Environnement

L’écolomag N° 79

Septembre – Octobre 2020

Natexpo : le 1er rendez-vous du secteur qui défie la crise !

Natexpo : le 1er rendez-vous
du secteur qui défie la crise !

Natexpo sera le premier grand rassemblement des professionnels de la bio après le début de la crise de la Covid-19, les 21 et 22 septembre prochain à Eurexpo Lyon. Un moment de retrouvailles pour tous les acteurs du secteur bio, français et internationaux, pour faire le point sur une situation inédite.

Cette crise a été un catalyseur de tendances, déjà exprimées en filigrane ces dernières années, et a donné un coup d’accélérateur à la consommation de produits bio.

Les Français ont soudainement multiplié les repas à la maison et beaucoup ont fait le choix de cuisiner bio. Dans la grande distribution, les ventes de produits certifiés ont fait un bond de 63 % en valeur sur la première semaine de confinement par rapport à la même période en 2019, allant jusqu’à dépasser de 23 points l’essor des produits conventionnels1.

En magasin bio, le panier moyen a augmenté d’environ 55 % sur cette période, comme l’ont constaté 95 % des professionnels interrogés lors d’une récente enquête initiée par Bio Linéaires et Ecozept, soutenue par Natexbio et Synadis Bio, en partenariat avec Biopanel2.

En recherche d’authenticité, de proximité et de qualité, les consommateurs ont trouvé leur bonheur auprès des produits bio. Ces derniers, souvent issus de productions locales, ont été généralement sujets aux ruptures. Une fois encore, ils ont ainsi prouvé leur importance et confirmé leur place incontournable sur le marché.

Par ailleurs, face aux contraintes du confinement, les distributeurs bio ont su s’adapter pour proposer des solutions à leurs clients. Près d’1/3 des magasins bio sondés a mis en place des modes de vente à distance : click & collect, drive, livraison à domicile, paniers types…

Véritable reflet de cette vitalité, Natexpo sera l’occasion de faire un tour d’horizon complet de toutes les nouvelles tendances bio et écologiques, qu’elles soient françaises ou européennes, que les industriels et distributeurs vont devoir satisfaire.

Près de 700 exposants sont attendus pour ce rendez-vous incontournable des acteurs de la bio français et européens. 10 000 visiteurs devraient arpenter les allées de ce premier rendez-vous de la filière.

1- Étude Nielsen 2020.
2- Enquête Bio Linéaires-EcoZept / Natexbio et Synadis Bio / Données de 933 magasins collectées et analysées.

Plus d’informations et badge gratuit sur https://natexpo.com/visiter/votre-badge-visiteur

La Fête de la Nature : la mobilisation citoyenne en faveur de la nature

La Fête de la Nature : la mobilisation citoyenne
en faveur de la nature

Du 7 au 11 octobre 2020

Célébrée depuis 2007, la Fête de la Nature est l’événement « nature » de référence, l’occasion pour des centaines de milliers de Français de mieux comprendre la nature et de vivre une expérience à son contact.

Chaque année, collectivités, entreprises, associations et particuliers proposent des milliers d’animations conviviales, pédagogiques, inédites et gratuites en France métropolitaine et outre-mer. Balades au coeur des grands espaces protégés, observation d’espèces réintroduites, portes ouvertes de refuges pour la faune et la flore, rencontres avec des producteurs agricoles respectueux de la biodiversité, etc. : en 2020, la Fête de la Nature invite petits et grands à découvrir les résultats de multiples initiatives en faveur de la nature, avec un mot d’ordre : Prenons-en de la graine !

Une année de la biodiversité entre parenthèses

2020 aurait dû être l’année des grands rendez-vous internationaux pour la biodiversité. Elle aura finalement été marquée par une crise sanitaire qui questionne plus que jamais la place de la nature dans nos sociétés… Alors que celle-ci retrouvait ses droits pendant quelques semaines, le confinement a été l’occasion, pour un grand nombre de Français-es, de réaliser à quel point la proximité avec elle est indispensable à leur vie quotidienne.

