Humeurs

L’écolomag N° 76

Mars -Avril 2020

Édito 76

LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

Lettre ouverte aux humains

 

 

Vous dirigez un monde où les ours blancs ont dû apprendre à vider les poubelles et à se dévorer entre eux. Un monde où les dauphins meurent par centaines sur vos plages, victimes de vos filets de pêche, les nageoires amputées par des pêcheurs surmenés.

Un monde de colère où même vous, les humains, avez peur de demain. Un monde tout cassé et tout gris. Et pourtant, ce matin, je frissonne de bonheur. Figurez-vous que je venais de m’installer sur ma branche préférée pour me reposer toute la journée, comme toute chouette bien dans ses plumes, eh bien figurez-vous qu’un son inhabituel me fait sursauter. Et là, je vois un de vos petits d’hommes se balader sur le sentier en bas de mon arbre, avec un gros sac à l’épaule.

Mais que fais-tu là, bonhomme, à l’écart de ta route à voitures ? Ce n’est pas la saison des champignons ! Que cherches-tu avec ton air sérieux ? Il s’arrête, regarde autour de lui et puis se dirige vers un truc sale qu’un promeneur indélicat avait abandonné au sol et le met dans son sac ! Une vague de petits bruissements envahit la forêt. Intriguée, je risque une plume à travers les feuillages et je vois une petite fille, puis plein de gamins et de mamans dans ma clairière, chantant des refrains rigolos.

Une maîtresse d’école, l’air important, court d’un enfant à l’autre en donnant des instructions que personne n’écoute et regardant sa montre frénétiquement, comme si elle pouvait compresser le temps. Elle prend l’air important parce que c’est très difficile de s’occuper de vos petits et a l’air pressé car tous les gens importants sont pressés. Je suis sûre que c’est elle qui a eu l’idée de cette journée en plein air. Ce doit être une bonne maîtresse. J’espère que vous aimez vos enseignants comme il se doit et qu’ils ont une place de choix lors des jours de banquet.

Mais revenons à notre clairière. Tout va bien. Je viens de comprendre… Ils sont en train de nettoyer ma forêt ! Quel bonheur ! Alors les hommes ne sont pas tous là pour salir ma chambre ou pour tuer mes copains les lapins. Il en est des gentils, des propres, des respectueux ! Je crois que si je n’étais pas une vieille chouette « raloto », je les embrasserais. Ces petits d’hommes auraient une conscience, un désir de bienveillance et, pour un peu, il se peut même que certains soient de futures belles personnes.

Cette nouvelle me bouleverse. Toute ma vie, dans ma forêt, je n’ai vu que des humains avec des fusils ou des promeneurs malpropres et bruyants. Et voilà que ces enfants d’hommes arrivent avec de l’espoir et du rire dans leurs poches. Tout n’est pas perdu ! Nous avons une chance de ne pas disparaître sous une gigantesque décharge envahie par vos déchets. Je sens que ces gamins ne sont pas exactement comme ceux d’avant. Ceux-là « savent ». Ceux-là vont tout nettoyer.

Leurs parents ne savaient pas qu’un sac en plastique met plus longtemps qu’une vie d’homme à se dissoudre dans la nature. Ils ne savaient pas qu’ils allaient transformer les terribles ours blancs en mendiants faméliques. Ils ne savaient pas qu’ils allaient manger des poissons farcis du plastique de leurs poubelles. Ils ne savaient que des sorciers inventeraient des pommes qui allaient empoisonner leurs paysans. Enfin, les hommes d’avant ne savaient rien, ou presque. Leurs dirigeants fous d’avidité étaient devenus malheureux et méchants. Ils avaient confondu le plus et le mieux. Mais les enfants que je voyais étaient différents. Ils étaient joyeux et gentils. Ils étaient déterminés et allaient arrêter de cultiver des pommes de sorciers qui empoisonnent des paysans et rendre leur majesté aux ours blancs. Vous verrez, bientôt, grâce à eux, plus personne ne mettra le feu à la forêt pour faire pousser de l’huile à fabriquer des shampoings. Plus personne ne jettera de papiers sales par la fenêtre de sa voiture et les chasseurs auront des pistolets à bouchon pour ne pas faire mal à mes copains les lapins.

Vous croyez que je rêve tout éveillée et que ce monde n’existera que dans ma vieille tête de chouette stupide ? Eh bien, je vais vous dire pourquoi j’ai raison. Avant, les gens ne savaient pas. Ils croyaient que la Terre était à eux, inépuisable et immortelle. Ils croyaient vivre sur une planète aux ressources infinies. Et, forcément, ils faisaient des bêtises. Les enfants d’aujourd’hui, les gens de demain, savent pour vos bêtises. C’est plus simple quand on sait les choses.

