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Santé, Bien-être & Beauté

L’écolomag N° 73

Déjouer le stress tout naturellement

Déjouer le stress tout naturellement

« Le sage ne s’afflige jamais des maux présents, mais emploie le présent pour en prévenir d’autres. »
William Shakespeare

Par Sophie Macheteau

Pour la très grande majorité d’entre nous, le stress fait désormais partie intégrante de notre vie. Il est devenu tellement familier que nous avons fini par croire qu’il était la norme, tel un nuisible qui s’invite chez nous et dont nous avons fini par tolérer la présence, voire éprouver une forme de compassion à son égard. À force de croire qu’il était la norme, nous l’avons laissé prendre le contrôle de notre existence et de notre santé. Certes, le stress est un processus naturel et indispensable au fonctionnement de la vie ; mais, lorsqu’il devient chronique, il peut participer de manière importante au mal de vivre, à l’affaiblissement du système immunitaire et à l’apparition de différents troubles et maladies.

Car, pour faire face au stress, l’organisme a instauré des mécanismes réflexes qui modifient, de façon conséquente, l’équilibre biologique. Et tous ces phénomènes qui, à court terme, font que le corps réagit adéquatement, peuvent, à plus long terme, contribuer à des dérèglements sévères.

Le stress chronique n’est pas la norme et nous ne naissons pas stressés. Alors, soyons davantage à l’écoute de notre corps afin de trouver les solutions naturelles personnalisées, qui sauront nous réconcilier avec notre sérénité originelle.

Comprendre les mécanismes du stress
Le stress peut se définir comme une réponse de l’organisme à toute demande qui lui est faite, qu’elle soit physique, psychologique ou émotionnelle. Notre corps réplique en produisant des hormones du stress. Ces hormones sont sécrétées dans le but de l’aider à réagir lors de situations stressantes. La première d’entre elles est l’adrénaline, l’hormone guerrière. En quelques secondes seulement, l’adrénaline agit et stimule les battements cardiaques, la respiration, et le sang alimente davantage certains organes, comme les muscles, le cerveau et le coeur. Vient ensuite le cortisol, l’hormone « espionne ». Il envahit l’organisme après quelques minutes (environ 10) pour soutenir l’adrénaline, qui maintient un niveau d’énergie suffisamment haut. Le cortisol convertit les gras en sucre, le carburant de notre corps. Malheureusement, l’excès de cortisol entraîne les réactions délétères suivantes :

  • Vieillissement accéléré · Mort des cellules du cerveau
  • Troubles de la mémoire et de l’apprentissage · Diminution de la densité osseuse, augmentation de l’ostéoporose
  • Réduction de la masse musculaire · Croissance de la peau minimisée et ralentissement de sa régénération · Affaiblissement de la fonction immunitaire · Augmentation de la glycémie · Accumulation de graisse autour de la taille/ des hanches.

Les chercheurs de l’Institut HeartMath, aux États-Unis, ont mis en lumière un lien entre le stress chronique – impliquant donc un taux élevé de cortisol – et les maladies suivantes : · Obésité · Diabète · Hypertension · Maladies cardiaques · Cancer · Maladie d’Alzheimer · Maladies liées au SIDA.

La plante du mois : La rhodiola

La plante du mois : La rhodiola (Rhodiola rosea L.)
la plante adaptogène surdouée

Encore peu connue, la rhodiola fait partie des plantes dites « adaptogènes », c’est-à-dire qu’elles aident l’organisme à mieux supporter le stress, en y apportant une réponse adaptée. Le Dr Nicolaï Lazarev, qui s’est intéressé de près à ce type de plantes, énonça en 1947 :

« L’adaptogène est une substance pharmacologique capable d’induire dans un organisme un état de résistance augmentée non spécifique, permettant de contrebalancer les signaux de stress et de s’adapter à un effort exceptionnel. »

Un adaptogène aide donc l’organisme à lutter contre le stress de façon globale, quelle que soit la nature du stress. Il se différencie de substances et de plantes simplement stimulantes, en particulier par son influence en caféine-like, comme le café, le cacao, le thé, le maté, le guarana, la nicotine, la cocaïne, qui provoquent un afflux de catécholamines (neurotransmetteurs de types adrénaline, noradrénalise et dopamine) dans la synapse neuronale et le courant sanguin, avec un effet excitant qui, malheureusement, se « paye » ensuite.

Les substances adaptogènes se différencient également de plantes qui modèrent le système nerveux en situation de stress (valériane, mélisse, aubépine), ou qui sont spécifiquement immunostimulantes (cassis, cynorrhodon, échinacée…).

La description botanique de la rhodiola

La rhodiola – ou orpin rose – est une plante grasse originaire d’Europe du Nord, qui se plaît dans les régions montagneuses froides, en particulier la Sibérie, la Scandinavie, l’Islande, le Québec et le Tibet. On la trouve aussi dans des zones arctiques, comme l’Alaska et la Laponie. Elle pousse souvent sur des sols sablonneux ou rocailleux, entre 2 000 et 2 600 m d’altitude.

Plante vivace par son rhizome épais, la rhodiola mesure environ 40 cm de haut. Tous ses organes sont charnus, c’est-à-dire gorgés d’eau. Ses tiges développent des feuilles vert glauque, dentées et aiguës dans leur partie supérieure. La rhodiola est une plante dioïque*, qui présente, en juillet-août, des petites fleurs unisexuées, disposées en corymbes denses et munies de quatre pétales jaunes, rouges ou verdâtres.

Histoire et traditions

Le nom de genre Rhodiola dérive du grec rhodon (rose), qui fait référence à l’odeur de la racine, évoquant celle de la rose. Il en est de même pour son nom d’espèce rosea (rose, en latin). La rhodiola est encore surnommée racine dorée ou racine arctique.

En Sibérie, on offre traditionnellement aux jeunes mariés un bouquet de racines de rhodiola, censées accroître la fertilité et favoriser la naissance d’enfants sains. Selon une légende ukrainienne, le prince Danila Galitsky, qui vécut au 13e siècle, devait ses exploits amoureux à la fameuse racine dorée. La rhodiola est d’ailleurs un ingrédient classique des « potions de charme » traditionnelles.

Ses substances actives

La rosavine et la salidroside (ou rhodioloside), qui sont des substances saponosides (présentes dans certaines plantes, qui ont un caractère moussant et détergent).

Les essais cliniques concluants sont ceux qui ont utilisé un extrait de rhizome normalisé contenant 3 % de rosavine et 1 % de salidroside.

Côté santé et bien-être

La rhodiola est reconnue pour ses vertus adaptogènes efficaces, intervenant plus rapidement que celles du ginseng. Elle a, en effet, une action positive sur le système nerveux central, notamment en stimulant la production de neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine et norépinéphrine). Ce serait le rhodioloside qui serait le principal responsable de ces activités. La rhodiola serait ainsi capable d’accroître la vivacité d’esprit, les facultés intellectuelles et certaines fonctions cognitives, comme la mémorisation et la concentration.

On attribue aussi à la rhodiola des vertus psychostimulantes et anti-dépressives car elle augmente le taux d’endorphines dans le sang. Elle est par conséquent recommandée lors de désordres du système nerveux, comme le stress, les crises d’angoisse, l’irritabilité ou l’insomnie.

La rhodiola est également tonifiante et immunostimulante, procurant de ce fait à l’organisme une meilleure résistance physique. En effet, il a été montré qu’elle réduit significativement le temps de récupération entre des périodes d’exercice physique intense. La rhodiola est conseillée en cas d’asthénie, de convalescence et lors de diverses affections, telles que fièvre, rhume, maux de tête, etc.

Fortement antioxydante, la racine de rhodiola protège l’organisme des dommages oxydatifs, notamment au niveau du foie (hépatoprotecteur) et du système nerveux (myéloprotecteur). La rhodiola serait également un cardioprotecteur car elle permettrait de réguler, par exemple, les arythmies dues au stress.

Galénique et posologie
Capsules ou comprimés d’extrait sec normalisé 150 à 300 mg, 2 fois par jour (éviter une prise le soir).

Extrait fluide normalisé (1/1 dans l’alcool), 15 à 30 g, 2 fois par jour (éviter une prise le soir).

Contre-indications
Grossesse (par manque de données toxicologiques).
Prudence en cas de troubles bipolaires (risque de déclenchement d’excitation psychique).

Côté beauté

Fortement antioxydante et régénérante, la racine de rhodiola est un actif idéal pour formuler des soins anti-âge ou des crèmes restructurantes pour peaux abîmées et stressées, ou encore pour les mains ou les lèvres gercées.

Elle est aussi un dynamisant cutané efficace, qui renforce les défenses naturelles de l’épiderme face aux agressions extérieures. Elle est ainsi conseillée dans le soin des peaux sensibles et fragiles.

Enfin, elle peut aussi entrer dans la composition de produits astringents et purifiants pour le soin des peaux ou des cheveux gras.

* Se dit d’un végétal dont les fleurs sont portées par des pieds mâles et femelles séparés.

Côté santé : le stress est-il aussi une histoire de perception ?

Les souffrances engendrées par le stress sont multiples. Lorsqu’il devient chronique, ce mal-être empoisonne la vie quotidienne sous des formes très variées, telles que l’irritabilité, les troubles du sommeil, l’anxiété, l’hyperactivité ou, au contraire, l’inhibition, les manifestations physiques ou douleurs diverses.

L’idée que la chimie constitue la solution au mal-être est encore bien ancrée dans les mentalités. Nous restons ainsi le pays le plus gros consommateur d’anxiolytiques et d’hypnotiques d’Europe. Selon l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), 11,5 millions de Français ont consommé au moins une fois une benzodiazépine en 2012. Il existe pourtant des solutions alternatives, telles que la cohérence cardiaque ou l’homéopathie pour déjouer le stress le plus naturellement possible.

Le saviez-vous ?
Le stress est une notion bien plus ancienne qu’on pourrait le penser. Il est d’origine anglaise (force, effort, tension), lui-même issu du latin stringere, qui signifie lier, serrer, comprimer, et qui a donné naissance au verbe étreindre mais aussi au nom commun détresse. Si le terme n’apparaît qu’au XXe siècle en France, il est employé dès le XIVe siècle en Angleterre, où il qualifie déjà une vie faite d’aléas, de luttes et de difficultés.

 

Le dossier du mois
le stress est-il aussi
une histoire de perception ?

avec Sylvie Espellet
Sophrologue

OUI, bien entendu, car le stress peut se définir également comme un DÉSÉQUILIBRE que l’on ressent entre un objectif à atteindre (une tâche, un résultat, une épreuve à surmonter, une situation à régler, une problématique, une conjoncture de changement…) et les ressources dont on pense disposer pour y parvenir. C’est quand le déséquilibre devient trop grand entre ce que je perçois et les ressources dont je pense disposer que je suis en état de stress important, d’où perte de repères, de moyens et des mauvaises réponses face aux circonstances. Notre perception est façonnée par notre vécu et nos croyances, mais aussi par notre mode de pensée et notre capacité à savoir utiliser nos ressources (physiques, émotionnelles, mentales, financières, temporelles,…).

En effet, dans des conditions stressantes, nous sommes en capacité (consciente ou inconsciente) d’apporter deux types de réponse, diamétralement opposées : soit je perçois la situation comme un défi (+), une épreuve qui est l’occasion d’aller chercher mes ressources au fond de moi, de me surpasser, de créer, d’évoluer ; et, dans ce cas, j’analyse, je cherche et je mets en place des solutions. Soit je ressens la situation stressante comme une menace (-), un danger, une source de problèmes ; dans ce second cas, je n’arrive pas à prendre le recul nécessaire à la réflexion et j’apporte alors – souvent – des réponses inadaptées. Ce n’est donc pas la situation en soi qui est stressante mais bien le regard que l’on porte sur elle ; c’est notre façon de la percevoir et nos réactions émotionnelles associées qui vont déterminer son niveau.