Décalée de mai à octobre, la Fête de la Nature ouvrira et couvrira une semaine dense en rendez-vous citoyens et professionnels dédiés à la biodiversité : les Assises nationales de la Biodiversité, le Congrès des Parcs naturels régionaux, le Printemps BIO ou encore le Jour de la Nuit.

Temps fort dédié à la sensibilisation des publics, en partenariat avec le Congrès mondial de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature –, la Fête de la Nature contribuera particulièrement cette année à faire porter l’attention sur les enjeux de la biodiversité en France et sur la nécessité de reconsidérer le rapport que nous entretenons avec le vivant. Durant 5 jours, des milliers d’animations gratuites sont ainsi organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, mais également les particuliers, qui ouvrent leur jardin secret… Sur tout le territoire français, en métropole comme en outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des événements sont proposés à deux pas de chez vous pour découvrir ou redécouvrir des richesses naturelles souvent insoupçonnées et répondre au besoin de nature des Français après cette période très particulière.

Les participants se verront aussi dispenser des astuces et conseils pour parvenir à des changements rapides et encourageants.

Plus d’infos sur https://fetedelanature.com

Wildlife Photographer of the Year

Wildlife Photographer of the Year

Une centaine de clichés de la nature exposés à la Fabrique des savoirs dès le 19 septembre

Cette année encore, le concours Wildlife Photographer of the Year – organisé par le Musée d’histoire naturelle de Londres et le magazine BBC Wildlife – a rencontré un immense succès avec la participation de plus de 48 000 photographes de tous âges, amateurs et professionnels, venus d’une centaine de pays différents.

La Fabrique des savoirs à Elbeuf-sur-Seine présente le résultat du concours sous la forme d’une exposition des 100 plus belles photographies sélectionnées par un jury international, sur la base de critères précis : à la créativité, l’originalité et la qualité technique se mêle ainsi le regard des artistes, qui, par leur travail, révèlent leur vision et leur interprétation de la nature. Les images du concours visent en effet à sensibiliser le public aux menaces pesant sur la biodiversité de notre planète. Toutes invitent le public à découvrir sa beauté et sa diversité, mais aussi sa grande fragilité (les spécimens présentés sont pour la plupart issus d’espèces locales, certaines disparues, d’autres à l’avenir incertain).

Cette année, pour la première fois, c’est sous un format inédit que le public pourra découvrir les clichés sélectionnés : ils seront exposés en parallèle à plusieurs spécimens taxidermisés issus des collections des musées de la Métropole Rouen Normandie ; certains d’entre eux correspondent d’ailleurs à des animaux photographiés, comme par exemple le puma ou la marmotte.

L’occasion pour les visiteurs de se sensibiliser à la diversité animale et à sa préservation.

Du 19 septembre 2020 au 7 mars 2021, la Fabrique des savoirs à Elbeuf-sur-Seine (Métropole Rouen Normandie)

Plus d’infos : https://lafabriquedessavoirs.fr

Des émincés pour chat débarquent chez Felichef bio !

Des émincés pour chat débarquent chez Felichef bio !

Après l’arrivée des friandises début 2020, Canichef BIO et Felichef BIO, les premières marques françaises d’alimentation bio pour chiens/chats, lancent une nouvelle gamme d’émincés bio en sauce pour chat et chat stérilisé.

Deux références à la volaille et au saumon, conditionnées en pack de 12 x 85 g, sont déjà disponibles dans de nombreux points de vente*.

Ces nouveaux produits viennent compléter les gammes Canichef BIO et Felichef BIO, proposant ainsi une gamme bio complète avec des croquettes, des terrines + mousses, des friandises et des émincés pour nos amis à 4 pattes, tout en gardant notre ADN :

– Fabrication 100 % française, avec des matières premières françaises.

– Respect de l’environnement : gamme et unité de production certifiées BIO par Ecocert.

– Santé animale : le premier ingrédient de nos recettes est la viande de volaille BIO française, élevée en plein air, un délice !

