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Humeurs

L’écolomag N° 70

Édito 70

LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

« Aujourd’hui peut-être, ou alors demain… »

Il semble bien que vos gouvernants aient décidé de faire leur miel de cette vieille ritournelle… en matière d’écologie. Pour l’instant, on se la joue « tranquillou peperon ».

Le glyphosate a encore de belles heures devant lui si l’on se réfère aux dernières déclarations du bien-aimé chef de toutes vos tribus. On va y aller, on va l’interdire, mais on n’est pas prêts. Temps mort, monsieur l’arbitre !

Pour le bio dans les cantines. Pareil, la loi est votée, mais bon, on y va d’un pas de sénateur.

À propos de sénateurs… Pour la vente de graines anciennes, c’est le Conseil constitutionnel qui s’y est collé après avoir été saisi par 60 d’entre eux (LR). Interdite, la vente de variétés de légumes traditionnels ! Après, on s’étonne que quelques esprits chagrins y voient la main des lobbies. Moi, je n’y crois pas, les amis. Je crois que, dans le souci de préserver les fondements de votre société et afin de sauver le bonheur du peuple, il était vital de s’opposer à la vente de tomates anciennes. C’était trop dangereux. C’est rien que des anarchistes, tous ces jardiniers du dimanche qui font pousser la révolution dans leur potager ! Mais, bon, il n’y a pas que du mauvais dans le bio. Demandez aux patrons des grandes surfaces qui se lancent dans le bio « Canada Dry ». Personne ne peut dire que ce n’est pas du bio. Et puis, il y a de la monnaie à prendre. Pas pour les paysans, pas pour le consommateur, mais il y a du pognon au bout. Et tant pis si c’est du bio « low cost » et si les légumes sont sans âme. Tant pis si l’on se la joue limite avec la réglementation. Les marges sont là pour calmer tout le monde. Au pire, on verra ça avec quelques sénateurs et le Conseil constitutionnel. Ils vous aideront à préserver le bien public et l’intérêt de vos concitoyens en standardisant le bio au détriment du bio « à l’ancienne ».

Bien, je m’en voudrais de terminer cette chronique sans une note positive.

La chasse est terminée… pour cette année. Allez, salut, je retourne enfin dans ma forêt.

Naturellement vôtre,

La Chouette

 

« Cachez ce petit triangle que je ne saurais voir ! » France Guillain

Opinions

« Cachez ce petit triangle que je ne saurais voir ! »

France Guillain

Le soleil et la douceur printanière précoces cette année nous rappellent combien notre corps a besoin de ce véritable aliment qu’est le soleil.

Sans soleil, pas de photosynthèse, pas de plantes pour nous nourrir, mais pas seulement : nous avons besoin de manger les UV au travers des fruits, des légumes aériens, des feuilles et de certaines fleurs, comme l’artichaut. Exposer au soleil direct ceux qui ont grandi sous serre ne peut nous faire que du bien.

Comme les plantes, nous aussi sommes avides de lumière solaire et d’UV. Il suffit de voir comment les terrasses sont très vite noires de monde dès le premier rayon ! Notre cerveau archaïque sait que 75 % de nos vitamines D doivent impérativement venir du soleil direct sur peau nue, sans crème ni vêtement.

Nous devons donc sortir de nos maisons, mais aussi de nos vêtements qui sont des caves ambulantes. C’est bien là que commence, pour bien d’entre nous, LE problème !

Jusqu’où se dévêtir et où ?

Si l’on observe les mammifères qui nous entourent, chat, chien, vache, cheval, nous pouvons constater que, tout au long de l’hiver, ils ne manquent pas une occasion de se coucher sur le sol afin d’exposer au soleil direct leur cou pour les besoins de la thyroïde, et leur sexe, car, en une demi-heure d’exposition, le taux d’hormones peut doubler.

Et, nous, que faisons-nous ? Nous enveloppons trop souvent notre cou tout au long de l’hiver, privant la thyroïde des bienfaits de la lumière et nous cachons juste le sexe aux beaux jours !

Pourvu qu’un petit triangle de tissu cache le sexe et l’honneur est sauf ! Mais de quel honneur parle-t-on ?

À combien de centimètres carrés de tissu évalue-t-on la pudeur ?

Dans les pays nordiques, sur les pelouses de la grande et belle ville de Stockholm, on se met totalement nu pour prendre le soleil et aller nager. Aux Pays-Bas comme en Allemagne, on se met nu dans tous les espaces naturels de la ville, parc, bord de rivière. Je n’ai donc pas besoin de prendre à témoin les Papous, les Pygmées ou les Mélanésiens, qui vivent au soleil toute l’année et ont dans la tête et le coeur exactement les mêmes émotions et réflexions sur la vie et leurs enfants que nous.

