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Habitat

L’écolomag N° 75

Quelle eau, pour quelle utilisation ?

Un billet pour l’autonomie
Quelle eau, pour quelle utilisation ?

par Emmanuel Toitot

On sait aujourd’hui que l’eau possède une intelligence et une mémoire, et qu’elle transporte une information, différente selon les lieux. Cela voudrait dire que boire une eau bien vivante est bénéfique pour nous ? Et, si elle est « morte » ou traitée, ce serait plutôt néfaste ? Eh bien, oui… Alors, forts de ces dernières découvertes scientifiques, nous pouvons en déduire un modèle logique et idéal en autonomie, pour consommer et respecter l’eau à chaque poste de l’habitation.

Le jardin

Avant son cycle terrestre, l’eau parcourt un cycle céleste durant lequel elle capte des informations. La plante de votre jardin reçoit une information terrestre de par ses racines, mais, pour son équilibre, elle a aussi besoin d’une information céleste, que lui apporte l’eau de pluie. Sortez vos plants de la serre dès que possible, et arrosez-les à l’eau de pluie fraîchement recueillie. La plante sera de bien meilleure qualité nutritionnelle.

Les toilettes

Nos déjections renferment une part matière, mais aussi une part émotionnelle, qui s’évacue pour notre plus grand bien. Seules l’eau et les plantes sont capables de nettoyer cette émotion. Vous voulez des toilettes sèches ? Mettez-les impérativement à l’extérieur, sinon, l’émotion reste dans la maison ! En toilettes humides, une eau de pluie simplement préfiltrée fera l’affaire.

Salle de bains et cuisine

Le Dr Sherrill Sellman, médecin naturopathe américaine, nous alertait déjà dans le magazine Nexus n° 39, paru en 2005 : « Les produits chimiques s’absorbent 600 fois plus facilement par la peau que par l’ingestion ! » Il est ainsi indispensable d’utiliser une micro-filtration dès l’arrivée d’eau dans la maison, pour laver ses mains, ses dents, ses légumes et son corps ! Ici aussi, l’eau de pluie a ma préférence. Elle est en plus idéale pour les tuyauteries et les économies de savon !

L’eau de boisson

Cette eau vitale, c’est l’eau de source locale, qui sort à la lumière après avoir parcouru le minéral et recueilli de précieuses informations. C’est là qu’elle est la meilleure : elle vient de terminer son cycle terrestre. Elle vibre à la même fréquence que vous, puisque qu’elle est locale. Filtrez-la avec une fontaine céramique ou charbon et dynamisez-la avec les solides de Platon. Simple et inaltérable. Boire 1 litre par jour d’une eau de cette qualité vous fera le plus grand bien !

C’est un modèle idéal…

… Mais je suis bien conscient qu’il ne s’adapte pas à toutes les configurations. Et ce n’est pas non plus LE modèle à appliquer, d’autres alternatives se pratiquent, comme avec des eaux de puits ou de forage. Dès l’instant que l’on appréhende mieux ce qu’est réellement l’élément eau et ce qu’il nous enseigne au quotidien… Que chacun fasse ce qu’il peut pour respecter l’eau et se respecter sera déjà un grand pas pour notre humanité !

Emmanuel Toitot
Expert en solutions autonomes
Conseil, vente et installation
www.toitot.com / 06 89 19 62 71

Minimaisons et tiny houses

Minimaisons et tiny houses
de Christian La Grange

Une autre manière d’habiter

La modération semble de plus en plus nous guider vers un mode de vie minimaliste, loin du « toujours plus » et d’une croissance infinie. Dans cet esprit, pourquoi ne pas faire le choix d’un habitat léger, de petite surface et peu coûteux ?

Nous sommes libres de trouver notre propre langage spatial et de créer un lieu qui nous ressemble. Avec un peu de bon sens et quelques connaissances, n’importe qui peut se lancer dans la construction de sa petite maison ! À travers ce beau livre faisant une large place au dessin, l’auteur présente 60 minimaisons et tiny houses. Singulières et poétiques, elles sont autant de sources d’inspiration pour qui veut concevoir son chez-soi.

Éditions Terran – 144 pages – 18 €

Les maisons de famille

Petit lexique de géobiologie…
Les maisons de famille

par Philippe Bouchaud

DÉFINITION. Lorsque vous achetez une maison, il ne vous viendrait pas à l’idée de garder la décoration des anciens propriétaires, que ce soient les souvenirs de leurs voyages ou les photos de leurs enfants, même s’ils sont particulièrement mignons. Mais il ne s’agit là que de la partie visible de la présence passée des précédents occupants. Il peut en effet exister également une autre forme de rémanence : l’imprégnation de la structure énergétique de la maison, appelée « mémoire des murs ».

