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ECONEWS

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La ChouetteL'écolomag 61


 

Opinions

France GuillainDe l’importance du plaisir et de la jouissance !

Il m’est arrivé maintes fois d’écrire ou de dire en conférences qu’il vaut mieux manger mal joyeusement plutôt que bien tristement.1 Or la mode aujourd’hui est à la détox à tout crin et à tout propos ! Les livres sur ce sujet abondent et les mails que je reçois tous les jours me parlent trop de récurage, nettoyage du corps, comme si notre pauvre corps s’emplissait sans fin de toxines sans pouvoir les éliminer tout seul.

Alors qu’il en a la capacité quand on pratique les Bains dérivatifs2 ! Qui ne sont pas un récurage, mais le rétablissement naturel de 18 fonctions fondamentales mises en sommeil par les conditions de vie moderne. Or, notre corps a besoin de douceur, d’amour, de caresses, de délicatesse, de plaisirs, de jouissance, de découvertes, de liberté ! Cela se nomme le respect de soi. Si nous le maltraitons en lui imposant sans cesse des restrictions et des récurages, il nous le rend bien : il suffit de voir la liste des maux divers et variés dont souffrent beaucoup d’intégristes de la vie saine ! Ce qui n’est pas fait pour encourager ceux qui auraient intérêt à manger mieux cinq jours sur sept ! Pour moi, il y a un juste milieu qui protège notre vie familiale, sociale, intellectuelle, artistique, sportive, faite d’imperfections qui font de nous des êtres accessibles, vivables et aimables, tout simplement humains. D’ailleurs, des études récentes ont montré qu’une personne qui s’alimente à 100 % parfaitement en permanence sur la durée perd la capacité d’éliminer ce qui ne convient pas au corps humain. La tradition qui consistait à manger de manière frugale toute la semaine et à faire bombance le dimanche était donc parfaitement adaptée au respect de cette capacité du corps. Ce qui soutient ce que je répète depuis quarante ans : soyons bien raisonnables cinq jours sur sept et oublions tout deux jours par semaine, jours consécutifs ou non ! Bien évidemment, je ne parle pas ici de personnes ayant certaines pathologies graves qui nécessitent une vigilance extrême et permanente ! Mais l’expérience montre que même dans le cas de certaines maladies dégénératives, après plusieurs mois de vigilance absolue, il devient possible de tout oublier un jour par semaine. Très justement, cette capacité retrouvée d’un jour de folie sans danger est le signe que tout va mieux dans le corps ! Ce qui par ailleurs est excellent pour notre cerveau qui ne peut développer des connexions que par la nouveauté, la découverte… tout en se faisant un peu peur ! Peur indispensable au cerveau !

L’équilibre se trouve toujours à la limite du bon et du mauvais, nous sommes des funambules dans tous les domaines ! L’écolomag nous aide à maintenir le balancier !

1- Une riche idée trouvée il y a plus de 20 ans dans l’un des livres du Dr Jean-Marie Bourre de l’INSERM, qui l’a bien montré ! 2- Du même auteur : La Méthode France Guillain et Le Bain dérivatif - Cent ans après Louis Kuhne Éditions du Rocher, ainsi que Les Bains dérivatifs Éditions Jouvence.

France Guillain
www.bainsderivatifs.fr
Facebook : franceguillain

 


 

Olivier Guilbaud

La roue tourne…

Années 80 : un concept révolutionnaire venu du Japon bouscule nos modes de management et permet de structurer une entreprise pour favoriser son développement : la démarche qualité.

Années 90 - 2000 : le développement durable émerge. Un principe qui repose sur 3 piliers fondamentaux : l’environnement, l’économie et le social. C’est l’avenir !

2010 : la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Une norme incroyable qui démontre que l’entreprise agit avec ses « parties prenantes » – fournisseurs, clients, salariés – pour un sens commun. Bref, une différenciation forte pour les consommateurs qui peuvent choisir des marques engagées.