Autre innovation : la majorité des sacs Canichef BIO et Felichef BIO est maintenant recyclable afin de préserver toujours plus notre planète tout en valorisant nos déchets.

Rendez-vous dans votre magasin bio proche de chez vous* ou sur le site www.felichefbio.fr pour retrouver nos produits et pour plus d’informations.

* Liste des points de vente partenaires sur le site www.felichefbio.fr

Je soutiens la campagne de Greenpeace pour une agriculture durable et écologique

Je soutiens la campagne de Greenpeace
pour une agriculture durable et écologique

Pour préserver notre santé et le climat, il est essentiel de consommer local et de saison :

– Les produits hors saison sont cultivés dans des serres chauffées, très énergivores. Une tomate de saison, par exemple, émet 10 fois moins de CO2 que la même tomate cultivée en hiver.

– Consommer de saison, c’est profiter de tous les bienfaits nutritionnels du produit. Chaque fruit ou légume répond à un besoin du corps humain pendant la saison où il est récolté.

– Consommer de saison, bio et local participe à la réduction de l’impact carbone de notre alimentation. Les fruits ou légumes hors saison et importés sont souvent transportés soit par avion, soit par bateau, puis par camion sur de longues distances dans des conditions permettant leur conservation (réfrigération, climatisation).

– La crise sanitaire est un nouvel exemple nous montrant combien il est important d’avoir une agriculture résiliente, locale et de saison. Ce n’est qu’avec ce modèle agricole que nous pourrons soutenir les agriculteurs et agricultrices français. Il est temps se tourner au maximum vers les fruits et légumes de saison !

Pour soutenir le travail de Greenpeace, qui vise, entre autres, à sensibiliser citoyens et citoyennes à l’importance de ce qui se trouve dans leurs champs et leur assiette, vous pouvez agir avec eux pour la transition écologique en faisant un don, quel que soit le montant. Pour rappel, Greenpeace est financée à 100 % par les dons de particuliers, sans aucune subvention d’État ou d’entreprise. Votre soutien lui offre le moyen d’agir en toute indépendance pour la promotion d’un modèle d’alimentation durable et écologique.

Et pour vous remercier, selon le montant de votre don, vous recevrez une contrepartie 100 % respectueuse de l’environnement en édition limitée : un autocollant aux couleurs de la campagne, un calendrier des fruits et légumes de saison et 2 livrets de recettes.

Bon à savoir

Tous les dons faits à Greenpeace ouvrent droit à une réduction fiscale de l’impôt sur le revenu. Cette réduction est égale à 66 % du montant de votre don, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Le passage au prélèvement à la source ne modifie pas la réduction d’impôt liée aux dons à Greenpeace.

Pour faire un don : www.greenpeace.fr/je-soutiens-une-alimentation-de-saison

Une nouvelle technique pour déceler le plastique dans le corps humain

Une nouvelle technique pour déceler
le plastique dans le corps humain

Des scientifiques ont développé une nouvelle technique permettant de découvrir les particules de plastique qui pourraient être présentes dans le corps humain.

Mise au point par des scientifiques américains, la méthode a été dévoilée mi-août lors d’une réunion de l’American Chemical Society (Société américaine de chimie). Cette avancée servira à d’autres équipes pour établir des protocoles afin de rechercher des traces de plastique dans le corps et les organes humains. Les microplastiques désignent les particules de plastique au diamètre inférieur à 5 millimètres et les nanoplastiques celles au diamètre inférieur à 100 nanomètres. Invisibles à l’oeil nu, ces particules se trouvant dans l’environnement, l’eau et la nourriture résultent de la dislocation des déchets plastique. Pour le moment, elles n’ont pas encore été formellement identifiées dans les organes humains. La nouvelle technique, que les tests ont validée, décèle des dizaines de types de plastique différents dans les tissus. L’utilisation de cette méthode permettrait de mesurer l’impact sanitaire de la pollution plastique.