Dans le cas des maisons de famille reprises par un des enfants, la problématique est encore plus complexe, à deux points de vue.

1. Le conjoint (la « pièce rapportée » de la famille) ne trouve pas toujours sa place dans cette maison imprégnée de la vie de la famille qu’il rejoint. Combien de fois ai-je entendu « la pièce rapportée » dire, des années après, à son conjoint, interloqué : « Mais nous sommes chez toi… »

2. Les autres membres de la famille viennent encore des années après dans la « maison de Papa et Maman » : l’imprégnation des parents et autres ancêtres de la famille est si forte qu’ils n’arrivent pas à intégrer que la maison appartient maintenant à 100 % à leur frère ou à leur soeur.

MON CONSEIL BIEN-ÊTRE. De la même manière que vous procédez à un nettoyage des sols et des vitres quand vous investissez une nouvelle maison, il faudrait penser à la nettoyer de son vécu, qu’il soit positif ou négatif. Ceci afin de vous l’approprier rapidement et de l’imprégner de votre propre énergie.

Cela fait partie des compétences de la géobiologie. Sans compter que le reste d’une intervention géobiologique est tout aussi important, puisqu’il vous permettra de ne pas vivre ensuite entouré-e d’ondes électromagnétiques, de COV et autres nocivités de certains habitats.

Philippe Bouchaud
GCB Conseils
Aide à la conception d’un habitat biotique
Expertises / Formations / Livres
geobiologie-pb.com
info@geobiologie-pb.com
06 15 21 18 74

Et si le déchet n’était pas le problème

Et si le déchet n’ était pas le problème,
mais que l’enjeu était dans la collecte ?

Alors que l’amendement CD1013 qui prévoit le recours à la vaisselle réutilisable dans le secteur de la restauration a été annoncé, Tri-o Greenwishes (TGW) – acteur spécialisé dans la gestion et la revalorisation des déchets – l’affirme : le changement de déchets est un faux combat. Les déchets existants (bouteilles, gobelets carton, emballages alimentaires, etc.) sont des produits recyclables… mais pas (assez) recyclés. Il faut aujourd’hui accompagner la législation pour optimiser la collecte et la revalorisation de ces déchets. TGW a, par exemple, tissé des partenariats avec des acteurs 100 % Français, qui savent revaloriser ces déchets. Le gobelet carton devient du papier alimentaire, la bouteille plastique redevient une bouteille plastique… Le tout en créant de l’emploi en France. Encore faut-il pouvoir les collecter ! Il faut changer les mentalités pour collecter véritablement ces déchets et leur redonner vie. Le changement de contenants qui engendre une autre pollution ne permettra pas de modifier les habitudes ni les comportements.

Et si on se trompait de combat ?

La problématique ne serait finalement pas le déchet recyclable, et par conséquent la filière papier/carton concernée par ce décret. Quand le déchet est bien collecté et va dans la bonne filière, il peut être recyclé correctement, et plusieurs fois ! La problématique se trouve à la première étape du recyclage, c’est-à-dire à la collecte !

Ensuite, après la collecte, l’enjeu serait de soutenir les acteurs français qui revalorisent les déchets. Oui, la collecte est primordiale. Mais il y a aussi l’aval. TGW a noué des partenariats avec des entreprises françaises, par exemple :

  • Les Alchimistes pour la revalorisation des déchets alimentaires,
  • GreenGo pour les barquettes alimentaires,
  • Greenfield pour le papier,
  • Plastipak pour les bouteilles plastiques,
  • Bouchons d’Amour pour les bouchons plastique,
  • Cy-Clope pour les mégots,
  • Etc.

Toutes ces filières françaises créent de l’emploi et répondent aux enjeux de la revalorisation des déchets. L’amont et l’aval doivent être encadrés, optimisés… Que ce soit dans la restauration ou dans d’autres secteurs, la législation devrait développer ces filières et soutenir ces acteurs.

« Des acteurs du secteur de l’emballage durable estiment que cet amendement, s’il devait être voté, n’améliorerait pas la performance environnementale tout en menaçant directement près de 20 % des emplois de la filière emballage carton et plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements supportés par des PME et des groupes implantés dans plusieurs territoires pour sortir de la dépendance au plastique. Cet amendement aurait des conséquences significatives sur la filière de tri qui a des réponses très concrètes pour répondre aux dernières évolutions législatives », conclut Matthieu de Chanaleilles, directeur de Tri-o Greenwishes.