Ils vont tout réparer ! Il paraît même qu’une petite fille du nord a commencé à vous dire comment !

Vous voyez que j’ai raison !

Naturellement vôtre,

La Chouette

Une pépite trop ignorée !

Opinions

Une pépite trop ignorée !

France Guillain

© www.amem57.fr

Il y a 13 ans, je publiais un livre titré Lait de jument, qui m’attira les foudres d’éleveurs, car j’aime trop les chevaux pour qu’ils soient transformés en pauvres vaches laitières dotées de ptôses mammaires, privées de leurs petits, et dont les mâles partiraient à l’abattoir.

Par ailleurs, le lait des juments y était pasteurisé, mis en poudre, cuisiné à toutes les sauces, ce qui non seulement lui ôte ses principales qualités, des tableaux comparatifs l’attestent, et, en précipitant l’albumine, le rend toxique. Aussi, lorsque Dominique Vogel du Domaine de La Voie Lactée me parla de lait de juments, mon sang ne fit qu’un tour ! Elle eut beau essayer de me rassurer en me garantissant que leurs chevaux à eux, de magnifiques Haflingers, n’iraient jamais à l’abattoir, que les poulains mâles et femelles grandissaient des années avec leur mère et le troupeau, je voulais voir de mes yeux, m’assurer du bien-être et du bonheur de ces chevaux dans les Vosges.

De plus, le lait de ces juments n’existe que cryogéné et lyophilisé, donc jamais chauffé.

Je suis allée plusieurs fois à La Voie Lactée, et, vraiment, j’y ai tout vu : la liberté de la vie de ces splendides chevaux et de leur reproduction tranquille, les jeunes qui grandissent en paix avec leur mère, leurs cousins, leurs tantes, durant des années, avant d’être achetés par des amoureux des chevaux, la traite d’une minute et demie, à la main de Patrick Vogel, une à une, avec, contre elles, leur petit qui est doucement caressé par Éléonore Vogel, toutes choses que vous pouvez aller à tout moment vérifier vous-mêmes, vous serez toujours bien reçus ! Car, chez les Vogel, on n’a rien à cacher. Et chez les Vogel, le travail, c’est 24 h/24, le sommeil faisant sans aucun doute partie du travail. J’ai donc appris là-bas beaucoup de choses. Et en premier lieu, que le lait de jument ne doit pas être regardé comme un produit laitier tel qu’il est communément admis. On n’en fera jamais son chocolat au lait, car il ne doit jamais être chauffé, ne doit pas dépasser 38 °C. Il est impossible d’en faire du fromage, par manque de caséine. Tout fromage dit de pur lait de jument est un mensonge et est à fuir. Le lait de jument, prélevé au 5e mois chez la jument comme seuls le font les Vogel en France, quand le poulain est déjà grand et se nourrit essentiellement d’herbe, est, à l’instar du lait maternel à partir du 6e mois de lactation, un véritable soin, fortifiant, richissime en anticorps, réparateur de tout l’organisme. Il a perdu les hormones de croissance et le gras, et il est extrêmement proche du lait maternel. Ceci tient au fait que les juments n’ont, comme nous, qu’un seul estomac, contrairement aux vaches, brebis et chèvres. Sachant que, dans plusieurs parties du monde, le lait de femme pris au 6e mois de lactation est aussi très utilisé avec succès à titre curatif ; étant donné que, dans nos pays, il est plutôt inaccessible, celui de juments libres, heureuses, nourries de manière naturelle et bio est une véritable pépite !

C’est la raison pour laquelle je lui ai consacré un chapitre entier dans 7 aliments précieux récemment publié chez Eyrolles éditions, afin d’en montrer tous les avantages.

Sur moi, les effets les plus spectaculaires rajoutés à ma Méthode sont : une grande régularité d’énergie, plus de « flop » en milieu de journée, sachant qu’à 78 ans, je travaille 70 heures par semaine, publie des livres tous les ans et parcours au minimum 45 000 km par an, fais des conférences chaque semaine et des séminaires. Une amélioration très nette aussi de la vue et de l’ouïe, avec une étonnante récupération de l’audition malgré les dommages subis par mes tympans lors de plongées profondes lors de mes navigations. Ce lait de juments des Vosges est aussi un excellent réparateur de la flore intestinale, si importante pour le bon fonctionnement de notre cerveau. Je suis tellement émerveillée que je ne pouvais pas laisser confondre ce lait très exceptionnel avec un vulgaire produit laitier. Ni laisser croire que tous les éleveurs de chevaux étaient une entrave à leur liberté et leur bonheur de vivre. Il suffit de voir ce troupeau de 140 chevaux, à l’abri les jours de froid ou de tempête. Dans l’immense hangar, ils sont totalement libres ! Les juments se mettent par petits groupes de 3 ou 4, entre copines, les petits s’amusent sous le regard bienveillant et régulateur de vieilles juments. Pas de bagarres, chacun circule à sa guise, pas de box pour les isoler les uns des autres. La zénitude totale chez les chevaux. Un grand merci à l’écolomag de nous permettre de montrer qu’entre l’animal et l’homme, une symbiose est possible, pour un meilleur partage de nos énergies, et au profit de tous !

