réflexion commune, vous reprendrez bien un peu de bon sens ?!

Autoconsommation

autoconsommationElle consiste à consommer en direct l’énergie produite par vos panneaux photovoltaïques. L’énergie non consommée est soit perdue, soit revendue à ERDF, selon votre choix. En fin d’après-midi, quand le soleil s’éclipse gentiment, il faudra acheter à nouveau de l’électricité. La connexion avec son fournisseur d’énergie est impérative.

Autonomie et stockage en batterie

Cette solution va stocker toute l’énergie produite en journée dans des batteries, pour vous la restituer en soirée. Le lien avec son fournisseur d’énergie est alors optionnel.

Bien choisir sa solution

Dans le meilleur des mondes, il semblerait logique qu’une autoconsommation soit accessible aux lieux de vie diurnes, tels que bureaux, par exemple, et un stockage batterie le soit accessible également pour la maison puisque l’on s’y trouve essentiellement le soir. L’option éolienne modifie sensiblement la donne.

J’entends certains, et à juste titre, se poser la question qui fâche : la batterie au plomb est-elle écologique ? En tant que professionnel averti, j’ai longuement étudié la question du stockage et le verdict est sans appel : la batterie plomb, fiable et non polluante, a encore de beaux jours devant elle. Jugez-en par vous-même :

  • le moins cher des stockages électriques,
  • aucun rejet dans la nature,
  • charge rapide et aucune perte jusqu’à 40 °C,
  • 1 300 cycles minimum en utilisation autonome à 50 % de décharge,
  • une durée de vie de 6 à 20 ans selon le modèle,
  • aucun risque d’explosion, simple d’installation,
  • recyclable et recyclée à 97 % (pas besoin de nouvelles ressources),
  • technologie et filière plomb parfaitement maîtrisées,
  • fabrication française.

Prenez garde, toutes les batteries et tous les fabricants ne se valent pas !

Seulement, l’autoconsommation a un avantage sur l’autonomie, c’est son prix. En effet, malgré ses sécurités anti-islanding coûteuses, une installation d’autoconsommation n’a pas de poste « batteries », qui représente 20 à 30 % du budget de l’autonomie.

Pour harmoniser le débat, sachez qu’il est techniquement possible qu’une solution d’autoconsommation devienne autonome, et ce sans changer la destination des éléments installés ! Il suffit d’ajouter batteries et système de contrôle pour rendre votre équipement autonome. Les technologies onduleur ou régulateur affichent aujourd’hui des rendements quasiment identiques. Pour viser le long terme, définissez le bon dimensionnement et les bons choix techniques dès le début de l’aventure.

Notez alors que le passage à l’autonomie peut se réaliser en 2 étapes et, qu’au final, seule la question du budget vous fera opter pour l’autoconsommation ou l’autonomie.

Les utopies d’aujourd’hui sont les solutions de demain

Ce que je retiens, c’est qu’il y a à peine 1 an, nous étions partagés entre « je produis mon énergie ou pas ? » ; alors qu’aujourd’hui, le choix porte sur « quelle solution pour ma production d’énergie ? » C’est signe d’une avancée certaine de nos consciences en matière d’indépendance, et c’est tout ce qui compte !

L’autonomie n’est pas un retour dans le passé, mais un retour à nos vraies valeurs, au plus proche des nouvelles réalités de l’humanité.

Emmanuel Toitot
Expert en solutions autonomes
Conseil, formation, vente et installation
www.toitot.com
06 89 19 62 71

 


 

l-arbre-immobilierMise en autonomie d'une maison
Suite de la transformation de la maison des années 70

 

Proposé par Franck Gougerot

Conseils habitat, santé énergétique, permaculture
et éducation environnementale

www.larbreimmobilier.com

autonomieLes toilettes sèches sont à la maison. Le composteur, leur allié indispensable, doit trouver sa place. Pourquoi ne pas en profiter pour revoir le jardin en profondeur ? La famille M. demande à L’Arbre Immobilier d'effectuer un design en permaculture.

