Humeurs

L’écolomag N° 80

Novembre – Décembre 2020

Les règles d’or pour mincir en bonne intelligence

LES RÈGLES D’OR POUR MINCIR EN BONNE INTELLIGENCE

Il ne vous viendrait sûrement pas à l’esprit de refaire la décoration de votre intérieur sans l’avoir au préalable rangé et nettoyé. Eh bien, c’est un peu pareil pour notre corps : avant toute recherche d’amincissement, il faut commencer par détoxifier l’organisme à l’aide de plantes dépuratives.

Parmi les plantes dépuratives les plus efficaces :

La racine de chicorée sauvage (Cichorium intybus)
La racine de grande bardane (Arctium lappa)
Les parties aériennes de la fumeterre (Fumaria officinalis)
Les feuilles de cassis (Ribes nigrum)
Les parties aériennes de la pensée sauvage (Viola tricolor)
Les fruits du genévrier (Juniperus communis)
Le rhizome du chiendent (Agropyron repens)
Les fleurs du sureau noir (Sambucus nigra)
Les feuilles de thym (Thymus vulgaris)
Les feuilles de romarin (Salvia rosmarinus)

Zoom sur la racine de chicorée

Originaire d’Europe de l’Est, la chicorée pousse dans les prairies, sur les bords des chemins et dans les lieux incultes de toute l’Europe, d’Asie Centrale et Occidentale, d’Afrique du Nord et d’Amérique du Nord.

Histoire et tradition

La chicorée était connue des Égyptiens, qui la mentionnent dans le papyrus Ebers. 1 500 ans avant J.-C., Pline l’Ancien indique dans son ouvrage Histoire naturelle que le suc de chicorée, mêlé à de l’huile de rosat (macérât huileux de pétales de rose) et à du vinaigre, calme les douleurs de tête et que ce même suc, mélangé à du vin, atténue les douleurs du foie et de la vessie. L’usage de la chicorée contre les troubles digestifs et les maladies du foie était déjà très répandu au Moyen Âge.

La culture de la chicorée s’est développée d’abord en Hollande au XVIIe siècle, puis a pris de l’ampleur au début du XIXe pour remédier à l’absence de café, lors du blocus continental imposé par Napoléon 1er.

Les Grecs et les Romains mangeaient les feuilles de chicorée. Aujourd’hui, les jeunes pousses de certaines variétés horticoles de chicorée, appelées endives, sont consommées en salade.

Étymologie et légendes

Le nom de genre Cichorium est la transcription latine du grec kichorion, pour lequel il existe différentes étymologies. Le nom d’espèce intybus serait issu du grec ancien entubion, qui désignait la chicorée sauvage, également à l’origine du terme endive.

Depuis toujours, la chicorée est symbole de protection : en Égypte, elle était connue pour son pouvoir contre les maléfices et les actes de sorcellerie. Elle protégerait aussi ceux qui partent loin de leur terre.

Les bienfaits santé de la chicorée

La racine de chicorée est un tonique amer reconnu depuis longtemps pour ses vertus stomachiques (stimulant la fonction digestive de l’estomac), apéritives et stimulantes des sécrétions gastriques. Les fibres alimentaires qu’elle contient (inuline et fructooligosaccharides) stimulent la digestion et ont un effet prébiotique. En effet, elles favorisent la croissance des bactéries intestinales et contribuent à la prévention des troubles gastro-intestinaux et du cancer du côlon. La racine de chicorée aurait aussi des effets hypoglycémiants, hypolipidémiants et hypocholestérolémiants.

La racine de chicorée bénéficie de propriétés diurétiques, dépuratives, cholagogues (facilitant l’évacuation de la bile), cholérétiques (augmentant la sécrétion de la bile) et légèrement laxatives. Elle est conseillée pour détoxifier et purifier l’organisme des toxines. Elle est également anti-hépatotoxique (contre les dommages causés au foie) et antioxydante.

Recette de tisane drainante

Dans un saladier, mélangez 20 g de racines de chicorée, 25 g de racines de bardane, 15 g de parties aériennes de fumeterre, 20 g de parties aériennes de pensée sauvage et 20 g de fruits de genièvre.

Mettez 2 c. à s. de plantes dans 1,5 litre d’eau froide. Portez à ébullition douce pendant 3 minutes, puis laissez infuser 5 minutes. Buvez tout au long de la journée.

Cahier des plantes alliées minceur

Cahier des plantes alliées minceur

DEUX PLANTES QUI AUGMENTENT LA THERMOGENÈSE (élévation de la température du corps pour augmenter le métabolisme et faciliter ainsi la perte de poids).

Les fruits de guarana
(Paullinia cupana)

De la famille des Sapindacées, le guarana est une plante ligneuse grimpante, d’environ 10 m de haut. Il est originaire d’Amazonie et est aujourd’hui largement cultivé au Brésil. Le guarana constitue un substitut au café. Ses principes actifs sont des dérivés xanthiques, tels que la théobromine et la théophylline, et à peu près 7 % de caféine, puis des tanins et des saponines. C’est la plante aujourd’hui qui contient le plus de caféine ou guaranine. Au-delà de provoquer une augmentation d’énergie douce (grâce à la présence des tanins), la guaranine induit également la thermogenèse, qui, quoique temporaire, se prolonge elle aussi plusieurs heures. Elle a ainsi pour effet direct de déstocker les graisses retenues dans le corps. Ces graisses libérées se transforment en énergie sous l’action de la thermogenèse et, ainsi, disparaissent. Cette caféine a pour effet indirect de bloquer l’absorption des graisses par des sucres dans les adipocytes (cellules de stockage des graisses). Elle pourrait même faire diminuer le nombre de ces adipocytes.

Le thé vert
(Camellia sinensis)

De la famille des Caméliacées, le thé vert est aujourd’hui une plante commune, que l’on consomme très couramment.

L’une de ses actions est d’agir sur la thermogenèse en la stimulant. On a pensé, au départ, que cette augmentation de la thermogenèse était due à la caféine, un des principaux actifs du thé vert. C’est très certainement une action synergique entre caféine et polyphénols du thé vert qui a le pouvoir de stimuler la thermogenèse, en intensité et en durée.

DEUX PLANTES À L’ACTION COUPE-FAIM

Le nopal, ou figuier de barbarie
(Opuntia ficus-indica)

De la famille des Cactacées, le nopal joue un rôle important dans les substances coupe-faim. Les « raquettes » – ou feuilles – de cette plante épineuse sont constituées de fibres et de mucilage, les fibres insolubles étant plus nombreuses que les fibres solubles. Au contact de l’eau absorbée par le corps humain mais aussi du suc gastrique, les pectines de ces fibres forment un gel, qui gonfle et prend du volume. Ce gel, qui forme un véritable « coussin », provoque un effet coupe-faim immédiat. À cela s’ajoute une réduction de l’absorption des graisses et des sucres.

La pectine de pomme
(Pyrus malus)

De la famille des Rosacées, la pomme est réputée pour freiner l’appétit. C’est sa richesse en pectine, composée de fibres solubles pouvant former un gel dans l’estomac, qui provoque un effet de satiété.

DES PLANTES ÉQUILIBRANTES DU SYSTÈME NERVEUX QUI PERMETTENT DE RÉSISTER À LA GOURMANDISE.

La mélisse (Melissa officinalis), la passiflore (Passiflora incarnata), la valériane (Valeriana officinalis) ou encore le marrube blanc (Marrubium vulgare) peuvent être aussi de très bons alliés.

Recette de tisane pour résister à la gourmandise

Mélangez 100 g de chacune de ces plantes : fleurs de camomille, feuilles de mélisse, racines de valériane, sommités fleuries de marrube blanc. Faites une infusion de 2 ou 3 min, avec 1 c. à c. de plantes et une tasse d’eau bouillante.

Si vous ne disposez pas de ces plantes sous la main, vous pouvez faire un mélange de 200 ml d’hydrolat de lavande avec 200 ml d’hydrolat de mélisse. Prenez 1 c. à s. dans un grand verre d’eau, que vous boirez avant ou pendant les repas, à petites gorgées, pour vous apporter calme et sérénité.

Et si l’on arrêtait les régimes ?