Nos pensées influent beaucoup sur notre état de stress, et vice versa. La relation corps-émotion- mental est indissociable. Une des clés puissantes est l’apprentissage de la relativisation, du lâcher-prise. L’art de porter un autre regard sur ce que nous vivons, accorder moins d’importance, dédramatiser. Combien de fois stressons-nous pour des événements anodins ? Pour des suppositions, des rumeurs qui ne sont même pas réelles ? Toutes les situations imaginées ne font pas forcément partie de notre réalité ; de ce fait, toutes les pensées négatives deviennent alors des stimuli auxquels nous devons nous adapter. S’habituer à lâcher prise sur nos pensées et les transformer en positif nous libèrera de beaucoup d’angoisses non fondées. Nous avons tendance à nous identifier à nos propres pensées sans nous demander si ce que nous pensons est vrai.

C’est pourquoi j’ai envie aujourd’hui de partager avec vous, chers lecteurs, une astuce en or, juste 3 petites questions très puissantes à afficher en grand sur votre réfrigérateur et qui vous aideront à considérer les faits autrement, à rendre votre niveau de stress plus acceptable, à vivre plus sereinement :

  • Est-ce VRAI ?
  • Est-ce GRAVE ?
  • Mon attitude est-elle juste et appropriée ?

Je m’explique. Prenons un exemple : le fameux « coup de fil » des enfants ou petits-enfants pour avertir qu’ils sont bien arrivés. Supposons que le coup de téléphone ou le SMS tarde un peu, notre imagination va alors battre son plein et la peur qu’il leur soit arrivé quelque chose sera grandissante. Nous aurons tendance à penser « ce n’est pas normal, ils auraient déjà dû appeler. Mais qu’est-ce qui se passe ? » Si ces pensées viennent à votre esprit, il faut alors les stopper net, respirer profondément plusieurs fois et se poser cette première question : est-ce vrai ? Est-ce vrai qu’il leur est arrivé quelque chose de fâcheux ? NON, dans la mesure où rien n’a été affirmé dans ce sens. Votre pensée est juste la pure vision de votre imagination et de votre état émotionnel. Est-ce grave ? NON, puisque vous venez de répondre négativement à la première question. Ils sont juste trop occupés pour pouvoir vous prévenir ! Mon attitude est-elle juste ? Est-ce que cela vaut la peine que je me mette dans cet état de stress et d’angoisse ? NON, car rien n’est réel au moment de votre pensée. Tout est pure imagination, c’est juste l’émotion de la peur qui a créé en vous ces pensées anxiogènes. Je dis souvent que notre mental est notre meilleur ami si l’on sait s’en servir, comme notre pire ennemi si c’est lui qui nous gouverne…

Regagner le pouvoir sur nos pensées et développer un esprit positif est indispensable pour vivre mieux et être plus heureux. Et, bonne nouvelle… grâce à la plasticité cérébrale, notre cerveau a la capacité de se modifier tout au long de notre existence. Ce qui signifie que, chaque fois que vous allez modifier votre mode de pensée, vous allez transformer votre perception et créer de nouvelles connexions neuronales, qui vous permettront de donner naissance à de nouvelles habitudes. L’outil qui favorise ce changement, en agissant sur la loi d’attraction, s’appelle la visualisation. Un merveilleux processus de création d’images mentales, utilisé systématiquement lors des séances de sophrologie, et qui a le pouvoir d’agir simultanément sur nos 4 cerveaux (gauche, droit, médian et cervelet). Pour que ce soit concluant, l’action ou la situation doit toujours être la plus précise possible et visualisée au présent comme si elle était déjà atteinte, réussie, acquise, en y associant les émotions appropriées. Cette technique a déjà fait largement ses preuves dans le monde du sport de haut niveau et est très pertinente en matière de gestion du stress (préparation aux examens, prise de parole en public, changements…).

En conclusion, le stress est une réalité mais n’est pas une fatalité. Il est possible, pour chacun d’entre nous, d’apprendre à reprendre le pouvoir sur nos pensées afin de nous libérer de nos freins et d’attirer plus de positif dans nos vies. La sophrologie est une méthode efficace et simple qui vous accompagnera sur ce chemin. Et, selon certaines études scientifiques, notre capacité à être optimiste dépendrait à 50 % de nos prédéterminations génétiques, à 10 % de notre environnement, de notre vécu… Il reste donc 40 % sur lesquels nous pouvons agir !

Sylvie Espellet
Sophrologue, spécialisée dans la gestion du stress, les performances et le bien vieillir.
Conférencière, formatrice, animatrice en yoga du rire et auteur du livre Un nouvel élan.

Découverte : le rôle du stress dans la croissance tumorale

Découverte : le rôle du stress dans la croissance tumorale

Si le stress est souvent pointé du doigt en cas de cancer, aucune recherche n’a pour autant clairement confirmé le lien de cause à effet. Mais une nouvelle étude, publiée en début d’année dans la revue Journal of Clinical Investigation, affirme que l’épinéphrine (plus couramment appelée adrénaline), hormone du stress, favorise la croissance tumorale chez la souris. Pour vérifier cette hypothèse, les auteurs de l’article ont confiné des souris dans un espace exigu où il leur était impossible de bouger librement. Après 7 jours d’acclimatation dans cet environnement stressant, des cellules de cancer du sein leur ont été implantées. Puis, les souris ont été divisées en 2 groupes : le premier était maintenu dans les conditions stressantes, le second réintégrait des cages standards (conditions témoins).

Au bout d’1 mois, les souris stressées avaient développé des tumeurs plus volumineuses que les souris témoins. Parallèlement, le sang de ces rongeurs présentait une élévation de la concentration des 2 hormones du stress : l’épinéphrine et, dans une moindre mesure, la norépinéphrine. Le taux sanguin de cortisol restait, quant à lui, inchangé.

Corrélation n’étant pas causalité, les scientifiques ont cherché à démontrer que l’épinéphrine était bien responsable de la croissance tumorale. Ils ont injecté directement l’hormone à des souris atteintes de cancer : 2 semaines après l’inoculation, leurs tumeurs étaient plus étendues que celles des souris non traitées.

En fait, lorsque cette hormone se fixe au récepteur ADRB2, une enzyme appelée lactate déshydrogénase est relâchée. Habituellement, elle fournit une énergie rapide aux muscles, notamment en cas de combat ou de fuite. Mais les cellules cancéreuses se nourrissent elles aussi de ce lactate. Les personnes souffrant de stress chronique en produisant des quantités excessives, les gènes cancérigènes sont activés et les cellules cancéreuses prolifèrent.

Une découverte qui s’est confirmée dans une 3e expérience auprès de 83 patientes atteintes d’un cancer du sein. Les femmes ayant des taux élevés d’épinéphrine présentaient également des taux élevés de lactate déshydrogénase dans les tissus atteints, contrairement aux tissus non cancéreux.

La cohérence cardiaque pour vaincre le stress

La cohérence cardiaque
pour vaincre le stress

Impossible d’évoquer le stress sans aborder la notion de cohérence cardiaque, l’arme antistress absolue. Pour nous éclairer sur cette notion, nous avons posé quelques questions à David O’Hare, spécialiste de la cohérence cardiaque dans les pays francophones. En France, il collabore avec l’Éducation nationale pour former les enseignants et les éducateurs à son utilisation en classes. Il forme également les professionnels de santé en Europe et au Québec.

avec le Dr David O’Hare
spécialiste de la cohérence cardiaque
dans les pays francophones

Quand et par qui a été mise au point la cohérence cardiaque ?

Personne n’a inventé la cohérence cardiaque. C’est l’exploitation d’un réflexe physiologique qui lie la respiration et la fréquence cardiaque, et cette synchronisation régule le système nerveux autonome, notre système automatique qui gère la santé et son maintien.

Ce réflexe est présent chez tous les vertébrés. L’état de cohérence cardiaque a été mis en évidence chez les chiens, les chats, les chevaux, etc. Ce qui a été inventé, c’est le matériel biologique pour la mettre en évidence (biofeedback). Les premiers équipements datent des années 50, mais la relation entre respiration et fréquence cardiaque est connue depuis l’antiquité de la médecine et documentée au XVIIe siècle. L’inventeur du thermomètre n’a pas inventé la fièvre, l’inventeur de la balance n’a pas inventé l’obésité… c’est le même principe.

Comment la définiriez-vous ?

Il s’agit d’un équilibre physiologique de notre système d’activation pour la fuite et le combat et le système de relaxation et de réparation.

Par quelles techniques simples est-il possible de jouer sur la variabilité de notre rythme cardiaque ?

L’inspiration stimule l’activation du système sympathique (fuite, combat) avec accélération de la fréquence cardiaque. À l’inverse, l’expiration stimule l’activation du système parasympathique (repos, relaxation, restauration), avec ralentissement de la fréquence cardiaque.

365 : 3 chiffres-clés pour atteindre la cohérence cardiaque ?

3 pour 3 fois par jour, car les effets d’une pratique ne durent que quelques heures.

6 respirations par minute, car c’est la fréquence respiratoire qui donne la plus grande synchronisation entre les fréquences respiratoires et la variation de la fréquence cardiaque.

5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration.

Est-il possible de diminuer, voire de supprimer le stress en pratiquant la cohérence cardiaque ?

Oui, en activant le système parasympathique, on active le repos, la relaxation et le calme.

Quels sont vos conseils pour bien pratiquer la cohérence cardiaque ?

Souvent, régulièrement, avec attention et l’intention d’avoir un impact sur sa santé. En position verticale, de préférence, des respirations amples et lentes, avec focalisation sur celles-ci.

Comment faire concrètement ?

Utiliser un guide respiratoire au début pour bien synchroniser à 6 par minute – 5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration. Ils sont disponibles partout et, en particulier, sur www.coherenceinfo.com

Faut-il respirer par la bouche ou par le nez, faut-il fermer les yeux ou les garder ouverts ?

Pour l’état de cohérence cardiaque, il importe peu de respirer par le nez ou par la bouche, faites comme d’habitude. La fréquence de 6 respirations par minute est la seule contrainte pour une bonne pratique, pendant 5 minutes, plusieurs fois par jour.

À quelle fréquence faut-il la pratiquer ?

3 fois par jour est un bon compromis entre efficacité et motivation à continuer.

Le mot de la fin ?

Pratiquer, pratiquer, pratiquer…

C’est simple, facile à mettre en place et les résultats sont rapides.

Cohérence cardiaque 3.6.5

Cohérence cardiaque 3.6.5
du Dr David O’Hare

Il s’agit de la nouvelle édition de Cohérence cardiaque 3.6.5, le best-seller du Dr David O’Hare, devenu une référence, vendu à 80 000 exemplaires et qui a déjà été lu par plus de 300 000 personnes. La cohérence cardiaque est une technique respiratoire antistress reconnue par la science et conseillée par les médecins. Simple à appliquer, elle est basée sur une respiration rythmée : 3.6.5 c’est 3 fois par jour, 6 respirations par minute pendant 5 minutes.

La pratique de la cohérence cardiaque a des effets positifs sur : le stress, l’anxiété, le sommeil, la gestion du poids, de l’appétit, des émotions, la santé cardio-vasculaire, l’apprentissage, la prise de décision, etc. Dans cette 2e édition, le Dr David O’Hare propose de nouveaux guides respiratoires, notamment une variante dynamisante pour le matin et une relaxante pour le soir. Ce petit guide permet d’incorporer la cohérence cardiaque à son quotidien, quelle que soit son activité.

Thierry Souccar éditions – 118 pages – 7,90 €

Stress, évacuez-le naturellement en cette rentrée !

© Tao

Stress, évacuez-le naturellement
en cette rentrée !

Les conseils de la thérapeute
Fériel Berraies

Le stress est devenu un élément faisant partie intégrante de notre quotidien.
Déjà
petits, nous le vivons à l’école et, en grandissant, cela va en s’amplifiant.

Complètement dépassé-e, vous avez l’impression de courir après le temps, de ne pas maîtriser ce qui vous arrive ? Ballotté-e par les événements, vous subissez votre vie, ce qui génère de la culpabilité, une perte de motivation… Bref, des émotions négatives… et la porte s’ouvre grand pour le stress, qui vous serre la gorge chaque matin et en fin de journée. Oui, on connaît tout cela.

Envie de rien, procrastination, angoisse sont le lot du quotidien pour beaucoup d’entre nous.

À la rentrée, ce sentiment peut probablement revenir, puisque les vacances sont finies et nous n’avons pas pu évacuer correctement les émotions négatives d’avant les vacances, justement.