2017 : la qualité ? Tout le monde s’y est mis. Le développement durable ? Rien de plus naturel, c’est la norme. La RSE ? C’est ce que l’on fait depuis longtemps !

dessin-econews61Demain, 2020 ou 2030, comment reconnaître les produits des entreprises innovantes et vertueuses ? Nous constatons que de nombreux concepts apparus ces dernières années – soidisant nouveaux – deviennent rapidement la norme. C’est tant mieux pour le consommateur, pour les salariés, pour la planète, pour l’ensemble des acteurs qui gravitent autour des entreprises.

Mais, nous y voilà : le marché s’organise par la différenciation.

Les entreprises qui se distinguaient jadis par l’ISO 9001 ou autres normes devront demain se démarquer à nouveau car le consommateur est à présent averti, exigeant et en quête de valeurs, de sens dans sa consommation.

Il ne recherche plus simplement des produits mais le Made in France, l’entreprise qui a la meilleure relation clients, l’entreprise qui dépasse la simple étiquette pour enrichir l’acte d’achat, élément subjectif qui engage ce consommateur dans les valeurs qu’il juge en phase avec ce que représente la marque. Toutes les marques d’aujourd’hui ont un triple enjeu :

a. Se mettre rapidement à la page sur la RSE. C’est la norme de demain.

b. Interagir avec les clients, les fournisseurs, les salariés pour créer un véritable écosystème, pour produire de l’innovation produits, de la consommation intelligente, nouer des partenariats sur le long terme.

c. Clarifier la mission de la marque. Le produit doit s’accompagner d’un chapelet de valeurs et d’engagements parfaitement clairs.

Les marques qui ont intégré ces 3 contraintes dès aujourd’hui seront des marques fortes demain.

Ce nouveau paradigme est passionnant et ouvre de nouveaux horizons pour tous : consommateurs pour élever le niveau d’exigence, marques pour offrir toujours plus de sens à la consommation, distributeurs pour apporter toujours plus de services aux clients…

Dans cet univers, le bio montre le chemin. Le produit bio seul ne suffit plus, d’autant qu’il en existe dorénavant des bons et des moins bons. La certification ne suffit plus, il faut le conseil, le service, la newsletter, qui enrichissent le dialogue et fidélisent. Les lieux de production doivent s’ouvrir dans une logique de transparence. Chaque marque se définit une mission, un objectif fort en lien avec ses activités, qu’il s’agisse de planter des arbres, préserver la biodiversité ou soutenir le travail des femmes.

La roue tourne. À chacun de choisir sa roue, de la prendre en main ou de la subir, comme le faisait la déesse du hasard, Fortuna, dans la mythologie romaine, qui décidait du destin des hommes avec sa roue, qu’elle faisait tourner suivant ses humeurs.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature

Body Nature centifolia

 


 

Le sommet mondial Climate Chance :
Le rendez-vous incontournable 2017 des acteurs non étatiques

Climat-ChanceDans le contexte international actuel, la mobilisation grandissante des acteurs non étatiques – notamment depuis la COP22 de Marrakech – démontre que c’est bien par le renforcement et le progrès des actions concrètes dans les territoires que les objectifs de la lutte contre les changements climatiques, réaffirmés dans l’Accord de Paris, pourront être tenus.

Avec plus de 80 ateliers de bonnes pratiques, présentés autour d’une quinzaine de thématiques – la mobilité et le transport, l’énergie, les bâtiments durables, la transition écologique et l’emploi, l’eau, les océans, l’économie circulaire, l’agriculture, la forêt et la biodiversité, la coopération décentralisée, l’éducation et la sensibilisation au changement climatique, l’adaptation, la planification territoriale, l’accès au financement et la culture –, le sommet Climate Chance 2017 sera un « moment important de valorisation du progrès de l’action des acteurs non étatiques », rappelle M. Hafidi, président de la région Souss-Massa-Draâ, coorganisatrice.