Voici le projet qui leur a été soumis :

Le principe général : un jardin forêt, sans développement de la canopée des arbres fruitiers afin de laisser les étages inférieurs profiter de la lumière (dans la lignée du jardin des Fraternités Ouvrières, à Mouscron, en Belgique), les fruitiers, arbres, arbustes, lianes, légumes, aromatiques sont choisis selon les conseils proposées par permaculturedesign et les envies de la famille M. : Mûrier, plaqueminier (kaki), feijoa, amélanchier, aulne, vigne, kiwi, pêcher

Il existe déjà sur le terrain quelques pruniers, poiriers, pommiers et noisetiers.

La famille M. se pose des questions : n'estce pas trop ? La maison va-t-elle être sombre ? Ne va-t-il pas y avoir des bêtes ? La mare va-t-elle attirer les moustiques ? Et les enfants, où iront-ils jouer ?

En fait, le jardin n'est plus un jardin d'agrément. Il devient une zone nourricière pour l'ensemble des êtres vivants, de la microfaune en passant par les insectes, les oiseaux, les hérissons, les grenouilles, les libellules et l'humain.

Le choix est cornélien. La famille M. pense à elle, à la planète, aux êtres vivants… Que faire ?

Claude Lévi-Strauss disait : « Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres vivants avant l'amour-propre. »

Alors, ce sera la vie avant nous, dit la famille M. Nos soi-disant problèmes de place, de luminosité, on en tirera des opportunités.

Le chantier est, il est vrai, colossal. Il faut tout d'abord couper et arracher les cyprès, soit une vingtaine ! Construire un poulailler, creuser une mare… La famille M. sourit : « et tout cela à cause d'une toilette sèche. »

- Le composteur est construit en 1 heure avec des palettes de récupération. Coût : 0 €.

- La coupe et l'arrachage des arbres se font sur 1 semaine. Coût : 90 €. Il y a un peu de bois de chauffe, un peu de bois raméal fragmenté et un peu pour la déchetterie.

- Le terrain est amendé grâce à du fumier de cheval récupéré dans l'écurie voisine. Coût : 0 €. 2 journées de travail.

- Achat des fruitiers : 500 €.

- Le poulailler a été construit en 1 semaine à 2 personnes. Coût : 300 €.

- Le portail, c'est de la récupération et un échange de service.

- La ruche a été posée par l'apiculteur de L'Arbre Immobilier. Coût : prix de la ruche et de l'essaim.

- D'autres travaux ont été effectués, comme la pose de barrières, la plantation des arbres et légumes, semer une prairie fleurie, l'aménagement du poulailler, construire des rangements pour le bois de chauffe : tout a été fait par le papa. Il lui aura fallu 2 ans 1/2 pour terminer !

La maison est curieusement plus lumineuse, on circule mieux dans le jardin, mais tout est de petite taille pour le moment ! L’Arbre Immobilier s'est engagé à passer plusieurs fois dans l'année pour aider la famille M. à l’entretien.

Source : Franck Gougerot
SARL L’Arbre Immobilier
Conseils, accompagnement, animations
T. 06 61 14 75 73
www.arbre-immobilier.fr

 


 

éco livres

Vivre en autonomie à la campagne
de Bella et Nick Ivins

livre-vivre-en-autonomieUn livre inspirant sur la vie à la campagne, l’univers de la ferme et l’autonomie retrouvée !

Véritable guide initiatique, ce livre s'inspire de l'expérience d'un couple britannique, Bella et Nick Ivins, qui a fait le choix de retourner à la campagne et d'y mener une vie plus autonome.

Devenir autonome, c'est cultiver un potager, élever du petit ou du gros bétail, entretenir des ruches et se débrouiller pour un tas de petites choses ! À travers cet ouvrage, le lecteur découvre les conseils avisés et accessibles d'un couple qui s'est lancé dans cette merveilleuse aventure.