Il faut se poser et réorganiser nos priorités, s’évertuer à prendre de la hauteur, faire un planning, découper les difficultés en étapes… mais cela ne fait pas forcément disparaître le stress.

Stress, quand tu nous dragues !

Les manifestations extérieures du stress sont connues : accélération du rythme cardiaque, respiration saccadée, mains moites, difficulté à se concentrer. Tout cela est provoqué par la sécrétion d’hormones au niveau de l’hypothalamus, une zone régulatrice importante du cerveau.

Mais quels sont les éléments déclencheurs ?

Souvent, ce sont des émotions négatives : peur, déception, surprise, fatigue, sentiment de trop faire et pas assez de temps ou de ne pas en être capable… Chez certains, un état d’anxiété plus profond dû à des causes psychiques ou des traumatismes peut jouer un rôle. Mais l’hypothalamus régule aussi des fonctions vitales : une mauvaise hygiène de vie, un manque de sommeil, d’exercice physique, des carences alimentaires, une surexposition aux écrans peuvent favoriser aussi la sécrétion d’hormones de stress.

Enfin, une mauvaise organisation, une tendance à repousser le travail au lendemain sont une manière de fuir le stress, mais aussi de l’alimenter.

Révisez votre hygiène de vie avant tout !

En tant que thérapeute et selon ma démarche (sophrologie, hypnose et naturopathie), mon approche est avant tout holistique et donc globale, et il faut tout revoir en réalité objective. C’est ce que je demande à mes patients en tant qu’éducatrice à la santé.

Sommeil, sport, nutrition sont un premier pas vers une bonne hygiène de vie, mais encore faut-il le vouloir, souvent trop embourbés que nous sommes dans notre rythme infernal.

Bien dormir

Il est primordial de dormir suffisamment au quotidien, à savoir en moyenne 8-9 heures par nuit.

Le sommeil est une phase d’élimination des toxines secrétées au cours de l’éveil par l’activité intellectuelle.

Le sommeil soutient aussi l’attention et la mémorisation car il facilite et fait monter les émotions positives, booste la motivation, la confiance en soi et, in fine, fera reculer le stress.

Faire du sport de façon régulière

Il s’agit là du meilleur moyen d’évacuer le stress car la dépense physique prend le pas sur l’activité cérébrale et les réseaux de neurones mobilisés par toutes nos pensées se relâchent.

Cassez l’addiction au numérique

Pas évident, je sais, mais lâcher son smartphone des yeux, ne plus lire ses mails ou ses messages… est nécessaire : nous sommes à l’écoute de notre corps et de nos sensations corporelles.

Mangez sainement

Pas devant la télé ou son ordinateur. Savourez davantage, ayez conscience des textures, des différents goûts, et évitez de manger en regardant vos séries préférées.

Respiration abdominale en sophrologie

Comme vous le savez, la moindre émotion a tendance à accélérer notre rythme cardiaque et nous pouvons difficilement le contrôler… si ce n’est par la respiration.

Il est important de savoir gérer la moindre émotion négative, car cela a tendance à faire accélérer notre rythme cardiaque, et seule la respiration peut le stabiliser.

Avec la respiration consciente, vous vous reconnectez à votre corps. En sophrologie, la respiration abdominale se déroule par exemple ainsi : inspirez profondément en gonflant le ventre et expirez longuement en rentrant le ventre. Le fait de rentrer et de sortir le ventre fait monter et descendre le diaphragme, ce qui libère les poumons et fait rentrer un maximum d’air. 3 ou 4 mouvements de respiration profonde peuvent faire en sorte de revenir à un état intérieur plus calme.

La méthode Vittoz

Cette approche psycho-sensorielle sert à se reconnecter aux sensations corporelles qui nous arrivent par nos 5 sens. On est à l’écoute des éléments extérieurs en apprenant à recevoir les informations sereinement.

Créée par un médecin suisse, Roger Vittoz, la thérapie Vittoz propose une « rééducation » pour reprendre le contrôle de son fonctionnement cérébral et mieux gérer ses émotions.

Boostez votre concentration en vous recentrant

Pour améliorer la concentration, il s’agit donc déjà de se placer dans un cadre limitant les distractions et les « messages entrants ». Éteindre son portable, fermer les réseaux sociaux et décider de ne faire qu’une chose à la fois permet de faire de la place en vous. Pratiquer quelques mouvements de respiration profonde peut aussi aider à se recentrer et aller à l’essentiel, et, ainsi, éviter le stress.

Faites-vous du bien !

Une activité de loisir, balades dans la nature, à la mer, en montagne, en forêt, adopter un animal (ronronthérapie ou équithérapie), faire l’amour… Soyez en cohérence avec l’autre, la nature et vos émotions positives. Voilà le secret.

Retrouvez les conseils de Fériel Berraies, thérapeute, chercheur en sciences sociales, experte genre sur :
www.feriel-berraies-therapeute.com
Sophrologue certifiée RNCP (spécialisée cancer, sexualité, personnes âgées, adolescence, enfance, périnatalité, entreprise),
hypnothérapeute en formation naturopathie – Prix Sanitas 2018 Tunisie – Prix UFA 2015

Mon journal 5 minutes

Mon journal 5 minutes

Conçu à partir des dernières recherches en psychologie positive, ce journal est un best-seller déjà adopté par 500 000 personnes. Véritable outil pédagogique, il nous aide à développer notre bien-être, stimuler notre réflexion et augmenter notre productivité en seulement 5 minutes par jour grâce à des rituels positifs. Il prône notamment l’auto-gratitude, dont les effets permettraient :

  • d’intensifier ses émotions positives ;
  • de se sentir moins seul-e ;
  • d’agir avec plus de générosité et de compassion ;
  • de renforcer son système immunitaire.

À adopter sans plus tarder. Éditions Alisio – 272 pages – 16,90 €

L’homéopathie, une solution personnalisée face au stress

L’homéopathie, une solution personnalisée
face au stress

S’il est primordial de soigner les symptômes du stress, il est aussi essentiel d’aller résoudre les problèmes à leur racine, en équilibrant la personnalité de celui qui en souffre. Est-il stressé parce qu’il est hyperactif mais sédentaire de nature ? Ou parce qu’il n’arrive pas à exprimer son ressenti, ses frustrations ? S’enflamme-t- il trop vite pour une tâche et s’épuise-t-il à vouloir la finaliser coûte que coûte ? Est-il trop prévoyant et angoissé à l’idée de se lancer dans toute nouvelle activité ? L’homéopathie s’attache aussi à mieux comprendre les traits de caractère de chaque individu, pour trouver le remède de fond qui nous correspond personnellement et nous équilibre.

Chacun de nous, en situation de stress, déclenche un mode réactionnel différent. Les uns sont inhibés, les autres sont hyperactifs ou encore passent d’un état d’excitation à un état d’abattement.

Devant le même danger, certains seront paralysés, d’autres vont fuir, d’autres encore vont développer de l’agressivité ou une suractivité qui peuvent les épuiser. Les uns auront un sommeil perturbé, d’autres, au contraire, vont souffrir d’hypersomnie. Certains seront en état d’alerte et d’hyper-vigilance, d’autres vont abandonner le combat sans se défendre. Les uns vont s’exprimer verbalement et physiquement, les autres plutôt s’isoler… L’homéopathie individualise ses traitements en fonction de chacun de ces modes réactionnels, d’où une prise en charge individualisée. Parallèlement, l’homéopathie constitue également une réponse à toutes les pathologies qui peuvent découler du stress chronique. À titre d’exemples :

  • Pour les timides, qui souffrent d’hypersensibilité et d’émotivité, l’ordonnance homéo antistress sera :
    Tous les jours (sauf le dimanche)
    Pulsatilla 5 CH : 2 granules matin et soir jusqu’à amélioration des symptômes.
    Le dimanche
    Pulsatilla 9 CH : 1 dose le matin jusqu’à amélioration des symptômes.
  • Pour les hyperactifs qui souffrent d’anxiété avec agitation, l’ordonnance homéo antistress sera :
    Tous les jours (sauf le dimanche)
    Tarentula hispanica 9 CH : 2 granules 3 fois par jour jusqu’à amélioration des symptômes.
    Le dimanche
    Tarentula hispanica 15 CH : 1 dose jusqu’à amélioration des symptômes.

Guérir le stress et l’anxiété avec l’homéopathie

Guérir le stress et l’anxiété avec l’homéopathie
d’Albert-Claude Quemoun

L’homéopathie aide à soulager et, surtout, à mieux supporter le stress. Dans cet ouvrage passionnant, l’auteur, docteur en pharmacie et spécialiste de l’homéopathie, indique les traitements les plus efficaces selon le profil de « stressé » : inhibé, timide, dépressif, frustré, précipité, minutieux et angoissé, intolérant aux bruits, manquant de confiance en lui ; les protocoles homéopathiques qui ont fait leurs preuves pour gérer le trac d’un examen, surmonter le baby blues et le stress postnatal, arrêter de fumer, éviter de somatiser ou faire face à un deuil, à un licenciement ; la boîte à outils antistress, pour combiner homéopathie et méditation, relaxation, automassages… et guérir le stress et l’anxiété tout en douceur !

Éditions Leduc.s – 240 pages – 18 €

La minute ostéopathie d’Olivier Bouillon

La minute ostéopathie d’Olivier Bouillon
La reprise du sport sans stress après la naissance de votre enfant

Olivier Bouillon
Diplômé en ostéopathie

Nous vous proposons le regard de l’ostéopathie sur un sujet qui concerne toutes les femmes ayant eu un enfant, sportives ou non. La pratique d’un sport est une option pertinente, à condition de lever certains obstacles et modifications résultant de la grossesse et de l’accouchement.

Depuis quelque temps, vous avez des fourmis dans les jambes.

Que vous soyez une sportive régulière, la grossesse vous ayant contrainte à limiter, puis à arrêter votre activité favorite, ou que l’idée de la pratique d’un sport vienne à germer dans votre esprit afin de rapidement retrouver la forme et un corps dans lequel vous vous sentirez bien, quelques précautions sont à suivre.

Bien évidemment, l’accord de votre gynécologueobstétricien est un préalable à toute reprise d’activité sportive. Les bouleversements morphologiques et anatomiques liés à la grossesse, ainsi que l’accouchement (voie basse ou césarienne), ont durement éprouvé votre corps. Au terme de ces 9 mois de modifications progressives, la naissance intervient et votre corps doit alors se reconstruire.

Les relations anatomiques et mécaniques entre votre squelette et vos organes ont été profondément bouleversées. Les changements hormonaux ont modifié la souplesse des tissus musculaires et ligamentaires afin de faciliter ces adaptations et, au terme, l’accouchement. Un certain temps sera nécessaire à votre corps pour récupérer, et l’ostéopathie est un atout efficace dans cette démarche.

Les principales difficultés rencontrées :

1. orthopédiques, concernant :

  • bien évidemment, le bassin et le dos dans leur ensemble ;
  • mais aussi les poignets, qui sont souvent le siège de tendinites ;
  • les membres inférieurs (pieds, genoux, hanches…), qui peuvent avoir souffert de la prise de poids, contribuant à la décompensation de déséquilibres préexistants (séquelles d’entorses, hallux valgus, subluxation rotulienne, etc.) ;

2. viscérales, concernant le bassin et tous les organes qu’il contient, mais aussi l’abdomen, avec les intestins et les viscères sous-diaphragmatiques (foie et estomac, principalement) ;

3. circulatoires, au niveau des membres inférieurs (oedèmes, varices), ainsi qu’au niveau du bassin, je veux parler des hémorroïdes fréquentes. Moins fréquemment,

4. nerveuses périphériques, syndrome du canal carpien, par exemple ;

5. ORL (oreilles bouchées, vertiges).

Tous ces domaines peuvent être abordés par l’ostéopathie, précédés des précautions d’usage afin de favoriser un retour plus aisé à un équilibre confortable. Même en l’absence de pratique sportive, une consultation chez un ostéopathe est utile, voire indispensable. Se pose en réalité la question du moment opportun pour consulter.

La nature ayant bien fait les choses, le corps dispose des moyens nécessaires à son entretien et sa réparation. Laissons-les agir dans un premier temps (1 mois et demi, 2 mois environ), puis voyons ce qu’il n’a pas pu ou su faire. En cas d’inconfort majeur, nous interviendrons évidemment sans attendre, mais avec une pratique adaptée à l’état des tissus impliqués.