Les gens des pays du nord sont souvent cités en modèles de civilisation. Et, pourtant, ils peuvent se mettre nus en pleine ville en des lieux naturels sans se faire agresser, sans craindre la police, ce qui est tout ce qu’il y a de plus normal, car un homme (ou une femme) nu(e) est un être fragile, sans carapace, sans aucune protection.

Voilà qui devrait bien conduire à réfléchir à la stupidité du petit triangle qui nous empêche de profiter correctement des bienfaits du soleil. Sans compter que le triangle et sa ficelle sont on ne peut plus inconfortables dès que l’on est sur le sable ou dans l’eau. Essayez de prendre votre bain ou votre douche, ce soir, en maillot de bain !

Le naturisme, en nous permettant de nous débarrasser de ces contraintes inutiles, en nous invitant à l’activité physique en pleine nature et à nous alimenter le plus naturellement possible, est pour le moment la seule possibilité dans notre beau pays de profiter des bienfaits du soleil en toute sécurité, en toute sérénité. Il existe des clubs et des centres naturistes dans toute la France, du nord au sud et de l’est à l’ouest. C’est une activité familiale et sociale extrêmement bénéfique et très bon marché dans les clubs.

Attention : tous nus à la maison, en famille, ce n’est plus du naturisme, mais du nudisme. La représentation symbolique est tout autre ! Les Drs Françoise Dolto et Boris Cyrulnik sont formels : pour les enfants, la nudité en société est excellente, mais ne doit jamais être limitée à la sphère familiale !

Le naturisme est idéal pour mettre en application tous les bons conseils de l’écolomag !

France Guillain

P.S. : Sachez que le bain dérivatif a toujours été enseigné sur les lieux naturistes depuis sa création par des médecins au début du XXe siècle.
Le bonheur d’être nu – Éditions Albin Michel

www.bainsderivatifs.fr
facebook Méthode France Guillain Appli smartphone et IPhone :
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C’est grave, docteur ? par Olivier Guilbaud

C’est grave, docteur ?

Olivier Guilbaud

Réchauffement ou dérèglement climatique, nous n’en sommes plus à l’heure de la sémantique. La température grimpe ! Un malade l’est réellement avec une température à + 2 °C, soit 39 °C. Cela se voit. C’est net. Et, après quelque temps, le retour à un état normal permet de retrouver un 37 °C ; on se dit que, finalement, c’est chouette d’être en bonne santé.

À + 0,5 °C, on ne ressent pas grand-chose, on se dit que ça va passer… C’est bien un paradoxe de l’être humain. Il clame haut et fort que c’est appréciable d’avoir la santé, mais seulement après un épisode souffrant. Et, plus cet épisode est long, plus cette appréciation est décuplée et le conduira à tout faire pour rester en pleine forme ! C’est systématique, vous aussi en avez fait l’expérience.

Alors, si l’on faisait pareil pour la Terre ? Le souci, c’est qu’entre la théorie et la pratique, le retour à la normale n’est plus possible à l’échelle du globe. On le sait, le réchauffement aura des conséquences graves.

Oui, mais, voilà, il faut le « vivre » pour réellement attaquer le problème. Parlez-en aux habitants des îles Kiribati, un archipel de l’océan Pacifique. Ils recherchent un point de chute pour vivre ailleurs car l’eau monte chez eux. Réfugiés climatiques. Eux le vivent. Pas nous. Eux agissent. Pas nous, ou si peu. De nombreuses initiatives sont lancées : projet de taxation du kérosène, projet de fonds financiers dédiés à la lutte contre le réchauffement climatique, diminution de l’énergie fossile pour les datacenters qui nourrissent les milliards de flux web quotidiens… Croisons les doigts.

La multiplication des initiatives individuelles, de personnes, d’entreprises, d’associations, d’élus est la seule réponse optimiste actuelle. Nos décideurs sont bien trop occupés à des échéances de court terme qui ne font pas de place à ces préoccupations, lesquelles, pourtant, nous affecteront tous. Avec cela, les électeurs ne veulent toujours pas comprendre que seules des décisions un peu radicales, allant à l’encontre d’un certain confort de vie, d’une progression du pouvoir d’achat, inverseront la courbe des températures. Et on parle de transition… un terme bien trop doux pour éveiller les consciences.

Les faits nous disent le contraire : il faut une rupture pour éviter justement la rupture de certaines matières premières limitées, une révolution copernicienne sur les taxes et les labels. Un produit normal ? Un produit respectueux de l’environnement, neutre en carbone, démontable, réparable, avec une TVA réduite.

Et si le conventionnel de demain, c’était le bio d’aujourd’hui ? La résignation n’est pas une option. À nous de promouvoir des solutions viables, sans attendre d’être au pied du mur !

Olivier Guilbaud

Co-dirigeant du Laboratoire Science & Nature

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature