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Humeurs

L’écolomag N° 73

Édito 73

LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

« Vous n’êtes pas assez matures » Greta Thunberg (16 ans)

 

On me dit que Greta Thunberg est trop jeune, que cette histoire de traversée en bateau est une hérésie pour son bilan carbone, qu’elle doit faire partie d’une secte, enfin, que tout ça n’est pas bien sérieux. Bref, si ça continue, ils vont finir par nous la « combustionner » façon Jeanne d’Arc à la mode médiatique, notre petite gréviste écologique.

Pour les amis qui ne s’occupent pas de l’actualité, Greta Thunberg est cette petite suédoise qui met les gouvernants au garde-à-vous en parlant respect de l’environnement sur toutes les tribunes de la planète.

Bon, maintenant que tout le monde est avec moi, je continue ! En fait, pour moi, dire du mal de cette petite revient à cracher en l’air. Dans un peu moins de pas longtemps, il va vous falloir un parapluie pour éviter vos propres méchancetés.

Enfin, voilà une gamine qui fait bouger les consciences, qui a l’air de fédérer un tas de monde autour de l’écologie et d’aucuns trouvent comme un parfum de sorcière à cette enfant précoce.

Eh bien, je vous le dis tout net, ces lascars ne me plaisent pas !

Ce n’est pas bien. Et je conseille à tous ces pisseurs de vinaigre de se laver la bouche à l’eau de javel, histoire de se désinfecter le propos.

Vous l’aurez compris, moi, je l’aime bien cette petite. Elle me fait rêver ! Elle me redonne comme un coup de jeune. J’ai envie qu’elle réussisse, qu’elle explose la baraque ! Que l’écologie grimpe d’un cran ou deux dans la tête des humains ! J’ai comme une envie d’espoir, comme une envie de sourire à l’avenir.

Bien sûr, je vais encore me faire traiter d’esprit faible, de vieille chouette naïve, voire d’utopiste décérébrée, et encore plein de trucs désagréables. Mais vous ne m’empêcherez pas de penser que c’est mieux de regarder vers la lumière si l’on veut avancer. Et, pour moi, Greta est une petite loupiote bien sympathique.

C’est comme si elle faisait un peu partie de la famille.

Et figurez-vous que, chez moi, il ne faut pas toucher à la famille !

Naturellement vôtre,

La Chouette

Et que raconterait Monsieur Jean de La Fontaine aujourd’hui ?

Opinions

Et que raconterait Monsieur
Jean de La Fontaine aujourd’hui ?

France Guillain

C’est en relisant L’hirondelle et les petits oiseaux que je me fis cette réflexion.

Une hirondelle en ses voyages
Avait beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu
Peut avoir beaucoup retenu.

L’oiseau, de sa hauteur de vues et de ses grands voyages, avait compris que, là où passe la main de l’homme, il y a danger pour la gent animale et oiselière.

S’avisant qu’un champ voisin venait d’être labouré puis semé de grains, elle enjoignit les petits oiseaux de les picorer un à un, afin d’empêcher les hommes d’occuper cet espace ravi à la nature sauvage. Elle leur expliqua longuement que, bientôt, l’homme les pourchasserait sans pitié, les capturant dans ses filets.

Mais les petits oiseaux lui rirent au bec !

Eux vivaient bien contents, ce futur incertain était si loin, pourquoi s’en soucier ?

Les grains germèrent, le chanvre s’éleva, l’abondance du grain attira les petits oiseaux, qui finirent en cage, capturés par les humains. Et Jean de La Fontaine de conclure :

Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres,
Et ne croyons le mal que lorsqu’il est venu.

Cette histoire venue d’Ésope voici plus de 2 500 ans, racontée par Monsieur de La Fontaine il y en a 400, semble d’une bien cruelle actualité quand on observe, comme l’hirondelle, notre monde de très haut !

Pourtant, l’hirondelle n’avait pas économisé ses mises en garde. À peine le grain germé, elle conseilla d’arracher les herbes une à une. Puis, le chanvre monté en grains, elle recommanda aux oiseaux de se cacher. Mais personne n’en fit rien !