Rendez-vous sur groupetgw-recyclage.com

l’École Supérieure des Professions Immobilières dresse une enquête

Construction bois : l’École Supérieure des
Professions Immobilières dresse une enquête

Le bois chez les professionnels de l’immobilier : forte attractivité mais déficit d’information

Le Groupe ESPI – École Supérieure des Professions Immobilières (5 campus en France, 1 800 étudiants) – vient de réaliser une enquête sur « Les métiers de l’immobilier et le bois » pour le compte de l’Union des Industriels et Constructeurs Bois (UICB), avec le soutien du CODIFAB (Comité professionnel de développement des industries françaises de l’ameublement et du bois). Réalisée en octobre 2019, l’enquête porte sur un diagnostic de la perception de l’utilité du bois et la sous-information à cet égard.

L’analyse détaillée des résultats montre les facteurs d’attractivité du bois :

  • Le bois évoque la modernité, l’élégance et la solidité ;
  • C’est un matériau renouvelable, qui fait baisser l’impact carbone de la construction et réduit les dépenses énergétiques ;
  • Les sondés ont conscience qu’en utilisant du bois, la durée d’un chantier est raccourcie ;
  • Plus le niveau d’études de la personne interrogée est élevé, plus le bois est jugé attractif.

Inversement, les répondants manifestent des inquiétudes et une certaine sous-information :

  • Une majorité pense que le coût de la construction est plus cher et les coûts d’entretien sont plus importants ;
  • De la même façon, les insectes xylophages (termites) sont une contrainte pour la construction en bois ;
  • Le bois est jugé plus dangereux que d’autres matériaux (craintes d’incendie) ;
  • Les interviewés soulignent le manque de formation et de spécialistes du bois, ainsi qu’une communication insuffisante sur l’usage de ce matériau.

Rappelons que, depuis quelques années, le bois est de plus en plus utilisé pour construire des bâtiments en France, notamment des maisons individuelles. Les chiffres-clés du marché : 1,7 milliards d’euros de CA dans le domaine de la construction bois, 28 000 emplois directs dans la mise en oeuvre et 25 000 dans la fabrication, et plus de 2 500 entreprises.

Source : groupe-espi.fr

Zéro déchet

Zéro déchet
de Juliette Legros

Consommer moins mais mieux, sans dépenser plus, tout en préservant la planète ? C’est possible ! Adoptez les 3 « R » : Réduire – Réutiliser – Recycler !

Ce guide futé vous propose conseils pratiques, recettes et informations pour :

  • Savoir quoi et comment recycler,
  • Valoriser vos déchets et donner une nouvelle vie à vos appareils,
  • Connaître les astuces zéro gaspi et réduire au minimum les emballages,
  • Favoriser le commerce de proximité, les initiatives collaboratives, le troc,
  • Apprendre à reconnaître les produits éco-durables,
  • Tout savoir sur les filières du commerce équitable,
  • Se mettre au Do It Yourself (DIY) avec des recettes et des tutoriels pour fabriquer éponges tawashi, produits ménagers, tote bags en toile, bee wraps (emballages alimentaires à la cire d’abeille)…

Chacun trouvera dans ce cahier les bonnes résolutions qu’il pourra mettre en pratique dans sa vie de tous les jours, à la maison ou au travail.

Le + : la REcyclerie vous dispense ses précieux conseils tout au long de l’ouvrage !

Éditions Larousse – 64 pages – 7,95 €

Le piège photographique

Le piège photographique
de Jean Chevallier

Connaître et partager l’intimité des animaux

Qui n’a jamais rêvé de savoir quel animal était passé par là ? Au fond du jardin, sur la berge de la rivière où les traces se mêlent, dans ce petit terrier ? À quelle heure et combien sont-ils ? Autant de questions que l’on peut essayer de résoudre avec un piège photographique, ou caméra automatique. Cet ouvrage vous guidera dans l’acquisition d’un piège-photo et sa mise en place (où le positionner, avec quelle focale, à quel moment, etc.). Il s’agit bien ici d’apprendre à utiliser ces caméras à des fins de connaissance naturaliste, ce qui n’exclut pas de faire de belles images, agréables à regarder et à partager. C’est réellement vers la connaissance des animaux, et notamment des mammifères – si difficiles à voir –, que ce livre est tourné.

Un guide pratique pour photographier et filmer les animaux à leur insu, sans les déranger, et profiter des scènes incroyables ou drôles qui se jouent au fond du jardin ou en pleine nature.