France Guillain
Vient de paraître : 7 aliments précieux
éditions Eyrolles
www.bainsderivatifs.fr
Méthode France Guillain

 

Les nouvelles poches froides franco-françaises, bretonnes, bien plus hygiéniques, qui font travailler des C.A.T., et DEUX fois moins chères que toutes les concurrentes viennent de sortir, ce sont les 36.6°. Pour les voir, visionnez les vidéos sur mon site :
www.bainsderivatifs.fr/poche-36-6

7 aliments précieux de France Guillain

7 aliments précieux
de France Guillain

Miel, huile d’olive, sève de bouleau, levure maltée… Leurs bienfaits extraordinaires à (re)découvrir pour notre immunité et notre cerveau !

Un oeuf et, chaque jour, un peu de miel ou de pollen et de la levure maltée. De temps à autre, une cure de sève de bouleau, d’un lait exceptionnel de juments libres, ou encore d’huile de très jeunes olives vertes pour un regain d’énergie, comme nos ancêtres !

Voici un guide où l’on découvre qu’une poule normale vit en couple avec son coq, que les juments sont traites idéalement uniquement au cinquième mois de lactation, une minute à la fois, une à une, et ne sont pas séparées de leurs poulains, que l’huile Omphacine d’olive verte augmente beaucoup notre résistance tout en nous faisant une jolie peau… Comment choisir son miel, reconnaître la sève de bouleau fraîche toute l’année, retrouver rapidement une belle énergie stable ou soutenir avec sérénité de lourds traitements ? Découvrez ici 7 aliments accessibles à tous, aux bienfaits extraordinaires.

Éditions Eyrolles – 154 pages – 14,90 €

Folie ! par Olivier Guilbaud

Folie !

Olivier Guilbaud

 

Elle peut être chronique ou passagère, douce ou furieuse, la folie revêt de nombreuses formes et fait du bien dans notre quotidien, à condition d’être bien gérée !

Sans tomber dans l’analyse de la version médicale avec la psychiatrie, restons dans la folie de tous les jours… Il est agréable, en effet, de passer une nuit de folie si l’on fait référence à la chanson de Début de soirée, ou bien d’aimer à la folie, tout en restant sain-e de corps et d’esprit.

Cherchez bien, vous avez certainement eu un de ces petits grains de folie qui se déclenchent on ne sait vraiment comment, mais qui nous sortent d’un quotidien parfois monotone. Question de tempérament. Et on peut faire simple : un restaurant, une rencontre, un concert, un livre, une paire de chaussures… Ou bien un cran au-dessus, comme un voyage ou encore une voiture.

Mais, au-delà de ces « petites » folies, c’est la perception de l’échelle de la folie qui compte. Chacun possède son échelle de valeurs, mais le premier degré de la folie est de s’imaginer qu’on est sage… Porter un regard sur un comportement qui peut nous apparaître un peu « fou » doit donc nous faire réfléchir sur nous-même et nous enrichir plutôt que nous séparer. Travailler dur et pratiquer un sport « casse-cou », un sport de « fou », pourquoi pas ? Donner l’image de quelqu’un de très sérieux et se transformer en roi ou reine du dancefloor le temps d’une soirée entre amis, pourquoi pas ? Tout est question d’équilibre, en fait.

Raison ou sagesse ne sont pas les contraires de la folie mais bien des échappatoires temporaires qui permettent de vivre de façon équilibrée. Ou bien l’inverse. Il s’agit simplement de connaître ses limites ! Et, quelle que soit votre conclusion, la mienne est toute faite : un brin de folie égaye la vie !

Et vous, c’est quoi votre folie ?

Olivier Guilbaud Co-dirigeant du Laboratoire Science & Nature

Conseils et vente à domicile www.body-nature.fr

 

Cosmétique naturelle des marais salants Produits écologiques et biologiques disponibles sur l’e-shop et en magasins bio www.guerande-cosmetics.com Cosmétiques bio en distribution spécialisée et e-commerce www.centifoliabio.fr

 

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