Habitat

L’écolomag N° 79

Septembre – Octobre 2020

L’autonomie énergétique est-elle rentable ?

Un billet pour l’autonomie
L’autonomie énergétique est-elle rentable ?

par Emmanuel Toitot

Voici venu un temps où l’autonomie énergétique s’affiche comme une solution évidente face aux incertitudes sociétales. Pour autant, certains d’entre vous, et notamment les plus de 50 ans, demandent à être rassurés avant d’investir, et se posent la question fatidique : est-ce rentable ?

Réponse du modèle économique actuel

Ce modèle économique est basé sur l’argent. Nos choix de vie sont parfois inhérents à l’intérêt qu’ils représentent financièrement. L’autonomie énergétique n’est clairement pas rentable, puisqu’elle ne rapporte pas d’argent. Le nucléaire, par contre, même s’il est polluant, dangereux à la santé et qu’il finance des lobbies, est considéré comme rentable. (source : www.sfen.org)

Réponse du nouveau paradigme

On ne fait pas de l’autonomie pour gagner de l’argent, mais parce que c’est une volonté de vivre autrement. Et ça ne coûte pas plus cher. Dans l’émergence des écohameaux par exemple, les concepts d’autonomie énergétique, de permaculture et d’éducation alternative sont des évidences puisqu’ils respectent davantage l’homme dans son environnement.

L’argent n’est plus au centre des décisions. Il reprend sa place parmi d’autres valeurs, telles que la reconnexion à la nature, l’indépendance, le partage, le respect…

Concrètement

On ne va pas se mentir. Quand les centrales nucléaires s’arrêteront, on ne se posera plus la question de la rentabilité de l’autonomie ! En revanche, serez-vous prêt-e à vivre sans machine à laver ou sans eau chaude… ? Certains peuples s’en sortent très bien, mais, pour les Européens, j’ai un doute… Coupez votre compteur pour vous en rendre compte !

Soyons cohérents

Dites-moi, quand vous faites votre jardin, est-ce que vous parlez de rentabilité ? Acheter ses tomates en grande surface est financièrement plus intéressant ; et, pourtant, nous sommes des millions à faire notre jardin pour bénéficier de nos propres fruits et légumes. Ils ont une autre saveur, n’est-ce pas ?

Même chose pour la cuisine, est-ce rentable ? Acheter une conserve est moins onéreux que de préparer sa propre recette. Mais la valeur est ailleurs, en êtes-vous conscient-e ?

Alors, pour l’autonomie énergétique, c’est la même chose ! Créer son énergie sans dépendre de qui que ce soit apporte une satisfaction, un bien-être, une liberté qui n’ont pas de prix. C’est presque magique ! Et la magie, dans un calcul de rentabilité, ça ne rentre pas dans les cases !

Les bonnes questions

Car encore fautil se poser les bonnes questions. Est-ce que mon système autonome doit être rentable ou durable ?

Autrement dit, suis-je prêt-e à mettre le prix pour profiter d’un système autonome – électrique ou thermique – qui soit adapté à mes besoins, pérenne, à faible bilan carbone, installé par des artisans viables… ? Suis-je disposé-e à m’adapter à la météo et aux limites de mon système ? Là sont les bonnes questions.

Règle capitale : ne pas rechercher le prix, mais plutôt la qualité. Derrière qualité, on entend performance, durée de vie, recyclage, santé, suivi… Et sans cela, prudence, le pas cher coûte cher au final !

Lever le voile…

Pour aller droit au but, si vous vous posez la question de la rentabilité de l’autonomie, c’est que vous avez encore certains réflexes d’un modèle économique vacillant. Mais, si vous lisez ces lignes, c’est que vous recherchez peut-être des réponses plus sincères. Il y en a quelques-unes ici, mais c’est aussi à vous de créer vos réponses ! Ainsi, vous finirez par lever vos propres doutes !

N’utilisez plus les outils de l’ancien monde pour créer le nouveau, redéfinissez des valeurs plus humaines, et votre vision de l’autonomie va s’éclaircir !