Éditions Delachaux et Niestlé – 96 pages – 14,50 €

La folle histoire des plantes – Tome 1

La folle histoire des plantes – Tome 1
de Sandrine Boucher et Matthieu Ferrand

La BD qui ne raconte pas de salades

La tomate Azade passe un contrat avec Guy, le jardinier qui l’a cultivée : il ne la mangera pas si elle partage avec lui son savoir sur les plantes. En compagnie d’Églantine, la voisine végétarienne, elle raconte l’histoire de l’arbre qui pond des oeufs, la découverte de la sexualité des plantes, la création de la permaculture, le business de la tomate… Plus longtemps elle le tiendra en haleine, plus longtemps elle sauvera sa peau !

Nous voici ainsi partis pour 10 épisodes de découvertes d’aspects inattendus, souvent mal connus, de la vie des plantes. Jardinage, biodiversité, alimentation, économie, génétique, géopolitique, histoire… Tout y passe : des plantes obsidionales au « big business » mondial de la tomate, des multiples paradoxes du ginkgo biloba aux dessous du glyphosate, de la permaculture à la création de nouvelles variétés…

Vous découvrirez au long de ces pages une grande diversité de sujets et des ressources bibliographiques et/ou web pour pouvoir les approfondir. Une façon d’aborder avec humour, légèreté et pédagogie des aspects insolites de la vie des végétaux, en particulier dans leur compagnonnage avec l’humanité.

Éditions Terre vivante – 128 pages – 20 €

Murs perspirants ou étanches ? Ventilation naturelle ou mécanique ?

Un expert répond à vos questions…
Murs perspirants ou étanches ?
Ventilation naturelle ou mécanique ?

avec Patrick Denieul

Aujourd’hui, je voudrais vous livrer le fruit de mes recherches et de mes interrogations sur l’incidence de l’humidité sur la qualité de l’air intérieur et les consommations d’énergie dans l’habitat ou le bureau.

Quand j’ai commencé mes investigations en thermique du bâtiment, je me suis heurté à une quantité de personnes qui m’ont toujours affirmé qu’un mur devait être perspirant… Mais quand j’ai abordé ce passage dans mes recherches au laboratoire voici plus de 20 ans, je me suis aperçu qu’avoir des murs perspirants posait un énorme problème thermique, non pas parce que les calories s’échappaient mais pour tout autre chose.

Petite explication, que je souhaite simple : quand on chauffe un matériau, il y a dilatation ; eh bien, pour l’air, c’est la même chose. Vous chauffez votre maison quand dehors il fait froid. Que se passe-t-il ? Comme vous chauffez de l’air dans un local fermé, la pression de l’air augmente ; donc, à l’intérieur, vous avez de la haute pression et, à l’extérieur, de la basse pression. Une règle élémentaire de physique s’applique : les pressions cherchent toujours à s’équilibrer. Exemple : vous crevez un pneu, la haute pression de l’intérieur s’échappe à l’extérieur.

Ce phénomène de pressions n’est qu’une des données à prendre en considération. À l’intérieur de la maison, la vie est source de pollutions et aussi d’humidité. Prenons cette dernière : l’humidité. Vous respirez, vous produisez de l’humidité ; vous faites cuire des pâtes, vous produisez de l’humidité ; vous prenez une douche, idem ; etc. Et, finalement, un taux important d’humidité sous forme de vapeur d’eau est présent dans l’air ambiant.

Revenons à nos pressions… Si le mur est perspirant, la haute pression migre à travers lui pour s’échapper et s’équilibrer avec la basse pression. En migrant, elle transporte cette vapeur d’eau à travers le mur. Jusquelà, pas de soucis. Mais quand cet air humide rencontre la partie froide, il y a un changement d’état (condensation) : la vapeur se transforme en gouttelettes. Ces gouttelettes se déposent dans le mur et viennent dégrader celui-ci, et plus particulièrement les isolants hygrosensibles, comme ceux d’origine minérale.

Sachant que l’air est un mauvais véhicule thermique – au contraire de l’eau qui est un des meilleurs transmetteurs thermiques –, la paroi devient très déperditive, d’où une forte consommation énergétique.

Nombre d’artisans voyant un mur humide ont toujours pensé que c’était la pluie qui le mouillait ; c’est pourquoi ils ont toujours appliqué des revêtements étanches sur les façades et n’ont fait qu’aggraver le phénomène, pensant le réparer. C’est pour cela que vous voyez maintes façades dégradées : les enduits qui tombent ou des poches d’eau sous les peintures étanches.

