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Habitat

L’écolomag N° 73

Que la flamme soit avec toi ! par Emmanuel Toitot

Un billet pour l’autonomie
Que la flamme soit avec toi !

par Emmanuel Toitot

 

© Myriams-Fotos

La tendance énergétique européenne incite à opter pour la pompe à chaleur (PAC), en nous annonçant une augmentation du prix du fioul, ainsi que la disparition progressive du gaz. Pourtant, une PAC, en période hivernale, tourne à 100 % à l’électricité nucléaire dans nos régions, et on sait qu’il faut 7 fois plus d’électricité que de soleil pour chauffer de l’eau. Où est la logique ?

Il existe, heureusement, d’autres moyens de chauffage. Et, en plus, ils sont naturels et autonomes.

Le soleil : la source principale de chaleur

Que ce soit pour la maison avec la bioclimatique ou pour chauffer de l’eau, utiliser le soleil est une technique aussi vieille que le monde ! Simple et efficace, elle fut délaissée au profit d’énergies plus complexes et polluantes. Pourtant, en Europe, recourir au soleil pourrait couvrir, à lui seul et en moyenne, 80% des besoins de chaleur sur l’année.

La puissance calorifique du soleil passe au travers de capteurs thermiques avant d’être utilisée en direct ou stockée. Cette solution convient pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage central, et c’est là son grand intérêt. Ainsi, même si votre habitation n’est pas bioclimatique, le soleil pourra la réchauffer. Et ceci même en votre absence !

Le feu de bois : l’appoint nécessaire

Lorsque le soleil n’a pas suffi à réchauffer l’ambiance ou l’eau sanitaire, une petite flambée apportera le complément de chaleur. Dirigez-vous plutôt vers l’alternative du bouilleur à bûche, déclinable en poêle, cuisinière ou insert, qui, en plus d’être facile à installer, distribue sa chaleur à 4 niveaux : chauffage rayonnant, chauffage central, eau chaude sanitaire et option cuisine, avec plaque de cuisson et four. Et tout cela avec une même bûche ! Le rendement d’un bois sec est de 85 %. Qui dit mieux ?

Si c’est bon pour moi…

À bien y réfléchir, le bois est un stockage du soleil. Le feu concentre tous les bienfaits du soleil en hiver ! En effet, la flamme émet des rayons infrarouges, très utiles à notre épiderme et à notre bien-être intérieur. Le feu de bois est ainsi un élément indispensable à notre équilibre moral en hiver. Pas de déprime quand on se chauffe au bois ! Autre avantage, la chaleur réchauffe surtout les matières. L’air reste agréable à respirer et conserve son humidité naturelle.

… C’est bon pour la planète !

Soyons logiques, le bois ne pollue pas plus que l’émanation de dioxyde de carbone qu’il produirait par putréfaction naturelle en forêt.

En se consumant, le bois libère simplement le gaz carbonique qu’il emprisonne, mais ne crée pas une nouvelle pollution, à l’inverse des déchets radioactifs ou des hydrocarbures. Ce CO2 n’a donc aucune incidence sur l’effet de serre. Je vous l’accorde, le processus est par contre accéléré, et c’est pourquoi le geste citoyen impératif consiste à planter un arbre lorsque l’on en coupe un.

Les essences de bois

Grâce à un rapport rendement/combustion idéal, vous optimisez la performance de chauffe, vous limitez les pollutions, et vous conservez un poêle propre, presque autonettoyant. Pour cela, il est capital de bien choisir son bois : chêne, hêtre, charme, frêne et érable sont les meilleures essences de bois pour le chauffage. Plus le bois est sec et à température ambiante, plus ses performances sont grandes !

Que la flamme soit avec toi !

Adopter un poêle bouilleur à bûche reste le meilleur compromis de chauffage pour conserver son indépendance et son bien-être sur le long terme.

Et puis, en comparant les prix d’installation, le bouilleur, couplé aux capteurs thermiques, est sans doute la solution la plus rentable. D’un point de vue environnemental, c’est le seul type de chauffage qui permette aux forêts de se renouveler, car le bois est une ressource renouvelable et peut le rester, contrairement aux énergies fossiles.