Événement d’envergure internationale, le sommet Climate Chance réunit chaque année les leaders locaux (ONG, élus, entreprises, chercheurs, etc.) aux côtés des principaux représentants des acteurs non étatiques (groupes majeurs auprès de l’UNFCCC*) engagés dans le lobbying auprès des États dans le cadre de la négociation climat. Cette édition s’annonce d’ores et déjà comme un succès, avec plusieurs milliers de participants venus d’une cinquantaine de pays.

Le sommet mondial Climate Chance se tiendra à Agadir (Maroc), du 11 au 13 septembre 2017.

Plus d’infos sur www.dev.climate-chance.org

* Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques

 


 

Mutum, la plate-forme gratuite de prêt d’objets entre particuliers

MutumMutum, au delà d’une entreprise, est un concept basé sur des valeurs fortes, dans le but de simplifier et d’encourager les rapports humains tout en changeant de mode de vie et en réduisant notre impact environnemental.

L’idée est simple : au lieu de garder un objet ou un appareil au fond de son placard, on le référence sur la plate-forme pour le partager avec les membres de la communauté Mutum qui se trouvent à proximité. Le tout sans dépenser le moindre centime ! Tout objet que l’on ajoute fait gagner des « mutums », des points qui permettent d’emprunter gratuitement les articles dont on a besoin. Voici une nouvelle manière de consommer, basée sur la solidarité et le partage. C’est aussi une seconde vie pour ces objets peu utilisés, ainsi qu’un système évident et économique. Avec Mutum, certains produits au prix élevé peuvent finalement être accessibles à tous.

Grâce à cette valeur d’échange qu’est le mutum, il est possible de profiter d’une paire de skis durant un weekend parce que l’on a prêté sa perceuse et son appareil à raclette une soirée. Nul besoin d’argent pour s’inscrire ou emprunter, seul les mutums comptent. Et, pour en gagner, il faut compléter son compte avec de nouveaux objets ou les prêter aux autres membres à proximité.

Créée en octobre 2014, Mutum est aujourd’hui un véritable réseau de prêt d’objets, qui recense plus de 60 000 inscrits contre 3 500 en janvier 2016. Chaque jour, 10 objets sont échangés et 65 000 sont disponibles sur la plate-forme.

Cette nouvelle manière de consommer a déjà fait ses preuves !

Rendez-vous sur www.mutum.com

 


 

Le Parlement européen vote un rapport inédit contre l'obsolescence programmée

chouette-okLe Parlement européen a adopté, début juillet, un rapport d'initiative visant à l'allongement de la durée de vie des produits au bénéfice des consommateurs et des entreprises, de leurs salariés et de l'environnement.

L’association HOP – Halte à l’obsolescence programmée – se réjouit de sa ratification à une large majorité, confirmant la nécessité d’allonger la durée de vie des produits au bénéfice des consommateurs, des entreprises et de l’environnement.

Malgré les résistances des plus conservateurs, les dispositions du rapport porté par l’eurodéputé Pascal Durand vont dans le bon sens. Elles rejoignent pleinement les revendications de l’association HOP : définir et interdire l’obsolescence programmée en Europe, faciliter la réparation des produits, viser la mise à disposition de pièces de substitution de qualité et standardisées, encourager une meilleure information du consommateur, s’attaquer à l’obsolescence logicielle et proposer des solutions de modèles économiques innovants. À l'occasion du HOP Day, organisé en décembre dernier par l'association, Pascal Durand avait échangé avec le public sur ses propositions et s'était inspiré des contributions issues de la plate-forme participative en ligne Opé2017.

L’association souhaiterait que soit prochainement mise en oeuvre une directive européenne en la matière. HOP souligne également, dans le cadre des débats européen en cours, l'importance de renforcer l’harmonisation s’agissant de garantie légale de conformité sur le territoire de l’Union. Dans la mesure où certains États membres ont déjà instauré des dispositions protégeant davantage les consommateurs, HOP insiste sur la nécessité que la limite de 2 ans ne constitue pas un seuil maximum de garantie légal, mais bien un minimum.

