Humeurs

L’écolomag N° 77-78

Mai – Juin – Juillet – Août 2020

Aquastellar : objectif durable, un jeu mobile en santé environnementale

Aquastellar : objectif durable, un jeu mobile en santé environnementale

Dans le cadre de ses actions de préservation de l’eau, l’environnement et la santé, l’association Ceseau a conçu Aquastellar : objectif durable, une application mobile pour sensibiliser aux polluants domestiques et aux solutions pour les limiter.

Conçu de manière écoresponsable, le jeu est destiné essentiellement aux 12-25 ans (collégiens, lycéens, étudiants), mais aussi aux jeunes parents et aux familles. Son objectif ? Permettre au joueur de comprendre et d’identifier les sources de pollution intérieure et les solutions pour les réduire. Comment ? À travers une fiction dans un environnement clos, qui se veut comme un miroir de nos vies quotidiennes mettant en lumière des activités domestiques, comme le ménage, les soins hygiéniques, l’alimentation, le bricolage ou jardinage… Le but du jeu étant de parvenir à atteindre la ville sanctuaire tout en maintenant l’équilibre des 4 jauges : environnement, santé, bien-être et argent.

L’idée est de favoriser chez le joueur l’adoption de gestes quotidiens favorables à sa santé ainsi qu’à son environnement.

Aquastellar® est téléchargeable gratuitement sur les plateformes mobiles et sur ordinateur. Il va également servir de support pédagogique parmi les autres outils utilisés par le Ceseau lors de ses ateliers de sensibilisation. Il devrait enfin être proposé dans les espaces multimédias de certaines médiathèques.

Une phase d’amélioration est prévue pour 2021 afin de rendre le jeu accessible au plus grand nombre (audiodescription, colorimétrie adaptée, version simplifiée…).

Plus d’infos : www.ceseau.org – 05 56 56 29 58

Parent Épuisé lance les Kits de survie Green attitude et Zen

Parent Épuisé lance les Kits de survie Green attitude et Zen

Pour atteindre la zénitude et se sensibiliser à l’avenir de la planète avec des jeux fun, pédagogiques et loin des écrans !

Comment faire pour divertir nos enfants dans le calme et faire baisser la pression à toute la famille ? Parent Épuisé, le média décalé du parent qui a décidé de rire de sa condition, sort ses nouveaux Kits de survie Green Attitude et Zen (jeux de cartes drôles, gages, mimes et devinettes), l’un pour sensibiliser les enfants à l’anti-gaspillage, à l’avenir de la planète, et l’autre pour se détendre en silence, le tout de manière fun, ludique et pédagogique.

Avec le Kit de survie Green attitude et ses 54 gages ludiques, on installe de bons réflexes au quotidien dans la famille. Non seulement les enfants vont cesser de dire qu’ils s’ennuient, mais, en plus, ils vont acquérir de bonnes habitudes et des réflexes écolos (sources d’économies pour le portefeuille, qui plus est !).

Exemples :

  • la carte Chronomètre : « Fais un record de la douche la plus courte avec un sablier. Mais n’oublie pas de te laver ! »
  • la carte Bouteille en plastique : « Décris ce qu’est le 7e continent ou demande à tes parents si tu ne sais pas. »
  • la carte Poubelle : « Dessine ou décris le trajet d’un sac poubelle plein que tu viens de jeter. »
  • la carte Éolienne « Cite 3 énergies renouvelables. »

Avec le Kit de survie Zen et ses 54 exercices de méditation, zen, relaxation, on baisse la pression et on fait revenir le calme à la maison.

Exemples :

  • la carte Bambou : « Inspire par le nez et expire par la bouche profondément 5 fois. »
  • la carte Bouddha : « Fais tous tes gestes très lentement pendant 5 minutes. »
  • la carte Lotus : « Fais deviner une phrase sans son, juste en bougeant les lèvres. »
  • la carte Terre : « Quel est l’endroit le plus zen pour toi et pourquoi ? »

Ici, pas de gagnant ni de perdant, on joue, on rigole, on s’amuse tous ensemble. Chaque carte correspond à un gage. On pioche tour à tour une carte et on réalise le gage sur lequel on est tombé.