© Philippe Thery

Le dossier du mois :
Et si l’on arrêtait les régimes ?

avec Laura Azenard
Naturopathe et auteure

Laura Azenard est naturopathe. Elle partage son temps entre son cabinet, ses stages de jeûne, ses cures ayurvédiques et l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages : Comment j’ai vaincu l’arthrose, aux éditions Thierry Souccar, Vaincre votre arthrose, votre programme en neuf semaines, Le jeûne, ça marche. Elle anime également un blog : www.lauraazenard.fr.
Nous avons eu le privilège de lui poser quelques questions à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage Arrêtez les régimes, aux éditions Dangles…

Vous dites que les régimes conduisent à la malnutrition et sont un frein à la perte de poids.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Les régimes font grossir. L’organisme assimile la restriction alimentaire à une période de famine contre laquelle il doit lutter. Il transforme le cerveau en « machine affamée » et augmente la faim. Au début, la volonté triomphe. Puis, progressivement, elle s’essouffle et finit par s’effondrer, ne laissant qu’abattement, frustration et sentiment d’échec. Les kilos reviennent avec un bonus.

Les régimes conduisent aux carences et un corps carencé ne peut pas perdre du poids durablement. Se nourrir convenablement apporte les nutriments indispensables aux besoins de son organisme.

Les régimes créent les dépendances alimentaires. Plus d’un tiers des personnes qui se mettent au régime mangent de manière compulsive et vivent des fringales aussi fortes que les dépendances des alcooliques ou des toxicomanes. Les régimes finissent par entretenir l’hyperphagie ou la boulimie.

Si les régimes ne sont pas la solution, que conseillez-vous à nos lecteurs qui veulent perdre du poids ?

D’apprendre une bonne fois pour toutes à s’alimenter, plutôt que suivre de multiples régimes générant des frustrations. D’autant qu’une belle alimentation ne résout pas que les problèmes de poids, mais de santé de façon générale.

Pourquoi conseillez-vous de manger assez de lipides et protéines ?
Lesquelles ?

Les protéines animales ont très mauvaise presse. Entre leur réputation de nuire à notre santé, la maltraitance animale à laquelle nous sommes évidemment tous sensibles et les considérations environnementales, on pense bien faire en les supprimant de son assiette. Et, si on digère mal les protéines végétales, les légumineuses, les choix s’orientent vers les produits céréaliers. Pourtant, l’une des raisons pour lesquelles le surpoids et d’autres troubles de la santé s’installent est que l’on ne consomme pas assez de protéines pour faire en sorte que son corps conserve ses muscles. Or, les muscles maintiennent le métabolisme et brûlent les calories consommées. En perdant du muscle, le métabolisme est ralenti. Il devient comme un feu de cheminée qui s’amoindrit lorsqu’il reçoit moins de bûches. De ce fait, d’une part, la plupart des calories consommées sont moins utilisées et se transforment en graisses, et, d’autre part, n’ayant pas assez de nourriture à utiliser comme carburant, le corps brûle ses propres muscles, comme si l’on brûlait ses meubles pour se chauffer. On perd momentanément du poids en diminuant les protéines, mais cette perte sera liée à une fonte musculaire et non des graisses.

Les protéines apportent du tryptophane, un acide aminé qui sert à fabriquer de la sérotonine, l’hormone du bonheur, qui se convertira en mélatonine, l’hormone du sommeil. C’est lui qui vous permet de ne pas grignoter et de dormir.

Il ne s’agit pas de surconsommer des protéines animales mais de garder les plus intéressantes, par exemple celles qui sont riches en oméga 3, telles que celles des oeufs et des poissons gras, et d’alterner avec des protéines végétales, comme des légumineuses, des oléagineux, le chanvre, les graines de chia ou des algues.

Mangez assez de lipides !

Dans les années 60, lorsque le gras fut banni de vos assiettes, les glucides furent encensés. Le hic est que plus l’on consomme de sucre, plus le pancréas sécrète de l’insuline, une hormone hypoglycémiante qui a pour rôle de faire pénétrer le sucre dans les cellules afin de réduire le taux de sucre sanguin et normaliser la glycémie. Après chaque pic d’insuline se produit une hypoglycémie réactionnelle qui provoque une fatigue et une nouvelle envie de sucre. De plus, l’insuline est responsable de la prise de poids par une transformation des sucres en triglycérides – graisses –, qui sont stockés dans les tissus adipeux. Ce n’est pas l’excès d’aliments gras qui fait grossir mais l’excès de produits riches en glucides.

Il ne s’agit pas non plus de boire des litres d’huile mais de diminuer considérablement sa consommation de glucides et de ne plus avoir peur du gras.

D’autant que les oméga 3 contribuent à un meilleur contrôle de la glycémie. Ils augmentent le niveau de sérotonine, qui minimise le grignotage, et de dopamine, qui incite à mettre des baskets.

On les trouve dans les huiles de lin, cameline, noix, colza, les oléagineux, les poissons gras – sardine, maquereau, hareng, foie de morue, anchois, saumon, truite, flétan, etc. – et les jaunes d’oeufs lorsqu’ils sont peu cuits et encore coulants, c’est-àdire les oeufs au plat ou à la coque, à condition qu’ils soient de qualité, que les poules aient gambadé dehors, aient mangé des vers de terre ou, encore mieux, des graines de lin. Pour les oeufs au plat, des corps gras stables à la chaleur, comme l’huile de coco, sont préférables.

À quoi le cortisol sert-il et pourquoi favorise-t-il l’accumulation de graisses ?
Comment ne pas
trop solliciter sa production ?

Le cortisol favorise l’accumulation de graisses, en particulier au niveau de l’abdomen. En mode stress, le corps met en réserve de l’énergie au cas où la lutte durerait. Afin d’augmenter la masse grasse corporelle, le cortisol va agir à différents niveaux :

  • il bloque la T4, hormone de la thyroïde, vers de l’hormone T3 reverse. Les calories sont moins bien brûlées ;
  • il diminue la lipolyse. Les graisses sont moins bien dégradées :
  • il diminue la production de DHEA, ce qui empêche l’augmentation de la masse maigre musculaire ;
  • il augmente la production d’insuline et donc le stockage des graisses ;
  • il augmente la résistance à la leptine, donc de l’appétit par perte de la sensation de satiété.

Quel est le lien entre inflammation et prise de poids ?

Une mauvaise santé intestinale perturbe les sécrétions de sérotonine, produite à plus de 90 % par les entérochromaffines, les cellules qui tapissent l’intestin, à condition que ce dernier aille bien. Si celui-ci est « en guerre », il aura d’autres priorités que celle de fabriquer de la sérotonine. De ce fait, rien ne calme le cortisol, qui s’en prend à l’intestin, lequel fabrique moins de sérotonine, d’où la suprématie du cortisol, qui agit de nouveau sur l’intestin, etc. La sphère est vicieuse. Quand la fabrication de sérotonine est insuffisante, le cerveau finit par dire : va trouver la sérotonine dans le placard, dans le chocolat.

MANQUEZ-VOUS DE SÉROTONINE ?

Répondez à chaque question et additionnez vos réponses de la façon suivante :

0 : symptôme absent
1 : symptôme modéré
2 : symptôme gênant
3 : symptôme très gênant

– Vous sentez-vous irritable ? … – Vous sentez-vous impatient•e ? …
– Avez-vous des difficultés à supporter les frustrations et les contraintes ? …
– Vous sentez-vous agressi•f•ve ? …
– Vous sentez-vous incompris•e ? …
– Êtes-vous attiré•e par le sucre ou le chocolat en fin de journée ? …
– Vous sentez-vous dépendant•e d’activités répétitives comme le tabac, l’alcool, le grignotage, le sport intensif, les achats compulsifs ? …
– Avez-vous des difficultés à vous endormir ? …
– Vous sentez-vous vulnérable au stress ? …
– Vous sentez-vous d’humeur changeante ? …

Faites le total afin d’évaluer votre degré de manque de sérotonine.

Résultat inférieur à 10 : peu de troubles
Résultat de 10 à 19 : troubles modérés
Résultat supérieur à 20 : troubles importants

 

Faut-il vraiment privilégier le petit déjeuner ?

Tout dépend aussi de qui l’on est et de ses problématiques. Si l’on se bat depuis longtemps avec une alimentation émotionnelle, un surpoids et/ou des troubles du sommeil, il vaut mieux manger le matin.

