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Il reste encore de nombreux efforts à faire pour contribuer à briser le tabou qui entoure la ménopause. Ce n’est pas un détail, lorsque l’on sait que 11,5 millions de femmes sont concernées en France. Car la femme et la mère semblent avoir été confondues pendant tellement longtemps que la fin de notre fécondité sous-entend encore que nous aurions perdu quelque chose au passage (un peu de séduction, de féminité…).

Il est grand temps d’envisager la ménopause sous un nouveau jour, de l’appréhender différemment, de voir la femme au pouvoir sacré que nous devenons, au lieu de voir celle que nous avons perdue. Voir au-delà des apparences comprendre que toute transformation implique des changements profonds, qui peuvent grandement déstabiliser, sera gratifiant. Mais il n’appartient qu’à nous de les transcender.

Par exemple, même si elles nous dérangent, les bouffées de chaleur sont, à elles seules, une véritable symbolique. Elles représentent l’énergie du feu qui monte en nous, une implosion salvatrice qui nous met en face des changements à réaliser dans nos vies, un volcan qui fait éclater nos frontières, un accélérateur de pleine conscience. La ménopause pourrait s’apparenter à une mue qui nous permettrait de nous détacher de nos peurs pour donner naissance à l’autre femme qui sommeille au fond de nous.

Il est grand temps de valoriser la ménopause et de la considérer comme un renouveau et un cadeau, et non une punition. Et, comme le dit si joliment Charlotte Attry – l’une de nos expertes de ce numéro –, il faut « ménopositiver » !