L’identification des microplastiques présents dans l’organisme facilitera ensuite l’étude des risques sanitaires potentiels. Selon les résultats de recherches en laboratoire, les microplastiques pourraient, en effet, avoir des conséquences sur l’infertilité et être à l’origine d’inflammations, de maladies neurodégénératives et de cancers.

Source : www.goodplanet.info

Guide des mouvements zéro

éco Livres

Guide des mouvements zéro
de Justine Davasse

Pour un futur (enfin) désirable

Loin de se réduire au zéro déchet, les mouvements zéro touchent tous les domaines de la vie privée et publique afin de transformer le monde en profondeur.

Ce livre met en lumière bon nombre d’initiatives possibles pour s’engager au quotidien. Ici, Justine Davasse propose une nouvelle grille de lecture du monde dans lequel nous vivons : l’électronique et ses leurres, le voyage et ses alternatives, et le militantisme, clé de voûte pour enfin se faire entendre. Entre désobéissance civile, jury citoyen et sabotage, elle prône une action directe pour sortir de l’individualisme et prendre conscience de son pouvoir d’action. Avec ce livre, elle vous invite à vous réapproprier toutes les problématiques environnementales grâce à des exemples précis et chiffrés, des actions incontournables à l’échelle individuelle et collective ou encore des défis pour les plus téméraires.

AU SOMMAIRE
1- Le zéro déchet
Ce que disent les tonnes de déchets que nous produisons de notre consommation, de nos habitudes de vie et pourquoi nous consommons autant. Fonctionnement et dysfonctionnements de la filière du recyclage. Importance du collectif pour réussir la transition zéro déchet, première réponse pour lutter contre la pollution et le dérèglement climatique.

2- La santé et le bien-être
Tour d’horizon des origines des pollutions qui impactent durablement notre santé et la biodiversité, des différents régimes alimentaires moins gourmands en carbone et des pratiques innovantes pour se reconnecter à la nature. Point sur ce qu’est l’éco-anxiété, trouble psychologique qui touche de plus en plus de monde.

3- Le plastique
Les grandes marques ont rendu le consommateur dépendant au plastique à usage unique. Point sur l’industrie de l’emballage, qui a compris depuis longtemps que le plastique était rentable. Aberration écologique de cette matière et les nombreuses initiatives municipales ou individuelles pour limiter son usage.

4- L’alimentation durable
L’apparition des grandes surfaces a rendu possible l’achat de nourriture à n’importe quel moment et à toutes les saisons, favorisant ainsi le gaspillage alimentaire. Plaidoyer pour un retour à des formes de production-consommation locales, à moins d’intermédiaires, à une revalorisation des petits producteurs et des pratiques agricoles vertueuses.

5- L’économie
La décroissance choisie et politiquement organisée est désirable. Elle entend améliorer la vie en produisant moins mais mieux. Sortir de l’abondance, repenser le travail, favoriser les monnaies locales et libres, repenser le troc et le don : les champs de réflexion sont nombreux pour sortir du système économique et politique néolibéral actuel.

6- L’énergie
Notre société, notre confort dépendent de ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon, bois…) que nous ne cessons de puiser toujours plus alors qu’elles se raréfient. Notre modèle énergétique actuel n’est pas soutenable. Point sur les énergies renouvelables, la révolution des transports à mettre en oeuvre et la nécessité de limiter notre consommation matérielle.

7- L’électronique responsable
Impact social de la surexploitation des sols au profit du numérique/de l’électronique et conséquences géopolitiques. La dématérialisation a aussi une réalité physique (data centers gourmands en énergie, électronique non recyclable…). Il existe des alternatives : acheter du neuf éthique, limiter le nombre d’écrans, refuser la 5G, privilégier les achats de seconde main.

8- Voyager durable
Le tourisme est responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre et de la destruction des paysages. Apprendre à concilier voyage et zéro déchet en voyageant autrement, moins loin, moins souvent ou plus longtemps.