Quoiqu’il en soit, le préalable à toute reprise sportive passe par l’évaluation de l’état du périnée, ce plancher musculaire pelvien fortement mis à contribution pendant la grossesse et l’accouchement. Ce temps est du ressort du gynécologue, de la sage-femme et du kinésithérapeute.

Je rappellerais que le corps est un ensemble indissociable, que les interactions mécaniques entre les systèmes musculo-squelettique et viscéral sont permanentes et réciproques. En fait, la majorité des douleurs de l’axe rachidien relèvent de perturbations mécaniques concernant les organes, obligeant le squelette à modifier sa posture, ou l’empêchant de restaurer cette dernière après la naissance.

Tout au long de la grossesse, les modifications morphologiques résultant de l’augmentation de l’espace pris par l’utérus et le bébé vont bouleverser ces équilibres.

Schématiquement et progressivement…

  • l’utérus bascule en arrière (rétroversion) tôt dans la grossesse ;
  • le bassin se rétroverse également, effaçant peu à peu la lordose (courbure) lombaire, contrairement à ce que beaucoup pensent ! L’impression de cambrure vient de la bascule globale du buste vers l’arrière, mouvement effectué au niveau des hanches (des tensions importantes sur les muscles psoas-iliaques, qui sont fléchisseurs des hanches et s’insèrent sur les lombaires et le bassin).
  • puis, les côtes sont tirées vers le bas par le poids de l’abdomen, enroulant le haut du dos, pendant que les viscères sous-diaphragmatiques remontent dans le thorax pour faire de la place au bébé (apparaît alors le fameux reflux gastrooesophagien). Il existe naturellement une différence de pression entre le thorax et l’abdomen. Un effet de ventouse s’exerce sur les viscères sousdiaphragmatiques. Ces derniers restent souvent fixés en position haute après l’accouchement, responsables des douleurs dorsales (région des omoplates), accompagnées parfois d’une gêne respiratoire qui s’accroît avec l’effort, et de troubles digestifs.
  • la boîte crânienne liée au sacrum et au coccyx par la dure-mère (feuillet externe des méninges très résistant) doit lui aussi s’adapter, rencontrant parfois des difficultés aux conséquences diverses ;
  • les intestins font ce qu’ils peuvent, étant refoulés en périphérie de l’abdomen ; – environ à partir de 7 mois et demi de grossesse, le bassin se prépare et s’ouvre en avant, donnant cette démarche caractéristique, pieds ouverts ;
  • sans oublier le périnée et les sphincters, qui serons soumis à rude épreuve.

Vient le jour de la naissance, qui apportera tant de bonheur, mais parfois aussi son lot de complications.

Rééducation du périnée faite, feu vert donné par votre gynécologue, c’est l’heure de la reprise ou le commencement d’une carrière sportive.

L’exigence de qualité des corrections, que vous soyez sédentaire ou sportive, est la même. Le sport va cependant rapidement pousser votre organisme dans ses retranchements, vous faisant prendre conscience précocement de ce qui ne va pas. C’est un avantage certain. Les personnes sédentaires pouvant laisser évoluer longuement de tels désordres.

En première intention, le bilan sera global ; nous l’avons vu, les régions du corps concernées sont nombreuses. Cet état des lieux affichera les priorités, les perturbations dominantes seront corrigées en premier, en décalage parfois avec votre demande.

Respecter ce principe est nécessaire pour obtenir une totale adhésion de l’organisme aux corrections.

Ceci étant, il est très fréquent de devoir commencer par la restauration de la mobilité du foie, de l’estomac et du diaphragme. De nombreuses tensions sont issues de cette zone et dominent l’équilibre de la région du corps, limitée en haut par le diaphragme, en bas par le périnée, obligeant le rachis dans son ensemble à s’adapter !

Les positions prises lors de l’allaitement, les biberons, les bains, etc. ne feront qu’aggraver la situation.

Correction faite, le rééquilibrage des 2 muscles psoas devient possible, libérant les lombaires et le bassin. Les tensions présentes au niveau du diaphragme influencent considérablement ces derniers, fortement sollicités, comme vu précédemment.

Les corrections du bassin sont alors accessibles. Elles concernent, dans un premier temps, l’équilibre, la position et la mobilité des organes que sont l’utérus, le vagin, la vessie, le colon, le rectum et les culs-de-sac qui les séparent. Le cadre osseux (2 os iliaques, sacrum et coccyx) ne pourra retrouver son équilibre qu’à cette condition.

Il s’agit là d’un temps essentiel. Les contraintes mécaniques induites par les activités physiques auraient un effet très négatif avant corrections, provoquant ou amplifiant des incontinences, des troubles circulatoires (traitement à effectuer en collaboration avec les sages-femmes et les kinésithérapeutes). La persistance d’une torsion du bassin pouvant déclencher des tendinites des hanches ou des genoux, par exemple.

Les circulations veineuse et lymphatique des membres inférieurs et du petit bassin sont également dépendantes de la mobilité et de l’équilibre de cette région. Solliciter ces systèmes avant correction ne ferait qu’intensifier les troubles.

En parallèle à ces soins indispensables sur l’axe central, il s’agira de corriger les déséquilibres articulaires au niveau des membres supérieurs et inférieurs.

Courir, jouer au tennis, nager, par exemple, et donc solliciter des articulations qui n’auront pas retrouvé leurs axes normaux de fonctionnement ne pourra qu’aboutir à des douleurs contrariant tous vos efforts. Le repos seul ou les traitements antalgiques n’apporteront pas de réponse satisfaisante à ces désordres.

Idéalement, consultez avant de débuter. Reprenez très progressivement, puis faites un contrôle au terme de 3 à 4 semaines de pratique, même si tout a l’air de bien se passer.

Vient ensuite le temps d’un suivi à la demande. Bonne reprise ou bon début sans stress !

Olivier Bouillon – Diplômé en ostéopathie
reconnu par l’État – 01 48 25 05 31

Ma bible pour soulager l’anxiété

Ma bible pour soulager l’anxiété
d’Amélia Lobbé

L’auteur dresse un panorama complet des stratégies efficaces pour se débarrasser de l’anxiété sans médicaments, et se réconcilier avec notre vulnérabilité. Grâce à cet ouvrage très complet, vous découvrirez :

Les mécanismes de l’anxiété : identifier ses causes, ses troubles et ses manifestations.

La trousse de secours anticrise en cas d’urgence : exercices de respiration et de visualisation, couverture thérapeutique, huiles essentielles, pleine conscience…

Des techniques pour apprivoiser ses angoisses et s’en libérer pas-à-pas : modifier ses schémas mentaux et rationaliser, tenir un journal de bord, utiliser son imagination…

Tous les conseils pour améliorer durablement son hygiène de vie : plantes antistress, alimentation, sommeil, activité physique…

Un chapitre spécial « Les femmes face à l’anxiété » (syndrome prémenstruel, maternité, ménopause) et des témoignages éclairants.

Un ouvrage concret et bienveillant pour reprendre confiance en soi !

Éditions Leduc.s – 350 pages – 23 €

Côté bien-être : Déjouer le stress tout naturellement

 

 

Déjouer le stress
tout naturellement

Le stress est pluriel… et on ne peut plus personnel. Car il est avant tout une affaire de ressenti, de perception. Nous sommes en effet les seuls à pouvoir estimer ce que nous ressentons. Le stress conditionne notre niveau de bien-être. Pour ne pas le laisser prendre le dessus, nos experts nous livrent leurs secrets antistress et partagent des aventures inédites, comme nager avec les dauphins pour profiter de leur amour inconditionnel et parvenir à la zénitude absolue.

« Les hommes pratiquent le stress comme si c’était un sport. »
Madeleine Ferron – Artiste, écrivain, romancière (1922-2010)

Le dossier du mois : Le dauphin, l’antidote antistress de l’homme ?

Le dossier du mois
Le dauphin, l’antidote antistress de l’homme ?

avec Olivia de Bergerac

Olivia de Bergerac, initiée au grand bleu par son frère plongeur chez Cousteau, a développé une approche de coaching très particulière, fondée sur les effets thérapeutiques des dauphins sur les humains, notamment en cas de stress. Neuroscientifique, elle a mesuré les ondes cérébrales et la cohérence cardiaque des humains avant et après une rencontre avec des dauphins dans leur milieu naturel. Olivia anime des stages Dauphin dans l’Âme en Australie (où elle réside), en Nouvelle-Calédonie et en France (à Antibes).

À l’occasion de la sortie de son livre Dauphin dans l’âme, aux éditions Guy Trédaniel, elle nous explique comment passer de l’hormone du stress à l’hormone du bonheur.

Comment vous est venue cette formidable idée de traiter le stress à l’aide des dauphins ?

J’ai eu la chance de naître à Antibes, sur la Côte d’Azur, d’avoir des parents qui adoraient la mer et deux grands frères, Henri et Michel, tous les deux fous de plongée. Très jeune, mes frères m’ont emmenée voir les baleines et les dauphins en Méditerranée. Puis, Henri est devenu plongeur chez Cousteau. Après de nombreuses missions aux quatre coins du monde, il a décidé de s’établir à l’Île de Pâques, où Michel l’a rejoint. Ensemble, ils ont créé un centre de plongée Cousteau tout en continuant les explorations archéologiques et les films sous-marins. Mes frères étaient les aventuriers tandis que, moi, j’adorais étudier. Après Paris, Londres, les États-Unis et un doctorat en psychologie, je voulais faire un MBA à l’INSEAD Paris, mais je suis allée voir mes frères et j’ai compris que je ne pouvais plus vivre loin de la mer. J’avais perdu mes vraies valeurs, je voyais mes frères en harmonie avec la nature alors que j’étais devenue BCBG. Je suis partie en Australie, à Sydney, pour pouvoir nager tous les matins, travailler à l’université et faire mon MBA. Je voulais aider les entreprises à gérer les ressources humaines. C’est près d’une plage de Sydney que les dauphins ont pris contact avec moi un matin d’hiver. Là, j’ai compris ma mission de vie : aider les humains en compagnie des dauphins. J’ai alors mis tout mon savoir et toutes mes ressources au service de la recherche de l’effet thérapeutique des dauphins sur les humains.

Racontez-nous votre première rencontre avec des dauphins.

Ma première rencontre était en France, à Antibes, avec mes frères, je devais avoir 14 ans. J’étais en haut du mât du bateau, je repérais les dauphins et les baleines tandis que mes frères les filmaient et les photographiaient avant de plonger avec eux. Ma première rencontre en Australie, c’était un matin d’hiver ; je me suis retrouvée entourée de 6 dauphins sauvages et j’ai découvert – ou redécouvert – ce bonheur ultime. J’ai réalisé que, dans toutes mes études de psychologie et même de psychothérapie, de méditation, et de Kriya Yoga, je n’avais jamais connu une telle transformation. Je n’avais ni froid – l’eau était à 11 °C –, ni de peur, ni de stress. J’entendais leurs sons, je les voyais tout près de moi. Je suis ressortie de l’eau, je n’étais plus la même. Je n’avais personne avec qui partager mon expérience. J’ai tout de même fini mes études, je suis devenue consultante en qualité. Après 2 ans, j’ai créé une fondation de recherche et mon propre cabinet de conseils pour emmener mes clients nager avec les dauphins pour gérer le stress.

Tout au long de votre ouvrage vous parlez de l’Homo Delphinus. De quoi s’agit-il ?