Emmanuel Toitot
Expert en solutions autonomes
Conseil, vente et installation
www.toitot.com / 06 89 19 62 71

Nettoyage au naturel des meubles en bois

Nettoyage au naturel des meubles en bois

Quand vos surfaces en bois sont vieilles, grises, sales ou abîmées à cause de l’usure (intérieur) ou des intempéries (extérieur), vous pouvez raviver les surfaces en nettoyant et rénovant le bois avec ce que la nature vous donne, et ce sans poncer !

Les nettoyants à base d’acides de fruits sont adaptés à une action en profondeur, enlèvent la salissure et éclaircissent la surface. Après cette étape, il est recommandé de protéger la surface avec une nouvelle couche d’huile et/ou de cire naturelle. Le bois a tendance à s’éclaircir fortement à la suite d’un nettoyage, mais, après une couche d’huile naturelle, il recouvrera sa couleur naturelle.

EN PRATIQUE :

Matériel : Brosse à main (ou polisseuse), papier abrasif 240 (140 à 120 conviennent aussi), chiffon non pelucheux

Produits : Nettoyant à base d’acide de fruits Produit de protection à base d’huile de lin De l’eau tiède

Traitement de déchets : Un nettoyant à base de fruits sans solvants peut être dilué avec de l’eau et jeté comme de l’eau résiduelle. Les chiffons qui contiennent de l’huile doivent être séchés et ensuite éliminés avec les déchets ménagers.

Exemples :

1) Rénovation de meubles de jardin

  1. Nettoyez avec de l’acide de fruits et de l’eau.
  2. Rincez avec de l’eau.
  3. Laissez sécher 1 h.
  4. Poncez au papier abrasif si nécessaire.
  5. Huilez, par exemple, avec une huile de teck. Vidéo sur YouTube (pour mieux comprendre) :www.youtube.com/watch?v=P5kAISd1qYY

2) Rénovation de parquets

Avant

Après

  1. Nettoyez avec de l’acide de fruits et de l’eau.
  2. Enlevez le nettoyant à l’aide d’un aspirateur eau.
  3. Essuyez le parquet.
  4. Laissez sécher 1 h.
  5. Huilez, par exemple, avec une huile de finition sans solvants.

3) Plans de travail

  1. Nettoyez avec de l’acide de fruits et de l’eau.
  2. Essuyez la surface.
  3. Laissez sécher 1 h.
  4. Huilez, par exemple avec une huile de finition sans solvants.

Source : www.peinture-naturelle.fr

Température de couleur et sommeil

Petit lexique de géobiologie…
Température de couleur et sommeil

par Philippe Bouchaud

 

Définition. La lumière du soleil est composée de différentes couleurs. Nous pouvons les discerner dans l’arc-en-ciel, qui a la propriété de les séparer.

Au petit matin et aussi en soirée, la lumière est filtrée par l’atmosphère, qu’elle traverse en biais : la composante bleue est dispersée en grande partie, et la teinte générale tire sur le rouge. On dit que la lumière est plus « chaude ». À midi, la lumière pénètre dans l’atmosphère à angle droit : elle est alors plus blanche, car le bleu est beaucoup moins dispersé. On dit que la lumière est plus « froide ».

Pour caractériser la couleur de la lumière, il faut se référer à la « température de couleur », dont l’unité est le degré kelvin (K). Plus le chiffre est bas et plus la lumière est dite « chaude ».

Nous pouvons approximativement classer les températures de couleurs en 3 grandes familles :

  • De 2 700 °K à 3 500 °K : blanc chaud
  • De 3 500 °K à 5 300 °K : blanc neutre
  • Au-delà de 5 300 °K : blanc froid

Mon conseil bien-être

Notre métabolisme est influencé depuis la nuit des temps par la variation cyclique de l’intensité et de la couleur de la lumière solaire, et notamment par la composante bleue, qui tient en éveil notre cerveau.

Auparavant, avec les ampoules à incandescence, mais aussi avec les bougies ou le feu de bois, il n’y avait pas de problème. Leur température de couleur varie peu et reste basse, ce qui favorisait l’endormissement du soir.

Avec les nouvelles ampoules, la règle est beaucoup moins simple, car il faut prendre en compte de nombreux facteurs, qui offrent de multiples combinaisons. Ainsi, il existe des ampoules peu lumineuses avec une lumière très froide, ou, à l’inverse, des ampoules puissantes avec une lumière chaude.

Pour schématiser :

  • La lumière froide s’utilise plutôt dans les lieux où il y a beaucoup de mouvement (escaliers, couloirs…).
  • La lumière neutre correspond à la lumière du jour et convient aux cuisines et salles de bains.
  • La lumière chaude est idéale pour créer des ambiances chaleureuses et reposantes, comme dans les salons et les chambres. Cela prépare au bon endormissement.

Un autre élément important à considérer pour bien nous préparer au sommeil : faire attention à la lumière bleue émise par beaucoup des écrans modernes (smartphones, ordinateurs, téléviseurs) !

Philippe Bouchaud – GCB Conseils
Aide à la conception d’un habitat biotique
Expertises / Formations / Livres
www.geobiologie-pb.com
info@geobiologie-pb.com
06 15 21 18 74

Les capteurs solaires à air

Les capteurs solaires à air

par Sylvain Bouhot

2018 : le prix du gaz augmente de plus de 20 %. Malgré quelques baisses en 2019, la hausse depuis début 2018 se situe à environ 15 %.

45 % des ménages se chauffent au gaz… 2019 : le prix de l’électricité augmente en juin et en août, soit + 5,9 % et + 1,23 %… 30 % des ménages se chauffent à l’électricité…

Les capteurs solaires à air récupèrent de l’air chauffé gratuitement par le soleil et contribuent à réduire vos factures d’énergie.

Selon la surface du capteur, la température de l’air soufflé varie de 30 °C et 60 °C en saison intermédiaire, voire plus !

Le principe : l’air réchauffé dans un caisson vitré exposé au soleil est aspiré par le ventilateur intégré. La cellule solaire alimente le ventilateur en 12 v.

Simples, ingénieux, fiables, autonomes, faciles à installer sur mur ou toiture, garantie de 5 ans. Ils ne génèrent aucun coût de fonctionnement ni d’entretien.

Exemples d’utilisation : votre habitation principale pour compléter le chauffage, la résidence secondaire pour y réduire l’humidité ambiante, séchoirs divers, gîtes, salles de réunion, locaux sportifs, communaux ou professionnels, bureaux, etc.

SolarVenti®, entreprise danoise, conçoit et assemble
ces capteurs solaires à air depuis
1981,
80 000 utilisateurs dans 22 pays !

Sylvain Bouhot – CAPT’AIR SOLAIRE,
importateur exclusif SolarVenti®
06 33 87 77 95
solarventifrance@captairsolaire.com

Un expert répond à vos questions…

Un expert répond à vos questions…

avec Patrick Denieul

Avant d’aborder le thème du jour, merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont appelés. En espérant que nos conseils vous ont été précieux. N’hésitez pas, notre association est là pour vous aider. Aujourd’hui, nous allons aborder le thème de la rénovation énergétique, sujet tellement vaste qu’un seul article ne suffira pas. Sachez que la solution ne sera jamais la même pour deux bâtiments présentant un problème identique. L’université n’existe pas dans ce domaine.

Pourquoi envisager une rénovation énergétique ?

Pour deux raisons. La première, parce que le réchauffement climatique n’est pas une illusion mais bien une réalité. La planète devrait atteindre les + 2 °C l’année prochaine, avec juste 10 ans d’avance sur les objectifs de la COP 21. La raison principale en est la combustion des énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon, etc.

La seconde raison est votre porte-monnaie. Vous avez tous constaté que le prix de l’énergie ne cesse de croître. C’est la conséquence d’une directive européenne qui a pour but d’uniformiser le prix de l’énergie en Europe. Cela peut sembler être une bonne chose ; mais, ce qui nous touche le plus, c’est que la France est le pays européen où l’énergie est la moins chère. Notre facture d’énergie devrait donc presque doubler pour 2025. Pourquoi ? Parce qu’il est vital que les usagers consomment moins. Petite information : si vous projetez une installation de panneaux photovoltaïques, ne vendez pas l’énergie que vous produirez, consommez-la !

Malheureusement, les citoyens respectueux de l’environnement et qui font attention ne sont pas les plus nombreux. Un moyen de les « motiver » est d’agir sur les tarifs, mais les gouvernements ont mis en place beaucoup d’aides qui font que ces rénovations énergétiques sont financièrement indolores. Elles le sont encore moins et même presque gratuites pour les petits revenus. Cet aspect fera l’objet d’un prochain article.