Emmanuel Toitot
Expert en solutions autonomes Conseil, vente et installation
www.toitot.com / 06 89 19 62 71

Greenwashing

éco Livres

Greenwashing
de Cécile Berg

Fabriquer ses produits ménagers

Préparez vous-même vos produits d’entretien et dites adieu sans regret aux détergents nocifs pour la santé et l’environnement !

Grâce à plus de 400 recettes simples à réaliser avec une dizaine d’ingrédients faciles à trouver, dégraissez les casseroles, détartrez les robinets, fabriquez un gel toilettes efficace, lavez, détachez et parfumez agréablement linge, sols, tapis…

Docteure en chimie, impliquée dans l’écologie, Cécile Berg nous donne ici la preuve que l’on peut, à moindre coût, avoir une maison propre, saine et qui sente vraiment bon.

Éditions La Plage – 224 pages – 19,95 €

Le guide du jardin bio

Le guide du jardin bio
de Jean-Paul Thorez

Potager, verger, jardin d’ornement…
4e édition revueet augmentée

Onze ans après sa dernière mise à jour et avec 250 000 exemplaires vendus depuis sa 1ère parution, le guide de référence du jardinier bio est de retour dans une 4e édition, actualisée, augmentée et relookée. En prenant compte des plus récentes avancées scientifiques et techniques, cette nouvelle version met l’accent sur les évolutions du jardinage bio : permaculture ; jardinage sur sol vivant ; potager en carré ou sur buttes ; prévention et traitements naturels contre les ravageurs…

La liste des variétés potagères a été allégée des variétés hybrides F1 pour se concentrer sur les variétés classiques ou traditionnelles. Avec 150 fiches techniques, plus de 400 dessins, les calendriers des travaux, des cartes climatiques : un incontournable de tout jardinier bio débutant ou expert du potager. L’occasion de réfléchir au jardin de demain et de réadapter nos techniques de jardinage aux changements de notre planète.

Éditions Terre vivante – 480 pages – 27 €

Allojob.io, un avenir basé sur l’entraide

Allojob.io,un avenir basé sur l’entraide à travers les savoir-faire près de chez vous

Que l’on réside dans un village, un hameau ou encore au sein de grande agglomération, comment savoir que tel ou tel voisin d’à côté ou de l’immeuble d’en face a des compétences en bricolage ? que telle voisine serait disposée à garder des enfants de temps en temps ? qu’un jardinier vit pas loin et peut aider à rattraper le retard pris pendant le confinement ?

Avec Allojob.io, la nouvelle plate-forme collaborative mettant à l’honneur l’entraide locale, réaliser les projets du quotidien devient beaucoup plus simple !

Sur la plate-forme, il y a toujours un homme ou une femme capable d’apporter son aide pour tondre la pelouse, garder le petit dernier pendant que les parents vont au restaurant, monter un nouveau meuble, déménager, etc.

Les compétences de chacun-e sont évaluées par les membres de la communauté. Neuf catégories de services sont ainsi proposées : bricolage, jardinage, déménagement, garde d’enfants, nettoyage/ménage, mécanique, garde d’animaux, informatique, cours/formation.

L’idée est que tout le monde y gagne :

  • Les personnes qui ont besoin d’un coup de pouce en mécanique, informatique, jardinage, nettoyage… trouvent facilement une aide qualifiée et compétente, tout en maîtrisant leurs dépenses ;
  • Les particuliers et les professionnels à la recherche d’un complément de revenus peuvent proposer leurs services ;
  • L’économie locale des petites bourgades, des villages et des campagnes est dynamisée ; le tissu social est renforcé.

En bref, les savoir-faire et les services de proximité sont ici valorisés, avec des échanges donnant lieu à une vraie communauté faisant la part belle aux relations humaines.