7,99 € – Dès 4 ans – 2 joueurs et plus – Chez JouéClub, La Grande Récré, King Jouet, Fnac…
www.parentepuise.com – 06 81 41 05 36

Réguler votre terrain pour soutenir votre immunité

Réguler votre terrain pour soutenir votre immunité

Notre terrain biologique : la clé de notre immunité !

On peut comparer l’équilibre biologique du corps humain avec l’équilibre de la nature : pour faire pousser de bons légumes, il faut un terrain riche et sain. La bonne santé est également une affaire de terrain ! Il convient d’apporter à notre organisme les éléments qui vont lui permettre de créer les conditions d’une bonne santé.

« Le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout. » Pr. Béchamp, savant et chercheur en médecine. Selon les travaux de recherche du Pr. Béchamp, l’humain vit dans un milieu rempli de microorganismes et doit donc entretenir son « terrain biologique » afin de développer lui-même ses défenses immunitaires naturelles.

La fermentation et les régulateurs de terrain

Depuis plus de 80 ans, Dr. Niedermaier étudie les nombreux bénéfices des aliments fermentés sur la santé et le terrain biologique. Il a ainsi développé un procédé breveté unique afin d’en booster les bienfaits : la fermentation en cascade à partir de 14 fruits, légumes, noix et épices.

Regulatpro® Bio, le concentré obtenu est très riche en régulateurs de terrain : composants prébiotiques, antioxydants, enzymes fragmentées, acides aminés, vitamines, minéraux et plus de 50 000 substances végétales secondaires qui contribuent à réguler le terrain, à soutenir le système immunitaire (1) et à rééquilibrer le microbiote intestinal.

Définition Terrain biologique : Notion médicale – ensemble des facteurs biologiques d’un individu qui favorisent ou non la venue d’une maladie.

Le mot de l’expert !

Cette approche de la santé expliquerait pourquoi des personnes en relation avec les mêmes bactéries ou virus, développent ou non une maladie infectieuse. Ce qui ferait la différence : c’est le terrain !

A tout âge, notre santé dépend étroitement de notre système immunitaire. Et ce dernier serait lui-même étroitement lié à notre terrain biologique : carences, surcharges, déchets, toxines, microbiote, acidité de nos liquides physiologiques (sang, lymphe, …)

 

 

Benifuki, le thé vert qui vous fait plaisir et vous soulage des allergies !

Le Benifuki est reconnu au Japon pour agir contre les réactions allergiques au pollen, grâce à sa richesse exceptionnelle en catéchines EGCG3″Me.

Le Benifuki est une variété de thé vert japonais particulièrement riche en catéchines méthylées et le plus concentré en EGCG3″Me (épigallocatéchine gallate).

Les EGCG3″Me inhibent l’activation des mastocytes et la libération d’histamines. Cette action réduit significativement les symptômes handicapants, notamment pour les réactions allergiques de type I (asthme allergique, rhinite allergique – rhume des foins –, conjonctivite, urticaire, choc anaphylactique, dermatites atopiques, neurodermite, oedème du larynx) et de type VI (allergies décalées/à retardement) ?

Une étude a été publiée dans la revue Allergology International à son sujet, et plusieurs publications depuis une douzaine d’années ont démontré scientifiquement son mode d’action et son efficacité.

Les symptômes handicapants tels que l’obstruction nasale, les éternuements et la rhinorrhée aqueuse s’améliorent alors mois après mois, ainsi que la vie quotidienne.
Un soulagement significatif est également noté dans le cas d’une prise journalière commençant pendant la période des pollens.

Le terroir de référence pour la variété Benifuki est celui de Kagoshima, aux terres volcaniques, situé dans l’île de Kyushu au sud du Japon. Cette variété y donne d’excellents thés Oolong et verts.

Exploitation de thé de Kagoshima.

Les feuilles de thé sont préparées selon les méthodes traditionnelles de fabrication du thé vert : elles sont passées à la vapeur dès après récolte, puis roulées et séchées rapidement afin de stopper leur oxydation et donc la détérioration des molécules anti-allergiques.

Le Benifuki n’est pas cultivé sous ombrage afin de favoriser une concentration maximale de catéchines dans ses feuilles. Son goût est légèrement astringent et naturellement plus amer que le Sencha, et ses arômes sont équilibrés. Thé consommé pour ses nombreux bienfaits, le Benifuki n’en reste pas moins un thé à apprécier au quotidien ! Faites varier les plaisirs durant votre cure : vous pouvez déguster votre Benifuki infusé avec une touche de miel, ou encore en y ajoutant une pointe de gingembre ou de menthe, ou bien le déguster infusé à froid dans la gourde que vous emportez au travail !