De superbes photos de Nick Ivins, des recettes (pain au levain, gibier à plumes en cocotte, chutney aux courgettes...) et des DIY (couronne en osier, déco avec des oeufs de caille...) viennent ponctuer l'ouvrage et permettent à tous, même aux citadins, de s'approprier un peu de nature.

Un livre à lire, que l'on souhaite changer radicalement de vie ou simplement découvrir l'expérience passionnante de la vie en autonomie !

Éditions Eyrolles - 224 pages - 24 €

 

Une petite ferme chez soi, c’est facile !
de Miriam et Peter Wohlleben

livre-une-petite-ferme-chez-soiComment tendre vers l'autosuffisance et vivre de manière saine et responsable ?

L’expérience d’une famille installée depuis 25 ans dans une petite exploitation en Allemagne et qui a su, au fil du temps, s’organiser pour vivre des produits de sa ferme de manière responsable.

Un livre ressource dans lequel on peut picorer et s'inspirer dans des domaines variés : élevage, basse-cour, ruches, potager, verger, céréales, conservation des aliments... et se lancer progressivement.

Éditions Delachaux et Niestlé - 272 pages - 25 €

 


 

Philippe Bouchaud

 

Petit lexique de géobiologie… Le Li-Fi

par Philippe Bouchaud

 

DÉFINITION

La contraction Li-Fi signifie « Light-Fidelity » et fait penser immédiatement au Wi-Fi. Ce n’est pas un hasard car il s’agit d’un nouveau système de transmission sans fil. Le mot « Light » indique que cette nouvelle technologie est basée sur l’utilisation des ondes lumineuses.

Le principe est le suivant : en s’allumant et en s’éteignant plusieurs milliers – voire millions de fois – par seconde, une ampoule à LED spéciale transmet des informations internet vers le PC, la tablette ou le smartphone positionnés dans le champ d’éclairage. C’est une version optique du morse.

Chaque luminaire pourrait donc se transformer facilement en un point de connexion internet sans fil, couvrant une zone bien délimitée.

Cette innovation présente plusieurs grands avantages, parmi lesquels :

- Très simple à mettre en oeuvre, presque sans aucune infrastructure.

- La lumière ne passe pas à travers les murs, donc aucun risque de piratage, mais aussi aucune intrusion chez les voisins ni même dans les pièces voisines. Il faut savoir que, lorsque j’interviens dans un appartement, mes appareils captent jusqu’à environ 25 signaux Wi-Fi provenant de l’extérieur.

- Les ondes lumineuses ne pénètrent pas dans le corps humain et paraissent plus biocompatibles que les hyperfréquences.

- Le débit est rapide et constant, quel que soit l’emplacement dans le bâtiment. - Pas de risque d’interférence électromagnétique, ce qui peut intéresser les avions et les hôpitaux.

- Des applications sont développées pour certains lieux (musées, gares, magasins…) : chaque luminaire délivre des informations spécifiques concernant uniquement la zone couverte.

Il existe bien sûr aussi quelques inconvénients : la nécessité d’éclairer toute la journée, le manque de recul sur la réelle innocuité (effet du clignotement, choix des températures de couleurs des LEDS…), le besoin d’un décodeur externe car nos terminaux actuels ne sont pas encore équipés, le coût encore élevé.

MON CONSEIL BIEN-ÊTRE

Les informations disponibles actuellement sont issues d’évaluations réalisées selon les normes en vigueur. Je n’ai pas eu encore la possibilité de tester cette nouvelle technologie selon mes critères géobiologiques. Mais ce sujet mérite d’être étudié : il pourrait intéresser les personnes qui ne peuvent se passer d’une transmission sans fil dans leur habitat ou sur leur lieu de travail, mais qui restent sensibles à la qualité de leur environnement.