Il existe plusieurs solutions

Soit on maintient des murs perspirants, mais on rééquilibre les pressions par une ventilation naturelle (une ventilation naturelle ne consiste pas à ouvrir les fenêtres mais fonctionne via des grilles d’aération « passive » qui font rentrer de l’air extérieur et sortir l’air intérieur vicié) ou mécanique. Et, surtout, on laisse la migration se faire jusqu’au bout.

Soit on fait un mur étanche avec une gestion mécanique de l’air intérieur. C’est généralement cette seconde solution qui est thermiquement la plus performante.

Dans tous les cas de figure, dites-vous bien que ce ne sont pas les quelques calories qui vont s’échapper à travers le mur qui vont augmenter la facture énergétique, mais bien la perte de performance thermique due à la forte humidité du mur.

Pour rappel, un mur épais n’est en aucun cas un gage de performance thermique, bien au contraire, et encore plus s’il est humide. Un mur humide est jusqu’à 20 fois plus déperditif qu’un mur sec.

Revenons à la qualité de l’air intérieur.

Où l’air est-il généralement le plus pollué ?
À l’intérieur ou à
l’extérieur ?

Sauf de très rares exceptions, c’est l’air intérieur qui est le plus pollué ; si c’est le contraire, sauvez-vous de là !

Revenons aux réalités.

De multiples sources de polluants sont présentes dans l’habitat, au bureau, à l’école. Ces polluants sont de diverses origines. Le CO2 (dioxyde de carbone) est le fruit de la respiration humaine. L’humidité mal gérée provoque des micro-champignons.

Le mobilier industriel à base d’aggloméré (OSB ou MDF), les peintures, tous ces éléments contiennent des composants organiques volatils (COV), qui s’évaporent au fil du temps, possiblement durant des années.

Les produits d’entretien, les acariens, pollens, poussières, nos charmants animaux de compagnie, etc. en sont la source. La liste est bien plus longue que vous ne pensez.

Aussi, il convient de renouveler l’air intérieur plusieurs fois par jour, quels que soient les principes utilisés. IL FAUT VENTILER.

Peu de personnes dans une pièce : le volume doit être renouvelé toutes les 2 heures.

Dans les bureaux, c’est toutes les heures et, plus vous êtes nombreux, plus il vous faut renouveler souvent l’air ambiant. Dans les écoles, il faut renouveler l’air de 1,5 à 2 fois le volume de la pièce en 1 heure. Le taux de renouvellement d’air dépend du nombre d’enfants ou de personnes et du volume de la pièce.

Dans les pays du nord, la coutume est la ventilation manuelle par ouverture des fenêtres plusieurs fois par jour. Quelques minutes suffisent. Ce n’est pas cela qui va augmenter la facture de chauffage. En 5 minutes, la masse thermique de la maison ne va pas refroidir, c’est seulement l’air intérieur qui sera plus frais. Une fois les fenêtres fermées, l’air se réchauffera presque instantanément sans grosse consommation d’énergie.

On peut aussi opter pour la ventilation mécanique, soit à simple flux, soit à double flux.

Simple flux : soit par insufflation mécanique d’air neuf, soit par l’aspiration de l’air vicié dans les pièces humides. Dans les deux cas, il faut des entrées ou sorties d’air bien dimensionnées.

Et puis, ma préférée, la VMC à double flux. Elle permet de réchauffer l’air neuf avec l’air vicié, sans que jamais ils ne se mélangent, mais simplement par échange thermique. Attention, faites-vous accompagner par le bon prestataire car cela se calcule. L’installation d’une ventilation ne s’improvise pas, les pressions doivent être équilibrées, les points d’aspiration et de soufflage doivent être bien pensés pour un bon balayage. Toute l’installation et les gaines de distribution doivent IMPÉRATIVEMENT être dans le volume chauffé de la maison.

Pour information, l’air étant un mauvais véhicule thermique, il se met instantanément à la température du contenant. Si les gaines se trouvent dans les combles, mêmes isolés, cela ne fonctionnera pas.

Bien dimensionnée et bien installée, la ventilation est un gage de qualité de l’air intérieur et d’économies d’énergie (l’économie de chauffage peut se situer entre 5 et 10 %). Petite contrainte : pour votre bienêtre, pensez à changer les filtres selon les recommandations du constructeur.

J’en profite pour vous souhaiter une merveilleuse année 2020 écoresponsable.

Patrick Denieul
La Maison de l’économie d’énergie
133 bis avenue François Verdier – 81000 Albi
06 70 14 10 47 / 05 63 76 12 60
patrick.denieul@lamecoenergie.fr

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