9- Politique : démocratie participative
et militantisme
Seules les actions politiques choisies collectivement et démocratiquement pourront changer les choses en matière de justices sociale et climatique. Les leviers à actionner : repenser ce que doit réellement être une démocratie représentative, développer la démocratie participative, s’interroger sur la désobéissance civile…

Pour chaque chapitre, on retrouve :
– Les idées reçues : des arguments et des exemples qui viennent contredire des idées reçues en lien avec le thème.
– Les incontournables pour agir à son échelle : des actions faciles à mettre en place (s’habiller avec des vêtements de seconde main, upcycler, composter).
– Les challenges pour les plus téméraires (se présenter à des élections avec une liste citoyenne, monter sa conférence gesticulée, monter des actions de dépollution).
– Ce qui est fait en France et ailleurs dans le monde : rappel des lois, des engagements politiques existant sur le sujet du chapitre, mais aussi les projets, les actions, les associations mis en oeuvre ailleurs.

Éditions Tana – 192 pages – 16,90 €
(Parution le 17 septembre 2020)

La Bio : un avenir pour tous

La Bio : un avenir pour tous
de Philippe Bramedie

Le projet de société accessible et bénéfique à tous

Améliorer la santé, l’économie et l’environnement, voilà tous les bénéfices que la Bio nous promet pour demain et nous offre déjà. En développant la production et la consommation de produits bio, on augmente le niveau de vie des agriculteurs, on développe un nouveau mode de production agro-alimentaire et de nouveaux circuits de distribution. Mais un avenir plus bio, c’est aussi la fin de l’utilisation de produits néfastes pour la nature, le respect des saisons et l’optimisation des circuits courts, qui réduisent les émissions de CO2. Enfin, le label bio est le meilleur moyen de s’assurer que les produits que nous consommons auront des effets bénéfiques sur notre santé, notre équilibre alimentaire et notre merveilleuse planète.

Cet ouvrage raconte, au travers du parcours de Philippe Bramedie et de sa passion pour la Bio, comment elle peut devenir un réel projet de société accessible et profitable à tous.

Éditions Cherche midi – 144 pages – 18 €

Les immergés, une pièce de théâtre écolo sur la montée des eaux

éco théâtre

Les immergés, une pièce de théâtre écolo
sur la montée des eaux
À La Folie Théâtre Paris (11e), du 27 août au 7 novembre 2020
(les jeudis, vendredis et samedis à 21 h 30)

Les immergés est un spectacle tout public, drôle et touchant, sur le thème de la montée des eaux : en 2081, 6 jeunes réfugiés climatiques européens tentent de rejoindre les monts Oural pour fuir la montée des eaux. Primé par le Cours Florent, coup de coeur de Ma Petite Planète et de La Fourmilière, lauréat du concours de création théâtrale du Crous de Paris, ce spectacle retrace le périple d’une bande de jeunes réfugiés climatiques européens en 2081. Une pièce de théâtre qui vous fera rire autant qu’elle vous en apprendra sur l’environnement ! Une comédie sur la réalité qui nous attend et les moyens de l’éviter.

Texte : Aurore Streich – Mise en scène : Laurela Delle Side – Avec (en alternance) : Mila Besson, Sophie Condette, Laurela Delle Side, Victor Hanna, Alexandru Liger, Maxime Meston, Alexis Ruotolo, Thomas Sagot, Aurore Streich – Page Facebook : “Compagnie La Récré”

Offre spéciale : 2 places à gagner pour le jeudi 24 septembre ! Envoyez vos coordonnées par e-mail sur fanny@ecolomag.fr en précisant vos prénom, non et numéro de téléphone. Les 2 places seront réservées pour le ou la plus rapide d’entre vous.

