Petit lexique de géobiologie…
Circuits neuronaux et plasticité cérébrale

par Philippe Bouchaud
Aide à la conception d’un habitat biotique. Expertises / Formations / Livres

 

© James Forbes / Unsplash.com

DÉFINITION. Au fil de mes articles, depuis plusieurs années, vous avez pu comprendre que la géobiologie utilise de plus en plus du matériel technologique pour révéler incontestablement la présence de certains phénomènes dans un lieu. C’est le cas, par exemple, des invisibles ondes électromagnétiques. Le seul problème reste dans l’interprétation de leur impact, selon que l’on se réfère aux normes en vigueur ou aux préconisations de prévention prudente. À chacun de juger.

Mais, pour d’autres manifestations, il n’existe toujours pas d’appareil technologique pour les mettre en évidence, la détection biosensible restant la seule solution. Alors vient la sempiternelle question : don ou pas don ? Qui est capable de percevoir avec son corps et ses sens ?

Voici une explication très schématisée, issue de ma compréhension des neurosciences, et très imagée par l’emploi d’une comparaison entre notre cerveau et une forêt.

Si nous nous trouvons devant une forêt vierge, pour la pénétrer, il nous faut débroussailler pour créer un sentier. Plus nous allons emprunter ce sentier et plus il va être praticable. Mais, si nous ne l’utilisons plus, la végétation va reprendre le dessus et ce sentier va s’effacer.

Dans le cas du cerveau, à notre naissance, il existe déjà des « sentiers ». Et, tout au long de notre vie, de nouveaux vont apparaître par l’apprentissage et la répétition ou disparaître parce qu’ils ne sont pas utilisés : il s’agit de la plasticité cérébrale. Pour désigner plus scientifiquement ce qui a été nommé précédemment « sentier », il s’agit des circuits neuronaux, constitués par des neurones assemblés entre eux pour exécuter une tâche bien spécifique.

Ainsi, si nous avons un sourcier parmi nos ancêtres, un-e magnétiseur-euse ou toute autre personne ayant développé sa sensibilité, nous possédons à notre naissance un « sentier » correspondant. Nous aurons alors plus de facilité pour accéder à notre biosensibilité. Mais, si tel n’est pas le cas, il nous faudra créer ce sentier, ce qui est tout à fait possible.

Chacun a donc la capacité d’être biosensible, mais plus ou moins facilement. À noter également que, parfois, nous possédons ces sentiers mais nous ne les empruntons pas, par peur de l’inconnu ou par mauvaise estime de soi.

MON CONSEIL BIEN-ÊTRE. Savoir utiliser son corps pour percevoir son environnement reste essentiel tant que la science n’aura pas développé des appareils de mesure pour tous les phénomènes qui nous entourent. Dans un premier temps, il s’agit de découvrir quelles sont nos prédispositions naturelles dans ce domaine, puis, par l’apprentissage et la répétition, développer ou renforcer ces capacités.

Philippe Bouchaud – GCB Conseils
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