Et pour donner la possibilité à ses membres d’augmenter leur pouvoir d’achat, Allojob.io se démarque par un modèle innovant qui démocratise la mise en relation :

  • Les annonces sont 100 % gratuites : tous les besoins sont publiés gratuitement, de façon illimitée ;
  • Il n’y a aucune commission prélevée sur les missions réalisées ;
  • Les négociations sont totalement libres : chacun-e discute des conditions de réalisation et de rémunération du travail à effectuer.

Allojob.io propose également des services solidaires accessibles gratuitement, comme offrir :

  • son aide pour les courses aux personnes âgées, malades,
  • de son temps à une association,
  • une aide alimentaire,
  • de son temps pour visiter et maintenir un lien social avec des personnes fragiles et/ou isolées : personnes âgées, malades hospitalisés,
  • un toit à un sans domicile ou sans-papiers,
  • une aide administrative aux étrangers ou personnes illettrées.

Prix de l’abonnement permettant de répondre aux annonces pour proposer ses services 9 €/mois.
Pour en savoir plus : www.allojob.io

Petit lexique de géobiologie… Évolution du ressenti chez l’homme moderne

Petit lexique de géobiologie…
Évolution du ressenti chez l’homme moderne

par Philippe Bouchaud
Aide à la conception d’un habitat biotique. Expertises / Formations / Livres

 

© Nimesh Basu / Unsplash.com

DÉFINITION. Jusqu’à l’âge de 7 ans environ, les enfants se fient à leur ressenti, sans préjugé aucun. L’un va détester ou adorer d’emblée une personne rencontrée pour la première fois, un autre va vous montrer quelque chose que vous ne voyez pas. Caprice ou ressenti direct, imagination ou vision réelle… à chacun d’apprécier selon ses croyances.

Puis arrive l’âge de l’apprentissage, de l’éducation. Tout doit devenir rationnel, visible, explicable. Et l’enfant – en règle générale – perd cette spontanéité innée au profit de l’analyse, du concret, du palpable. C’est la victoire de l’hémisphère gauche sur le droit.

Il existe une 3e période pour certaines personnes (de plus en plus nombreuses), vers 40 ou 50 ans. Elles se sont rendu compte, au fil des années, que leurs premières impressions – sans analyse objective – se sont très souvent révélées justes, alors qu’elles les avaient gommées après s’être entendu dire : « Mais tu ne connais pas cette personne, comment prétends- tu la juger ? »

Car elles ont fréquemment aimé ou détesté certains lieux, spontanément, sans raison objective, alors que les éléments concrets auraient dû leur faire penser le contraire.

MON CONSEIL BIEN-ÊTRE. Souvent, c’est au cours d’un stage que l’on réapprend à écouter, mais aussi à interpréter ses ressentis psychiques ou simplement physiologiques. Quel étonnement de constater que l’on n’avait jamais perçu les réactions de son corps et, pourtant, qu’une simple attention suffit : impression de lourdeur à certains endroits ou de légèreté à d’autres. Un exercice dans une cheminée cosmo-tellurique est toujours une découverte enthousiasmante : sans bouger, notre stabilité varie au même rythme que le phénomène. De même, pour le côté psychique, certains lieux nous oppressent et d’autres nous paraissent sereins.

Nous voilà alors réconcilié-e avec notre hémisphère droit, pour une utilisation plus complète de notre cerveau.

Philippe Bouchaud – GCB Conseils
www.geobiologie-pb.com
info@geobiologie-pb.com
06 15 21 18 74

Lancement de l’application Irokko en France

Lancement de l’application Irokko en France :
compensez votre empreinte carbone en plantant des arbres

Lancée en janvier 2020 au Canada, Irokko est une application mobile grâce à laquelle chaque citoyen peut calculer ses émissions de CO2 et les compenser en plantant des arbres.

Accessible sur les plates-formes Android/iOS et disponible en 6 langues, l’application gratuite Irokko permet de calculer facilement ses émissions carbone et de les compenser en plantant des arbres dans l’une des 6 régions françaises hébergeant des projets de reboisement, en partenariat avec les coopératives forestières locales de l’union GCF (Groupe Coopération Forestière).