Ce sont les acides aminés – tryptophane et tyrosine –, présents dans les protéines qui permettent de fabriquer de la sérotonine et de la dopamine, de la zénitude et de l’allant. Or, les protéases en charge d’assimiler ces acides aminés travaillent de 8 h 00 à 13 h 00. C’est à ce moment-là qu’il est pertinent de les apporter.

Évidemment, on ne doit pas se forcer à le prendre et ne manger que si on en a envie, à la seule condition que cette absence de faim ne soit pas la conséquence d’un dîner trop riche ou trop tardif. C’est le dîner qui, finalement, conditionne le petit déjeuner. De la même façon, le déjeuner et le goûter conditionnent le dîner, qui devrait être frugal. Or, en France, nous faisons bien souvent tout à l’envers : peu ou rien le matin, du bricolage le midi, pas de goûter et un dîner pantagruélique. Résultat, le soir, le corps a faim et le dîner n’en finit plus.

Que faudrait-il manger le matin ?

Pour comprendre comment manger le matin, il faut comprendre le métabolisme des glucides. Seule une petite partie de tous les glucides que l’on consomme, des produits céréaliers aux fruits, est utilisée par le cerveau et par les cellules qui fabriquent l’énergie. Les glucides non utilisés se stockent dans 2 réserves différentes : en premier lieu, sous forme de glycogène, dans le foie et les muscles et, en second lieu, quand le glycogène est plein, sous forme de graisses dans le tissu adipeux.

Faisons un parallèle pour se représenter ces différentes formes de stockage de réserves :

  • le glycogène, facilement accessible, tel le rez-de-chaussée d’une maison ;
  • les tissus adipeux, plus profonds, moins accessibles, à l’image de la cave.

Pour perdre du poids, on doit vider le rezde- chaussée, aller dans la cave et transformer le gras en corps cétoniques. Ce processus se fait naturellement durant le jeûne de la nuit. L’organisme, après avoir consommé la réserve de glycogène, va devoir trouver son énergie ailleurs. Il va alors se servir dans la graisse stockée. Au fur et à mesure que la nuit avance, le corps transforme les acides gras en des corps cétoniques, nouvelle source d’énergie, comme s’il s’agissait d’un jeûne. Au petit matin, l’organisme se trouve dans un état de cétose, mot chic pour dire « dans la cave ».

Non seulement on perd du gras, mais on libère les toxines, qui vont pouvoir se diriger vers les émonctoires, portes de sortie à toxines : foie, poumons, intestins, reins et peau.

Il faut entre 12 et 26 heures pour vider son rez-de-chaussée et ouvrir la porte de la cave. Ce qui veut dire que le petit déjeuner glucidique français est à proscrire. Si le petit déjeuner est protéiné et lipidique, on reste dans la cave.

Faire du sport le matin à jeun favorise-t-il une perte de poids ?

Oui, car on accélère la descente à la cave.

Que pensez-vous du jeûne intermittent ?

Il aide également à rallonger la cétose de la nuit. Cela pourrait être une bonne idée, mais, bien souvent, la suppression du petit déjeuner conduit à 2 cas de figure bien opposés, que je rencontre très souvent en cabinet.

Le premier, affamé ou fier, on se récompense le restant de la journée en mangeant plus et/ou par pulsions.

Le second, l’appétit disparaît et on finit par ne faire qu’un seul repas par jour, qui ne peut, à lui seul et à la longue, répondre à tous les besoins.

Une autre limite au jeûne intermittent du matin est le manque d’apport de protéines. Il ne restera que celui du midi, puisque, idéalement, on ne consomme pas de protéines le soir, trop longues à digérer. Si la relation à la nourriture est difficile, il est souhaitable de se réconcilier avec les prises de repas d’abord avant de faire des expériences. D’autant que l’on peut prolonger le jeûne de la nuit tout en s’alimentant. Il suffit d’éviter les sucres.

Ou alors, il est préférable de supprimer le dîner plutôt que le petit déjeuner, ce qui offre le moyen d’améliorer la régénération et la perte de poids qui se produisent la nuit, après avoir digéré.

Passer à une alimentation cétogène, est-ce la solution pour mincir durablement ?

L’alimentation cétogène est très intéressante notamment pour des maladies neurologiques – Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques. Les corps cétoniques sont plus appréciés par le cerveau que les glucides du pain. Dans le but d’une perte de poids, plutôt que d’être en permanence dans la cave comme c’est le cas avec une diète cétogène, qui induit une certaine rigueur et peut-être des frustrations, je préfère que l’on mette chaque jour un orteil dans la cave.

 

Pour aller plus loin…

Arrêtez les régimes ! de Laura Azenard

Retrouvez l’équilibre sans régime !

Retrouvez l’équilibre sans régime !

Autrefois, avant l’arrivée des fast-foods et de la nourriture industrielle acidifiante de qualité médiocre, les cas d’obésité n’existaient pas en Chine ! C’est dire combien l’alimentation est importante.

Quand le syndrome est installé, il faut le désinstaller ! Si tendre vers le poids idéal n’était qu’une question de gestion de l’alimentation et du stress, ce serait « simple ». Attention, pourtant… Car si la sphère digestive manifeste un gros syndrome de carence énergétique, alors les régimes seront inefficaces et risquent même d’aggraver la déficience, ce qui peut s’avérer contre-productif. Avant tout régime, il est recommandé de faire pratiquer un bilan énergétique selon la « méthode » traditionnelle chinoise – MTC –.

Votre surpoids est-il réellement un problème ?
Êtes-vous souvent
essoufflé·e, fatigué·e, avec des douleurs aux genoux et dans le bas du dos ?

Si vous répondez par l’affirmative, alors il devient vraiment nécessaire de consulter et d’agir pour optimiser votre bien-être, votre joie de vivre, et aussi, tout simplement… votre longévité. Comment éviter l’effet yo-yo ? En privilégiant une voie holistique, qui traite les besoins dans leur globalité ! En analysant et en mettant en ordre les causes, via le décodage par exemple… En reprogrammant votre subconscient et en rétablissant l’équilibre dans vos corps énergétique et physique.

L’alcalinisation est-elle déterminante ?

Oui, on peut l’affirmer, car nos réserves de graisses agissent comme « tampon » contre l’excès d’acidité, pour maintenir l’homéostasie et l’équilibre acide/base.

Pour retrouver un poids idéal, il faut commencer par alcaliniser un peu plus notre corps – sans excès. Il est également nécessaire de chercher à comprendre les aspects émotionnels et mentaux qui nous ont amené·e à cette situation, afin de nous « reprogrammer » positivement. Il est à noter que l’excès d’acidité peut aussi provenir du stress oxydatif. Attention donc à nos pensées négatives compulsives – critiques, jugements, angoisses, anxiété, frayeurs, tristesse, etc.

Comment rééquilibrer la balance acide/ alcalin de notre corps ? Rappelez-vous que les excès ne sont jamais bons… À petite dose, le sel guérit, à forte dose, il tue !

L’alimentation « moderne » industrielle, certes excitante pour les papilles, est très ACIDIFIANTE – particulièrement le fromage, le café, les produits raffinés à l’excès, les céréales et les produits d’origine animale –, si bien que notre balance acide/alcalin tend trop souvent à pencher du côté EXCÈS D’ACIDITÉ.

De plus, l’excès d’acidité crée un terrain favorable à de nombreuses maladies. Le Dr Otto Warburg, prix Nobel de médecine en 1931, en avait apporté la démonstration sur les cellules cancéreuses…

Voici une petite liste non exhaustive d’aliments alcalinisants : légumes et fruits bien mûrs, particulièrement les épinards, l’eau hyper-hydrogénée, l’herbe de blé, le chou kale, le céleri, les carottes, les pommes et même le vin rouge – avec modération, bien sûr ! – La saveur douce des fruits très mûrs aura également un effet tonique.

Le simple fait de réduire notre consommation d’aliments gras ou sucrés – chocolat, biscuits, glaces, bonbons, produits industriels, etc. – contribue aussi à se sentir en meilleure forme.

Peut-on retrouver son poids idéal ?

Nous pouvons tendre vers cet objectif en améliorant progressivement notre façon de vivre holistique au quotidien, en étant plus attentifs à l’instant présent, à nos pensées et à nos émotions, ainsi qu’à la qualité des nutriments bio que nous ingérons, de préférence dans le calme, en pleine conscience et avec gratitude.