Le concept d’Homo Delphinus vient de mon grand ami Jacques Mayol, que j’ai souvent côtoyé quand nous étions invités comme intervenants à des conférences sur les dauphins, en Australie, au Japon ou à Paris. C’est d’ailleurs à Paris qu’il m’a avoué, un jour, avoir emprunté le titre de mon livre en anglais The Dolphin Within pour son livre Homo Delphinus : The Dolphin Within Man. Mayol était aussi un ami de mon frère Michel, qu’il avait rencontré à l’Île de Pâques. Dans son célèbre livre, Jacques explique son concept d’Homo Delphinus : l’homme aurait une origine aquatique et, comme ses cousins les dauphins, peut descendre en apnée. Entre 1976 et 1983, Jacques avait multiplié les expériences scientifiques et médicales, établissant de nombreux records du monde au-delà des 100 mètres. C’est cette recherche qui avait capté l’attention de Luc Besson pour réaliser Le Grand Bleu, en 1988. Le film raconte sa vie et, notamment, le chassé-croisé des records de plongée, qu’il a partagés pendant plus de 10 ans avec l’Italien Enzo Maiorca. Son record de 105 mètres ne fut battu qu’en 1996 par l’Italien Umberto Pelizzari, avec 110 mètres. Personnellement, j’ai observé que les humains deviennent comme les dauphins, aux niveaux physiologique et psychologique, en leur présence. Je pense que l’Homo Delphinus est la prochaine évolution de l’humain.

En quoi le dauphin est-il un modèle de zénitude pour l’homme ?

Le dauphin reste dans l’amour inconditionnel alors que l’humain, sous stress, entre automatiquement dans un mode de survie basé sur l’attaque, la fuite ou la paralysie. Les dauphins s’entraident, alors que les humains s’entretuent depuis le début des temps. Les dauphins s’adaptent à leur environnement alors que les humains sont la seule espèce animale qui détruit le sien.

Les dauphins ont développé dans leur monde d’apesanteur un coeur et un cerveau plus performants que ceux des êtres humains. Ils ont un néocortex très complexe et particulièrement développé ; c’est la partie du cerveau qui permet la résolution de problèmes de la conscience de soi et de divers autres traits que nous associons à l’intelligence humaine.

Ils transmettent, grâce à leur sonar, des images holographiques instantanées, comprenant beaucoup plus d’informations qu’un humain ne peut communiquer.

Ils peuvent reconnaître, se rappeler, raisonner, communiquer, percevoir, s’adapter aux changements, comprendre et résoudre les problèmes. Ils se reconnaissent dans les miroirs. Ils savent travailler ensemble pour un bénéfice mutuel, enseigner aux jeunes et aux autres la chasse coopérative, l’utilisation des outils, le jeu social, la coopération avec les humains et d’autres espèces, et l’alloparenting ; ils s’occupent ainsi des jeunes qui ne sont pas les leurs quand leurs parents ont disparu. Il y a toujours une tante « sage-femme » qui aide à l’accouchement du bébé dauphin en le suivant avec son sonar et les ultrasons, et en le faisant remonter à la surface pour prendre sa première inspiration.

Pourquoi la fréquence des ondes cérébrales humaines est-elle si importante dans le cadre de la gestion du stress ?

Le jeune enfant, jusqu’à 6 ans, émet des ondes cérébrales lentes appelées thêta. Puis, il passe dans les ondes alpha ; il est alors toujours en harmonie avec la nature. Mais, dès l’âge de 12 ans, les ondes cérébrales s’accélèrent et deviennent une source de stress. Pour ralentir ses ondes cérébrales bêta, et pour ne pas devenir fou, l’humain utilise l’alcool, les cigarettes, les médicaments, la drogue, malgré leurs effets secondaires.

Par quel(s) mécanisme(s) la nage avec le dauphin diminue-t-elle la fréquence de nos ondes cérébrales ?

Le dauphin en liberté est en cohérence cardiaque, c’est-à-dire que le rythme de son coeur est régulier, libre de tout stress, ses ondes cérébrales sont en thêta – selon les recherches du Docteur John Lilly –, en méditation profonde. Son coeur, comme celui d’un humain, produit un champ électromagnétique d’un rayon de 2 mètres. Quand vous nagez au milieu d’un groupe de dauphins, votre physiologie va s’harmoniser avec la leur car leur système est beaucoup plus puissant que le vôtre. Ils vont vous entraîner en synchronie avec leur cœur. Les dauphins sont des yogis par excellence.

Qu’entendez-vous par la notion de troisième cerveau ? En quoi ce dernier est-il bénéfique pour atteindre un état de sérénité ?

Nous avons en fait 3 cerveaux. Le premier reptilien, c’est le réflexe de survie : lutte, fuite ou paralysie. Le deuxième cerveau est le siège des émotions négatives : peur, colère, jalousie, etc. Le troisième cerveau, c’est la conscience de soi, la solution aux problèmes, la créativité, l’inspiration. Quand vous êtes stressé-e, le troisième cerveau est inhibé. C’est le coeur, la cohérence cardiaque qui vous permet d’atteindre ce troisième cerveau, c’est quand vous êtes libre de stress que vous performez le mieux, quand vous êtes dans des ondes cérébrales lentes – alpha ou thêta.

Pourquoi nager avec les dauphins nous fait-il autant de bien ?

Quand vous nagez avec un dauphin, qu’il vous « scanne » avec son sonar et vous regarde dans les yeux avec amour, vous sentez une intelligence avancée qui vous a compris-e au niveau de l’âme. Le dauphin a non seulement vu ce que vous avez mangé ce jour-là, ou perçu si vous êtes enceinte, triste ou heureux-se, mais il a aussi compris vos plus secrètes pensées et sentiments les plus intimes. C’est le meilleur des psychothérapeutes car vous n’avez même pas besoin de verbaliser votre mal-être ; il sait tout, il sent tout, et il ne vous transmet que de l’amour inconditionnel. C’est dans le regard d’amour que se trouve la clé de la sécrétion d’ocytocine, l’hormone d’amour. L’ocytocine, c’est l’hormone qui déclenche l’accouchement chez la maman et lui permet de se connecter vraiment à son bébé. Non seulement le dauphin vous regarde avec amour, mais, en plus, les sons et les ultrasons qu’il émet pour vous scanner et communiquer rappellent les sons que vous entendiez quand vous étiez dans le ventre de votre maman. C’est donc revivre votre naissance dans les meilleures conditions possible : un univers liquide, des ultrasons et un sourire d’amour inconditionnel. Cet état physiologique a des effets thérapeutiques immenses, cela transforme le stress et active les pouvoirs thérapeutiques que le corps humain possède lui-même.

Vous organisez des stages avec les dauphins en France, Australie et Nouvelle- Calédonie. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? À qui s’adressent-ils ? À quel tarif ?

Depuis que mes livres sont publiés en France – Le dauphin, ce médecin de l’âme (2017) et Dauphin dans l’âme (2019) –, j’organise des programmes à Antibes autour de 5 mois de coaching par Skype. C’est entre le 14 et 19 juillet chaque année. En Australie, c’est pendant l’été, de novembre à mai, car, l’hiver, ce sont les baleines qui arrivent. Le coaching, c’est pour tout le monde car tout le monde souffre du stress ; le stress cause de multiples maladies et tue. Les maladies comme l’hypertension, l’obésité, le cancer, Alzheimer, les addictions à la drogue, à l’alcool. Je peux aussi bien aider un homme d’affaires stressé, une femme docteur stressée par son divorce, une adolescente stressée par ses examens, ou des enfants autistes, épileptiques. Le coaching, c’est 500 euros pour 5 mois. Le bateau, c’est 300 euros par jour, on passe d’une journée à 3 jours en mer.

Pour toutes les personnes qui ne peuvent pas faire ces sorties avec les dauphins, quels outils leur proposezvous pour traiter leur stress ?

Le coaching peut se faire sans la rencontre « dauphin en mer ». J’utilise alors la réalité virtuelle à travers les films et les sons des dauphins. Il y a aussi la possibilité d’utiliser un masque avec lequel vous pouvez nager dans une piscine tout en regardant un film de dauphins. J’ai toujours voulu faire de la recherche pour comprendre tous les paramètres et être capable, un jour, de donner les solutions au plus grand nombre ; je sais bien que tout le monde n’a pas la chance de vivre avec une centaine de dauphins. Mon rêve est de faire un film avec Luc Besson comme Le Grand Bleu, qui transformerait les spectateurs en offrant la delphinus thérapie à toute l’audience à travers les images et les sons. On pourrait même mesurer les ondes cérébrales et la cohérence cardiaque des spectateurs.

Le mot de la fin ?

Imaginez un monde où l’amour inconditionnel règne entre les humains qui protègent la Planète bleue… Les dauphins ont su évoluer, les humains peuvent les suivre et devenir dauphins dans l’âme.

Dauphin dans l’Âme

Dauphin dans l’Âme
d’Olivia de Bergerac

Un ouvrage passionnant, que nous vous recommandons vivement. Il est à la fois scientifique, issu des neurosciences et illustré par le cas d’étude de l’homme d’affaires Sigurd van den Akker. On ne sort pas tout à fait le (ou la) même de sa lecture et on découvre combien les dauphins sont un modèle pour l’homme.

Éditions Guy Trédaniel – 214 pages – 17 €

Les Fleurs de Bach au secours du stress

Les Fleurs de Bach au secours du stress

par Isabelle Bourdeau

Avant, dès qu’une réaction négative ou un bobo à l’âme survenait, on disait « c’est nerveux » ! Maintenant, on dit « c’est le stress »

Il est indispensable de distinguer le bon stress du mauvais :

Le bon stress, ou eustress (issu du préfixe grec eu, aller bien, être bien) : c’est celui qui nous permet de nous adapter à chaque stimuli (agent stressant, quel qu’il soit), nous met en éveil, nous demande une réaction immédiate, focalise notre attention, monopolise notre concentration, mobilise l’énergie nécessaire à l’évaluation de la situation et notre faculté d’adaptation afin de déterminer la réponse et/ou l’action adéquate pour y répondre au mieux et selon notre potentiel. Ce stress est nécessaire, vital et même protecteur…

Nous sommes assujettis au stress dès notre réveil, ne serait-ce que pour accomplir notre journée : l’école pour les enfants, la fac pour les étudiants, le bureau pour les adultes… La vie normale, évolutive, stimulante, planifiée, préparée…

Le mauvais stress ou distress (que l’on peut traduire par angoisse, souffrance ou détresse) : il arrive souvent, selon les périodes de vie, que des situations ressenties comme menaçantes, contraignantes ou déplaisantes se répètent, s’accumulent, s’entassent, sans que la personne n’ait le temps de se ressourcer, de récupérer l’énergie nécessaire pour faire face.

Elle n’a alors plus accès à son potentiel énergétique et est coupée de ses ressources. Le désamorçage indispensable à la récupération de ses facultés, à l’accès à soi, n’a pas été possible ; la personne perd alors pied de plus en plus souvent ; si la prise de conscience ne se fait pas en amont, la corde tendue peut se rompre…

Il peut s’ensuivre, bien entendu, ce que l’on appelle couramment un burn-out… et ça fait mal !

Dans le monde du travail, le niveau de stress se définit comme suit : c’est le déséquilibre que l’on ressent entre ce que l’on nous demande de faire et les ressources (corporelles, mentales et émotionnelles) dont on pense disposer pour le faire.

Chaque individu a sa propre résistance face au stress et sa propre capacité à le surmonter, suivant son vécu, son expérience, son comportement, son tempérament, son énergie, sa force.

Il peut en découler de nombreuses émotions : les Fleurs de Bach répondent efficacement à la gestion de ces états chaotiques, ces situations émotionnelles non maîtrisées, chronophages et destructrices.

• En tout premier lieu, mettre des mots sur son ressenti et évaluer les symptômes précurseurs, comme ses maux, ses humeurs et états d’âme, et son niveau de fatigue ;

Peur de ne pas y arriver, dévalorisation de soi et de ses compétences, dégradation de sa santé en général, de son sommeil, de son appétit, irritabilité ou indifférence, colère, amertume, hypersensibilité ou insensibilité, perte d’empathie, déconcentration, idées noires, épuisement… douleurs !

• Choisir alors les fleurs et les élixirs floraux qui, par leur énergie vibratoire, vont inverser ce processus négatif et apporter l’impulsion positive pour retrouver petit à petit le chemin de la maîtrise, de la paix, du confort perdu.

Une composition adaptée et personnalisée de Fleurs de Bach soutient le travail de rééquilibrage car l’énergie des fleurs agit sur le processus de guérison de chacun. Celles-ci accompagnent très bien toutes les méthodes douces, comme la méditation, la cohérence cardiaque, le yoga, le coaching de vie, les massages, la sophrologie…

Choisissez les fleurs qui vous parlent pour réagir avant, pendant ou après un gros stress, à quelque niveau que ce soit. Ce soutien énergétique, à raison de quelques gouttes 4 fois par jour, sera d’un grand secours et interviendra de manière naturelle pour recouvrer votre bien-être.