Dans le cas d’allergie au pollen, les meilleurs résultats sont obtenus dans le cadre d’une prise quotidienne d’une infusion de 2 g de Benifuki pendant 8 à 12 semaines, matin et après-midi (ou 2 g de poudre de Benifuki), en démarrant idéalement 4 semaines avant la période de pollinisation.

 

Commander sur Aromandise :

© Aromandise

 

 

Sève de bouleau fraîche bio des Hautes-Alpes

Sève de bouleau fraîche bio des Hautes-Alpes
Mention Nature & Progrès depuis 1986 – Récolte 2021

Depuis 30 ans, à chaque printemps, nous récoltons nous-mêmes notre sève de bouleau de façon artisanale. Elle provient de plusieurs sites de récolte dans la vallée du Champsaur (département des Hautes-Alpes), situés à 1 000 mètres d’altitude, aux portes du massif des Écrins, choisie pour la richesse de son sol (ancienne vallée glacière) et pour sa pureté.

Pourquoi faire une cure de sève de bouleau ?

Le drainage est naturel dans notre organisme, mais notre rythme de vie, l’alimentation et le stress affectent ce processus. Pour nous aider à sortir de l’hiver tout en douceur, la sève de bouleau est notre meilleure alliée car elle :

  • Aide à éliminer les déchets organiques (acide urique, cholestérol),
  • A une action sur la diurèse,
  • Aide à reminéraliser le système osseux et à assouplir les articulations,
  • Améliore l’aspect de la peau,
  • Apporte énergie et vitalité.

Conseil d’utilisation : 1 prise par jour le matin à
jeun, à raison d’un demi-verre sans addition d’eau.

Nouveauté :
Disponible en 2 l, 3 l ou 5 l
Sève de bouleau fraîche avec citron

Vous pouvez préréserver votre cure dès maintenant sur notre site :
www.gayralreynier.fr
Disponibilité et livraison courant mars.

Enveloppement marin minceur

Enveloppement marin minceur

Que diriez-vous d’un vrai soin de thalasso dans votre salle de bains ! Idéal pendant le couvre-feu…
Ce soin océanique marie les propriétés amincissantes des algues et de la christe marine pour lutter contre la peau d’orange, raffermir l’épiderme et aider à déstocker les rondeurs localisées. Qui dit mieux ?

Difficulté : facile
Préparation : 5 mn
Conservation : ne se conserve pas

Mon matériel

  • 1 cuillère à soupe
  • 1 cuillère à café
  • 1 mini-fouet
  • 1 bol

Dans mon panier

  • 5 c. à s. d’amidon de maïs bio en poudre ou d’arrowroot
  • 2 c. à c. de spiruline en poudre
  • 1 c. à café d’extrait hydroglycériné d’algue calcaire
  • 5 gouttes d’huile essentielle de christe marine bio   
  • 4 c. à s. d’eau minérale

La recette

  1. Versez l’ensemble des actifs dans le bol.
  2. Ajoutez l’eau petit à petit et mélangez à l’aide du mini-fouet, jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.
  3. Utilisez ce soin sans attendre.

Le rituel beauté

Appliquez l’enveloppement en couche épaisse sur les zones concernées, puis recouvrez d’un film plastique étirable. Enveloppez-vous d’un peignoir, laissez poser 30 mn, puis retirez le produit sous la douche.

Gelée « À l’assaut des capitons ! »

Gelée « À l’assaut des capitons ! »

Très efficace et polyvalent, ce gel minceur très frais 100 % naturel vous permettra de lutter contre le stockage des graisses, de diminuer l’aspect des capitons et de raffermir la peau.

Difficulté : facile
Préparation : 5 mn
Conservation : 1 mois au réfrigérateur

Mon matériel

  • 1 éprouvette graduée
  • 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère
  • 1 flacon de 100 ml

Dans mon panier

  • 80 ml de gel d’aloe vera bio
  • 20 ml d’extrait hydroglycériné de lierre bio
  • 74 gouttes d’extrait hydroglycériné d’algue calcaire
  • 16 gouttes d’huile essentielle de christe marine

La recette

  1. Versez les 2 extraits directement dans le flacon.
  2. Ajoutez l’huile essentielle.
  3. Complétez avec du gel d’aloe vera.
  4. Fermez le flacon et agitez.