Il est très fréquent de constater chez les personnes angoissées et en surpoids un syndrome de déficience d’énergie de la sphère rate-pancréas. Une pharmacopée de plantes contenant des toniques, comme le ginseng, peut s’avérer une aide probante pour tonifier l’énergie digestive.

Cela contribuera également à la prévention du diabète.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que, tant que vous entretiendrez une telle faiblesse énergétique et que vous n’en aurez pas analysé et mis en ordre les causes, alors quasiment aucun régime, comme ceux mis en avant dans les jolis magazines, ne vous sera durablement bénéfique.

Il faut également savoir que la privation pendant des semaines et des semaines concourt dans le corps à la véritable « programmation » d’un manque. L’intelligence du corps fera ensuite tout pour vous faire reprendre du poids afin de prévenir d’autres périodes de disette. C’est l’effet yo-yo.

Comprendre les causes émotionnelles pour retrouver l’équilibre est essentiel

Nos kilos excédentaires revêtent parfois le rôle inconscient d’une « armure », d’un « gilet pare-balles » pour nous protéger des coups, des piques et de la violence de certaines personnes de notre entourage… Cela peut être le cas quand les relations de couple, ou bien au travail, sont conflictuelles. Si à cela s’ajoutent des déficiences ou un déséquilibre hormonal – comme lors de la ménopause –, la prise de poids peut parfois être conséquente. Si c’est votre cas, comprenez que ce n’est pas une fatalité. Et, surtout, ne désespérez pas ! (voir mon article sur la ménopause dans l’écolomag n° 80).

Petits conseils : consultez un·e psychothérapeute, méditez, faites de l’exercice, marchez, mettez votre passé en bon ordre… Consolidez votre « foi active », pour vivre avec espoir et confiance dans l’instant présent. Et écoutez votre coeur ; la petite voix douce de votre « médecin intérieur » vous guidera vers les meilleures solutions correspondant à vos besoins…

S’il vous plaît, offrez-vous au moins un repas plus « festif » par semaine afin d’éviter de refouler vos envies, mais aussi pour vous féliciter du parcours déjà accompli ; et, le reste du temps, mangez plus sobrement, lentement, en conscience et avec gratitude, des aliments sains, bio, vivants, variés – du végétal de préférence –. La pratique du « jeûne intermittent » 16 h/24 h pourra être également une aide intéressante…

Si vous ajoutez à tout cela un gros zeste de détermination, il ne fait aucun doute que vous réussirez !

Stéphan Lentzner
www.therapie-globale.com

Vers une perte de poids réussie sans régime

Vers une perte de poids réussie sans régime

avec Véronique Liesse
Diététicienne, nutritionniste, micronutritionniste et nutrithérapeute

Pour la sortie de son ouvrage Ma bible pour perdre du poids sans régime, aux éditions Leduc, Véronique Liesse nous livre en exclusivité quelques clés pour mincir durablement. Véronique Liesse est diététicienne, nutritionniste et formatrice en entreprises pour optimiser énergie, bien-être et performance au travail. Elle enseigne et forme à la nutrition.

Il existe de nombreux ouvrages sur les régimes et les rééquilibrages nutritionnels.
Quel nouvel
éclairage nous apportez-vous ?

Qu’il est temps d’arrêter de compter les calories et de comprendre que la prise ou la perte de poids est un problème complexe et multifactoriel.

La majorité des livres abordent cette problématique sous l’angle des régimes et c’est justement cela qui entraîne des mécanismes de yo-yo ascendant. Ce livre traite de tous les aspects qu’il faut considérer pour entreprendre une perte de poids réussie. Il décrit étape par étape tous les aspects à envisager pour réussir un programme de perte de poids de façon durable. Tous les aspects importants y sont détaillés : l’assiette bien sûr, mais aussi tous les freins physiologiques, et notamment le microbiote, les blocages hormonaux et mentaux, ainsi que tous les éléments de notre mode de vie impliqués dans la prise et la perte de poids.

Vous utilisez dans votre ouvrage le terme « amaigrissologie ».
Pourquoi
ce néologisme et quels messages souhaitez-vous faire passer ?

« L’amaigrissologie » induit, par définition, d’avoir recours à toute stratégie visant à une perte de poids rapide. C’est malheureusement ce que la plupart des gens souhaitent et c’est vrai depuis la nuit des temps. Ce qui prouve bien que les régimes ne marchent pas et, même, aggravent le problème. Le but ultime doit être de prendre soin de soi, d’être en bonne santé, ce qui induit de ne pas traumatiser son corps.

Vous écrivez que les régimes reposent sur deux croyances erronées :
pour mincir, il faut avoir de
la volonté ;
pour mincir, il faut réduire
son apport en calories.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Ces 2 phrases sont extraites de la préface de mon livre, écrite par Florian Saffer – diététicien spécialisé en comportement alimentaire –, qu’il a eu la gentillesse de rédiger.

Et je partage totalement son avis. La volonté implique des frustrations, ce qui n’est pas tenable dans le temps. À la place de la volonté, il faut avoir simplement l’envie de prendre soin de soi et de mettre en place des choses de façon bienveillante et qui nous font du bien pour toujours.

À l’exception des personnes qui mangent réellement trop, ce qui n’est bien sûr pas souhaitable, le problème se situe la plupart du temps bien plus du côté de la qualité que du côté de la quantité.

Si réduire les calories était la solution, il y a longtemps que la question de l’obésité serait réglée. Le problème est donc bien plus complexe et la solution réside dans la nécessité de comprendre l’origine des dérèglements et de les prendre en charge.

Pour perdre du poids sans régime, quels sont les 5 grands leviers d’action dont nous disposons ?

– Il faut tout d’abord que ce soit le bon moment. L’objectif doit être clair et « aspirationnel ». Perdre 10 kg n’a rien de très motivant. C’est ce que ça va permettre de faire qui l’est !

– Bien entendu, l’assiette joue un rôle central. Indépendamment des calories, il va falloir miser sur la qualité car des glucides, des lipides ou des protéines ne sont pas stockés ou déstockés de la même façon, quelle que soit leur origine. De plus, des déficits en micronutriments peuvent empêcher un fonctionnement métabolique normal et ruiner toutes les tentatives.

– Il semble de plus en plus évident que notre corps répond à des rythmes biologiques bien spécifiques. C’est là qu’intervient la chrononutrition. Pour être bien régulé physiologiquement, le corps a besoin de manger à certains moments précis. Nous vivons de façon de plus en plus désynchronisée, ce qui, encore une fois, dérégule notre organisme.

– Il existe de nombreux freins à la perte de poids, qu’il va falloir aborder également. Troubles métaboliques, hormonaux, pollution environnementale, déséquilibre du microbiote… Ce sont quelques exemples des freins décrits dans ce livre et qu’il va falloir prendre en charge.

– Enfin, n’oublions pas l’aspect psychologique. Notre cerveau nous joue parfois bien des tours ; il fabrique tout un tas d’idées qui ne nous aident pas à avancer dans la bonne direction.

Les glucides ont de plus en plus mauvaises presse.
Qu’en pensez-vous ?

C’est justement ce type de généralisation qu’il faudrait idéalement éviter. Comment peut-on croire que les effets métaboliques d’un paquet de bonbons, de chips, d’un soda ou une portion de lentilles ont les mêmes effets métaboliques sur l’organisme ? Ce qui prouve bien qu’il est temps d’arrêter de compter les calories.

Les glucides, comme les autres macronutriments, ne peuvent pas être exclus de l’alimentation. N’oublions pas qu’ils sont le nutriment majeur des légumes, des fruits, des légumineuses, des céréales complètes, dont nous ne pouvons pas nous passer.

Que pensez-vous de la diète cétogène, dont on entend beaucoup parler actuellement ?

N’est-elle pas trop restrictive et contraignante ? Bien sûr. Elle est extrêmement contraignante et n’est pas tenable dans le temps. Élaborée il y a un siècle pour prendre en charge l’épilepsie chez l’enfant ne répondant pas au traitement, on découvre aujourd’hui son potentiel thérapeutique dans d’autres domaines ; notamment l’accompagnement du cancer et des maladies neurodégénératives. Mais, même dans ce domaine, les études manquent pour pouvoir établir une réelle efficacité sans risque. Ce régime, qui est très déséquilibré, génère de nombreuses carences, notamment du microbiote, et ne peut en aucun cas être tenu dans le temps, ce qui est malheureusement indispensable si l’on veut garantir une perte de poids durable.

