Home / Non classé / Au ghel an heu ! par France Guillain

Au ghel an heu ! Que le blé lève !
Que l’esprit s’élève ! Au gai l’an neuf !

France Guillain

 

Où nous voyons comment l’ignorance que nous avons parfois de la langue et de la vie de nos ancêtres, nous conduit à déformer et appauvrir leur message. Car Au ghel an heu est devenu Au gui l’an neuf, nous faisant cueillir le gui pour fêter l’an neuf.

Aux abords de l’année nouvelle, nous souvenir d’où nous venons et mieux comprendre ce que disaient nos anciens, pourrait nous être salvateur. Peu nous importe d’ailleurs qu’ils fussent blonds ou bruns, aux yeux noirs ou bleus, nous partageons tous, universellement les mêmes gènes, que chacun de nous utilise à sa guise, en fonction d’où il se trouve sur la Terre.

Mais Au ghel an heu devenu Au gui l’an neuf porte en soi une profonde réflexion. D’abord un petit décalage dans le temps puisque les Celtes proclamaient que le blé lève dix jours avant la fin de l’an, au solstice d’hiver, le 21 décembre. Au jour le plus court, à la nuit la plus longue de l’année.

Au moment où la fin des nuits les plus longues s’achève, et que pointe le premier jour qui s’allonge. Que le blé se lève, que revienne la vie, que le jour renaissant élève, préserve la vie de nos esprits et de nos corps, était le message des anciens.

Car sans le jour, pas de blé. Et, sans le blé, venaient la famine et la souffrance. Au ghel an heu, que le blé lève, était le voeu le plus partagé, l’espoir de vivre un an de plus.

Tandis qu’Au gui l’an neuf, qui en est une déformation acoustique, après que l’on ait totalement oublié comment grimper aux arbres pour aller quérir le gui en le détachant à la serpe d’or, ne nous incite qu’à nous en procurer chez un marchand contre un peu de monnaie, le suspendre au-dessus de la porte et passer dessous en faisant un voeu.

Mille fois pardon, mais nous passons sous une plante privée de ses racines, en train de mourir, pour nous souhaiter à tous une bonne et belle année.

Avec les connaissances de plus en plus approfondies que nous commençons tout juste à avoir sur l’affectivité des plantes, il n’est pas sûr que celles que nous coupons pour les accrocher au-dessus de nos têtes, nous accompagnent toujours très fidèlement vers la félicité.

Inutile de nous flageller si nous l’avons fait une fois de plus, nous sommes des êtres humains, heureusement très imparfaits, et le temps étant une notion très relative, il nous est toujours possible de réparer nos erreurs à posteriori, car l’amour sert aussi à ça !

Et 2021, entrée dans l’ère du Verseau depuis le 20 décembre de l’an d’avant, doit être une année charnière vers l’élévation de nos esprits, comme le blé, si souvent cité dans tous les écrits, comme le modèle de notre élévation intérieure. Le grain de blé qui doit mourir à lui-même dans la terre, là où il fait froid et noir, pour se transformer en germe riche en vitamines et sels minéraux, puis en tige, en feuille pleine d’enzymes, et se démultiplier en épi.

Pour nous aussi, l’année 2020 ressemble à la terre noire, humide et froide. Beaucoup de grains semés peuvent y disparaître, mangés par des oiseaux, dégradés en compost, pour se transformer et évoluer d’autre manière.

Mais pour ceux qui, sur cette Terre, germent et poussent en cet an neuf, il ne tient qu’à nous de bien ouvrir les yeux. D’observer comment les plantes sont très organisées pour s’entraider, pour protéger les plus jeunes, nourrir les plus mal placées, comment elles savent attirer et s’associer avec les insectes qui les protègent. La nature est un grand livre ouvert, avec une foule de réponses.

2021 est le bon moment, pour nous tous, pour apprendre à lire, à analyser, à réfléchir, à penser notre vie.

Le bon moment pour retrouver une autonomie qui s’est perdue au fil des ans, en s’éloignant pas trop des campagnes, en oubliant de cultiver notre jardin chaque jour comme le conseille Candide à Pangloss dans le conte philosophique Candide ou l’Optimisme de Voltaire, en perdant le contact avec la Terre, avec le sol qui, seul, peut nous nourrir.

Même quelques pots cultivés en nos maisons peuvent nous conduire à cette réflexion sur nos vies. Conduire nos corps, nos cerveaux, qui vivent en symbiose permanente, en parfaite harmonie, avec 10 000 milliards de bactéries et 3 000 milliards de virus qui nous protègent et que nous devons aussi protéger de notre mieux, comme tout ce qui est vivant.

Pour que 2021 soit, pour nous tous, un beau départ vers un monde plus éclairé sur la confiance que nous devons avoir dans la nature, dans tous les êtres humains qui nous entourent, malgré des apparences trompeuses. Que l’Écolomag reste notre point de ralliement et de nos riches échanges, au gai l’an neuf !

Ou, quand une seule petite voyelle est capable de tout changer, et que tous les espoirs sont donc permis !

France Guillain
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Méthode France Guillain
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Formations diplômantes
La Méthode France Guillain, Le Bain dérivatif, Le Miam-Ô-Fruit, Le Miam-Ô-5, éditions du Rocher
7 aliments précieux, éditions Eyrolles
Le bonheur d’être nu, éditions Albin Michel
J’allaite mon bébé, éditions La Plage

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