Plus d’infos sur www.halteobsolescence.org

 


 

Natexpo 2017 : l’offre bio à 360˚ sur un seul salon !

Paris, capitale européenne de la bio pendant 3 jours

Les 22, 23 et 24 octobre 2017, tous les professionnels français et internationaux de la bio se donnent rendez-vous à Paris-Nord Villepinte pour le millésime 2017 de Natexpo. Parfait reflet de la vitalité de la bio en France et dans le monde, Natexpo 2017 promet des chiffres record. L’événement affiche une surface d’exposition en hausse de 35 % par rapport à sa précédente édition de 2015 et 28 % d’exposants supplémentaires. Ce sont ainsi plus de 750 exposants et 12 000 visiteurs qui sont attendus sur ce salon, dont le rayonnement dépasse aujourd’hui largement les frontières françaises : en effet, la surface consacrée aux exposants internationaux est en augmentation de 63 % (26 pays représentés) ! Cette manifestation constitue ainsi une formidable occasion, pour tous les acheteurs et décideurs nationaux et internationaux, de découvrir, en un seul et même lieu, toutes les nouveautés du marché. C’est la première fois en Europe que toute l’offre bio est regroupée sur un seul salon : alimentation et vins, diététique et compléments alimentaires, cosmétique et hygiène, produits et services pour la maison et la personne, complétée cette année de 2 nouveaux pôles, l’un dédié aux ingrédients et matières premières et l’autre aux services et équipements à destination des magasins. Des acteurs les plus connus aux start-up les plus récentes, l’éventail des entreprises présentes à Natexpo est très large, avec encore davantage de découvertes !

Bon à savoir
Un salon annuel dès 2018
Natexpo sera désormais organisé chaque année et se tiendra 1 année sur 2 à Lyon, pour accompagner le développement du marché bio et renforcer la représentativité des différents territoires bio de France. Après l’édition 2017 de Paris, Natexpo se déplace à Eurexpo Lyon, les 23 et 24 septembre 2018. À vos agendas !

Plus d’infos sur http://natexpo.com

 


 

Les huiles de chanvre

Proposé par L’Chanvre

Spécialiste du chanvre alimentaire
biologique - www.lchanvre.com

Lorsque l’on parle d’huile de chanvre, il est facile de s’y perdre. Il existe en effet plusieurs types d’huile, qui diffèrent par leur mode de production, leurs propriétés et leurs applications. Alimentation, cosmétique, huiles essentielles ou thérapeutiques… pas toujours facile de s’y retrouver ! Alors, qu’en est-il vraiment de toutes ces huiles, d’où viennentelles et qu’en faire ? Faisons un peu la lumière sur la question.

huile-de-chanvreL’huile de graines de chanvre

Obtenue par pressage des graines de chanvre (à froid, de préférence), c’est la forme la plus commune de l’huile de chanvre. Elle se trouve de plus en plus facilement dans les magasins bio, sur internet ou encore sur les salons bio. Elle est 100 % légale et n’a, bien sûr, aucun effet psychotrope, car elle est extraite des graines. Celles-ci ne contiennent jamais de THC – tétrahydrocannabinol, la molécule psychoactive de certaines variétés de chanvre – et proviennent de variétés légales. Elle renferme donc moins de 0,2 % de THC, selon ce qu’imposent les législations française et européenne.

Cette huile est néanmoins encore trop méconnue du grand public. Pourtant, ses applications se déclinent – presque – à l’infini !

En usages externes et interne

- Beauté

L’huile de chanvre est un véritable atout beauté dans votre salle de bain : très riche en acides gras essentiels, c’est un fantastique agent nourrissant, réparateur et décongestionnant pour votre peau.