Quels sont ses principaux avantages et inconvénients ?

Il est vrai que cette diète entraîne une perte de poids rapide, mais, pour moi, elle fait partie de ce concept d’amaigrissologie. Elle engendre beaucoup trop de déficits et n’est donc pas une option tenable dans le temps.

Comment optimiser la diète cétogène pour en diminuer les éventuels effets délétères ?

Pour les personnes qui souhaitent la mettre en oeuvre, il faut envisager une version hypotoxique, comportant notamment au moins une portion de fruits par jour, des légumes, du poisson plutôt que de la viande, et des bonnes graisses, que l’on va trouver notamment dans l’huile de colza, l’huile d’olive, les noix, l’avocat.…

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs qui sont plutôt sucré que salé ?

Tout dépend de la situation de chacun. Le sucre ne tue pas, tout est question de modération. Mais il faut savoir qu’il est possible de se déshabituer progressivement d’envies d’aliments sucrés, tout comme il est possible de se déshabituer de manger trop salé.

Une alimentation trop pauvre en glucides, notamment lors du petit déjeuner ou du repas de midi, peut occasionner des envies irrépressibles de sucre dans l’après-midi et le soir.

Il peut également s’agir d’un trouble des neurotransmetteurs.

Il est de toute façon conseillé d’éviter les frustrations et de réapprendre à manger de façon présente, sans être en mode automatique, afin de retrouver de la satisfaction de manger et de profiter vraiment des petites douceurs que l’on s’octroie.

Un rééquilibrage alimentaire doit-il être toujours accompagné d’une prise de micronutriments ?

De nombreux déficits en micronutriments peuvent, en effet, expliquer une prise de poids ou une résistance à l’amincissement. Sans devoir nécessairement toujours passer par des compléments alimentaires, il est cependant indispensable d’évaluer la présence, ou non, de certains déficits et de les prendre en charge.

Accordons-nous trop d’importance à la notion d’index glycémique, et, si oui, pourquoi ?

Je pense qu’il s’agit d’une notion très importante mais que quelques connaissances suffisent à la mettre en pratique. Il faut éviter d’avoir en tête un contrôle permanent des index glycémiques car cela rend les apports alimentaires beaucoup trop contrôlés et peu spontanés. À partir du moment où l’on a compris que les fruits, les légumes, les noix, les légumineuses et les produits non transformés de façon générale ont un bon index glycémique, il n’est pas nécessaire de se promener avec ses tableaux en poche.

Conseilleriez-vous de faire une analyse du microbiote avant toute « révolution alimentaire personnelle » ?

Dans certains cas, cela peut être intéressant. Et c’est certainement l’avenir. Mais, aujourd’hui, une telle analyse n’est pas du tout indispensable, même si elle peut être utile. En revanche, évaluer certains marqueurs de son déséquilibre peut être utile afin de mieux cibler une prise en charge.

On connaît désormais l’importance du microbiote et de la supplémentation en probiotiques.
Mais, ce que l’on sait moins, c’est que le choix des souches doit se faire en fonction de notre alimentation.
Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs ?

On connaît de mieux en mieux le rôle de certaines souches en particulier. Certaines sont plutôt anti-inflammatoires, d’autres vont plutôt améliorer la glycémie ou servir à fabriquer certains métabolites protecteurs, comme le butyrate. Tout va donc dépendre de la problématique initiale. Il ne faut pas croire que prendre des probiotiques est la solution miracle, elle peut être envisagée si c’est nécessaire et de façon personnalisée.

Pourquoi un manque de sérotonine nous pousse-t-il à des envies compulsives ?
Comment y remédier ?

Notre corps est d’une intelligence remarquable. Lorsque nous manquons de sérotonine, cela engendre des envies compulsives pour des aliments glucidiques, car, pour fabriquer de la sérotonine dans le cerveau, il est nécessaire d’avoir une élévation, même légère, de l’insuline. Le corps pousse donc à manger du sucre afin de faciliter la production de sérotonine dans le cerveau.

Éviter les glucides n’est donc pas la solution, car cela peut, à terme, provoquer des pulsions alimentaires. Toute la stratégie va donc consister à favoriser la production de sérotonine en ayant des apports suffisants en glucides, mais aussi en introduisant tous les nutriments indispensables à la production de sérotonine, notamment du tryptophane, certains minéraux comme le fer, le zinc ou le magnésium, et des vitamines du groupe B.

Pour être efficace, une alimentation doit-elle être 100 % personnalisée ?

Bien entendu, il existe certains concepts valables pour tous, mais il n’est pas possible de faire des plans alimentaires qui s’appliquent à tout le monde. Nous avons tous nos besoins, nos goûts, nos habitudes, et il est indispensable de faire en sorte que le plan corresponde à tous ces aspects si l’on veut être capable de le maintenir dans le temps.

Pour nos lecteurs qui souhaiteraient perdre du poids durablement, quels conseils leur donneriez-vous pour mettre toutes les chances de leur côté ?
Faut-il faire
impérativement une prise de sang et une analyse du microbiote ?

Il va de soi que je ne peux que les inviter à lire mon livre, mais le premier conseil que je leur donnerais est celui d’arrêter de faire des régimes et de traumatiser son corps. Dans certains cas, une prise de sang peut s’avérer indispensable. Mais il s’agit d’une prise de sang à caractère nutritionnel, peu réalisée dans la pratique courante.

Le mot de la fin ?

Pour réussir, il ne faut pas être pressé·e. La tortue connaît mieux le chemin que le lièvre. Il faut prendre son temps, choisir le bon moment, trouver l’objectif qui parle au coeur, pas à la balance, et mettre en place uniquement des choses qui peuvent l’être de façon durable, avec bienveillance.

Véronique Liesse
www.veronique-liesse-nutrition.com
Chaîne YouTube : L’Healthentiel

 

Pour aller plus loin…

Ma bible pour perdre du poids sans régime de Véronique Liesse

L’hypnose à l’assaut de la minceur

© Mohamed Khalil

Le dossier du mois :
L’hypnose à l’assaut de la minceur

avec Kevin Finel
praticien et formateur en hypnose

Kevin Finel, praticien et formateur en hypnose, et fondateur de l’Académie d’hypnose ericksonienne (A.R.C.H.E.), principale école d’hypnose en France, et Bruno Surace, praticien et formateur en hypnose et également directeur pédagogique de l’institut de formation A.R.C.H.E., et fondateur du site Psychonaute, fondé en 2018. Ils ont eu la gentillesse de répondre à nos questions sur le sujet.

Pourquoi, selon vous, les régimes ne sont-ils pas efficaces ?

Les régimes se focalisent sur un seul aspect de la perte de poids : l’aspect nutritionnel. Mais, aujourd’hui, tout le monde sait, grosso modo, ce qu’il faut ou non manger pour perdre du poids. Les régimes fonctionnent, mais ce qui ne fonctionne pas se trouve plutôt au niveau humain. Si une personne grignote pour gérer son stress ou pour combler un vide affectif, réussira-t-elle à suivre son régime sur le long terme ? à modifier durablement ses comportements ? Si une personne est mal à l’aise avec son corps, ou cherche du réconfort dans le sucre, qu’est-ce qu’un régime va lui apporter à part de la frustration ? Quand une personne est en surpoids, ce sont ses comportements et fonctionnements inconscients qui en sont la cause. L’excès de nourriture ou la mauvaise nutrition sont des conséquences, et on traite rarement efficacement un problème en s’attaquant aux conséquences.

Maigrir rapidement sans régime mais avec l’autohypnose, est-ce vraiment possible ?

L’hypnose et l’autohypnose ne font pas maigrir, mais permettent de modifier des fonctionnements, des réactions. Dans un accompagnement par hypnose, on commence le plus souvent par travailler sur ce qui se passe inconsciemment quand une personne a un comportement qu’elle ne souhaite pas avoir. On travaille sur l’origine de ce comportement. Ces causes peuvent être multiples, elles font partie de l’histoire de chaque individu. Quand une personne se libère de ces causes, ses comportements et ses envies évoluent. Par exemple, elle ressent moins le besoin de se remplir, de se réconforter avec la nourriture ou de tromper l’ennui. Il est alors probable qu’elle corrige son poids de façon naturelle, mais rien ne l’empêche de s’aider avec un régime pour aller plus vite.