Les petits oiseaux étaient las de l’entendre et ne l’écoutèrent jamais.

Comme d’aucuns sont las d’entendre qu’il faut manger bio. Ne pas gaspiller ni polluer l’eau. Sortir d’une consommation effrénée. Faire du commerce équitable. Acheter local. Revenir à la permaculture. Cultiver notre jardin ou sur notre balcon.

Nous sommes aujourd’hui sur la terre entière comme ces petits oiseaux.

Depuis près de 70 ans, certains tirent la sonnette d’alarme : Monsieur Henri-Charles Geffroy, fondateur de La Vie Claire, décrivait dans ses livres, dès les années 1950, les inondations, le réchauffement de la planète, les sécheresses à venir et les hivers glaçants.

À l’instar de l’hirondelle de la fable, il insistait sur l’importance de manger bio, de consommer peu de viande, de faire le bain dérivatif tous les jours toute la vie si nous voulions éviter bien des maladies et des souffrances !

Lorsqu’en 1994, je lui rendis visite rue du Bac, à Paris, je lui demandai pourquoi il ne développait pas plus encore le bain dérivatif. Il me répondit : « C’est trop tôt. Les gens ne sont pas prêts. J’ai beaucoup aimé votre livre, Le bonheur sur la mer. C’est vous qui développerez le bain dérivatif. » Ce jour-là, vêtue d’une longue robe d’Ibiza, un bébé dans les bras, deux enfants en bas âge et mon voilier qui m’attendaient, il me fut absolument impossible d’imaginer ni même d’envisager de le faire un jour ! Comme les petits oiseaux !

À l’image de l’hirondelle, l’écolomag essaie de nous aider tous à anticiper, à éviter bien des maux ! À nous de ne pas nous conduire comme les petits oiseaux de la fable, ne serait- ce que pour protéger nos enfants !

France Guillain
Formation de coaches, conférenciers,
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Méthode France Guillain

Bio ou local ? par Olivier Guilbaud

Bio ou local ?

Olivier Guilbaud

 

À la question faut-il privilégier une consommation bio à une consommation de produits locaux, la réponse serait de dire :

1. Oui, bien sûr, pour tous les avantages que les principes d’une certification bio apportent à l’homme et à l’environnement.

2. Non, car il faut considérer la question sous un angle écologique, plus global que les principes d’une certification, en intégrant, par exemple, l’impact carbone.

3. Ça dépend !

Eh oui, en fait, il ne faut pas être dogmatique mais, bien au contraire, tenir compte de chaque contexte. La consommation ne se réduit pas à un seul critère d’analyse. C’est un peu plus complexe et nécessite un effort pour se renseigner et éviter de consommer « simplement », pour plutôt se transformer en consom’acteur. Le poulet en batterie est moins carboné que le poulet bio. C’est une certitude. Les roses du Kenya en plein hiver sont moins carbonées que celles d’Europe. C’est une certitude. Les fraises locales de début de saison sont moins « vertes » que celles d’Espagne. C’est une certitude. Bio n’est donc pas synonyme de local et pas systématiquement de qualité. Local n’est pas non plus synonyme de produit écologique.

Le produit parfait ? Je dirais : écologique, local, de saison si alimentaire, et proposé par une marque réellement vertueuse, agissant dans une logique de respect de l’ensemble de sa chaîne de production. Mais ce produit n’est pas toujours disponible ! Et ce pour deux raisons. Soit ce n’est pas le bon moment de sa consommation et il faut se remettre en phase avec les saisons pour éviter des tomates en hiver. Facile !

Soit il faut décortiquer les étiquettes, se renseigner, pour dépasser les discours simplistes : adapter les quantités au besoin, valoriser les produits concentrés, éviter le suremballage, penser aux produits équitables… On le voit, la question n’appelle pas la réponse tranchée que le consommateur attend.

Chacun doit faire l’effort de consommer « en conscience » et d’assumer ses choix.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature

Conseils et vente à domicile www.body-nature.fr

 

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