Des filets de pêche usagés
pour aller surfer et nettoyer les océans

À l’origine de ce projet, un constat terrible : chaque année, des milliers d’espèces marines sont emprisonnées et meurent dans les filets de pêche « fantômes » jetés en mer et des dizaines de milliers de filets sont abandonnés sur les quais ou brûlés. Aujourd’hui, le matériel de pêche abandonné représente 10 % du plastique trouvé en mer et 70 % des macro-déchets flottant à la surface.

Pour revaloriser ces déchets, et toujours dans l’optique de proposer une alternative aux surfeurs désireux de minimiser leur impact sur l’environnement, Nomads Surfing vient de créer les premières dérives – ces ailerons qui s’insèrent sous la planche de surf pour plus de stabilité –, fabriquées en France à partir de filets de pêche recyclés.

Nomads Surfing s’est ainsi associée à Sea2See – une société espagnole qui conçoit des lunettes de vue et soleil fabriquées à partir de déchets plastique marins recyclés – et à APA Injection, un spécialiste français de l’injection thermoplastique basé près de Thiers, dans le Puy-de-Dôme.

Comment ça marche ?

Fort de ses accords de longue date avec les communautés de pêcheurs et armateurs en Espagne (en France, la filière de recyclage est encore jeune), Sea2See s’occupe de collecter les déchets plastique marins, tels que les filets de pêche, les cordes, les lignes ou même les bouteilles emprisonnées dans les filets fantômes. Chaque jour, 500 kg de matière sont ainsi récupérés. Et autant qui ne finiront pas dans les océans.

Les différents types de déchets sont ensuite triés manuellement sur place, nettoyés et broyés, les matériaux (nylon, polypropylène) sont séparés pour être transformés en une matière première réutilisable, sous forme de billes de plastique. Ces billes sont envoyées, chez APA Injection, fondues et injectées dans des moules en acier usinés en France et faits sur mesure pour Nomads Surfing. Le produit est renforcé avec de la fibre de verre (30 % du produit fini) pour lui assurer la rigidité et la performance nécessaires.

que recyclé, 100 % produite en France, vendue 55 euros, valorisant les déchets et offrant une performance optimale pour le surfeur, débutant comme expérimenté.

Bon à savoir

L’histoire de Nomads Surfing commence un soir d’avril 2017, au pied de la dune du Pyla, face à l’océan. Trois amis – Basile, Nicolas et Thomas –, passionnés de surf et globe-trotteurs, font un constat terrible : le plastique n’en finit pas de détruire notre écosystème. Ils ont fait la triste expérience des plages de détritus de Kuta, à Bali, et des déchets hivernaux sur le littoral aquitain. En parallèle, l’industrie du surf est en pleine explosion, mais elle est polluante du fait des matériaux utilisés pour sa pratique (planches de surf, combinaisons). Les 3 garçons décident d’agir, à leur échelle, pour préserver l’environnement et les océans tout en continuant à surfer. Nomads Surfing est née.

Rendez-vous sur www.nomads-surfing.com