Toutes les raisons d’être optimiste

Nous sommes heureux de vous annoncer le lancement officiel de notre nouveau projet : Le n°1 du magazine Innovation en Éducation ! Pour la première fois un magazine papier de 64 pages 100% éco-responsable et sans publicités, qui a pour but d’apporter à chacun un éclairage sur tout ce qui nous entoure dans le domaine de l’éducation, et de rappeler toutes les raisons d’être optimiste. Nous avons d’ailleurs la chance d’être soutenus par Frédéric Lenoir pour ce premier numéro. 

Uniquement sur abonnement et tous les 2 mois dans votre boîte aux lettres ! 

Une nouvelle année s’ouvre devant nous, avec (au moins) 365 occasions de bâtir ensemble des solutions pour le monde de demain. Nos enfants le méritent et partout, des femmes et des hommes font déjà bouger les lignes et innovent dans le domaine de l’éducation. 

Il y a tant de raisons d’être optimiste 

C’est pour vous faire connaître toutes ces initiatives, pour inspirer les parents, les futurs parents, les grands parents et tous les professionnels de l’éducation que nous lançons le Magazine Innovation en Éducation.

produits Bio à base de Chanvre Sojade

Avec So Chanvre de Sojade,
Triballat Noyal continue d’innover en terre bretonne !

Hein, quoi, le chanvre, ça se mange ? Quelle drôle d’idée ! Une toquade, une nouvelle mode ? Que nenni, le chanvre est un trésor, et Triballat Noyal et sa marque Sojade ne s’y trompent pas, en s’inspirant de tous ses possibles culinaires. Une démarche agroalimentaire qui fait sens quand on sait toutes les qualités de cette plante, et son lien de très longue date avec la Bretagne.

Triballat Noyal continue d’innover en terre bretonne !

L’entreprise agroalimentaire bretonne, familiale et indépendante depuis 1951, cultive au quotidien et avec sincérité son histoire, pour nourrir sainement de la terre à l’assiette. 

Riche de son ancrage historique près de Rennes, Triballat Noyal puise son inspiration dans le terroir local, et innove sans relâche depuis des décennies. Dans les années 60, elle est ainsi la première à commercialiser la bouteille de lait operculée, et organise les collectes de lait sans pesticides dans les années 70’, bien avant la création officielle d’une filière laitière Bio. Fidèle à son esprit pionnier, après avoir exploré le potentiel alimentaire des « nouveaux végétaux », le groupe agroalimentaire breton fait merveille avec une plante aux mille vertus : le chanvre.

Soulager naturellement les douleurs chroniques

Soulager naturellement
les douleurs chroniques

© Stock.Adobe.com

Par Sophie Macheteau

Au moins 12 millions* de Français sont affectés par la douleur chronique. Et, malheureusement, 70 % d’entre eux ne reçoivent pas de traitement approprié pour leur douleur.

Quelle que soit leur intensité – de modérée à sévère –, les douleurs chroniques (lombalgie, céphalées, fibromyalgie, douleurs neuropathiques…) se caractérisent par leur récurrence ou leur persistance, par leur durée au-delà de l’habituel pour la cause initiale présumée, notamment lorsqu’elles sont ressenties depuis plus de 3 mois, ainsi que par l’effet insuffisant des traitements.

Si le sujet des douleurs chroniques est si complexe, c’est également parce que la douleur est plurielle et constitue une expérience toute personnelle, influencée assez largement par des facteurs biologiques (comme le sexe ou l’âge), psychologiques et sociaux. Chaque individu apprendra ainsi le concept de douleur à travers ses propres expériences de vie dans un environnement socio-culturel spécifique.

Ainsi, la douleur chronique est un enjeu majeur de santé publique et l’échec fréquent de la simple réponse médicamenteuse nous oblige à aller chercher des solutions ailleurs.

Nos experts nous proposent des clés pour atténuer et pacifier les douleurs, mais aussi pour les enrayer à la source en s’attaquant à leurs causes.

