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Des émulsions qui ont marqué l’histoire !

Le lait virginal, pour une peau lumineuse

Hier : Le lait virginal est une recette emblématique du Moyen Âge. Il s’agissait d’un lait surfin parfumé, composé d’un mélange de 500 g d’eau de rose et de 5 g de benjoin. Il s’appliquait chaque jour généreusement au sortir du bain ou de la douche et procurait confort et souplesse à toutes les peaux. Il était par ailleurs réputé pour ses propriétés astringentes et éclaircissantes, capables d’agir sur les taches pigmentaires. À noter que le benjoin apporte une note vanillée, lactée, poudrée et douce.

Aujourd’hui : Vous pourrez le préparer en mélangeant par exemple 95 ml d’hydrolat de rose avec 5 ml de glycérine et 10 gouttes de teinture de benjoin maison (pour la réaliser, dissoudre à froid environ 10 % de cristaux de résine dans 90 % d’alcool).

Le liniment oléo-calcaire, le lait de toilette 2 en 1

Hier : Inscrit au Codex depuis 1965, le liniment oléo-calcaire est une formule composée à parts égales d’huile d’olive et d’eau de chaux (solution saturée d’hydroxyde de calcium Ca(OH)2, produite en mélangeant de la chaux aérienne à de l’eau).

Aujourd’hui : La formule peut être personnalisée avec l’huile végétale de votre choix et sublimée avec d’autres actifs, une fragrance naturelle et/ou une ou plusieurs huiles essentielles. Le liniment n’étant pas un lait de toilette très stable (qui déphase souvent), j’aime bien le formuler avec de la cire d’abeille. Il peut être utilisé à la fois pour le nettoyage et le démaquillage de la peau, mais aussi pour la toilette des fesses de bébé !

Voici une recette stabilisée et gourmande à souhait.

  • Préparation : 20 mn
  • Coût : moins de 5 €
  • Conservation : 3 mois, à l’abri de la chaleur
  • Niveau de difficulté : facile

Mon matériel

  • 2 béchers ou bols
  • 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère
  • 1 balance de précision
  • 1 flacon de 150 ml

Les ingrédients

  • 74 ml d’huile de coton bio, assouplissante et régénérante, qui aide à la reconstitution du film hydrolipidique de la peau
  • 3 g de cire d’abeille blanche
  • 70 ml d’eau de chaux – pour nettoyer la peau
  • 30 gouttes (1 ml) d’extrait aromatique naturel de vanille – pour un parfum gourmand divin !
  • 11 gouttes de vitamine E d’origine naturelle – pour optimiser la conservation de la phase huileuse

La recette

  1. Versez l’huile de coton dans le 1er bécher, puis ajoutez la cire d’abeille.
  2. Dans le second bécher, versez l’eau de chaux.
  3. Faites chauffer les 2 contenants au bain-marie.
  4. Lorsque la cire d’abeille est totalement fondue, sortez les bols du bain-marie.
  5. Ajoutez lentement l’eau de chaux dans le 1er bol, tout en agitant vigoureusement durant 3 mn.
  6. Placez le bol dans un fond d’eau froide et continuez d’agiter jusqu’à refroidissement.
  7. Ajoutez l’extrait aromatique de vanille et la vitamine E, puis mélangez.
  8. Transvasez dans le flacon de votre choix.

Mon rituel beauté

Appliquez-le sur un carré démaquillant lavable jusqu’à ce que tout le maquillage soit ôté. Ne le rincez surtout pas afin de bénéficier de ses bienfaits. Votre peau restera toute douce et divinement parfumée !

La crème du Dr Ducharme, adoucissante et réparatrice

Elle fut créée à la fin du XIXe siècle, par un médecin militaire qui lui donna son nom. Séjournant dans plusieurs pays d’Afrique du Nord, il est frappé par la multiplication des problèmes de peau sous ces climats chauds et décide alors de créer une crème à la fois apaisante et cicatrisante. Il la formule de sorte qu’elle soit capable de soigner tous les petits accidents cutanés, des irritations et allergies aux plaies superficielles, en passant par les boutons, les coups de soleil, les brûlures, les gerçures et les piqûres d’insectes.

Pour obtenir une telle efficacité, il mélange à de la cire d’abeille 3 huiles essentielles réputées pour leurs vertus antiseptiques, antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et astringentes. Il s’agit des huiles essentielles d’eucalyptus globulus, de géranium bourbon (Pelargonium graveolens) et de verveine (Lippia citriodora), qui sera remplacée en 1976 par la listée citronnée (Litsea cubeba), en raison de son potentiel sensibilisant. Il ajoute également à la formule des sels minéraux venus de la mer, véritables activateurs des fonctions cellulaires essentielles. Après avoir connu son heure de gloire, cette crème tombe plus ou moins dans l’oubli et change plusieurs fois de propriétaire, avant d‘être rachetée en 2008 par les laboratoires Laudavie, bien décidés à lui rendre ses lettres de noblesse.