Comment un simple voyage dans notre subconscient peut-il impacter nos habitudes alimentaires ?

Comment un voyage dans notre inconscient pourrait être une chose simple ? Ce n’est pas une chose ordinaire ! C’est une exploration passionnante de son identité, des étapes de sa construction personnelle. Au fil des séances, une personne se découvre, se comprend, apprend à changer en respectant ce qu’elle est profondément. L’hypnose ou l’autohypnose permettent de se libérer du mental, du jugement, pour vivre une expérience plus lucide et entière.

Comment se déroule concrètement une séance d’autohypnose pour maigrir ?

Il ne faut pas imaginer qu’il s’agit d’une séance unique : c’est un travail personnel, et même si les personnes sont souvent surprises de constater rapidement des changements, il y a généralement plusieurs étapes, plusieurs pièces de puzzle à assembler.

Pour simplifier, il s’agit souvent de partir du quotidien : qu’est-ce qui se passe quand je reprends du poids ? Qu’est-ce qui se joue en moi quand j’ai un comportement que je sais ne pas être bon pour moi ? On part de là pour explorer les mécanismes sous-jacents. C’est une enquête, sur ce qui est inconscient en nous, sur ce qui nous échappe habituellement. Nous avons souvent plusieurs parties en nous ; par exemple, une partie qui veut se faire plaisir et une autre qui veut contrôler le poids. Ces parties sont en opposition, en conflit : je pense que tout le monde a déjà ressenti ça. En hypnose, un dialogue s’engage entre ces parties de nous-même, on apaise ces conflits intérieurs.

En combien de temps est-il possible d’obtenir des résultats ?

Cela dépend de la problématique ! Le surpoids n’est qu’une conséquence, les causes sont variées et plus ou moins délicates à travailler. Une personne qui mange juste par gourmandise et par impulsion est différente d’une personne qui a pris du poids suite à un traumatisme lourd. Dans le premier cas, le changement peut aller très vite. Dans le second, il est probable qu’un accompagnement plus long soit important pour éviter un changement superficiel et un énième régime yo-yo.

Faut-il continuer les séances sur le long terme ?

Il y a souvent un déclic, une forme d’évidence, quand le travail aboutit. Les personnes qui le vivent sentent qu’elles sont passées à une autre étape, que leurs comportements ont évolué. Une des forces de l’hypnose est de faciliter l’intégration d’un nouveau fonctionnement inconscient.

Psychonaute est la première plateforme pédagogique digitale pour apprendre l’autohypnose et devenir l’explorateur de son imaginaire. Elle délivre tous les outils pour explorer, pour améliorer et même faire évoluer ses fonctionnements inconscients. Depuis sa création, la plateforme a attiré déjà plus de 3 500 utilisateurs.

Pour découvrir ce concept : www.psychonaute.org

Réduire la consommation de sucre : un enjeu de santé publique !

Réduire la consommation de sucre :
un enjeu de santé publique !

Les chiffres concernant le surpoids et l’obésité sont particulièrement inquiétants : 17 % des adultes en France sont obèses et 13 % dans le monde. Le surpoids concerne 54 % d’hommes, 46 % de femmes, 17-18 % des 6-17 ans. De nombreuses complications y sont associées (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, cancers, etc.), la sédentarité provoque des déséquilibres entre les apports et les dépenses énergétiques (consommations caloriques excessives).

Il est donc urgent de diminuer notre consommation de sucre.

Pour la réduire sans pour autant perdre le plaisir du sucré, il existe heureusement des alternatives très intéressantes et 100 % plaisir :

  • Les alternatives naturelles (fleur de coco, sirop d’agave, miel…), plus saines mais qui présentent l’inconvénient de demeurer caloriques.
  • Les polyols (l’érythritol, l’isomalt, le lactitol, le maltitol, le sorbitol et le xylitol), qui sont une famille d’édulcorants bien spécifique. Ce sont des glucides faiblement digestibles, non métabolisés et partiellement absorbés par l’intestin grêle. Plus loin dans l’intestin, les bactéries du côlon (ou gros intestin) font fermenter la portion de polyols non absorbée auparavant. Ceci explique pourquoi ils procurent de l’énergie à l’organisme. Ils ont l’avantage d’être moins caloriques que les sucres (2,4 Kcal/g contre 4 Kcal/g). Parmi eux, l’érythritol, découvert en 1874, qui provient de fruits ou d’aliments fermentés (betterave, maïs, sauce soja, miso), mais aussi d’algues ou de lichens, possède la particularité d’avoir une valeur calorique nulle. Et, cerise sur le sucre, il ne provoque pas de caries et dispose du privilège de pouvoir être certifiable en bio, contrairement aux autres édulcorants.
  • La stévia, ou plante à sucre, qui est faible en calories (197,6 Kcal pour 100 g/100 ml) et offre une nouvelle gestuelle sucrante (notamment en infusion) au-delà de sa faible teneur en calories et de son index glycémique nul. Elle peut aussi être issue de l’agriculture biologique. À titre d’exemple, la stévia feuille proposée par les laboratoires Phytoceutic émane d’une filière de culture française certifiée bio. Elle ne doit surtout pas être confondue avec l’extrait de stévia – le glycoside de stéviol – un édulcorant au sens du règlement européen, sujet à controverses. La feuille séchée de stévia est malheureusement rarement disponible sous cette forme et très peu familière au grand public. Elle mérite vraiment d’être connue.
    Elle pourra être utilisée en préparations culinaires chaudes ou froides (pâtisseries, glaces, jus de fruit, salade de fruits…) ou en infusions qui révéleront les saveurs intenses et réglissées de la plante.

Au-delà d’une alimentation réduite en calories, l’activité physique reste importante pour la santé et pourra être accompagnée de compléments alimentaires ciblés et adaptés à un objectif silhouette. Ces compléments s’adressent aussi bien aux femmes qui pratiquent ponctuellement ou régulièrement des activités physiques (qu’elles soient sportives débutantes ou averties). Ils sont également de bons alliés pour toutes celles et ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour entamer une démarche minceur. Parmi les actifs végétaux surdoués, on trouve :

  • De la fibre alimentaire préparée par fermentation enzymatique à partir de fèves de guar indiennes, qui offrent une teneur élevée en fibres alimentaires, avec un effet satiétant à hauteur de 2 g/jour ;
  • Du maté, utilisé pour le drainage de l’organisme, pour stimuler la fonction d’élimination et dégrader les graisses ;
  • Du guarana, qui contribue au métabolisme des graisses et facilite le contrôle du poids ;
  • De l’éleuthérocoque, tonique pour le soutien des capacités physiques ;
  • Du poivre noir, favorisant la biodisponibilité de la formule ;
  • De la cannelle, qui aide à maintenir un taux de glycémie sain et a une action brûle graisse.

Plus d’infos : https://laboratoires-phytoceutic.com/

Les huiles essentielles, de belles conseillères minceur !

© DR

Les huiles essentielles, de belles conseillères minceur !

avec les Drs Françoise Couic Marinier et Laurent Briquet

À l’occasion de la sortie de leur nouvel ouvrage passionnant Aromathérapsy, aux éditions Terre vivante, les Drs Françoise Couic Marinier et Laurent Briquet nous livrent quelques clés pour utiliser les huiles essentielles en accompagnement d’un rééquilibrage alimentaire.

© Stock.Adobe.com

Le Dr Françoise Couic Marinier est docteure en pharmacie, formatrice en phytothérapie et aromathérapie auprès de professionnels de santé, et enseignante en université. Elle est membre du comité de pilotage des thèses prouvant l’efficacité clinique des huiles essentielles au sein de la fondation Gattefossé et auteure d’articles et de livres pour le grand public et les professionnels. Elle a cofondé 2 diplômes universitaires d’aromathérapie clinique en France et forme chaque année plusieurs centaines de professionnels de santé, contribuant au développement de l’aromathérapie à l’hôpital. Reconnue internationalement, elle accompagne des sportifs de haut niveau et reste au plus près des patients grâce à son activité de pharmacien d’officine.

Le Dr Laurent Briquet est docteur en psychologie, psychologue des hôpitaux et spécialiste des huiles essentielles du système nerveux. Il enseigne la pratique méditative comme prévention des troubles psychologiques. Il est également chargé de cours sur les huiles essentielles psychotropes dans le diplôme universitaire d’aromathérapie scientifique à la faculté de pharmacie de Dijon. Il rédige également des articles pour le grand public et les professionnels de santé.