Le rituel beauté

Appliquez matin et/ou soir une ou plusieurs noisettes de cette gelée sur les capitons et massez bien.

Les règles d’or pour mincir en bonne intelligence

LES RÈGLES D’OR POUR MINCIR EN BONNE INTELLIGENCE

Il ne vous viendrait sûrement pas à l’esprit de refaire la décoration de votre intérieur sans l’avoir au préalable rangé et nettoyé. Eh bien, c’est un peu pareil pour notre corps : avant toute recherche d’amincissement, il faut commencer par détoxifier l’organisme à l’aide de plantes dépuratives.

Parmi les plantes dépuratives les plus efficaces :

La racine de chicorée sauvage (Cichorium intybus)
La racine de grande bardane (Arctium lappa)
Les parties aériennes de la fumeterre (Fumaria officinalis)
Les feuilles de cassis (Ribes nigrum)
Les parties aériennes de la pensée sauvage (Viola tricolor)
Les fruits du genévrier (Juniperus communis)
Le rhizome du chiendent (Agropyron repens)
Les fleurs du sureau noir (Sambucus nigra)
Les feuilles de thym (Thymus vulgaris)
Les feuilles de romarin (Salvia rosmarinus)

Zoom sur la racine de chicorée

Originaire d’Europe de l’Est, la chicorée pousse dans les prairies, sur les bords des chemins et dans les lieux incultes de toute l’Europe, d’Asie Centrale et Occidentale, d’Afrique du Nord et d’Amérique du Nord.

Histoire et tradition

La chicorée était connue des Égyptiens, qui la mentionnent dans le papyrus Ebers. 1 500 ans avant J.-C., Pline l’Ancien indique dans son ouvrage Histoire naturelle que le suc de chicorée, mêlé à de l’huile de rosat (macérât huileux de pétales de rose) et à du vinaigre, calme les douleurs de tête et que ce même suc, mélangé à du vin, atténue les douleurs du foie et de la vessie. L’usage de la chicorée contre les troubles digestifs et les maladies du foie était déjà très répandu au Moyen Âge.

La culture de la chicorée s’est développée d’abord en Hollande au XVIIe siècle, puis a pris de l’ampleur au début du XIXe pour remédier à l’absence de café, lors du blocus continental imposé par Napoléon 1er.

Les Grecs et les Romains mangeaient les feuilles de chicorée. Aujourd’hui, les jeunes pousses de certaines variétés horticoles de chicorée, appelées endives, sont consommées en salade.

Étymologie et légendes

Le nom de genre Cichorium est la transcription latine du grec kichorion, pour lequel il existe différentes étymologies. Le nom d’espèce intybus serait issu du grec ancien entubion, qui désignait la chicorée sauvage, également à l’origine du terme endive.

Depuis toujours, la chicorée est symbole de protection : en Égypte, elle était connue pour son pouvoir contre les maléfices et les actes de sorcellerie. Elle protégerait aussi ceux qui partent loin de leur terre.

Les bienfaits santé de la chicorée

La racine de chicorée est un tonique amer reconnu depuis longtemps pour ses vertus stomachiques (stimulant la fonction digestive de l’estomac), apéritives et stimulantes des sécrétions gastriques. Les fibres alimentaires qu’elle contient (inuline et fructooligosaccharides) stimulent la digestion et ont un effet prébiotique. En effet, elles favorisent la croissance des bactéries intestinales et contribuent à la prévention des troubles gastro-intestinaux et du cancer du côlon. La racine de chicorée aurait aussi des effets hypoglycémiants, hypolipidémiants et hypocholestérolémiants.

La racine de chicorée bénéficie de propriétés diurétiques, dépuratives, cholagogues (facilitant l’évacuation de la bile), cholérétiques (augmentant la sécrétion de la bile) et légèrement laxatives. Elle est conseillée pour détoxifier et purifier l’organisme des toxines. Elle est également anti-hépatotoxique (contre les dommages causés au foie) et antioxydante.

Recette de tisane drainante

Dans un saladier, mélangez 20 g de racines de chicorée, 25 g de racines de bardane, 15 g de parties aériennes de fumeterre, 20 g de parties aériennes de pensée sauvage et 20 g de fruits de genièvre.