L’immunité Nos défenses naturelles par Jean-Marc Réa

L’immunité
Nos défenses naturelles

par Jean-Marc Réa

Jean-Marc Réa a créé en 2001 les produits AYur-vana : « Ayur » pour « vie » et « vana » pour « source, fontaine ». Passionné d’Ayurveda, il parcourt les routes de l’Inde où ses amitiés avec des médecins ayurvédiques lui ont permis d’affiner ses connaissances sur cette science, autant médecine traditionnelle qu’art de vivre. La vocation d’AYur-vana est de rechercher en Inde les meilleurs végétaux pour élaborer en France des produits de soins et de bien-être éthiques et pour la majorité bio. Les plantes récoltées au coeur des terres indiennes sont contrôlées, analysées et conditionnées en France sous différentes formes galéniques : gélules, liquides, crèmes, infusions, épices…

© Stock.Adobe.com

Les défenses immunitaires

Que peut-on faire pour protéger et renforcer nos défenses immunitaires ? C’est une question d’actualité que nous nous posons tous par les temps qui courent. En médecine, l’immunité est la capacité d’un organisme à se défendre contre des substances étrangères, comme les bactéries, virus ou parasites. L’immunité acquise, contrairement à l’immunité innée, se développe suite à une agression de l’agent (virus, bactérie ou parasite) qui l’a induite.

L’organisme apprend donc à se défendre contre cet agent et sa deuxième réponse est généralement supérieure à la première.

L’immunité acquise se caractérise donc par une mémoire immunitaire.

Nos défenses immunitaires ont besoin d’être chouchoutées. Consommer des fruits et légumes riches en vitamine C, rechercher dès que possible le calme et le repos, dormir suffisamment, se prémunir du stress, pratiquer une activité physique régulièrement, sont autant de solutions pour renforcer nos défenses immunitaires.

Les plantes au secours de notre système immunitaire

Les plantes sont elles aussi confrontées à de multiples désagréments dans leur environnement. Les bactéries, virus et parasites recherchent, tout comme les animaux, l’énergie et les nutriments qu’absorbent les plantes. Ces dernières ont par conséquent élaboré des mécanismes de défense très perfectionnés pour se protéger. Il n’est pas ridicule de penser que les mêmes agents chimiques qui protègent les plantes peuvent accroître notre immunité. Traditionnellement les Indiens, mais aussi les Amérindiens et les Chinois ont utilisé les plantes pour renforcer leur immunité. Durant ces dernières années, de nombreuses expérimentations ont confirmé qu’un grand nombre d’entre elles ont une action sur le système immunitaire.

L’échinacée d’Inde

L’échinacée d’Inde ou encore nommée andrographis, est l’une des plantes ayurvédiques des plus connues en Europe pour ses effets sur les défenses immunitaires. Même si elle ne détruit pas les microbes, elle a une action stimulante sur le système immunitaire. Bien que certains phytothérapeutes conseillent de prendre l’échinacée durant toute la saison froide porteuse de rhumes, grippe et autres infections, on ne connaît pas bien la façon la plus efficace de l’employer. Toutefois, il est prouvé que son efficacité diminue si vous l’utilisez plusieurs jours après le début des symptômes, c’est pourquoi il faut commencer un traitement dès l’apparition d’une affection et continuer durant dix à quinze jours.

Ashwagandha

Le Withania somnifera, plus connu sous son nom sanscrit Ashwagandha, est l’une des plantes les plus populaires de la pharmacologie ayurvédique. Elle s’est révélée efficace pour agir sur le système immunitaire et d’après plusieurs études, il semblerait qu’elle diminue les effets toxiques de certains produits chimiques grâce à son action antioxydante. Par ailleurs, c’est une plante adaptogène, c’est-à-dire qu’elle est à la fois revitalisante et calmante. Elle est très appréciée en Inde pour ses propriétés stimulantes sur la libido. Enfin, comme le suggère une partie de son nom somnifera, elle facilite l’endormissement.

Le Guduchi

Le Guduchi est une autre plante ayurvédique qui commence à être connue en France. Son nom latin est Tinospora cordifolia. Elle renforce l’immunité cellulaire et stimule la production d’anticorps. Elle est utilisée traditionnellement comme régénérant pour se rétablir des maladies fébriles ou infectieuses.