Cherry plum : fleur du calme intérieur pour pallier le « pétage de plombs », la perte du contrôle de ses émotions ; aide à la reprise de la maîtrise de soi et à garder son sang-froid.

Impatiens : fleur de la famille de la solitude, de l’irritabilité, de la précipitation ; aide à travailler en groupe, à gérer le rythme d’autrui, et apporte de la détente dans le moment présent.

Rescue : le remède d’urgence qui répond, par sa composition de 5 fleurs, à la quasi-totalité des mécanismes réactionnels au stress, et ce rapidement.

Sweet chestnut : fleur de la délivrance, face aux sentiments d’abandon, de grande détresse intérieure ; aide à se réapproprier ses repères et à s’apaiser.

Mimulus : fleur du courage, de la famille des peurs, peurs connues et définies, celles que l’on craint plus que tout et Rock rose pour les peurs paniques et paralysantes.

Oak : fleur de l’endurance, fleur de fatigue pour celles et ceux qui ne savent pas s’arrêter ni se ressourcer tant qu’il reste du travail à accomplir. Elle aide à intégrer que prendre du temps pour soi est aussi important que d’honorer ses obligations. Fleur des « jusqu’au-boutistes », des « il faut que ».

White chestnut : fleur des pensées et du lâcher-prise par excellence ; élixir du petit manège dans la tête qui empêche de trouver le sommeil car envahi-e de ruminations mentales et conflits intériorisés ; il apporte le retour au calme mental et aux idées claires et constructives.

Larch : la fleur de la confiance en soi et ses compétences, qui, lors de grand stress, s’amenuisent et semblent enfouies dans un conglomérat négatif de dévalorisation. « Je le veux, je le peux, je le fais » en est la devise !

Un mélange bien choisi et pertinent face à la situation émotionnelle du moment sera concocté par un ou une conseiller-ère florithérapeute, avec votre approbation bien sûr, selon vos besoins et votre niveau de stress. Vous pouvez aussi les choisir vous-même, mais rien de tel, au début en tout cas, que de vous faire aider pour être au plus près de vous… et connaître les subtilités d’une fleur par rapport à une autre, repérer votre fleur type afin de mieux gérer votre stress !

Isabelle Bourdeau, florithérapeute
L’Apogée de Soi – 06 814 614 86
Contact@lapogeedesoi.fr

L’aroma antistress

L’aroma antistress

Avec leur incroyable effet holistique, les huiles essentielles agissent à la fois sur le corps, via la peau et les muqueuses, et sur les systèmes nerveux autonome et nerveux central, par l’intermédiaire de l’odorat. Plurielles, elles se révèlent particulièrement efficaces dans le domaine de l’antistress. La longueur du spectre efficace des huiles essentielles repose sur le principe de synchronisation de toutes les molécules qui les composent. Côté molécules antistress, citons parmi d’autres les sesquiterpènes (présents notamment dans l’ylang-ylang complet), en mesure de réactiver la production de GABA (acide gamma-amino-butyrique, principal neurotransmetteur cérébral), qui, en cas de stress ou d’énervement, a tendance à diminuer, provoquant angoisses, irritabilité et nervosité. Autre exemple, les aldéhydes monoterpéniques : à faible dose, ils ont un effet modulateur sur la libération de la dopamine, neurotransmetteur très sensible au stress.

Voici notre top 6 :

Huile essentielle de camomille noble
Nom botanique : Chamaemelum nobile
Calmante, très efficace pour le système nerveux, c’est l’une des meilleures huiles essentielles pour dénouer les tensions et aider à se relaxer. Elle est traditionnellement conseillée pour agir contre le stress, la nervosité ou l’anxiété.

Huile essentielle de combawa
Nom botanique : Citrus hystrix
Elle est réputée pour combattre le stress et les insomnies.

Huile essentielle d’encens oliban
Nom botanique : Boswellia carterii
Harmonisante, cette huile essentielle s’utilise pour atténuer les tensions.

Huile essentielle de petitgrain bigarade
Nom botanique : Citrus aurantium ssp aurantium
Elle accompagne très favorablement les périodes de surmenage, de soucis, permet « d’encaisser les chocs », de retrouver joie et harmonie et de mieux gérer le stress.

Huile essentielle de verveine odorante
Nom botanique : Lippia citriodora
Apaisante et calmante, puissante, elle est largement réputée comme soutien en cas de stress et troubles du sommeil.

Huile essentielle d’ylang-ylang complète
Nom botanique : Cananga odorata (Lam.) Hook F. et Thomson forma genuina (totum)
Elle se révèle particulièrement efficace pour ses effets sur le système nerveux. Elle est utilisée pour calmer le stress et les tensions, et lutter contre la déprime ou l’insomnie.

EXEMPLE DE FORMULE AROMATIQUE ANTISTRESS

  • 20 ml d’huile végétale de noyau d’abricot
  • 3 ml d’huile essentielle de petitgrain bigarade
  • 2 ml d’huile essentielle de combawa
  • 2 ml d’huile essentielle d’encens oliban
  • 1 ml d’huile essentielle de verveine odorante
  • 1 ml d’huile essentielle de camomille noble
  • 1 ml d’huile essentielle d’ylang-ylang complète

La recette : transférez l’huile d’abricot dans un bol, puis ajoutez les huiles essentielles une à une en prenant soin de mélanger entre chaque ajout. Transvasez dans un flacon de 30 ml.

Le rituel antistress : 2 gouttes du mélange sur le plexus solaire et la face interne des poignets 2 à 3 fois par jour selon les besoins, ou 10 à 20 gouttes en massage sur la zone qui résonne avec le stress : ventre, estomac, plexus solaire, thorax ou encore plexus cardiaque ou cervicales.

Attention : l’huile essentielle de verveine odorante est photosensibilisante. Ne pas s’exposer au soleil après application de cette préparation. Contre-indiquée chez la femme enceinte ou qui allaite.

Jeûne et Randonnée, un duo gagnant

Jeûne et Randonnée, un duo gagnant
pour une pleine santé

avec Nicola Bölling 
fille des fondateurs du premier établissement
français et actuelle dirigeante de l’association

Devant le succès grandissant de cette pratique, nous avons tâché d’en savoir davantage et avons posé quelques questions à Nicola Bölling, fille des fondateurs du premier établissement français et actuelle dirigeante de la Fédération du jeûne.

Quelques mots sur votre association ?

La FFJR est la Fédération Francophone de Jeûne et Randonnée. Elle a vu le jour dans les années 1990 grâce à Monsieur et Madame Bölling et aux premiers nouveaux organisateurs formés par leur soin, afin de répondre à la demande croissante. En Allemagne, la Fédération créée 20 ans plus tôt compte actuellement 1 000 membres, alors que la Fédération française en compte 80 aujourd’hui.

C’est la commission de la FFJR qui délivre le label FFJR, sur lequel nous reviendrons un peu plus loin. Il me semble important de rappeler que la FFJR n’accepte que des séjours de jeûne bien-être pour personnes en bonne santé et que la formation s’inscrit dans cet unique but.

Êtes-vous à l’origine du concept de jeûne et randonnée ?

Le concept de jeûne et randonnée ne date pas d’hier. En 1954, 11 médecins suédois ont organisé une marche sans manger de Göteborg à Stockholm. En 10 jours, ils parcoururent 470 km et furent acclamés par un large public, qui s’était passionné pour leur démarche. Quelques années plus tard, cette expérience fut renouvelée par un autre groupe en Allemagne, ce qui déboucha sur le mouvement Fastenwandern : Jeûne et Randonnée. Sans ces 11 médecins, l’association du jeûne et de la randonnée n’aurait jamais vu le jour en Allemagne en 1983… ni en France 7 ans plus tard.

Pourquoi est-il intéressant d’allier jeûne et randonnée ?

La randonnée est tout d’abord une très bonne occasion d’occuper l’esprit et de ne pas rester dans sa cuisine en pensant à la nourriture. Elle représente par ailleurs une belle opportunité de se reconnecter à la nature et, par conséquent, à sa nature profonde. Elle permet de décrocher du mental et de créer une cohésion d’équipe, importante en période de jeûne. Enfin, le jeûne perturbe souvent le sommeil. La fatigue de la randonnée le rééquilibre.

Quelles sont les conditions requises pour devenir membre de la Fédération et obtenir le label ?

Le label regroupe un grand nombre d’organisateurs proposant des stages de Jeûne et Randonnée®. Chacun d’entre eux doit respecter la charte commune, ainsi que la qualification requise.

Le protocole d’adhésion est très précis et comporte 14 points, comme par exemple avoir suivi une formation en naturopathie, avoir réalisé au minimum 3 stages de Jeûne et Randonnée, posséder le brevet de secourisme, suivre la formation FFJR de 3 jours…

L’ensemble des 14 points est présenté en ligne sur notre site Internet : ffjr.com

Qu’apporte l’obtention du label ?

Le label est une reconnaissance pour l’organisateur. Il lui apporte une formation, une éthique et un cadre.

C’est également une garantie de sérieux pour le participant, qui peut effectuer sa randonnée et son jeûne en toute sécurité.

Quelle est la durée moyenne des randonnées ?

Un séjour de jeûne dure en général 6 jours. Les jeûneurs sont logés dans le centre et accompagnés 24 h/24. Les randonnées durent de 3 à 4 heures suivant les centres. Chaque organisateur est libre d’introduire sa touche particulière quant au dénivelé des randonnées et à la distance, tout en restant dans le cadre d’une activité physique légère.

Quelles boissons sont autorisées pendant les séjours ?

Dans le cadre de la Fédération, nous proposons le jeûne d’après la méthode du Dr Otto Buchinger : en plus d’une consommation d’eau de bonne qualité, sont d’office mis à disposition jus de fruit, jus de citron, tisanes le matin, bouillons clairs de légumes ou jus lactofermentés le soir.

La pratique de la méditation fait-elle partie du concept jeûne et randonnée ?

La méditation n’est, certes, pas obligatoire, mais peut être aussi intégrée à la démarche. Elle accompagne le jeûneur dans son expérience et donne le moyen de retrouver son calme intérieur. Elle peut être associée à la marche ou aux phases de repos, le soir et/ou le matin.

Votre concept est-il à la portée de tous ?

Oui, dans la mesure où les personnes sont en bonne santé et capables de marcher 3 à 4 heures par jour. Le jeûne est une méthode ancestrale que l’être humain utilise depuis la nuit des temps pour une meilleure hygiène de vie.

Quels sont les 3 principaux bénéfices constatés par les jeûneurs ?

  • Une belle énergie retrouvée,
  • Un système immunitaire renforcé,
  • Un meilleur sommeil.

Comment expliquez-vous le succès et la croissance du jeûne actuellement ?

Nos centres certifiés FFJR encadrent, chaque année, 14 000 personnes en France. Nous avons pu constater une croissance importante à partir du moment où le documentaire d’Arte Le jeûne, une nouvelle thérapie* a été diffusé. Cela a donné des explications scientifiques sur le phénomène du jeûne et a contribué à une meilleure compréhension. Les personnes qui avaient envie de participer à ce type de pratique disposaient d’un support pour mieux appréhender l’expérience et les effets du jeûne.

Le jeûne peut-il avoir des effets intéressants sur le stress ?

Oui, tout à fait. On accède à un plus grand calme intérieur via à une harmonisation psychologique et physiologique. Grâce à une vitalité accrue et l’harmonisation de l’humeur, on gagne en stabilité émotionnelle. Le recul par rapport aux problèmes du quotidien représente une pause régénératrice et entraîne la diminution du stress. Par l’introspection approfondie, la personne qui jeûne se connecte à ses valeurs essentielles, à ses forces vitales.

Le mot de la fin ?

De plus en plus de jeunes viennent participer à une expérience de jeûne et randonnée. C’est une très bonne chose car c’est justement par la jeunesse que l’on va pouvoir continuer à démocratiser le jeûne en France.

Mon souhait ? Que le jeûne soit un jour pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles en France, comme c’est le cas en Allemagne, où il est remboursé dans le cadre de certaines maladies, telles que l’hypertension, l’arthrose, ou encore l’obésité.