Telle quelle, elle peut être appliquée en soin quotidien pour hydrater, régénérer et redonner leur élasticité aux peaux sèches et abîmées, ou pour lutter contre les rides. Sèche au toucher, elle pénètre rapidement et ne laisse pas de film gras, ce qui la rend très agréable à l’utilisation. Elle apaise l ‘épiderme et contribue à réduire les rougeurs, pour un teint plus éclatant grâce à son action stimulante sur la microcirculation faciale et la production de cellules saines.

Elle fait également des miracles en masque capillaire (seule ou en mélange avec du beurre de karité et des huiles essentielles), en redonnant souplesse et douceur aux cheveux secs et abîmés.

- Santé

Hypoallergénique, anti-inflammatoire et apaisante, l’huile de chanvre est particulièrement bien adaptée aux peaux sensibles et dispose, par ailleurs, de vertus très intéressantes pour lutter contre les affections dermatologiques. En stimulant la microcirculation et par son action apaisante, elle fait disparaître les rougeurs et régule la production de sébum, ce qui en fait un allié de taille contre la couperose, l’eczéma, l’acné rosacée, le psoriasis ou encore les dermatites.

En mélange avec de la propolis et du miel, elle devient une huile calmante, aux vertus antiseptiques, antidouleur, cicatrisantes et antiinflammatoires puissantes. Ce cocktail redoutable apporte un apaisement immédiat grâce à sa pénétration rapide dans la peau, tout en favorisant la reconstitution cellulaire, et en calmant l’inflammation grâce aux oméga 3 et au pouvoir antioxydant des flavonoïdes.

L’huile calmante est recommandée pour les problèmes de peau (coups, blessures, plaies, brûlures légères, oedèmes, escarres, nécroses), les infections (abcès, herpès, mycoses), piqûres et démangeaisons… Mais également en soin interne, en cas d’inflammation des voies respiratoires, du tube digestif, de la gorge, ou en cas de douleurs hépatiques et vésiculaires, ou encore rhumatismales. Enfin, on peut y recourir en prévention des maladies cardiovasculaires et du vieillissement cellulaire, notamment de la peau.

Dans l’alimentation

Elle fait autant de bien dehors que dedans ! Très riche et équilibrée, l’huile de chanvre participe au bon fonctionnement du système cardiovasculaire grâce à ses exceptionnelles proportions d’oméga 3, 6 et 9. Elle aide à lutter contre l’hypercholestérolémie du fait de sa teneur en acides alpha-linoléniques (ALA). Sa composition en vitamine E et surtout en acides gras essentiels agit contre le vieillissement du cerveau (qui est composé à 60 % de lipides) et protège la gaine myélinique des nerfs. De plus, contrairement au poisson par exemple, les chaînes lipidiques contenues dans son huile sont facilement digérées et conduites immédiatement au cerveau.

Vous pouvez ainsi la savourer sur des plats chauds ou froids, sans jamais la frire. Elle vous ravira par son goût original, proche de la noisette.

Huile essentielle

Contrairement à l’huile de graines de chanvre, l’huile essentielle de chanvre est obtenue non pas à partir des graines, mais par distillation à la vapeur basse pression, généralement de la totalité de la plante et uniquement des fleurs pour les produits haut de gamme.

Ce produit, plus ou moins concentré en éléments actifs en fonction des matières premières qui le composent, a une action relaxante sur les muscles et protectrice sur la peau, qui en font un agent parfait dans les huiles de massage et les produits cosmétiques. Son intérêt anti-inflammatoire et antifongique est également très utile contre les problèmes dermatologiques, en particulier l’eczéma.

En aromathérapie, elle peut être utilisée dans un diffuseur, seule ou en complément d’autres huiles essentielles, ou encore tout simplement dans un bain pour se détendre et se relaxer. Elle a aussi fait ses preuves en inhalation, pour lutter contre l’asthme.

Comme toutes les huiles essentielles, on ne doit l’employer que par petites quantités (3-5 gouttes).