* Livre blanc de la douleur, SFETD-Société Française d’Etude et de Traitement de la douleur (2017), p. 9-10, 39-41

Définition de la douleur, mise à jour en 2020 par l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) :
« Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à, ou ressemblant à celle associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes. »

Cahier de 5 grandes plantes antidouleur

Cahier de 5 grandes plantes antidouleur

La reine des prés
(Filipendula ulmaria (L.) Maxim)

Dans l’Antiquité, la reine des prés était choisie contre les douleurs articulaires et les rhumatismes, avant de tomber dans l’oubli. On ne retrouve des traces de son utilisation qu’à partir du XVIIIe siècle. En1835, à Berlin, Karl J. Löwig isole et identifie l’acide salicylique, substance antiinflammatoire et analgésique, précurseur de l’aspirine (mot dérivant de l’ancien nom de la reine des prés : la spirée). La reine des prés fut alors largement exploitée en cas de fièvre, maux de tête, douleurs dentaires, manifestations articulaires douloureuses, tendinites, foulures, etc.

Comment l’utiliser ?

Les sommités fleuries s’emploient en infusion. Comptez 1/2 c. à s. pour 25 cl d’eau frémissante. Buvez 2 à 3 bols par jour, en cure de 21 jours. Vous pouvez aussi consommer la reine des prés sous forme de gélules.

 

L’écorce de saule blanc
(Salix alba L.)

Dans l’Égypte ancienne, le saule blanc est perçu comme un remède souverain pour lutter contre les fièvres et les douleurs. 400 ans av. J.-C., le médecin Hippocrate prescrit une décoction d’écorces de saule contre les inflammations articulaires. Quant à Dioscoride, il préconise des feuilles de saule écrasées dans du vin pour apaiser les rhumatismes et les douleurs lombaires. Il considère aussi l’écorce de saule comme astringente et la privilégie contre les crachements de sang. Au IIe siècle, Galien recommande la sève de saule comme cicatrisant.

Au Moyen Âge, le saule est délaissé, jusqu’à la fin du XVIIe siècle, où il regagne sa réputation de plante « antidouleur ». Par analogie avec l’écorce de quinquina, celle de saule sert notamment à lutter contre les fièvres dues au paludisme. Puis, au début du XIXe siècle, le principe actif de l’écorce de saule est isolé et identifié : la salicine, précurseur de l’acide salicylique, puissant anti-inflammatoire. Quelques années plus tard, on obtient sa synthèse chimique et celle de son célèbre dérivé, l’aspirine.

Comment l’utiliser ?

L’écorce de saule se consomme en décoction. Comptez 1 c. à s. d’écorce séchée pour 25 cl d’eau froide. Portez à ébullition 2 mn, puis laissez infuser 10 mn hors du feu. Buvez 3 bols par jour, en cure de 21 jours. Vous pouvez aussi consommer l’écorce de saule blanc sous forme de gélules.

 

Le frêne
(Fraxinus excelsior L.)

Il est intéressant car ses vertus sont à la fois anti-inflammatoires, antalgiques et légèrement diurétiques. Son usage ne date pas d’hier puisque, dans l’Antiquité, Hippocrate le conseillait déjà (écorce et feuilles) pour soigner les rhumatismes. Aujourd’hui, on sait que le frêne – grâce à la fraxine, un glucoside aux qualités fébrifuges – stimule l’élimination de l’acide urique et de l’acide oxalique, dont l’accumulation dans les tissus provoque des inflammations et des douleurs. Selon l’intensité des douleurs, il est possible d’employer le frêne en simple infusion, ou en décoction pour un effet plus puissant. Les feuilles de frêne peuvent être salvatrices en application externe de compresses de décocter sur les articulations douloureuses.

Comment l’utiliser ?

Il est préférable de choisir les feuilles séchées pour l’infusion et l’écorce pour la décoction.

Pour l’infusion : Comptez 1 c. à s. de plante pour 25 cl d’eau frémissante. Faites infuser 10 mn. Buvez 2 bols par jour, en cure de 21 jours.

