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Les remèdes d’antan à redécouvrir aujourd’hui

« Les plantes soulagent toujours, guérissent souvent, ne nuisent jamais. »

Herboristerie du Père Blaize, Marseille

Côté santé, nombreux sont les remèdes d’antan qui ont traversé les siècles sans prendre une ride – ou presque… Si certaines formules ont évolué et se sont adaptées aux contraintes de notre époque, elles séduisent de plus en plus de consommateurs désireux de reprendre leur santé en main avec des galéniques naturelles issues de la phytothérapie. Au-delà de leur pouvoir thérapeutique, ces remèdes représentent avant tout notre héritage. Il est donc important de perpétuer leur mémoire.

Ils ont marqué l’histoire…

1. Connaissez-vous le papyrus Ebers, le plus vieux manuel de médecine répertorié ?

Conservé à la bibliothèque de l’université de Leipzig, il a été découvert par Edwin Smith à Louxor en 1862 (il aurait été trouvé entre les jambes d’une momie dans la nécropole de Thèbes), puis vendu à l’égyptologue allemand Georg Moritz Ebers (1837-1898), à qui il doit son nom et sa première traduction. Daté entre les XVIe et XVe siècles avant notre ère, il s’agit d’un des plus anciens documents médicaux originaux connus, qui contient plus de 877 paragraphes. Il développe notamment une importante pharmacopée, principalement élaborée à partir de plantes.

2. La Thériaque

Resté au Codex (le recueil des médicaments), ce célèbre remède a été utilisé jusqu’à la fin du XIXe siècle. Il a vraisemblablement été inventé par Hippocrate, 5 siècles avant notre ère. Il fut ensuite perfectionné par Andromaque, médecin de Néron, au Ier siècle, puis préconisé par Galien et Avicenne. La Thériaque était supposée guérir de multiples maladies et même maintenir en forme ceux qui n’étaient pas malades ! Pour obtenir ce résultat, 56 puis 74 composantes étaient réunies, avec des modifications au fil du temps. Parmi les 56 composantes de la recette d’Avicenne, près de 50 sont des plantes, au côté desquelles figurent aussi du sulfate de fer, du bitume de Judée (une résine fossile), de la terre sigillée (une terre particulière dont on ne garde que les plus fines particules), du vin, du miel, et même, à certaines époques, des tronçons de vipère… mais toujours, et surtout, de l’opium.