Les étapes

Ce n’est pas si simple car les solutions sont multiples. En premier lieu, il va falloir appréhender votre bâtiment et tenter d’en déterminer les « pathologies ». Il faut connaître le taux d’humidité de l’air et des parois. L’œil nu ne suffit pas toujours et, quand on peut voir l’humidité sur les murs, c’est que le mal est avancé. Cependant, par comparaison entre différents points de la maison (murs intérieurs et murs extérieurs), poser la main permet de percevoir les différences. Sachez que l’eau est le meilleur conducteur thermique. Et que si vos murs sont humides, il faut régler ce problème avant toute rénovation. Dans le cas contraire, les travaux se dégraderont rapidement.

En second lieu, vérifiez l’orientation de la maison ; on ne travaille pas de la même manière sur les murs positionnés au nord qu’au sud.

Puis, il est nécessaire d’analyser toutes les parois pour en connaître la composition. Le sol, les murs, les toitures et les menuiseries. Sans oublier la ventilation.

Contrairement aux idées reçues, le sol est le deuxième élément déperditif d’une construction, surtout s’il se trouve sur un vide sanitaire. Les menuiseries sont la composante la moins déperditive. Un mur épais est loin d’être un mur performant, surtout s’il est humide.

Concrètement

Avec toutes ces données en main, adressez-vous à un spécialiste pour être conseillé et accompagné. Certains peuvent essayer d’analyser vos données et vos factures par téléphone, et déterminer le comportement thermique de votre maison.

Une bonne rénovation est une rénovation équilibrée. Aucune paroi ne doit être plus déperditive que les autres ; dans le cas contraire, les performances attendues ne seront pas obtenues.

Pour une rénovation efficace, il est impératif de procéder à une rénovation intégrale. Par exemple : vous isolez vos combles et on vous garantit 30 % d’économies d’énergie. Bien sûr, vous noterez une amélioration, mais elle sera bien en-deçà de ce que vous auriez pu espérer car les autres éléments déperditifs de votre maison viendront perturber les résultats. Il en est de même pour chaque action.

Si vous achetez une maison, c’est le meilleur moment pour rénover avant d’y habiter. Il est aujourd’hui possible, en groupant l’achat et la rénovation, de bénéficier des aides à la rénovation. Notre expérience nous amène au constat suivant : la moyenne des économies d’énergie réalisées est de plus de 85 %. Bien entendu, plus le bâtiment présente une isolation déficiente, plus les gains sont importants. Plus de 95 % d’économie d’énergie, cela s’est déjà vu.

Les matériaux

Ne vous trompez pas sur les produits : les plus connus et les plus grandes marques ne sont pas toujours les plus performants. Les tests réalisés en conditions usuelles démontrent le contraire. Il existe aussi d’autres technologies, plus performantes, comme l’émissivité des matériaux*. L’épaisseur d’un isolant n’est pas proportionnelle à sa performance. Au-delà d’une certaine épaisseur, il n’est pas plus efficient. Associez les matériaux aux technologies pour de meilleurs résultats.

En général, les matériaux biosourcés sont nettement plus performants et, surtout, ils régulent l’hygrométrie ; ce qui n’est pas le cas des matériaux d’origine minérale car, en cas d’humidité, les fibres se gainent d’eau et deviennent conductrices, selon le même phénomène que les cheveux humides qui conduisent le froid à votre tête lorsque vous vous trouvez en extérieur.

Nos coordonnées pour vous conseiller : La Maison de l’économie d’énergie 133 bis avenue François Verdier – 81000 Albi 05 63 76 12 60 – 06 70 14 10 47 patrick.denieul@lamecoenergie.fr

* L’émissivité des matériaux est la capacité des matériaux à émettre de l’énergie par rayonnement. Cette technique est utilisée dans l’aéronautique, le spatial et les industries de pointe. Contrairement aux isolants de masse agissant comme un « filtre », l’émissivité fonctionne comme un bouclier thermique et rejette le chaud et le froid environnants. Elle se mesure par un coefficient d’émissivité, compris entre 0 et 1. Plus le coefficient est faible, plus les rejets sont importants ; plus le coefficient est élevé, plus le matériau est absorbant.