L’huile thérapeutique de CBD

Le CBD (cannabidiol) est un cannabinoïde, une molécule produite par les plantes de chanvre/cannabis, dont la configuration moléculaire est très proche de celle du THC, mais qui, contrairement à ce dernier, ne possède aucun effet psychotrope ; il ne provoquera donc pas de sensation d’ivresse, de vertige ou d’euphorie. Contrairement à l’huile de graines de chanvre, celle-ci est obtenue, comme l’huile essentielle, à partir des fleurs. On favorise pour cela des variétés naturellement riches en CBD. L’extraction des principes actifs peut se faire de plusieurs façons : macération dans l’huile froide ou plus ou moins chaude, à l’alcool ou par extraction au gaz, tel que le dimethyl éther ou le CO2. Ces 2 dernières méthodes sont aujourd’hui les plus intéressantes puisque qu’elles offrent le moyen de conserver et de garantir un produit fini cru, qui gardera toutes les caractéristiques de la plante à son état d’origine (cannabinoïdes, vitamines, terpènes, etc.).

Le CBD (tout comme le THC) imite les conséquences des endocannabinoïdes, certains composés chimiques naturellement produits par notre organisme, qui agissent sur notre système immunitaire. Il aide à lutter contre le diabète en intervenant sur le taux de sucre dans le sang, et influence bon nombre de pathologies, telles que la sclérose en plaques ou l’épilepsie grâce à ses atouts anti-inflammatoires et antidouleur. Contrairement au THC qui peut causer de l’anxiété chez certaines personnes lorsqu’il est mal employé (origine ou dosage), le CBD a une efficacité antipsychotique et contribue à lutter contre l’insomnie ou la schizophrénie. Il est également exempt du pouvoir sédatif que peut présenter le THC, et peut même, à l’inverse, fournir un regain d’énergie.

Le CBD est souvent choisi en complément du THC, mais ses particularités autorisent à l’employer seul (sans action psychoactive du THC, donc) pour traiter certaines pathologies ou leurs symptômes. Étant donné la législation plus clémente que celle sur le THC, il commence à être largement étudié dans le domaine médical.

Pour toutes les formes d’huiles de chanvre – essentielles, alimentaires, cosmétiques – et, à plus forte raison, thérapeutiques, il est très important de rappeler que seul un produit garanti biologique sera satisfaisant. Car, ne l’oublions surtout pas, le chanvre est une plante dépolluante qui a la propriété de concentrer les métaux lourds, les pesticides et autres polluants plus ou moins connus.

Le chanvre, c’est l’avenir. Alors, comme dit la chanson : « mets de l’huile, petit homme, mets de l’huile ».

 


 

chouette-humeurDepuis le 2 août 2017, la planète vit à crédit

 

Selon l’ONG Global Footprint Network, mercredi 2 août 2017 a marqué l’Earth overshoot day – le jour du dépassement de la Terre. Depuis cette date, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en 1 année.

Cela signifie qu’en 7 mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en 1 an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période. Concrètement, pour subvenir à nos besoins, l'équivalent de 1,7 planète serait nécessaire.

Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces… Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment.

Calculé depuis 1986 par le Global Footprint Network, l’Earth overshoot day arrive moins rapidement dans le calendrier depuis les 6 dernières années mais continue inexorablement d’avancer : cette journée est passée de fin septembre en 1997 au 2 août en 2017.

Si la transition écologique repose sur les pays et leur gouvernement, ce sont aussi aux entreprises, aux collectivités, aux citoyens de privilégier des modes de production et de consommation écologiques. Le principal levier d’action concerne nos émissions de gaz à effet de serre, qui représentent à elles seules 60 % de notre empreinte écologique mondiale. Pour réussir à maintenir la hausse de la température moyenne bien en dessous de 2 °C d'ici la fin du siècle – objectif inscrit dans l’Accord de Paris –, l'empreinte carbone de l'humanité doit fortement diminuer ces prochaines années de façon à atteindre un niveau qui pourra être entièrement absorbé par les forêts, les océans et autres puits de carbone d'ici la moitié du siècle.