Chaque arbre planté en France est au prix unique de 5 €, comprenant le coût du plant, sa mise en terre, son entretien par des professionnels forestiers, ainsi que la gestion et le développement de la plate-forme. Lorsque la plantation est effectuée, l’utilisateur reçoit la photo et la géolocalisation de son ou ses arbre(s). Cette géolocalisation assure un suivi des arbres à 1 an et à 3 ans après le reboisement et offre le moyen de partager son expérience avec la communauté Irokko et ses proches.

Plus qu’une application, c’est un appel citoyen pour planter des arbres en France et dans le monde, avec fiabilité et transparence, en s’appuyant sur les compétences de centres de recherche universitaires partenaires.

Les projets Irokko sont additionnels et ne se substituent pas au mécénat forestier ou aux programmes labélisés bas carbone. C’est une nouvelle forme d’engagement simple et efficace pour lutter contre le changement climatique en choisissant de planter des arbres proches de chez soi ou sur un autre continent.

Pour agir de façon citoyenne contre le changement climatique, téléchargez l’application : https://irokkoapp.com

Le tour de France des maisons écologiques

éco Livres

Le tour de France des maisons écologiques
de Mathis Rager, d’Emmanuel Stern
et de Raphaël Walther

Deux architectes et un anthropologue sont partis sur les routes de France à la recherche de la maison écologique idéale. Sur 30 constructions visitées, ils en ont choisi 12 particulièrement emblématiques de leur mode de construction (bauge, yourte, conteneurs, paille porteuse, briques de bois, béton de chanvre, terre coulée…) et les ont analysées en détail. Dessins, chiffres-clés, interviews des habitants – pour la plupart autoconstructeurs – et avis d’experts, tout a été mis en place pour produire une étude éclairante sur ces projets alternatifs. En partant de ce macrocosme que représente une maison individuelle, les 3 enquêteurs débouchent chaque fois sur les interrogations globales suscitées par la crise environnementale à l’échelle de la planète. Ils pointent les bonnes solutions et débusquent les fausses bonnes idées…

À l’arrivée, ils ont recensé quantité d’initiatives passionnantes qui inventent les nouvelles méthodes de construction à adopter pour sortir de la standardisation industrielle du BTP et de son impact dévastateur sur l’environnement.

Éditions Alternatives – 240 pages – 24,90 €

Maison écologique : construire ou rénover ?

Maison écologique :
construire ou rénover ?

de Claude Lefrançois

Les bonnes questions à se poser

Avant de se lancer dans un projet immobilier, il faut se poser les bonnes questions, à commencer par le choix du neuf ou de l’ancien.

Ce livre est un outil de diagnostic qui permettra à chacun de décider en connaissant les bases de l’habitat écologique et les points cruciaux à prendre en compte.

Mieux que des solutions toutes faites, il pose les contraintes et objectifs pour réaliser son projet en toute pertinence.

Édition Terre vivante – 256 pages – 25 € (Parution le 22 septembre 2020)

Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif déplacées en septembre

Portes Ouvertes de l’Habitat Participatif
déplacées en septembre

Connaissez-vous vos voisins ? Échangez-vous des services entre vous ?  Partagez-vous du temps et des espaces ensemble ?
L’entraide et la solidarité au coeur de nos immeubles, de nos quartiers, de nos villages… Et si le pari des dynamiques collectives était la solution ?

Si le confinement n’a pas permis de maintenir les Portes Ouvertes Européennes de l’Habitat Participatif au mois de mai, la 7e édition se tiendra cette fois-ci en septembre.

Cette année, le groupe de travail qui se charge de préparer cet événement vous propose le thème 1 000 façons d’habiter son quartier, qui illustre le rapport étroit qui se tisse entre les groupes d’habitants et leur quartier : réseaux locaux, associations…

Ce changement de date sera également l’occasion de nouer un nouveau partenariat avec la Fête des Possibles, qui donne à voir l’ensemble des initiatives en faveur de la transition citoyenne et écologique et qui se tient, elle aussi, sur la 2e quinzaine de septembre.