Mettez 2 c. à s. de plantes dans 1,5 litre d’eau froide. Portez à ébullition douce pendant 3 minutes, puis laissez infuser 5 minutes. Buvez tout au long de la journée.

Cahier des plantes alliées minceur

Cahier des plantes alliées minceur

DEUX PLANTES QUI AUGMENTENT LA THERMOGENÈSE (élévation de la température du corps pour augmenter le métabolisme et faciliter ainsi la perte de poids).

Les fruits de guarana
(Paullinia cupana)

De la famille des Sapindacées, le guarana est une plante ligneuse grimpante, d’environ 10 m de haut. Il est originaire d’Amazonie et est aujourd’hui largement cultivé au Brésil. Le guarana constitue un substitut au café. Ses principes actifs sont des dérivés xanthiques, tels que la théobromine et la théophylline, et à peu près 7 % de caféine, puis des tanins et des saponines. C’est la plante aujourd’hui qui contient le plus de caféine ou guaranine. Au-delà de provoquer une augmentation d’énergie douce (grâce à la présence des tanins), la guaranine induit également la thermogenèse, qui, quoique temporaire, se prolonge elle aussi plusieurs heures. Elle a ainsi pour effet direct de déstocker les graisses retenues dans le corps. Ces graisses libérées se transforment en énergie sous l’action de la thermogenèse et, ainsi, disparaissent. Cette caféine a pour effet indirect de bloquer l’absorption des graisses par des sucres dans les adipocytes (cellules de stockage des graisses). Elle pourrait même faire diminuer le nombre de ces adipocytes.

Le thé vert
(Camellia sinensis)

De la famille des Caméliacées, le thé vert est aujourd’hui une plante commune, que l’on consomme très couramment.

L’une de ses actions est d’agir sur la thermogenèse en la stimulant. On a pensé, au départ, que cette augmentation de la thermogenèse était due à la caféine, un des principaux actifs du thé vert. C’est très certainement une action synergique entre caféine et polyphénols du thé vert qui a le pouvoir de stimuler la thermogenèse, en intensité et en durée.

DEUX PLANTES À L’ACTION COUPE-FAIM

Le nopal, ou figuier de barbarie
(Opuntia ficus-indica)

De la famille des Cactacées, le nopal joue un rôle important dans les substances coupe-faim. Les « raquettes » – ou feuilles – de cette plante épineuse sont constituées de fibres et de mucilage, les fibres insolubles étant plus nombreuses que les fibres solubles. Au contact de l’eau absorbée par le corps humain mais aussi du suc gastrique, les pectines de ces fibres forment un gel, qui gonfle et prend du volume. Ce gel, qui forme un véritable « coussin », provoque un effet coupe-faim immédiat. À cela s’ajoute une réduction de l’absorption des graisses et des sucres.

La pectine de pomme
(Pyrus malus)

De la famille des Rosacées, la pomme est réputée pour freiner l’appétit. C’est sa richesse en pectine, composée de fibres solubles pouvant former un gel dans l’estomac, qui provoque un effet de satiété.

DES PLANTES ÉQUILIBRANTES DU SYSTÈME NERVEUX QUI PERMETTENT DE RÉSISTER À LA GOURMANDISE.

La mélisse (Melissa officinalis), la passiflore (Passiflora incarnata), la valériane (Valeriana officinalis) ou encore le marrube blanc (Marrubium vulgare) peuvent être aussi de très bons alliés.

Recette de tisane pour résister à la gourmandise

Mélangez 100 g de chacune de ces plantes : fleurs de camomille, feuilles de mélisse, racines de valériane, sommités fleuries de marrube blanc. Faites une infusion de 2 ou 3 min, avec 1 c. à c. de plantes et une tasse d’eau bouillante.

Si vous ne disposez pas de ces plantes sous la main, vous pouvez faire un mélange de 200 ml d’hydrolat de lavande avec 200 ml d’hydrolat de mélisse. Prenez 1 c. à s. dans un grand verre d’eau, que vous boirez avant ou pendant les repas, à petites gorgées, pour vous apporter calme et sérénité.

Et si l’on arrêtait les régimes ?