Limiter notre empreinte écologique implique aussi de limiter notre empreinte alimentaire. Pour cela, il est indispensable de stopper la déforestation, de diminuer notre consommation de produits dérivés des animaux, c’est-à-dire la viande et le poisson, ou encore de lutter contre le gaspillage alimentaire et les pertes de récolte (30 % de la production mondiale est ainsi perdue chaque année en raison des aléas climatiques).

Toutefois, des signes encourageants indiquent qu’il est possible d’inverser la tendance :

- En ce qui concerne le climat, les émissions de CO2 liées à l'énergie n'ont pas augmenté en 2016 pour la 3e année consécutive, et ce malgré la croissance de l'économie mondiale. Cela peut s'expliquer en partie par le développement important des énergies renouvelables dans l'électricité : dès 2015, les capacités électriques installées en renouvelable ont dépassé celles du charbon dans le monde.

- En matière d’alimentation, la croissance des surfaces en agriculture biologique en France (17 % en 2016) et de la consommation de produits bio (22 % en 2016) constituent des signaux positifs. De même, la baisse tendancielle de la consommation de viande en France est une bonne nouvelle si elle se reporte vers de la viande mieux produite, c’està- dire issue de l’agro-écologie ou de l’agriculture biologique.

Source : www.wwf.fr

 


 

eco-livres

Le guide illustré de l’écologie
de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate

livre-le-guide-illustre-de-l-ecologieUne aventure au bout du monde pour sauver la planète

Cet ouvrage a été, à l’origine, conçu par des professionnels de la protection de la nature, à la demande et avec le soutien de la direction de la nature et des paysages du ministère de l'Environnement. Sans cesse remis à jour, il rencontre un grand succès, qui ne se dément pas depuis sa première parution en 1997.

Ce guide est destiné à informer tous ceux, même s'ils ne possèdent pas de formation scientifique, qui veulent comprendre comment des millions d'espèces vivent en relation avec leurs environnements physique, chimique et biologique, façonnant ce monde, notre monde.

Biosphère, écosystèmes, biomes, grands cycles, dynamique des populations, génie écologique, tous ces aspects sont abordés dans ce livre foisonnant. L'accent est mis sur la pédagogie grâce aux très nombreux dessins et planches en couleurs illustrant l'ouvrage.

Éditions Delachaux et Niestlé - 352 pages - 39,90 €

 

Funérailles écologiques
de Brigitte Lapouge-Déjean et Laëtitia Royant

livre-funerailles-ecologiquesPour des obsèques respectueuses de l’homme et de la planète

Lorsque nous sommes confrontés à la mort d’un proche, mille questions se posent sur les choix à faire, en particulier si l’on est dans une approche écologique. En France, les choses évoluent, lentement mais sûrement, et il est aujourd’hui possible d’avoir des obsèques écologiquement responsables : cercueil en carton, tombe végétalisée, etc.

De plus, depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit aux collectivités l’utilisation des pesticides chimiques, ce qui impacte les espaces publics, tels les cimetières.

Au fil de leur enquête, les auteurs ont réalisé à quel point la demande de renseignements est forte. Ce livre sera utile aussi bien aux personnes désireuses de prévoir leurs propres funérailles qu’à celles confrontées au décès d’un proche.

Tous les aspects sont abordés : financement, choix des pompes funèbres, enterrement, crémation, dispersion des cendres, entretien de la tombe, etc.

Une grande enquête menée sur un sujet sensible, traité sans tabou et avec délicatesse.