Ojas, l’énergie essentielle du système immunitaire

Selon les principes de l’Ayurveda Ojas est l’énergie essentielle du système immunitaire. Il signifie littéralement « vigueur ». Il est l’essence subtile du système reproducteur et de toutes les sécrétions vitales. Il est le concept ayurvédique du fluide originel à la base de toutes nos aptitudes physiques. Ojas n’est pas une substance physique, il existe au niveau subtil dans le chakra du coeur (point de jonction des canaux d’énergie). Il procure une bonne santé lorsqu’il est en quantité suffisante et, s’il diminue de façon trop importante, les maladies peuvent apparaître plus facilement. En termes contemporains, nous pouvons dire qu’il est similaire à l’énergie essentielle du système immunitaire.

Ojas diminue si vous ressentez de la colère, du chagrin, de la faim, de l’anxiété ou encore si vous êtes surmené(e). Les conséquences ne se font pas attendre, la peur s’installe, vous vous affaiblissez, vous êtes tourmenté(e), vos sens sont perturbés, les qualités telles que la patience et la foi disparaissent. Une hygiène de vie qui n’est pas naturelle, la consommation d’aliments dévitalisés, d’alcool, de drogue ou autres stimulants sont autant de comportements à éviter si l’on ne veut pas diminuer Ojas. Il est réapprovisionné par la consommation de lait, de ghee (beurre clarifié) et de plantes toniques particulières telles que l’Ashwagandha, le Shatavari et le Guduchi.

 

Nos émotions facteurs de stress

© Stock.Adobe.com

Selon l’Ayurveda il est impossible de soigner correctement notre corps lorsqu’on rencontre des problèmes psychologiques ou émotionnels, ces derniers prenant généralement le pas sur les facteurs physiques. Un patient peut suivre un régime adéquat, mais s’il est mentalement agité ou s’il a une attitude négative par rapport au traitement, celui-ci risque de ne pas être efficace.

Les principaux problèmes psychologiques, douloureux ou perturbants, sont de nature émotionnelle, comme la peur, la colère, le désir, le chagrin, la jalousie…

L’Ayurveda nous propose de gérer correctement nos émotions, pour développer celles qui sont positives, maîtriser les négatives et ainsi limiter le stress qui peut nous envahir.

De nos jours de nombreux psychologues préconisent d’exprimer ses émotions cachées ou réprimées pour s’en débarrasser. Il est exact que toutes les émotions qui sont bloquées en nous doivent en sortir, tout comme les toxines du corps pour recouvrer la santé. Toutefois, chez certaines personnes, l’expression de leurs émotions peut aggraver ces dernières. La connaissance des caractéristiques ou qualités de chaque dosha nous permet de comprendre ces phénomènes.

Les personnes Kapha

Il est préférable que les personnes Kapha expriment leurs émotions parce qu’elles ont une énergie émotionnelle qui tend vers la lourdeur et le blocage. Elles ne font pas face à leurs émotions, elles sont en général gentilles ou trop confiantes pour affronter leurs émotions négatives. L’expression de leur colère ou autres émotions perturbantes peut les aider à soulager leurs blocages et favoriser leur guérison émotionnelle.

Les personnes Pitta et Vata

Par contre les personnes Pitta et Vata doivent apprendre à contrôler leurs émotions. Les Pitta extériorisent tout particulièrement leur colère, ce qui est nuisible notamment en présence de personnes de type plus sensible. Les Pitta ont des difficultés à extérioriser leurs émotions positives de reconnaissance et d’amour, ils doivent apprendre à les exprimer. Les Vata sont les plus exposés au stress. Ils ont des émotions fluctuantes et excessives. Ils doivent éviter de laisser libre cours à leurs émotions, particulièrement en ce qui concerne la peur et l’anxiété. Leur esprit doit se calmer, ils ont besoin de paix, de stabilité et surtout d’empêcher les fluctuations émotionnelles.

