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Humeurs

L’écolomag N° 75

Édito 75

LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

« Tout va très bien, Madame la Marquise »

 

 

On me dit que, çà et là, vous allez supprimer les chauffages des terrasses de bistrots, les feux d’artifice sur les places publiques, les sacs plastique sont presque interdits en Thaïlande et plein d’autres trucs qui me plaisent et me rassurent.

Mais il est des jours où je me demande si vous avez tout compris au film !

Les koalas meurent par milliers sur une terre martyrisée par le barbecue du siècle.

L’Amazonie, que nous avions qualifiée de poumon de la Terre, ressemble de plus en plus à un thorax de fumeur compulsif.

En France, la vente de produits phytosanitaires, en hausse de 25 % en 2018, est encore saluée par des économistes autistes (et j’en connais !).

Bon, j’arrête… Vous allez me dire qu’il y a des camions de bonne volonté qui s’accumulent et que plein de gens veulent changer les choses. Et vous avez raison, parole de « colibri » !

Et je vous jure que, si vous en êtes, de ces gens-là, je vous aime du fond de mon cœur de vieille chouette « raloto ». Mais, tout de même, à propos de « raloto », je dois vous dire que chez les « seigneurs de la Terre », il en est quelques-uns que j’aimerais voir en cage jongler avec des ballons plutôt qu’avec des milliards ; et tous ces types qui jouent au Monopoly avec nos carcasses et celles de nos enfants me rendent de plus en plus triste.

À commencer par le dernier en date, le premier ministre australien qui nous explique avec l’oeil humide, face caméra, que c’est la faute des écolos s’il y a le feu au lac.

Lui, c’est vraiment le « Chuck Norris » des « bachibouzouks ». Champion toutes catégories des montreurs de foire à l’ancienne. Toi, mon pote, tu rejoins le club très fermé des rois du monde déjantés qui gouvernent avec leurs pieds et ne nous veulent pas que du bien.

Je me demande, à l’aube de cette nouvelle année au millésime moelleux comme une promesse de bonheur, je me demande disais-je si vous allez continuer longtemps à supporter tous ces escrocs à rosette.

Tout le monde sait que les chouettes sont de nature pacifique, et que s’il nous arrive de déguster quelque mulot, nous ne sommes pas des animaux coléreux ; mais, bon dieu de bois, je trouve que vous vivez dans un monde bien perfectible et qu’il y a des fessées qui se perdent ! Et, pourtant, la solution est toute simple, à mon humble avis, et pour illustrer mon propos, je vais vous citer un philosophe bien connu des familles. « Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que cela ne se vende plus. »

Les plus lettrés d’entre vous auront reconnu l’auteur. Pour les autres, j’ai un indice. C’est un ancien candidat à la présidence de la République prénommé Michel dans la vraie vie. Eh bien, Michel Colucci avait raison. Tout ça, finalement, n’est qu’une histoire de pognon. Ou, plutôt, de « pouah-gnon ». Si nous voulons mettre la misère à tous ces vilains, il suffit de les mettre au régime sans blé. Je vous le radote depuis plus de 10 ans. Ne donnez votre argent qu’à des gens que vous respectez et avec qui vous pourriez être copain.

Je peux vous garantir que, si vous vous y mettez, il y aura deux ou trois trucs qui vont m’enchanter. Imaginez… Des industriels de l’agroalimentaire veillant à ce que vos tomates aient du goût et que les paysans soient heureux.

Parce que, dès que ces chacals connaîtront un peu la disette, ils vont s’y coller à l’écologie, au bien-être animal et tout le toutim.

Nous allons les voir fleurir, les coachs spécialisés en sevrage de pesticides et en détartrage de cervelle des dealers de junk food.

Je ne dis pas que les gentils vont gagner, je dis juste que si les méchants voient leur magot en détresse, ils vont vite venir vous manger dans la main et stopper les lasagnes à la viande de cheval et les porcs en batterie pour vous proposer du bonheur en barquette, que dis-je, du bonheur en « vrac » pour vos assiettes.

Je dis juste que si bien faire devient plus rentable que de vous vendre du trop salé, du trop sucré, du trop-plein de malbouffe, vous allez pouvoir résoudre pas mal de problèmes de santé publique.

Je dis juste que si les filous comprennent que ce n’est pas la bonne méthode, ils vont se calmer et, qui sait, nous préparer une bonne surprise et me permettre de croire à nouveau en vous, les humains.

C’est ce que je nous souhaite pour la nouvelle année !

Naturellement vôtre,

La Chouette

Tu crois encore au Père Noël ?

Opinions

Tu crois encore au Père Noël ?

France Guillain

Fin 2019, une question taraudait quelques-uns : est-il bon que nos enfants croient encore au Père Noël ? Quelle confiance peuvent-ils encore nous faire le jour où ils découvrent qu’on leur a menti ? La féerie de Noël est-elle indispensable aux enfants ? Noël devient-il une simple commande commerciale déguisée en fête ?

On dira que Noël est passé, que nous avons un an pour y réfléchir. Pourtant, il semble bien que nous ayons besoin d’une bonne année pour comprendre l’enjeu de Noël. Et comment l’expliquer et le faire vivre à nos enfants. Ce qui caractérise Noël est ancestral, multimillénaire. C’est le cadeau venu du ciel, celui que l’on reçoit sans l’avoir forcément mérité. Le cadeau qui nous vient d’un inconnu ou de plusieurs inconnus. C’est ce qui en fait un miracle. « Tu crois encore au Père Noël », dit-on couramment. Je trouve très triste d’obliger des enfants, à Noël, à remercier chaque personne qui leur a apporté un cadeau en précisant de quel cadeau il s’agit. Même s’ils savent très bien que le Père Noël n’existe pas. Car cela induit chez l’enfant une échelle de valeur en fonction du cadeau reçu, même s’il ne s’agit pas de valeur en euros.