Comment agissent les huiles essentielles sur notre psychisme ?

Les huiles essentielles agissent de 2 façons :

  • pharmacologiquement, grâce à certaines molécules qui ont été étudiées et ont montré des propriétés relaxantes, anxiolytiques, comme le ferait une molécule allopathique ; c’est le cas, par exemple, du linalol, présent dans l’HE de lavande officinale ;
  • olfactivement, par stimulation du système olfactif relié très étroitement à certaines zones cérébrales des émotions, des souvenirs, du plaisir…

Comment profiter des bienfaits des huiles essentielles par olfaction ?

Il existe plusieurs solutions :

  • diffuser des HE dans une pièce près de nous grâce à différents types de diffuseurs – nébuliseurs, à air pulsé, à vapeur d’eau – , quelques minutes par heure – ils sont en général munis d’un minuteur ;
  • masser avec des HE adéquates certains endroits du corps et respirer profondément – poignets notamment ;
  • déposer les gouttes d’HE sur un mouchoir, la mèche d’un stick inhalateur, sur un bijou – collier, bracelet, boucles d’oreilles – et respirer cette douce fragrance comme un parfum ;
  • utiliser des lunettes d’olfaction avec des filtres qui recevront les gouttes d’HE, s’installer confortablement et faire une séance longue d’olfaction – associée à une méditation ou une séance d’autohypnose, par exemple.

Comment les huiles essentielles peuvent-elles réguler les compulsions alimentaires et la boulimie ?

La compulsion alimentaire correspond à l’ingestion d’une quantité importante d’aliments sans véritable faim.

La première attitude à adopter est de s’astreindre à faire des repas réguliers, car un seul par jour stimule la faim. Le deuxième conseil que nous pourrions donner est de réfléchir aux sources de plaisir dans votre vie quotidienne car les crises d’hyperphagie viennent souvent compenser un manque de plaisir de vivre.

La boulimie, quant à elle, est une forme sévère de compulsion alimentaire – avec ou sans vomissements –, qui nécessite une prise en charge psychologique et psychiatrique car elle est associée à une mauvaise estime de soi. En outre, la plupart des sujets boulimiques ont subi des violences – verbales, physiques ou sexuelles – au sein de leur famille ; la maltraitance du corps par les crises boulimiques est souvent liée à cette souffrance. Les huiles essentielles peuvent aider à combattre les compulsions alimentaires de 2 façons :

  • en agissant sur les aires cérébrales du plaisir, de la régulation de l’appétit ;
  • en saturant la muqueuse olfactive responsable des réflexes de salivation, notamment.

Quelles huiles essentielles recommandez-vous à nos lecteurs et lectrice pour réguler les compulsions alimentaires et la boulimie ?

Le choix de l’huile essentielle dépendra du caractère sucré ou salé des aliments qui sont visés par la compulsion.

Pour les envies de salé, l’huile essentielle de pamplemousse sera un bon choix. Pour les envies de sucré, l’huile essentielle de prédilection sera le géranium rosat.

Ces 2 huiles essentielles peuvent être respirées sans risque par tout le monde.

Comment les utiliser concrètement ?

Voici ci-dessous un exercice d’autohypnose très efficace que chacun pourra pratiquer chez soi, aussi souvent qu’il le souhaite.

Comment les huiles essentielles peuvent-elles réguler l’addiction au sucre ?

Le sucre stimule les neurones dopaminergiques, qui gèrent la sensation de plaisir et nous incitent à renouveler l’expérience agréable ; c’est le principe de la dépendance.

Les huiles essentielles vont notamment couper l’envie d’en manger et agir aussi, pour certains mélanges, sur l’aspect psychologique de l’addiction au sucre – vide intérieur, anxiété, etc.

Quelles huiles essentielles peuvent réguler notre addiction au sucre ?

Pour les envies de sucre, on peut commencer par respirer de manière simple l’HE de géranium rosat avant de manger. Il faut laisser au moins 5 minutes aux molécules aromatiques pour que l’action se fasse sentir – sans risque chez tout le monde.

Comment utiliser concrètement ces dernières ?

Dans le cas de compulsions alimentaires sur des aliments sucrés : 3 gouttes de géranium rosat à respirer sur un mouchoir ou un autre support, 5 minutes avant de manger.

Dans le cas d’une vraie crise de boulimie : 2 gouttes de géranium rosat + 2 gouttes de néroli + 2 gouttes de laurier noble à respirer sur un mouchoir jusqu’à 5 fois par jour.

 

Pour aller plus loin… Aromathérapsy des Drs Françoise Couic Marinier et Laurent Briquet

 

Des fleurs pour nous aider à nous alléger… l’esprit !

Des fleurs pour nous aider à nous alléger… l’esprit !

par Isabelle Bourdeau
Florithérapeute

Bien sûr, tous les moyens naturels sont à prendre et à adopter pour vaincre l’embonpoint… Ce n’est jamais un choix d’avoir des kilos en trop. Je dis bien vaincre car c’est une bataille, un combat de tous les jours, toutes les heures pour ceux et celles qui savent… qui le vivent !

© Hasan Albar / Unsplash.com

Avoir du poids en trop veut dire : se sentir lourd·e, se voir en négatif, ne plus se supporter ni s’aimer, perdre confiance en soi, avoir honte de son apparence, être en colère, peut-être même être jalou·x·se de ceux qui n’ont pas à lutter contre ce phénomène !

Il existe bien des méthodes et des régimes, appelés maintenant des rééquilibrages alimentaires, mais ça reste tout de même des restrictions plus ou moins faciles à vivre et à suivre…

Les fleurs de Bach sont un moyen naturel pour aider à la mise en place d’une période de cure alimentaire adaptée, l’énergie des élixirs floraux contribuant à l’accompagnement émotionnel et affectif.

Selon la situation particulière de chacun ·e, les besoins et l’environnement multifactoriel de la personne décidée à éliminer son embonpoint, les émotions négatives ou les freins font le lit de l’action des fleurs ! Par exemple, suivant les cas :

Du mal à se décider pour commencer la cure : Scléranthus, fleur qui fait partie de la famille de l’incertitude, pour prendre une décision et trouver l’équilibre nécessaire, renforcée par Hornbeam, pour l’énergie du départ et du dynamisme et/ ou Gorse pour la motivation.

Gentian, fleur de la foi, pour croire en soi et ne pas perdre courage, Impatiens contre l’irritabilité, pour supporter le temps et encourager la persévérance tout en étant capable de se détendre et se donner la distance nécessaire pour atteindre le but recherché.

Le sentiment de culpabilité – colère retournée contre soi –, qui ronge et empêche la sérénité et la joie d’intervenir, est inversé par Pine, qui encourage à se pardonner, s’accepter et se respecter.

Crab apple, l’élixir de la perception de soi-même, des tocs et du sentiment d’impureté, sert au nettoyage, comme une impression de nouvelle peau !

L’apprentissage à la nouvelle façon de s’alimenter est renforcé par Walnut, la fleur de l’adaptation dans les changements, qui vous ancre dans vos projets immédiats et vous accompagne dans la rupture avec les anciens processus et mauvaises habitudes du passé.

White chestnut si vous y pensez tout le temps, pour lâcher prise et arrêter le petit vélo qui tourne et tourne comme un manège incessant dans votre esprit. Une aide précieuse pour retrouver la sérénité mentale, avoir des idées claires et constructives, car il est vrai que la question de la nourriture se répète inlassablement au moins 3 fois par jour, si ce n’est plus, à chaque repas, goûter, grignotage, petit creux.

Chestnut bud pour vivre cette période comme un apprentissage et en retenir la leçon, ne plus se mettre dans des situations à risque devant le sucre, par exemple, apprendre le sevrage en douceur et en conscience de ce qui est bon pour notre organisme.

Centaury pour justement savoir se stopper et dire non à ses pulsions de remplissage.

Larch pour la confiance en soi, a contrario de la peur de ne pas y arriver, Olive pour la fatigue engendrée par la baisse de l’apport calorique, Mustard pour les moments de tristesse, Elm pour le sentiment d’être submergé·e de part et d’autre, travail, santé, sommeil, stress, angoisse, etc. La Valériane et la Camomille pour l’endormissement…

Vous pensez bien qu’il faut adapter une composition personnalisée en rapport avec le ressenti de chaque personne face à cette mission de perte des kilos en trop, y compris faire un travail sur soi pour comprendre ce qu’il s’est passé en profondeur qui pourrait expliquer la venue de ce surpoids et sa signification somatique.