En librairie le 13 octobre - Éditions Terre vivante - 288 pages - 25 €

 

Jamais seul
de Marc-André Selosse

livre-jamais-seulCes microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations

Au fil d'un récit foisonnant d'exemples et plein d'esprit, Marc-André Selosse nous conte une véritable révolution scientifique. Les microbes jouent un rôle en tout point essentiel : tous les organismes vivants, végétaux ou animaux, dépendent intimement de microbes qui contribuent à leur nutrition, leur développement, leur immunité ou même leur comportement. Toujours pris dans un réseau d'interactions microbiennes, ces organismes ne sont donc... jamais seuls. Détaillant d'abord de nombreuses symbioses qui associent microbes et plantes, Marc-André Selosse explore les propriétés nouvelles qui en émergent et modifient le fonctionnement de chaque partenaire. Il dépeint ensuite les extraordinaires adaptations symbiotiques des animaux, qu'ils soient terrestres ou sous-marins. Il décrit nos propres compagnons microbiens, le microbiote humain, et leurs contributions, omniprésentes et parfois inattendues. Enfin, il démontre le rôle des symbioses microbiennes au niveau des écosystèmes, de l'évolution de la vie, du climat et des pratiques culturelles et alimentaires qui ont forgé les civilisations. Destiné à tous les publics, cet ouvrage constitue une mine d'informations pour les naturalistes, les enseignants, les médecins et pharmaciens, les agriculteurs, les amis des animaux et, plus généralement, tous les curieux du vivant. À l'issue de ce périple dans le monde microbien, le lecteur, émerveillé, ne pourra plus porter le même regard sur notre monde.

Éditions Actes Sud - 370 pages - 24,50 €

 

Au coeur de la permaculture
de Xavier Mathias

livre-au-coeur-de-la-permacultureL’histoire d’un petit paysan qui avait la migraine à force de marcher sur la tête, la sienne et celle des autres

Érosion des sols, pollution des eaux, destruction de la biodiversité, impact sur la santé, coût social catastrophique, etc. Il ne fait plus aucun doute que notre malheureuse agriculture, dont la première définition était pourtant « l’art de rendre fertile la terre », n’a pas résisté plus de quelques décennies au rouleau compresseur du « tout économique ». Partout autour de nous, néanmoins, des initiatives voient le jour. Même si ces expériences ne sont pas la solution, peut-être au moins en font-elles partie, ou en sont-elles ne serait-ce que les prémices. La permaculture est vraisemblablement de celles-là.

Xavier Mathias, ancien maraîcher bio et formateur en permaculture, décrypte avec talent et bonne humeur les incohérences de notre société « hors-sol » et montre combien la permaculture, proche du bon sens paysan, nous donne des clés pour redessiner le monde de demain : humilité face à la nature, plantations pérennes, transmission entre les générations, tolérance culturelle, sobriété énergétique, vivre ensemble…

Plus qu’un livre… un manifeste pour vivre mieux !

Éditions Larousse - 320 pages - 17,95 €

 

Les Jardiniers de la nature
de Serge Bahuchet

livre-les-jardiniers-de-la-natureNous vivons une crise du lien entre l’homme et la nature sans précédent. Déforestation, agriculture intensive, pillage des ressources, effondrement de la biodiversité ont brisé le contrat que nous avions peu à peu élaboré avec les plantes et les animaux qui nourrissent nos estomacs et nos imaginaires. Pour réécrire ce contrat sur des bases saines, il est urgent de comprendre l’évolution du lien millénaire auquel nous devons notre survie. C’est ce à quoi s’emploie Serge Bahuchet, qui a parcouru la planète pour nous faire partager son passionnant voyage aux sources des pratiques agricoles et culinaires, des techniques de chasse, de pêche ou de domestication des animaux et des plantes.

Des pommes de terre du Pérou à la chasse au porc-épic chez les Pygmées, de la domestication de la carpe aux variétés de piments, et des civilisations du vin à celles de la bière, c’est une anthropologie de la vie quotidienne qui se dessine ici. Loin des clichés trop commodes du bon sauvage innocent ou du cruel prédateur et de la nature vierge, elle invite à suivre les ancestrales pérégrinations de l’« homme naturel », qui a su, au fil des siècles et des civilisations, trouver des solutions merveilleusement inventives et pleines de sagesse écologique.

En librairie le 20 septembre - Éditions Odile Jacob - 400 pages - 24,90 €

 


 

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