Émotions positives et émotions négatives

Il faut éviter de réprimer nos émotions parce qu’elles ont tendance à ressortir sous forme de réactions subconscientes perturbées. Il faut au contraire les identifier, les considérer et les traiter avec amour et respect, nous devons apprendre à les gérer. Il est souhaitable d’accorder de l’attention à nos émotions positives et d’apprendre à contrôler nos émotions négatives. Ces dernières doivent être libérées, c’est-à-dire donner libre cours à leur énergie prisonnière, pour qu’elles deviennent positives. Cela consiste à transformer les émotions négatives en émotions positives, par exemple transformer la haine en compassion, par des thérapies spirituelles (daiva cikitsa) qui comprennent la méditation, le pranayama (contrôle de la respiration), les mantras, le yoga, la visualisation et les rituels.

Le mécanisme et les effets du stress

Le stress entraîne une accélération des principes sensoriels dits Vata. Ces principes sont les mouvements spontanés du corps comme le rythme respiratoire, la circulation sanguine, le rythme cardiaque, le mouvement digestif et le flux d’informations dans le système nerveux. Le stress n’est pas dommageable en soi et peut nous être profitable, il nous permet d’évoluer, d’être créatif et même de nous dépasser. Les problèmes viennent d’une fréquence trop rapprochée et d’une trop forte intensité sans récupération suffisante. Le stress provoque alors des dommages sur tous les mouvements spontanés évoqués précédemment. Par exemple, la pression sanguine s’accélère, ce qui use les parois veineuses.

Massage décontractant

Les moyens dont nous disposons en Ayurveda pour apaiser le stress sont multiples mais nous commencerons par évoquer les massages. Le stress se traduit par une crispation, les fibres musculaires restent resserrées. Un massage décontractant des muscles aidera à rétablir une circulation sanguine harmonieuse dans toutes les parties du corps. De plus, le massage engendre une détente nerveuse qui répond aux effets que le stress fait subir à l’ensemble des organes. Les massages prodigués par un professionnel sont préférables, mais faute d’un masseur à disposition, prendre cinq minutes tous les matins pour s’automasser est une solution plus simple et qui ne manque pas d’intérêt.

Soin Shirodhara

Un autre type de soins dont nous disposons en Ayurveda pour réparer les effets du stress est le soin Shirodhara. Le principe est de faire couler un filet d’huile sur le front par mouvement de balancier pour réduire l’activité nerveuse et provoquer la détente.

Réguler les excès Vata

Pour l’Ayurveda toutes les préconisations que nous trouvons dans la régulation des excès Vata sont à appliquer pour réduire les effets négatifs du stress :

  • Pratiquer le yoga ou une activité physique.
  • Retirer de son alimentation tous les excitants mais aussi les nutriments acidifiants.
  • Pratiquer quotidiennement des exercices de relaxation ou de méditation.
  • Prendre soin de son corps.

La plante ayurvédique Ashwagandha

Comme pour tout problème de santé, l’Ayurveda propose des solutions grâce aux plantes. L’Ashwagandha est une plante ayurvédique intéressante pour gérer le stress. Elle est adaptogène, c’està- dire qu’elle accroît de manière générale les capacités de l’organisme à s’adapter aux différents stress qui l’affectent. Autrement dit, l’Ashwagandha, comme toutes autres plantes adaptogènes, régule l’activité nerveuse. Les personnes de type Kapha peuvent, tout comme les Vata et les Pitta, utiliser l’Ashwagandha, mais la Centella asiatica est plus adaptée à leur constitution ayurvédique. La Centella asiatica, ou Gotu Kola, aux nombreuses vertus, est utilisée entre autres, depuis des siècles, pour lutter contre l’anxiété et la dépression grâce à l’asiaticoside qu’elle renferme.

Le stress n’est pas une fatalité. Certaines personnes réussissent à le gérer très convenablement, le tout est de le dominer et ne pas le laisser nous envahir.

Jean-Marc Réa

Petites annonces

Si vous désirez passer une petite annonce

Agenda

Prés de chez vous

Trouvez l'actualité écologique de votre région ainsi que les magasins bio qui diffusent l'écolomag autour de chez vous

Partenaires

Suivez-nous
sur Facebook