Pour la décoction : Comptez 1 c. à s. d’écorce séchée et grossièrement hachée pour 25 cl d’eau froide. Faites tremper dans l’eau froide pendant 15 mn, puis chauffez 10 mn. Prolongez l’infusion pendant 5 mn hors du feu. Buvez 2 bols par jour, en cure de 21 jours.

Astuce : Dans les deux cas – feuille ou écorce –, le frêne n’a pas très bon goût. Pour améliorer sa saveur, vous pouvez lui associer une plante acidulée (verveine citronnée, mélisse…) et sucrer le mélange avec un peu de miel.

 

L’harpagophytum
(Harpagophytum spp.)

Les peuples indigènes d’Afrique du Sud, comme les Bochimans, les Bantous et les Hottentots, ont depuis longtemps recours aux tubercules d’harpagophytum sous forme de décoction dans le traitement des rhumatismes et des douleurs digestives.

Cette racine pousse dans le désert du Kalahari, une vaste contrée aride où règnent des températures extrêmes selon les saisons. Ses divers surnoms – griffe du diable, araignée de bois, plante grappin – rappellent que cette plante a la caractéristique de s’aggriper aux pattes des animaux qui l’approchent pour disséminer ses graines.

L’harpagoside – un glucoside – apporte à la plante des propriétés anti-inflammatoires, anti-rhumatismales et modérément analgésiques. L’harpagophytum est d’ailleurs reconnu efficace contre toutes les douleurs articulaires, telles que l’arthrite chronique, l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, l’ostéoarthrite, les maux de dos (lumbago…) et les tendinites. Agissant non seulement sur les articulations et les tendons, la plante favoriserait également la détente musculaire.

Comment l’utiliser ?

La racine d’harpagophytum se prépare en décoction. Comptez 1/2 c. à s. de racines séchées pour 25 cl d’eau froide.

Faites tremper dans l’eau froide pendant 4 h, puis chauffez jusqu’à ébullition. Faites infuser pendant 10 mn hors du feu.

Buvez 2 bols par jour en cure de 21 jours, loin des repas. Il est également possible de consommer l’harpagophytum sous forme de poudre de plante (en gélules) ou de teinture-mère (flacon compte-gouttes). Cette dernière forme est la plus indiquée si vous souffrez de problèmes digestifs.

 

La grande camomille
(Tanacetum parthenium (L.) Sch. Bip. )

Cette plante très courante ne doit pas être confondue avec les deux autres camomilles : la matricaire et la romaine.

La grande camomille – ou partenelle – était déjà connue dans l’Antiquité pour calmer les migraines et soulager les règles douloureuses. Au XVIIIe siècle, en Europe, on la considérait d’ailleurs comme l’un des remèdes les plus efficaces qui soient. En Angleterre, la grande camomille devint populaire car l’épouse d’un haut responsable de la commission nationale anglaise du charbon, souffrant de fortes migraines, fut guérie grâce à un mineur qui lui proposa d’en mastiquer les feuilles. Un célèbre médecin spécialiste des migraines entama par la suite plusieurs essais cliniques, qui contribuèrent à donner sa réputation à la plante. En France, elle faisait partie des plantes du Capitulaire de Villis de Charlemagne.

Elle possède une action anti-migraine, confirmée par plusieurs études scientifiques. On l’attribue à plusieurs facteurs : elle réduit la contraction des vaisseaux qui irriguent le cerveau, diminuant ainsi la compression dans la boîte crânienne ; elle favorise la production des neurotransmetteurs qui freinent le message douloureux ; elle agit aussi sur les médiateurs inflammatoires, contribuant ainsi à faire baisser l’inflammation.

La grande camomille est également antispasmodique, ce qui lui confère une efficacité certaine contre les douleurs des règles.

Comment l’utiliser ?

Les parties aériennes (feuilles et fleurs) se consomment en infusion.

Comptez 1/2 c. à s. de plante séchée pour 25 cl d’eau frémissante. Faites infuser pendant 10 mn. Buvez 2 à 3 bols par jour, en cure de 21 jours.