© Philippe Thery

Le dossier du mois :
Et si l’on arrêtait les régimes ?

avec Laura Azenard
Naturopathe et auteure

Laura Azenard est naturopathe. Elle partage son temps entre son cabinet, ses stages de jeûne, ses cures ayurvédiques et l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages : Comment j’ai vaincu l’arthrose, aux éditions Thierry Souccar, Vaincre votre arthrose, votre programme en neuf semaines, Le jeûne, ça marche. Elle anime également un blog : www.lauraazenard.fr.
Nous avons eu le privilège de lui poser quelques questions à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage Arrêtez les régimes, aux éditions Dangles…

Vous dites que les régimes conduisent à la malnutrition et sont un frein à la perte de poids.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Les régimes font grossir. L’organisme assimile la restriction alimentaire à une période de famine contre laquelle il doit lutter. Il transforme le cerveau en « machine affamée » et augmente la faim. Au début, la volonté triomphe. Puis, progressivement, elle s’essouffle et finit par s’effondrer, ne laissant qu’abattement, frustration et sentiment d’échec. Les kilos reviennent avec un bonus.

Les régimes conduisent aux carences et un corps carencé ne peut pas perdre du poids durablement. Se nourrir convenablement apporte les nutriments indispensables aux besoins de son organisme.

Les régimes créent les dépendances alimentaires. Plus d’un tiers des personnes qui se mettent au régime mangent de manière compulsive et vivent des fringales aussi fortes que les dépendances des alcooliques ou des toxicomanes. Les régimes finissent par entretenir l’hyperphagie ou la boulimie.

Si les régimes ne sont pas la solution, que conseillez-vous à nos lecteurs qui veulent perdre du poids ?

D’apprendre une bonne fois pour toutes à s’alimenter, plutôt que suivre de multiples régimes générant des frustrations. D’autant qu’une belle alimentation ne résout pas que les problèmes de poids, mais de santé de façon générale.

Pourquoi conseillez-vous de manger assez de lipides et protéines ?
Lesquelles ?

Les protéines animales ont très mauvaise presse. Entre leur réputation de nuire à notre santé, la maltraitance animale à laquelle nous sommes évidemment tous sensibles et les considérations environnementales, on pense bien faire en les supprimant de son assiette. Et, si on digère mal les protéines végétales, les légumineuses, les choix s’orientent vers les produits céréaliers. Pourtant, l’une des raisons pour lesquelles le surpoids et d’autres troubles de la santé s’installent est que l’on ne consomme pas assez de protéines pour faire en sorte que son corps conserve ses muscles. Or, les muscles maintiennent le métabolisme et brûlent les calories consommées. En perdant du muscle, le métabolisme est ralenti. Il devient comme un feu de cheminée qui s’amoindrit lorsqu’il reçoit moins de bûches. De ce fait, d’une part, la plupart des calories consommées sont moins utilisées et se transforment en graisses, et, d’autre part, n’ayant pas assez de nourriture à utiliser comme carburant, le corps brûle ses propres muscles, comme si l’on brûlait ses meubles pour se chauffer. On perd momentanément du poids en diminuant les protéines, mais cette perte sera liée à une fonte musculaire et non des graisses.

Les protéines apportent du tryptophane, un acide aminé qui sert à fabriquer de la sérotonine, l’hormone du bonheur, qui se convertira en mélatonine, l’hormone du sommeil. C’est lui qui vous permet de ne pas grignoter et de dormir.

Il ne s’agit pas de surconsommer des protéines animales mais de garder les plus intéressantes, par exemple celles qui sont riches en oméga 3, telles que celles des oeufs et des poissons gras, et d’alterner avec des protéines végétales, comme des légumineuses, des oléagineux, le chanvre, les graines de chia ou des algues.

Mangez assez de lipides !

Dans les années 60, lorsque le gras fut banni de vos assiettes, les glucides furent encensés. Le hic est que plus l’on consomme de sucre, plus le pancréas sécrète de l’insuline, une hormone hypoglycémiante qui a pour rôle de faire pénétrer le sucre dans les cellules afin de réduire le taux de sucre sanguin et normaliser la glycémie. Après chaque pic d’insuline se produit une hypoglycémie réactionnelle qui provoque une fatigue et une nouvelle envie de sucre. De plus, l’insuline est responsable de la prise de poids par une transformation des sucres en triglycérides – graisses –, qui sont stockés dans les tissus adipeux. Ce n’est pas l’excès d’aliments gras qui fait grossir mais l’excès de produits riches en glucides.