Comme tous les ans, les groupes/projets d’habitat participatif et d’oasis sont invités à ouvrir leurs portes ou à créer des événements pour faire découvrir l’habitat participatif. En parallèle et en lien avec les groupes, les associations et structures de l’habitat participatif organiseront des temps forts régionaux.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur : www.habitatparticipatif-france.fr

Tous en forêt les 2 et 3 octobre 2020

Tous en forêt les 2 et 3 octobre 2020

Avec la 1ère édition du Festival des Forêts d’Île-de-France
Le 1er week-end d’octobre, la région francilienne se met au vert et vous invite à découvrir les particularités de ses forêts à travers débat, visites et animations.

Organisée par FIBois Île-de-France (ex- Francîlbois), la 1ère édition du Festival des Forêts a pour vocation de tisser des liens entre le grand public et la filière forêt-bois francilienne, les professionnels et amoureux de la forêt et du bois.

Le festival ambitionne de mettre en lumière la diversité des forêts franciliennes et les différents rôles qu’elles jouent – elles possèdent de nombreuses fonctions, notamment environnementales : stockage de carbone, lutte contre l’érosion des sols, régulation de la température, réserve de biodiversité ; ou encore économiques, avec la production de matériaux et d’énergie renouvelables, qui alimentent une filière locale non délocalisable, en remplacement d’autres matériaux et énergies plus polluantes.

Les forêts franciliennes jouent ainsi un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique ; mais leur devenir est mis en péril par ce même phénomène, dont les événements extrêmes – comme les sécheresses, les attaques de parasites – menacent la durabilité. L’enjeu du renouvellement des forêts franciliennes constitue donc un point majeur, que le festival s’attachera également à présenter. Les visites en forêts ont pour objectifs d’éclairer sur la nécessité de renouveler les essences, afin d’adapter ces espaces naturels aux changements actuels et à venir, de préserver ces écosystèmes et d’assurer leur viabilité à long terme.

Vendredi 2 octobre 2020 :
Participez au Tribunal pour les Générations Futures

Un grand débat théâtralisé et participatif marquera le coup d’envoi du festival. Ainsi, dans une salle parisienne, le public prendra part au Tribunal pour les Générations Futures, autour de la controverse Couper des arbres détruit- il la forêt ?

Samedi 3 octobre 2020 :
Rendez-vous en forêts franciliennes

Vous êtes invité-e à appréhender les forêts franciliennes à travers des animations pour échanger autour des rôles essentiels que celles-ci jouent dans votre quotidien :

– Visites et découvertes de l’écosystème forestier, avec les gestionnaires forestiers, dans des forêts privées et publiques. Ces visites sont l’opportunité de mieux cerner les enjeux de la gestion sylvicole et le rôle des écosystèmes forestiers, notamment dans la lutte contre le changement climatique.

– Présentation des savoir-faire et des métiers de la filière forêt-bois, avec des visites d’ateliers de transformation du bois et des rencontres avec des charpentiers, sculpteurs et autres professionnels, qui permettront au grand public d’en apprendre davantage sur ces métiers de passion, ainsi que faire le lien entre la gestion durable des forêts et la production de biens respectueux de l’environnement.

– Animations culturelles et artistiques, avec des ateliers et performances artistiques qui offrent aux visiteurs l’occasion de s’évader et d’expérimenter leur sortie en forêt d’une manière différente, en faisant appel à leurs sens et en vivant de nouvelles expériences.

Plus d’infos sur www.francilbois.fr

Les capteurs solaires à air

Les capteurs solaires à air SOLARVENTI

par Sylvain Bouhot

Totalement autonomes et fonctionnant avec un rayon de soleil, ils permettent de conforter un bâtiment en soufflant un air tempéré, voire chaud, pour réduire les frais de chauffage, ventiler ou diminuer fortement l’humidité ambiante.