Pourquoi mon corps exprime ce tropplein, cette retenue de matière graisseuse, cette inertie physique, cette chronicité dans le va-et-vient de ce poids encombrant, de quel chagrin s’agit-il ?

Une thérapie florale offre une occasion à saisir pour mieux se connaître, faire le point sur le « qui suis-je ? » et sur le rapport trilogique corps-âme-esprit… Large débat pour s’aimer à nouveau, s’apprécier et s’accepter tel·le que l’on est. Dans l’échelle émotionnelle, le stade de l’acceptation, s’il est bien vécu, libère un autre espace de créativité, un espace vital d’expression et de bienêtre à nouveau possible, embonpoint perdu ou pas.

Les fleurs de Bach sont compatibles et parallèlement possibles avec tout traitement de soins complémentaires, comme la naturopathie, l’homéopathie, l’acupuncture, car elles potentialisent toute entreprise naturelle d’évolution et de guérison.

Un large spectre d’énergie florale se présente à vous pour y arriver et vous soutenir dans votre démarche du printemps, pour profiter de vous cet été, délesté·e de cet embonpoint fatiguant mais alors oublié… Vive les vacances, donc ! Je peux vous y aider, si vous le souhaitez.

Nouveau : venez me rejoindre sur ma chaîne YouTube : Isabelle Bourdeau Florithérapeute et plus
contact@lapogeedesoi.fr
www.lapogeedesoi.fr – 06 814 614 86

Rubrik’ à trucs Spécial Minceur durable

Rubrik’ à trucs Spécial Minceur durable

15 minutes pour affiner sa taille

Voici un exercice à effectuer tous les jours pendant 15 minutes.
Debout, écartez légèrement les jambes, qui restent tendues. Placez les mains, doigts écartés, à la taille.
Pivotez de droite à gauche en faisant un arrêt pour souffler en venant au milieu. En inspirant, penchez vers la droite l’ensemble du buste, les épaules, la tête.
Expirez en vous redressant.
Refaites la même chose à gauche.

Huile de massage tonifiante pour raffermir la peau du ventre et des cuisses

Cette synergie aromatique est idéale pour faciliter le déstockage des graisses et éliminer l’aspect peau d’orange au niveau des cuisses et des hanches. Dans un bol, mélangez 100 ml d’huile végétale d’andiroba (pour atténuer l’aspect de la cellulite), 70 gouttes d’huile essentielle de genévrier (drainante, elle favorise l’élimination de l’eau), 70 gouttes de cèdre de l’Atlas bio (lipolytique, elle participe à l’élimination de l’aspect cellulite) et 5 gouttes d’huile essentielle de fenouil doux (pour amincir). Appliquez quotidiennement plusieurs noisettes de cette huile aromatique en massage tonique sur les cuisses et le ventre, en insistant au niveau de la « culotte de cheval ».

Gélules minceur maison

Préparer ses gélules minceur, c’est simple et cela permet de contrôler tout ce que l’on met dedans. Pour une trentaine d’euros, vous pourrez vous procurer un gélulier manuel pour concocter vos propres mélanges beauté et bien-être, et une boîte de gélules vides en pullulane (végétales, sans OGM, sans gluten, sans titane et sans agents conservateurs, ces gélules respectent totalement votre démarche de consommation de produits naturels et sains).
Dans un flacon de 30 ml, transférez 28 ml d’huile végétale de chanvre, 35 gouttes d’huile essentielle (HE) de citron bio, 35 gouttes d’HE de genévrier bio et 35 gouttes d’HE de romarin à verbénone de Corse bio. Fermez le flacon et agitez. Remplissez les gélules de taille 0 à ras bord avec le mélange huileux via une pipette, puis refermez-les grâce à votre gélulier. Avalez 1 gélule matin et soir avec un grand verre d’eau, en cure de 3 semaines.

Vive l’automassage !

Le palper-rouler, pratiqué en automassage quotidien (10 minutes suffisent), est une arme redoutable pour combattre la cellulite adipeuse. Il déstocke la graisse incrustée sous la peau et réduit efficacement les capitons. Astuce : pensez aussi à appliquer votre soin lavant à l’aide d’une éponge loofah sur les cuisses, fesses, bras et autres zones sujettes à la cellulite afin de stimuler la circulation sanguine et lutter contre la peau d’orange.

Décoction de queues de cerises pour s’alléger

Tout est bon dans la cerise ! Saviez-vous que les queues de cerises, riches en flavonoïdes et sels de potassium, accélèrent l’élimination hydrique ?
Alors, si vous cherchez à perdre du poids, ne jetez plus les queues de cerises ! Elles vous serviront à préparer des décoctions bien salvatrices.
Dans une casserole, mélangez 1 c. à s. de queues de cerises et 30 cl d’eau de source. Faites bouillir pendant 5 mn à feu doux. Hors du feu, laissez infuser 15 mn. Buvez 3 tasses par jour en dehors des repas. En cure de 28 jours.

Gommage au marc de café anticellulite

Le gommage active la circulation sanguine et facilite le déstockage des graisses. La caféine a une action anticellulite.
Préparez un gommage en mélangeant dans un bol 3 c. à s. de marc de café, 2 c. à s. d’huile de macadamia et 8 gouttes d’huile essentielle de pamplemousse.
Appliquez sous la douche par petits mouvements circulaires dans le sens du retour veineux, puis rincez. Non seulement, votre peau sera toute douce, mais également lisse !

Composition aromatique pour modérer l’appétit

Préparez le mélange aromatique suivant : 10 ml d’huile essentielle de mandarine rouge (Citrus reticulata blanco) et 10 ml d’huile essentielle de lemongrass (Cymbopogon flexuosus), que vous conserverez dans un flacon en verre teinté.
Versez 30 gouttes dans votre diffuseur, faites diffuser pendant 15 mn, 2 fois par jour, 1 h avant les repas. À faire en cure de 21 jours.

Pour tonifier vos fessiers

Assis·e au sol, étendez vos jambes devant, le dos bien droit et la tête haute.
Croisez la jambe droite par-dessus la gauche et maintenez la jambe droite avec les mains appliquées sur le genou. Le pied doit être à plat au sol et immobile. La pointe du pied gauche doit être tendue au maximum. Levez la jambe gauche vers le creux du genou droit. Abaissez la jambe gauche. Les mouvements doivent être exécutés le plus rapidement possible. Répétez 20 fois. Inversez la position et répétez 20 fois. À faire tous les jours pour des fesses bien fermes !

Tisane anticellulite

Dans un saladier, versez 250 g de chacune des plantes sèches suivantes : barbe de maïs, feuilles de ginkgo, graines de marron d’Inde, feuilles de framboisier, feuilles de bouleau et feuilles de saule. Mélangez soigneusement, puis transférez dans un pot en verre teinté. Mettez 2 grosses cuillères à soupe de ce mélange dans 1,5 litre d’eau de source, portez à ébullition 2 à 3 minutes, puis laissez infuser 5 minutes hors du feu. Filtrez et buvez au long de la journée.

Courir un sprint brûle plus de graisse qu’un jogging d’1 heure !

Une étude menée par des chercheurs a montré que courir 4 à 6 sprints de 30 secondes avec 4 minutes de repos entre chaque fait brûler plus de graisse qu’1 heure de jogging à allure moyenne. Parfait lorsque l’on veut éliminer.

Cataplasme sylphide à l’ananas

Mixez la chair d’un demi-ananas au blender. Appliquez sans plus attendre ce cataplasme sur la zone à traiter et recouvrez d’une serviette chaude. Allongez-vous et laissez poser 20 à 25 minutes. Rincez ensuite sous la douche. À faire 1 fois par semaine pendant 5 semaines.
Riche en bromélaïne, aux propriétés amincissantes, l’ananas présente également la particularité de lisser et d’améliorer l’aspect de la peau. Ajoutez 2 c. à s. de fromage blanc, 6 gouttes d’huile essentielle de pamplemousse et mixez à nouveau.

Rejoignez-nous dès maintenant et recevez toutes les dernières actualités en vous inscrivant à notre newsletter !

Vous recevrez toutes les dernières actualités du site directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.