Il ne s’agit pas non plus de boire des litres d’huile mais de diminuer considérablement sa consommation de glucides et de ne plus avoir peur du gras.

D’autant que les oméga 3 contribuent à un meilleur contrôle de la glycémie. Ils augmentent le niveau de sérotonine, qui minimise le grignotage, et de dopamine, qui incite à mettre des baskets.

On les trouve dans les huiles de lin, cameline, noix, colza, les oléagineux, les poissons gras – sardine, maquereau, hareng, foie de morue, anchois, saumon, truite, flétan, etc. – et les jaunes d’oeufs lorsqu’ils sont peu cuits et encore coulants, c’est-àdire les oeufs au plat ou à la coque, à condition qu’ils soient de qualité, que les poules aient gambadé dehors, aient mangé des vers de terre ou, encore mieux, des graines de lin. Pour les oeufs au plat, des corps gras stables à la chaleur, comme l’huile de coco, sont préférables.

À quoi le cortisol sert-il et pourquoi favorise-t-il l’accumulation de graisses ?
Comment ne pas
trop solliciter sa production ?

Le cortisol favorise l’accumulation de graisses, en particulier au niveau de l’abdomen. En mode stress, le corps met en réserve de l’énergie au cas où la lutte durerait. Afin d’augmenter la masse grasse corporelle, le cortisol va agir à différents niveaux :

  • il bloque la T4, hormone de la thyroïde, vers de l’hormone T3 reverse. Les calories sont moins bien brûlées ;
  • il diminue la lipolyse. Les graisses sont moins bien dégradées :
  • il diminue la production de DHEA, ce qui empêche l’augmentation de la masse maigre musculaire ;
  • il augmente la production d’insuline et donc le stockage des graisses ;
  • il augmente la résistance à la leptine, donc de l’appétit par perte de la sensation de satiété.

Quel est le lien entre inflammation et prise de poids ?

Une mauvaise santé intestinale perturbe les sécrétions de sérotonine, produite à plus de 90 % par les entérochromaffines, les cellules qui tapissent l’intestin, à condition que ce dernier aille bien. Si celui-ci est « en guerre », il aura d’autres priorités que celle de fabriquer de la sérotonine. De ce fait, rien ne calme le cortisol, qui s’en prend à l’intestin, lequel fabrique moins de sérotonine, d’où la suprématie du cortisol, qui agit de nouveau sur l’intestin, etc. La sphère est vicieuse. Quand la fabrication de sérotonine est insuffisante, le cerveau finit par dire : va trouver la sérotonine dans le placard, dans le chocolat.

MANQUEZ-VOUS DE SÉROTONINE ?

Répondez à chaque question et additionnez vos réponses de la façon suivante :

0 : symptôme absent
1 : symptôme modéré
2 : symptôme gênant
3 : symptôme très gênant

– Vous sentez-vous irritable ? … – Vous sentez-vous impatient•e ? …
– Avez-vous des difficultés à supporter les frustrations et les contraintes ? …
– Vous sentez-vous agressi•f•ve ? …
– Vous sentez-vous incompris•e ? …
– Êtes-vous attiré•e par le sucre ou le chocolat en fin de journée ? …
– Vous sentez-vous dépendant•e d’activités répétitives comme le tabac, l’alcool, le grignotage, le sport intensif, les achats compulsifs ? …
– Avez-vous des difficultés à vous endormir ? …
– Vous sentez-vous vulnérable au stress ? …
– Vous sentez-vous d’humeur changeante ? …

Faites le total afin d’évaluer votre degré de manque de sérotonine.

Résultat inférieur à 10 : peu de troubles
Résultat de 10 à 19 : troubles modérés
Résultat supérieur à 20 : troubles importants

 

Faut-il vraiment privilégier le petit déjeuner ?

Tout dépend aussi de qui l’on est et de ses problématiques. Si l’on se bat depuis longtemps avec une alimentation émotionnelle, un surpoids et/ou des troubles du sommeil, il vaut mieux manger le matin.

Ce sont les acides aminés – tryptophane et tyrosine –, présents dans les protéines qui permettent de fabriquer de la sérotonine et de la dopamine, de la zénitude et de l’allant. Or, les protéases en charge d’assimiler ces acides aminés travaillent de 8 h 00 à 13 h 00. C’est à ce moment-là qu’il est pertinent de les apporter.