C’est aux Philippines, dans l’île de Mindoro, que j’ai compris la symbolique de Noël. Je venais d’arriver dans l’île, à la voile. Décidant de m’y installer quelque temps, je louai une maison à base de béton, de bois et au toit de feuilles de pandanus tressées. J’avais fait ôter la serrure de la porte d’entrée afin de garder la porte ouverte. Dès le deuxième jour, en rentrant du marché avec mes jeunes enfants, nous avons trouvé sur la table de la cuisine un plat préparé, tout chaud, enveloppé d’une feuille de bananier. Quelqu’un l’avait préparé et déposé là pour nous. Et je compris alors le message et la marche à suivre, car cette coutume était universelle mais presque disparue. Nous devions nous régaler, laver le plat, le remettre où nous l’avions trouvé, et, un de ces jours, en notre absence, quelqu’un viendrait le reprendre. Libre à nous d’y déposer quelques fruits, par exemple, en remerciement. Ce que nous fîmes. À nous aussi maintenant la tâche de remercier les 50 000 habitants de ce village qui venaient de nous signifier que nous étions bien accueillis.

Ce qu’il fallait comprendre dans ce geste est que jamais nous ne saurions qui avait eu les moyens de nous offrir ce cadeau, car il était fait au nom de tout le village ! Le cadeau anonyme venu du ciel, comme le Père Noël ! Le cadeau qui ne convoque ni la richesse, ni la pauvreté des uns ou des autres. Le cadeau qui n’est pas une « commande » et devient un cadeau de la part de tous. Cette pratique ancestrale a disparu dans bien des parties du monde. Pourtant, il devient urgent de la réhabiliter si nous ne voulons pas transformer nos enfants, dès le plus jeune âge, en purs consommateurs. Et, pour cela, il nous faut la réinventer, l’adapter à notre vie quotidienne, déployer toute notre imagination pour que notre vie sur Terre ne vire pas au cauchemar. Car, aujourd’hui, avec le dérèglement climatique, c’est tous les jours que nous devons agir anonymement pour tous ! Une foule de petites actions gratuites : se brosser les dents en fermant le robinet, nettoyer le sol à l’eau claire sans détergent, manger bio, éviter les emballages inutiles en achetant en vrac, tout simplement offrir aux descendants de l’humanité un monde moins pollué, un monde moins abîmé.

Tel est donc le voeu le plus cher que nous pouvons nous adresser les uns aux autres en ce début de 2020 ! Croire et faire croire au Père Noël en agissant comme lui chaque jour, histoire de s’entraîner comme il faut, car une année ne sera pas du luxe pour y parvenir ! Avec l’excellent soutien de l’écolomag ! Très belle année à « toutes zé t’a tous » !

France Guillain
La Méthode France Guillain et Le Bain dérivatif 
www.bainsderivatifs.fr
Méthode France Guillain

Tolérance par Olivier Guilbaud

Tolérance

Olivier Guilbaud

 

Si le voyage apprend la tolérance, comme le dit un proverbe tibétain, nous devrions tous voyager régulièrement ! Accepter des cultures différentes, des opinions divergentes, des nourritures nouvelles, bref, considérer la différence comme possible, sans chercher à la contraindre ou la réprimer. Voilà bien une définition universelle de cette vertu, qui m’a personnellement été inculquée dès l’enfance, sans m’en rendre compte. Cette tolérance serait même le propre de l’Homme, qui accepte le droit à l’erreur. Pour autant, celui-ci fait parfois preuve d’étroitesse d’esprit en plaçant le monde autour de lui, comme l’univers pouvait tourner autour de la Terre, y compris le soleil, voilà quelques siècles… Il en viendrait même à mettre en péril sa propre vie en refusant de voir l’évidence qui conditionne sa survie : le besoin de respect de notre mère à tous, la Nature. Cette intolérance, qui relevait plutôt de l’insouciance au départ, lui faisant oublier l’importance des forêts, des cours d’eau, de la qualité de l’air, s’est muée en démarche consciente et délibérée. En diminuant l’espace pris par la Nature et sa biodiversité, en la détruisant, en cassant ses cycles naturels, il a progressivement réduit sa capacité d’expression, qui n’allait pas toujours dans son propre sens.

L’intolérance s’apprécie bien envers l’autre, mais n’oublions pas que cet « autre » peut ne pas être Homme mais bien montagne ou arbre. Si nous avons déjà progressé ensemble, sur Terre, s’il y a globalement moins de conflits, c’est bien grâce à ce respect de la différence, qu’elle soit religieuse ou culturelle. Et même si des efforts sont toujours à faire entre les hommes, il nous faut maintenant nous concentrer sur ce qui nous entoure, sur le vivant dans son intégralité. La reconnaissance légale de certaines rivières ou montagnes comme des personnes juridiques y contribue, mais la tolérance sera complète et entière lorsque nous aurons compris qu’il faut cohabiter en paix avec une Nature qui ne se laissera pas contraindre, de toute façon. Alors, oui, soyons tolérants, mais n’oublions pas d’élargir le concept à ce qui nous entoure. Apprenons, nous-mêmes et à nos enfants, que cette vertu ne se conjugue pas qu’au temps de l’humain.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature

Conseils et vente à domicile www.body-nature.fr

 

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