Pour en savoir plus : ffjr.com

* Disponible sur boutique.arte.tv

Le yoga, antidote remarquable au stress

© Delphine Joly

Le yoga, antidote remarquable au stress

avec Tatiana Orlhac
Coach sportive

Il suffit de faire une seule séance de yoga pour comprendre l’impact qu’il possède sur notre bien-être et combien il contribue à notre sérénité. Nous avons voulu en savoir davantage avec Tatiana Orlhac, professeur de yoga Vinyasa et Yin.

Pourquoi, selon vous, le yoga est-il particulièrement recommandé
aux
personnes stressées ?

Quelqu’un de stressé, d’anxieux, est une personne qui se projette trop dans l’avenir, et qui ne prend pas le temps d’être ni de développer ses capacités dans l’instant présent.

Le yoga est un moment de reconnexion avec soi-même.

C’est être dans l’instant présent à travers différentes postures – les asanas. Contrairement aux autres sports sur tapis, on ne cherche pas la performance, mais à dépasser tout attachement et tout jugement.

Évoluer dans chacune des postures d’un cours implique d’être dans l’expérience unique du moment présent.

Que vous a-t-il personnellement apporté ?

J’ai découvert le yoga voici 10 ans, à Liverpool. À l’époque, je dansais et je devais être dans la perfection du mouvement et du corps.

Un jour, j’ai poussé la porte d’un studio un peu par hasard et la discipline m’a complètement transportée. Je posais souvent des questions telles que : « je ne comprends pas », « comment faire ? »… Mon professeur me répondait gentiment, mais il finit par me demander d’arrêter de poser autant de questions : « just do it again, and again… »

Le yoga m’a aidée à reprendre confiance en moi, à aller de l’avant et à me fixer de nouveaux objectifs de vie.

Dans une des formations que j’ai pu suivre en Inde, à Rishikesh, j’ai aussi appris à comprendre pourquoi je réagissais de telle ou telle manière, et quelles étaient mes faiblesses. Le yoga fut une thérapie. Aujourd’hui, c’est un outil quotidien pour être en phase avec moimême et plus facilement ouverte, mais aussi disponible pour les personnes autour de moi.

La respiration pratiquée pendant une séance de yoga
contribue-t-elle à la
zénitude ? Si oui, pourquoi ?

La respiration fait partie des 8 principes fondamentaux du yoga.

Dans un cours consacré aux postures, on pratique une respiration consciente. Par exemple, en Vinyasa, on utilise la respiration ujjayi breath (la respiration victorieuse) et on coordonne le mouvement à cette dernière. Il faut que la respiration commence et se termine en même temps que le mouvement.

On peut aussi pratiquer la respiration dans des cours dédiés à celle-ci, les différentes techniques de respiration se nomment alors les pranayamas. C’est un fabuleux moyen de se calmer, de s’équilibrer ou encore de se donner plus d’énergie. Tout dépend des techniques employées.

Au quotidien, notre respiration est inconsciente et, pour beaucoup d’entre nous, elle n’est pas contrôlée ni maîtrisée. En prendre conscience permet de mieux se connaître et donc de mieux se maîtriser.

Pourriez-vous donner à nos lecteurs 5 exercices
ou postures de yoga simples
à réaliser chez soi chaque jour ?

Dans un premier temps, je vous recommande de suivre plusieurs classes avec un professeur afin de vous familiariser avec les principales postures.

Maintenant, si je devais vous donner 5 clés simples, elles seraient les suivantes :

  • Les salutations au soleil (surya namaskar A), pour se mettre en mouvement et déverrouiller le corps ;
  • L’arbre (vrikshasana), pour s’enraciner et s’ancrer ;
  • La posture de la table (ardha purvottanasana), pour s’ouvrir et renforcer l’arrière du corps ;
  • La pince (paschimottanasana), pour délier l’arrière du corps ;
  • S’asseoir en tailleur (sukhasana), le dos droit, les épaules relâchées et le visage détendu, ramener l’attention sur la respiration naturellement présente, puis l’allonger pour trouver 4 comptes. Inspirer sur 4 temps, prendre un temps de suspension (poumons pleins), expirer sur 4 autres pendant 3 à 5 minutes.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs
qui souhaitent se mettre au
yoga ?

Il existe différents yogas, à choisir en fonction de son énergie et de sa condition physique.

Les principaux yogas que vous pourrez découvrir en France sont :

Le Hatha yoga, le classique. Approche classique des respirations et des postures.

L’Ashtanga, l’athlétique. Enchaînement fixe de postures à un rythme soutenu.

Le Iyengar, l’art de la précision et de l’alignement. Un yoga thérapeutique qui s’adapte à chacun grâce à l’utilisation de matériel (bloc, mur, sangles, booster…).

Le Vinyasa, le créatif, chaque classe est différente, chaque professeur a son univers. Une classe dynamique qui trouve son harmonie entre souplesse, force, endurance, équilibre et renforcement.

Le Yin, le méditatif, pour ralentir et contrebalancer une vie ou des activités dynamiques.

Le Kundalini, le spirituel. Des mouvements rythmiques, différents types de respiration, des chants… Un cours spirituel multidimensionnel.

Le Birkram, pour transpirer. Un enchaînement de 26 postures dans une pièce à 40 °C.

Et bien d’autres…

Trouvez une classe à votre niveau : les bases, intermédiaires… Essayez différentes classes, professeurs et studios. Puis, choisissez là où vous vous sentez bien. Soyez régulier-ère, installez une routine. Pour finir, pratiquez en étant dans la plus grande écoute, et n’attendez rien de votre pratique… C’est le plus dur, mais le plus enrichissant !

Le mot de la fin : votre mantra 100 % zen ?

Le mantra a pour objectif de protéger le mental. Réciter ou chanter un mantra permet de faire le vide et de calmer les pensées.

La puissance des mantras ne vient pas de leur signification, mais plutôt des effets vibratoires créés par chaque syllabe quand elles sont prononcées de façon répétée.

Mon mantra favori : « lokah samastah sukhino bhavantu » (« Que tous les êtres soient heureux et libres, que mes pensées, mots et actions contribuent à ce bonheur et à la liberté de tous. »).

C’est un mantra d’amour universel, de pardon inconditionnel et de paix. Que dire de plus !

Tatiana Orlhac
Disponible sur Paris, Orléans, mais aussi en ligne – Coach sportive, professeur de Pilates Matwork, professeur de yoga (Vinyasa et Yin), massage relaxant thaï traditionnel et pierres chaudes – Organisatrice de retraites et ateliers bien-être
taticoachandyog
Site web : zenandboost.fr

Le moment yoga au travail

Le moment yoga au travail
de Julie Rosenberg

Bien-être, concentration, pleine présence, leadership

Le yoga soulage le stress, aide à la concentration et propose une voie vers la réinvention, la résilience et une vie chargée de sens. Dans cet ouvrage, Julie Rosenberg – médecin, manager et instructrice de yoga – nous présente les leçons essentielles des yoga sutras, cette discipline ancestrale de plus de 4 000 ans. Elle nous explique en quoi ces leçons offrent encore aujourd’hui une structure pertinente pour évoluer dans le monde et dans sa vie, tant professionnelle que personnelle. Cet ouvrage nous donne des principes pour atteindre un équilibre vie privée/vie professionnelle, construire sa résilience, cultiver la compassion et travailler en harmonie avec les autres ; • pratiques pour gérer son temps, éviter les distractions et se mettre au travail ; • exercices de respiration pour soulager le stress et l’anxiété ; • postures puissantes qui peuvent être réalisées au travail, comme à la maison.

Éditions De Boeck Supérieur – 240 pages – 24 €

Yoga des yeux, yoga de l’âme

Yoga des yeux, yoga de l’âme
d’Annick Brofman

Sans éluder les aspects techniques relatifs à la structure de l’oeil et au fonctionnement musculaire, l’auteur intègre une dimension émotionnelle dans la survenue des troubles oculaires (myopie, hypermétropie, presbytie, astigmatisme), désignant le stress comme facteur aggravant. En associant des types de personnalité aux symptômes ressentis, Annick Brofman s’appuie sur la symbolique des maladies pour dénouer les blocages.

Le yoga des yeux s’intéresse également à d’autres maux affectant l’oeil (cataracte, dégénérescence maculaire, glaucome, strabisme, syndrome des yeux secs). Dans la seconde partie de l’ouvrage, Annick Brofman présente une quinzaine d’exercices pratiques issus de différentes traditions (palming, techniques de Hatha yoga ou de yoga Trataka ; sungazing…).

Éditions Dangles – 94 pages – 8 €

Le jour où Maya s’est relevée

Le jour où Maya s’est relevée
de Céline Mas

Cet ouvrage a vu le jour grâce à une cinquantaine d’entretiens qualitatifs approfondis conduits avec des personnes victimes de burn out, venant de tous les milieux sociaux et types d’organisation. Ce livre n’est pas une approche médicale, mais bien une vision romanesque d’un problème de société qui touche les hommes et, plus largement, les femmes. L’auteur livre une histoire, celle de Maya, susceptible de donner des idées de prévention et de rebond après un burn-out. À la fin du roman, un guide pratique est offert aux lecteurs pour mieux comprendre le burn out et être à l’écoute de ses véritables besoins.

Éditions Leduc.s – 224 pages – 18 €

La réconciliation

La réconciliation
de Lili Barbery-Coulon

Des années à insulter silencieusement son corps comme s’il s’agissait d’un ennemi étranger. Des années à se comparer aux autres, à se juger illégitime ou incapable. Des années à courir comme un hamster dans une roue en quête de reconnaissance et de succès. Malgré une vie professionnelle riche et bien remplie, des signes ostensibles de réussite, un mari aimant, une fille en bonne santé, une psychanalyse et diverses thérapies, l’ex-journaliste Lili Barbery-Coulon réalise, fin 2015, qu’elle est en train de suffoquer. En cherchant à se réconcilier avec un corps qu’elle ne supporte plus, elle fait la découverte d’une spiritualité qu’elle n’avait jamais cultivée jusqu’alors. Sur son chemin de guérison, elle rencontre le Kundalini yoga, l’alimentation en pleine conscience, la méditation et la mise à distance des pensées limitantes. De rééquilibrage alimentaire en séance d’éveils sur son tapis de yoga, elle se réoriente professionnellement et transforme profondément son état d’esprit. Un récit ponctué par des entretiens avec les personnes qui ont le plus éclairé son parcours. Juste passionnant !

Éditions Marabout – 224 pages – 17,90 €

Un nouvel élan

Un nouvel élan – Pour vivre pleinement et
sereinement votre vie après 50 ans et + !
de Sylvie Espellet

Un véritable condensé de bonne humeur et d’énergie positive. Un pack comprenant un livre-cahier de développement personnel de 270 pages + un stylo (pour faire les exercices proposés) + une clé USB contenant des séances audio de sophrologie pour accompagner les 7 pas de cet ouvrage. Au programme : des quiz, des conseils, des apprentissages, des techniques, des exercices et de nombreuses astuces pour mieux vivre notre quotidien et booster notre vie !

Édité par Sylvie Espellet – 268 pages – 29 €

Encens et parfums thérapeutiques

Encens et parfums thérapeutiques
de Daniel Kieffer

Profils psychospirituels des encens. Parfums naturels de santé

L’impact des odeurs est considérable et concerne autant le corps que l’âme. Dans cet ouvrage complet et abondamment illustré, Daniel Kieffer, célèbre naturopathe et fondateur du CENATHO (Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique), propose de découvrir et d’apprendre à utiliser les parfums à base d’huiles essentielles et les encens de qualité supérieure.

Comment choisir entre les produits occidentaux et orientaux ? Comment se mettre à l’abri des dangers biologiques, mais aussi énergétiques, émotionnels ou spirituels liés à des produits douteux ? Comment élaborer chez soi ses parfums en équilibrant les notes de tête, de coeur et de fond ? Comment choisir les encens pour purifier efficacement les lieux, les objets ou les êtres ? Comment les arômes peuvent-ils participer à l’harmonisation de la maison ou des relations humaines ? nous aider à mieux travailler ? partager ? nous protéger ? méditer ou prier ? Quelles sont les actions précises des encens sur nos centres énergétiques – ou chakras ?