La gamme spécifique G, alimentée à partir du 230 v, transformé en 12 v, permet un fonctionnement diurne et nocturne, un démarrage à température programmée, à heures convenues, le jour pour apporter de l’air réchauffé et la nuit pour souffler de l’air plus frais en provenance de l’extérieur.

Coût de fonctionnement estimé raisonnablement : 15 à 18 €/an.

Les tarifs de cette gamme G viennent de baisser… C’est peut-être le moment de vous intéresser à ces systèmes, qui équipent maintenant plus de 1 800 clients.

Sylvain Bouhot
CAPT’AIR SOLAIRE
Importateur-distributeur exclusif SOLARVENTI depuis 2010.
www.captairsolaire.com – 06 33 87 77 95

La propriété collective pour bien vivre et bien vieillir à la campagne

La propriété collective pour bien vivre et bien vieillir à la campagne
La coopérative d’habitants Le Champ Foulon à Saint-Cyr-en-Arthies

par Rabia Enckell – Courtoisie urbaine
Accompagnateur de projets immobiliers participatifs

Dans le petit village de Saint-Cyr-en-Arthies (Vald’Oise), le groupe d’habitants de l’écohameau du Champ Foulon réinvente les modes d’habiter à la campagne, au coeur du Parc naturel régional du Vexin français. Si l’implication et la solidarité structurent l’ensemble des éléments de programmation de tout l’écohameau et ses 27 maisons, la propriété n’en est pas moins innovante, car poussée jusqu’à être solidaire et collective pour un des lots.

En effet, un lot proposé par l’écohameau sera porté par une coopérative d’habitants, régie selon les dispositions de la loi de 1947, portant statut de la coopération : 9 maisons, accolées, du T2 au T5, et une grande diversité de locaux et d’espaces ouverts seront en propriété collective. La coopérative d’habitants, constituée pour le projet, sera propriétaire de l’ensemble et en donnera la pleine jouissance à ses sociétaires. Chacun, en acquérant des parts sociales et en s’acquittant d’une redevance mensuelle, disposera individuellement de son logement et partagera les nombreux communs, devenus possibles avec un montage coopératif.

Inspiré des Baugruppen (habitats groupés) allemands, le modèle de société coopérative d’habitants a pour objet de « fournir à ses associés personnes physiques la jouissance d’un logement à titre de résidence principale et de contribuer au développement de leur vie collective » (article L 201-2 du code de la construction et de l’habitation).

Ici, le montage coopératif est à la fois un outil d’implication citoyenne, de développement d’un ensemble immobilier et de financement. Aucun foyer ne recourt à un financement individuel. La capacité de chaque foyer à rejoindre le programme est uniquement liée à son désir de prendre part à un projet non spéculatif et de payer une redevance mensuelle en cohérence avec ses revenus. Ici, c’est le modèle d’exploitation de la coopérative qui la pérennise. Pour développer son projet, la coopérative valorise l’épargne collective et peut faire appel à des financements tiers.

Les coopérateurs habitants et les coopérateurs investisseurs éthiques, non-habitants, portent une solution de montage taillée sur les capacités financières des futurs résidents, leurs besoins en surfaces et en usages et équipements mutualisés.

Ici, le logement est considéré dans sa fonction première : habiter avec dignité et confort, et les futurs voisins sont une belle opportunité pour mener à bien une initiative à fort impact social, à court et long termes.

La coopérative Le Champ Foulon, accompagnée par Courtoisie Urbaine, réunit une grande diversité de foyers et répond indirectement à un enjeu de taille en milieu rural : comment apporter du service, la culture et contourner la dépendance à la voiture individuelle, quand on est éloigné des centres urbains ? En apportant une solution, la coopérative résoud également la problématique d’un autre sujet d’actualité : bien vieillir à la campagne.

Ces foyers pionniers, qui ne se connaissaient pas auparavant, ont appris à porter un projet en commun, se forment continuellement aux techniques inhérentes à l’opération et poursuivent leur chemin. Lancement des travaux début 2021 !

Pour les contacter : contact.lechampfoulon@gmail.com

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