Évidemment, on ne doit pas se forcer à le prendre et ne manger que si on en a envie, à la seule condition que cette absence de faim ne soit pas la conséquence d’un dîner trop riche ou trop tardif. C’est le dîner qui, finalement, conditionne le petit déjeuner. De la même façon, le déjeuner et le goûter conditionnent le dîner, qui devrait être frugal. Or, en France, nous faisons bien souvent tout à l’envers : peu ou rien le matin, du bricolage le midi, pas de goûter et un dîner pantagruélique. Résultat, le soir, le corps a faim et le dîner n’en finit plus.

Que faudrait-il manger le matin ?

Pour comprendre comment manger le matin, il faut comprendre le métabolisme des glucides. Seule une petite partie de tous les glucides que l’on consomme, des produits céréaliers aux fruits, est utilisée par le cerveau et par les cellules qui fabriquent l’énergie. Les glucides non utilisés se stockent dans 2 réserves différentes : en premier lieu, sous forme de glycogène, dans le foie et les muscles et, en second lieu, quand le glycogène est plein, sous forme de graisses dans le tissu adipeux.

Faisons un parallèle pour se représenter ces différentes formes de stockage de réserves :

  • le glycogène, facilement accessible, tel le rez-de-chaussée d’une maison ;
  • les tissus adipeux, plus profonds, moins accessibles, à l’image de la cave.

Pour perdre du poids, on doit vider le rezde- chaussée, aller dans la cave et transformer le gras en corps cétoniques. Ce processus se fait naturellement durant le jeûne de la nuit. L’organisme, après avoir consommé la réserve de glycogène, va devoir trouver son énergie ailleurs. Il va alors se servir dans la graisse stockée. Au fur et à mesure que la nuit avance, le corps transforme les acides gras en des corps cétoniques, nouvelle source d’énergie, comme s’il s’agissait d’un jeûne. Au petit matin, l’organisme se trouve dans un état de cétose, mot chic pour dire « dans la cave ».

Non seulement on perd du gras, mais on libère les toxines, qui vont pouvoir se diriger vers les émonctoires, portes de sortie à toxines : foie, poumons, intestins, reins et peau.

Il faut entre 12 et 26 heures pour vider son rez-de-chaussée et ouvrir la porte de la cave. Ce qui veut dire que le petit déjeuner glucidique français est à proscrire. Si le petit déjeuner est protéiné et lipidique, on reste dans la cave.

Faire du sport le matin à jeun favorise-t-il une perte de poids ?

Oui, car on accélère la descente à la cave.

Que pensez-vous du jeûne intermittent ?

Il aide également à rallonger la cétose de la nuit. Cela pourrait être une bonne idée, mais, bien souvent, la suppression du petit déjeuner conduit à 2 cas de figure bien opposés, que je rencontre très souvent en cabinet.

Le premier, affamé ou fier, on se récompense le restant de la journée en mangeant plus et/ou par pulsions.

Le second, l’appétit disparaît et on finit par ne faire qu’un seul repas par jour, qui ne peut, à lui seul et à la longue, répondre à tous les besoins.

Une autre limite au jeûne intermittent du matin est le manque d’apport de protéines. Il ne restera que celui du midi, puisque, idéalement, on ne consomme pas de protéines le soir, trop longues à digérer. Si la relation à la nourriture est difficile, il est souhaitable de se réconcilier avec les prises de repas d’abord avant de faire des expériences. D’autant que l’on peut prolonger le jeûne de la nuit tout en s’alimentant. Il suffit d’éviter les sucres.

Ou alors, il est préférable de supprimer le dîner plutôt que le petit déjeuner, ce qui offre le moyen d’améliorer la régénération et la perte de poids qui se produisent la nuit, après avoir digéré.

Passer à une alimentation cétogène, est-ce la solution pour mincir durablement ?

L’alimentation cétogène est très intéressante notamment pour des maladies neurologiques – Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques. Les corps cétoniques sont plus appréciés par le cerveau que les glucides du pain. Dans le but d’une perte de poids, plutôt que d’être en permanence dans la cave comme c’est le cas avec une diète cétogène, qui induit une certaine rigueur et peut-être des frustrations, je préfère que l’on mette chaque jour un orteil dans la cave.

 

Pour aller plus loin…

Arrêtez les régimes ! de Laura Azenard

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