Humeurs

L’écolomag N° 80

Novembre – Décembre 2020

Édito 80

LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

« Les gens sont ce qu’est leur époque. » William Shakespeare

 

 

LETTRE OUVERTE AUX CHAMPIONS DU NET

C’est une époque formidable !

Tu veux des pompes de sport qui déchirent, un savon de Marseille à la cannelle de Chine, une table en bois exotique, avoir de nouveaux copains ? Pour peu que ton écran ait le bon débit, tu reçois tout à la maison presque avant d’y avoir pensé.

Pas grave si le gamin qui va te fabriquer tes baskets vient de fêter ses 9 ans. Pas grave si ton savon de Marseille est bourré d’huile de palme. Pas grave que ta jolie table soit en bois illégal. Pas grave si tes « amis » ont besoin de recevoir un mail pour se rappeler de ton anniversaire. Pas grave si ton voisin commerçant est obligé de fermer boutique et d’affronter le tribunal de commerce. Et, surtout, pas grave si tu bascules du côté des baltringues qui fabriquent de la pauvreté et de la solitude sans même le vouloir.

Tout ça, c’est un marché de dupes !

Tes godasses seront démodées la semaine prochaine. Ton savon n’a de marseillais que le nom. Ta table n’est finalement pas aussi jolie que sur la photo. Tes amis ne seront que virtuels et prêts à te crucifier publiquement au moindre désaccord.

Tu dois bien te rendre compte que toutes ces pratiques ne sont là que pour te prendre ton pognon pour le distribuer à des loustics qui refuseraient de te fréquenter si tu les connaissais.

Tous ces gros malins ne voient en toi qu’une donnée qui va nourrir un algorithme destiné à faire chauffer ta carte bleue.

C’est bientôt Noël.

Pourquoi ne pas essayer de choisir tes cadeaux en pensant aussi aux gens à qui tu les achètes ?

Regarde autour de toi. Il y a plein de belles personnes qui te proposent de quoi faire le bonheur des tiens sans que tu aies à en rougir.

Tu pourrais même t’en faire des amis, des vrais.

Naturellement vôtre,

La Chouette

Le Lion et le(s) moucheron(s) par France Guillain

Le Lion et le(s) moucheron(s)

France Guillain

 

 

 

« Va-t’en chétif insecte, excrément de la Terre ! C’est en ces mots que le lion parlait un jour au moucheron. L’autre lui déclara la guerre. « Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de roi, me fasse peur ni me soucie ? »

L’insecte « se met au large, puis prend son temps, fond sur le cou du lion, qu’il rend presque fou. « Le quadrupède écume… il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ; et cette alarme universelle est l’ouvrage d’un moucheron. »

(…) « Le malheureux lion se déchire lui-même, fait résonner sa queue… bat l’air qui n’en peut plus mais, et sa fureur extrême le fatigue, l’abat ; le voilà sur les dents. »

De cette fable du sieur de La Fontaine, il ressort « qu’entre nos ennemis, les plus à craindre sont souvent les plus petits ».

Nous en voyons les effets chaque jour. Petite bête invisible sans cesse nous guette, nous habite sous toutes les formes. D’aucuns partagent paisiblement avec elle leur quotidien, tandis que d’autres livrent contre elle un très dur combat, dont, malheureusement, ils ne sortent pas toujours vainqueurs.

De tous temps, l’humanité a dû affronter de si plus petits que soi. Et il n’est point utile de remonter à l’antiquité, puisqu’en une seule vie, que dis-je, dès avant même que de naître, la prévalence entre le plus grand et le plus petit se joue de nous. Qu’il nous faut sans cesse choisir de vivre en bonne compagnie de ces très petits ou de trépasser.

Que cette fable venue d’Esope et contée par La Fontaine nous éclaire aujourd’hui ! Car tout être vivant est toujours le plus petit d’un autre bien plus grand.

7 milliards de moucherons peuplent notre modeste Terre. Et peut-être plus encor ! 7 milliards, face au lion rugissant, battant de sa queue à faire trembler nos montagnes. 7 milliards de chétifs insectes, capables d’envahir au plus profond les narines et les oreilles du lion, jusqu’à l’épuisement de son affaire !

Cela peut être très long, à la mesure proportionnelle qui distingue un lion d’un moucheron ! Comme le moucheron de la fable, prenons le large, prenons le temps nécessaire, afin d’atteindre le bon endroit.

Il nous faut nous garder forts, calmes, sans perdre inutilement notre énergie. « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » nous dit ailleurs Jean de La Fontaine, dans Le Lion et le Rat.

Mais attention ! Gardons-nous bien, ensuite, d’aller claironner victoire en toutes parts, de crainte, à l’instar du moucheron de la fable, de nous laisser prendre dans une simple toile d’araignée !

À l’instant de « sonner la victoire », gardons les yeux bien ouverts !
… sur l’écolomag ?

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Frileux par Olivier Guilbaud

 

Frileux

Olivier Guilbaud

 

Être sensible au froid, plus ou moins, est tout à fait légitime. Question d’appréciation.

Se baigner dans la Méditerranée à 26 °C est tout juste acceptable pour certains, quand d’autres trouveront l’eau très chaude ! Question d’habitude ?

J’ai expérimenté un court passage dans une eau à 0 °C dans la mer Baltique, à Helsinki, expérience que je considérais comme impossible ; mais le contexte et la préparation mentale en groupe m’ont permis de goûter ce plaisir inoubliable. Question de volonté ? Certainement ! Au propre comme au figuré, cela se vérifie.

Le train-train quotidien est beaucoup plus sécurisant que risquer de s’engager dans une nouvelle voie, « défricher des terres inconnues ». Risquer l’échec n’est pas forcément naturel. La prudence excessive est à l’opposé de la témérité, qui est la preuve d’une grande audace. Bien ou pas bien, là n’est pas la question. On peut être prudent, ce que certains prendront comme frileux, d’un point de vue sanitaire, et téméraire, ce que certains prendront comme audacieux d’un point de vue entrepreneurial ! Et les deux sont compatibles. Alors, respectons les consignes, soyons prudents, respectons le collectif. Mais, surtout, soyons innovants, audacieux chacun à notre niveau, pour surmonter la crise sanitaire actuelle.

Ne laissons pas la place à une crise économique, trouvons les ressorts pour rebondir, « pivoter » et construire l’avenir plutôt que se désoler sur les pertes d’un monde qui change.

Et, plus que tout, n’oublions pas qu’en matière d’écologie, ça chauffe ! L’heure n’est plus à la frilosité, il faut laisser la place aux audacieux. Et vous, c’est quoi votre audace du moment ?

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Groupe Laboratoire
Science et Nature

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