Philippe Bouchaud - GCB Conseils
Expertises / Formations / Livres
www.geobiologie-pb.com
info@geobiologie-pb.com

06 15 21 18 74

 


 

Dimitri-Duraj

 

Le capteur solaire à air SolarVenti

par Dimitri Duraj

 

dessin-ecohabitat58L’effet de serre, c’est pourtant grâce à lui si l’on peut vivre sur terre. Il maintient une température moyenne de 15 °C à la surface du globe. Sans effet de serre, cette température serait de -18 °C ! L’effet de serre, c’est exactement ce que va utiliser le capteur solaire à air SolarVenti pour apporter de l’énergie universelle et gratuite. Pour comprendre ce principe, il suffit de se placer derrière une vitre par temps clair. On ressent tout de suite cette sensation de chaleur. Mais d’où vient-elle ?

En fait, le soleil émet 2 types de rayons : les UV (ultraviolets) et les IR (infrarouges). Ce sont ces derniers qui nous intéressent. Les IR que nous envoie le soleil traversent les différentes couchent de l’atmosphère, viennent « frapper » la matière qui nous entoure et, par un phénomène physique, la réchauffent. C’est le rayonnement. Quand cette matière est une vitre, ils la traversent et réchauffent l’intérieur de la pièce.

Plus il fait froid, plus les rayons sont longs ; et, inversement, plus il fait chaud, plus ils sont courts. Quand ils arrivent de l’extérieur et qu’ils pénètrent à travers la vitre, ils vont loin dans la pièce. Mais la température intérieure les rend plus courts et ils ne ressortent pas.

Dans le capteur solaire à air, on optimise ce rayonnement. Les IR traversent le polycarbonate et viennent s’emprisonner dans le caisson du capteur. La température augmente. Quand elle atteint une valeur suffisante, un petit ventilateur la pulse dans le local à chauffer. On a produit de la chaleur gratuite.

Pour rendre le système complètement autonome, on intègre une cellule photovoltaïque de petite puissance dans le capteur pour alimenter le ventilateur et la régulation qui va le commander. Les applications du capteur solaire à air sont nombreuses.

Dans l’habitat, il peut apporter une grande partie du chauffage. Parmi les autres applications, citons le chauffage d’une maison secondaire et son maintient hors gel, l’installation en amont d’une ventilation double flux pour en accroître les performances, ou l’aération d’un local pour abaisser son taux d’humidité sans le refroidir.

Dans l’industrie, des modules spécifiques existent. Ils sont soit raccordés sur la ventilation existante, soit on leur adjoint un ventilateur externe, alimenté sur le secteur ou grâce à des capteurs photovoltaïques ou de l’éolien. Les besoins en énergie, généralement très conséquents des usines ou des ateliers, occasionnent un retour sur investissement de l’installation très rapide.

En collectivité, on peut aisément chauffer des gymnases, des salles polyvalentes ou des bureaux et ainsi réduire une partie des dépenses énergétiques de la commune, tout en faisant un geste très important pour l’environnement.

Le monde agricole a aussi ses applications. On peut chauffer des stabulations et garantir le hors gel des installations d’eau.

Le séchage de céréales peut être optimisé par l’apport d’air tempéré, qui permettra une meilleure évaporation de l’humidité.

Des projets sont aujourd’hui en cours d’étude pour le séchage des résidus boueux de stations d’épuration dans les Landes et celui d’acacias sur l’île de La Réunion, dans le but de méthaniser et de produire de l’électricité.

Partout où de l’air chaud est nécessaire, le capteur solaire à air peut répondre aux besoins. SolarVenti fabrique ses capteurs au Danemark depuis 1981. Les pays nordiques utilisent ce principe depuis de très nombreuses années. Il n’est d’ailleurs pas rare d’en voir en Norvège ou en Suède au-delà du cercle polaire, preuve que le système est efficace, même dans des conditions climatiques difficiles.

La simplicité du système est aussi un gage de durabilité : seulement l’effet de serre et un ventilateur, aucun raccordement au réseau, aucun entretien dans le cas d’une habitation. Une étude du lieu à équiper est nécessaire, mais il est rare de ne pas trouver de solution en vue d’une installation performante.

Dimitri Duraj
www.energie-logique.fr

 


 

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