Éditions Grancher – 344 pages – 26 €

Ma bible des émotions

Ma bible des émotions
de Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet

Si nous ne pouvons vivre sans émotions, il n’est pas toujours simple de bien les accueillir. Dans cet ouvrage complet, vous trouverez :

  • Un décryptage de la mécanique émotionnelle et de chaque émotion, avec un éclairage historique et neuroscientifique.
  • Une analyse approfondie des émotions fondamentales et secondaires, pour apprendre à les identifier et mieux les accepter : peur, colère, tristesse, joie, stress, jalousie, culpabilité, fierté…
  • Des témoignages, des tests et des exercices pour mieux comprendre ce qui se joue en vous.
  • Des pistes et des clés essentielles pour apprivoiser vos émotions et celles des autres. Le livre de référence pour faire des émotions une force !

Éditions Leduc.s – 336 pages – 23 €

Rubrik’ à trucs Spécial zénitude

À vos crayons !

Si vous vous sentez stressé-e, prenez une feuille de papier et un crayon. Tracez 2 colonnes : dans la première, les raisons de votre stress, dans la deuxième, tous les outils, stratégies, ressources ou relations dont vous disposez pour y faire face. Notez même les petites choses qui pourraient vous paraître insignifiantes. Vous ferez alors un bilan plus objectif de la situation. Cette attitude permet de se sentir mieux armé-e face au stress et de le percevoir de façon moins négative.

Massez votre cuir chevelu !

Pour dénouer les tensions du haut du corps, il existe un accessoire peu coûteux et vraiment efficace : le masseur de tête (vous en trouverez facilement en boutiques spécialisées ou sur Internet). Très simple d’utilisation, il stimule les zones du cuir chevelu et travaille sur les méridiens et les tsubos (ces points vitaux placés sur les méridiens) du cuir chevelu. En effectuant des allers et retours verticaux tout en faisant tourner le masseur sur lui-même, on dynamise l’ensemble des zones du cuir chevelu et on dénoue les tensions du haut du corps.

Un vrai bonheur, à faire soi-même ou à se faire faire. Détente garantie !

Pratiquez la visualisation !

Grâce à cette relaxation mentale, l’harmonie est rétablie entre le corps et l’esprit. L’idée est de visualiser une ou plusieurs images spécifiques qui vont répondre à des troubles provoqués par le stress. Cette visualisation calme les pensées obsessionnelles engendrant angoisse et anxiété. Elle peut se pratiquer guidée par la voix d’une personne qui énonce des mots, un texte, des situations, ou seul-e, après un peu d’entraînement, ou à l’aide d’un texte de visualisation. La visualisation est aussi une excellente technique pour se préparer à une prise de parole en public, à un examen… pour les anticiper positivement, les visualiser et s’imprégner de leur réussite.

Faites des « câlins aux arbres » (tree hugging)

En forêt, choisissez un arbre qui vous attire. Saluezle. Puis placez vos pieds le plus près possible de cet arbre et enlacez son tronc. Tâchez d’accoler votre corps à son écorce.

Si vous le pouvez, touchez-le ainsi simultanément avec vos bras, vos paumes étalées, votre torse, vos genoux et vos cuisses. À cela, ajoutez encore le contact d’une joue, d’une tempe ou du front. La seule restriction est que votre position reste confortable. Enserrez-le avec l’intensité que vous voulez. Imaginez que vous êtes attaché-e à lui par des liens d’amitié et que ce sont ces liens extrêmement bienveillants qui vous pressent contre lui. Goûtez aux effets de ce contact aussi longtemps que vous le désirez, puis fermez les yeux, comptez jusqu’à 3 et, à 3, cessez totalement de penser.

Adoptez une calcite bleue

La calcite bleue apporte une profonde détente. Elle est porteuse d’une énergie de pacification très bénéfique pour tout un chacun. Elle apaise la tension générale que vous portez en vous, qu’elle soit due à un manque de sommeil ou non. Elle calme ainsi les tempéraments angoissés, tendus et nerveux, en amenant une fréquence infiniment sereine et bienveillante. C’est la pierre antistress par excellence ! Cette pierre donne le sentiment d’être tranquille dans chacune des fibres de notre être. Elle amène une véritable sensation de stabilité, de solidité intérieure.

Comment l’utiliser ?

Le plus souvent possible, prenez la pierre en main et gardez-la le temps que vous le jugerez nécessaire (de 10 minutes à plusieurs heures).

Comment la nettoyer ?

Faites tremper cette pierre dans un bol d’eau froide du robinet pendant quelques heures, après chaque usage (par exemple, le soir avant de vous coucher).

Infusion antistress de houblon

Le houblon était également employé en médecine traditionnelle, principalement pour ses vertus calmantes : on confectionnait des oreillers remplis de cônes de houblon pour faciliter le sommeil. Sainte Hildegarde disait de lui que c’était un bon remède contre la mélancolie. Sédatif et relaxant, il lutte avec succès contre les troubles du sommeil des adultes et des enfants. Il combat le stress, l’anxiété et les migraines. Ajoutez 20 g de cônes de houblon à 50 cl d’eau de source frémissante. Laissez infuser 10 minutes, puis filtrez. À boire le soir.

Méditation antistress

La méditation de pleine conscience se révèle particulièrement efficace pour diminuer le stress. Car l’attention acquise grâce à la pleine conscience nous aide à repérer ce qui cause notre stress, ainsi que les pensées et les émotions qui lui sont associées. La méditation permet de prendre conscience de l’élément déclencheur du stress et, par conséquent, de ce qu’il faudra faire pour éviter qu’il ne devienne trop excessif.

L’espace de respiration

En cas de stress chronique, il est recommandé de pratiquer la méditation de l’espace de respiration. Elle se compose de 3 courtes étapes, que sont la conscience, la respiration et l’élargissement du champ de la conscience. Cette méditation peut durer de 3 à 10 minutes.

La conscience (1 à 2 mn)

L’objectif de cette étape est de prendre conscience de vos sensations physiques, de vos émotions et de vos pensées. Posez-vous les questions suivantes : Quelles sont mes perceptions physiques ? Qu’est-ce que je ressens à ce moment précis ?

Dirigez ensuite votre attention vers vos pensées. Observez-les mais avec distance, comme si elles n’étaient pas les vôtres, comme des expériences neutres surgissant à votre conscience.

La respiration (1 mn)

Elle consiste à diriger l’attention sur la respiration. Concentrez-vous sur chacune de vos inspirations et expirations. Si cela vous est possible, ressentez votre respiration dans votre ventre. Focalisez toute votre attention sur votre respiration. Cette dernière fournit à votre attention un endroit calme pour vous reposer.

L’élargissement du champ de la conscience (1 mn)

L’objectif de cette 3e étape est d’élargir votre attention depuis votre respiration vers l’ensemble de votre corps. Ressentez toutes les sensations dans l’ensemble de votre corps avec bienveillance. Faites de la place pour que toutes ces sensations puissent exister, y compris celle de respiration.

Je Médite En Mouvement

Je Médite En Mouvement
de Janine Bharucha

De « je MEM » à « Je m’aime », il n’y a qu’un mouvement, ou presque…

Un ouvrage autour de l’estime de soi, condition sine qua non pour aimer les autres, la vie, la planète que nous avons le privilège d’habiter. Je m’aime suffisamment pour qu’il m’importe de m’occuper de mon corps, de mon être, de mon âme. Cet ouvrage est simple, accessible à tous et allie l’état de quiétude à un travail sur le souffle, l’équilibre, la concentration et une circulation de l’énergie plus dynamique dans le corps. L’auteur décrit 21 mouvements pour se reconnecter à soi-même dans le moment présent, pour être dans son axe, développer sa conscience corporelle dans l’espace et sa concentration.

Éditions Grancher – 160 pages – 18 €

Mes produits d’entretien au naturel

Mes produits d’entretien au naturel
d’Anniejeanne Sauvage

Une démarche simple, écologique et économique vers l’autonomie

Avec des préparations maison, il est possible de joindre l’efficacité à l’innocuité, le fonctionnel à l’agréable, la modicité des prix de revient à l’équivalence qualitative de l’offre commerciale.

L’auteur nous invite à découvrir ou redécouvrir plus de 40 recettes simples à réaliser, clairement expliquées, qu’elle a testées et qui demandent peu de matières premières (bicarbonate de soude, vinaigre blanc, huiles essentielles…).

Elles sont complétées d’une soixantaine d’astuces pour entretenir la maison (détartrer, décaper, assainir, parfumer…), et de nombreux secrets de fabrication qu’elle a acquis patiemment au cours de 40 années de pratique.

Éditions Terran – 112 pages – 12 €

Mon coaching sommeil

Mon coaching sommeil
de Sarah Dognin dit Cruissat

Plus qu’une promesse… un rêve. 28 jours pour retrouver le plaisir de dormir.

De belles nuits paisibles. Le secret ? Il réside tout autant dans votre mode de vie, dans votre activité physique et dans votre alimentation que dans votre mental. La bonne nouvelle ? Il est possible d’améliorer vos nuits naturellement et durablement.

Laissez-vous guider pour adopter les rituels favorables au sommeil. Découvrez votre profil de dormeur, comprenez les cycles du sommeil et leur rôle, puis identifiez les habitudes à prendre pour changer vos jours et vos nuits.

Faites de ce livre votre journal intime. Notez vos progrès et suivez votre « petite révolution intérieure » sur 28 jours, le temps de vous réconcilier avec le sommeil.

Éditions Hachette – 224 pages – 14,95 €

J’arrête le plastique

J’arrête le plastique
d’Anne Thoumieux

Le livre-coach indispensable pour apprendre comment et pourquoi réduire au maximum le plastique, avec de l’humour en prime !

Au programme du guide de survie sans plastique pour hommes et femmes modernes :

  • Dans la salle de bains, dans la cuisine, pour le ménage, avec les enfants, en faisant les courses, au travail, toutes les alternatives au plastique pour s’en passer au quotidien ;
  • Des interviews de spécialistes et de nombreux encadrés sur le rôle du pétrole, les limites du recyclage, la vérité sur les bioplastiques ;
  • Des témoignages de « ceux qui l’ont fait », avec leurs astuces ;
  • Un carnet de recettes et d’adresses « zéro emballage ».

Leduc.s éditions – 256 pages – 17 €

Côté beauté : Déjouer le stress tout naturellement

Déjouer le stress
tout naturellement

Si le stress affecte notre santé et notre bien-être, il n’épargne pas non plus notre beauté et engendre des effets délétères sur notre peau et nos cheveux. Pour déjouer le stress en beauté, suivez nos conseils 100 % naturels et…

 

avec Sarah Dognin dit Cruissat
docteur en pharmacie

Le stress n’aura pas notre peau

La peau et le système nerveux central proviennent du même tissu cellulaire, l’ectoderme, l’une des 3 couches primitives qui forment l’embryon. Il n’est donc pas étonnant que la peau soit étroitement liée au système nerveux. Sous l’assaut d’agressions psychologiques indésirables, elle devient le siège d’une flambée de réactions, impliquant tant des messagers nerveux et hormonaux, d’origine centrale, que des médiateurs locaux, de nature neuroendocrine ou immunitaire. Sa richesse en terminaisons nerveuses sensitives n’est donc pas seule en jeu. On sait aujourd’hui que les cellules de la peau ont une sensibilité particulière au stress dans la mesure où elles possèdent, pour la plupart d’entre elles, des récepteurs répondant à une quantité d’hormones et de neurotransmetteurs. Quand nos émotions se lisent sur notre peau, mieux vaut tenir compte de ce qu’elle nous dit et prendre les choses en main.

Nous avons posé 5 questions à Sarah Dognin dit Cruissat, docteur en pharmacie, diplômée de l’université Claude Bernard, à Lyon, à l’occasion de la sortie de son livre Les secrets d’une belle peau, aux éditions Hachette Pratique.

Par quels mécanismes le stress impacte-t-il notre peau ?

Le stress est avant tout biologique. Notre organisme possède des thermostats qui se régulent en fonction des sollicitations qui lui sont imposées. Les agressions externes, comme la pollution, les UV et les toxines fabriquées naturellement par l’organisme, issues du métabolisme, ont un effet sur nos capacités intrinsèques de régulation interne via nos organes de détoxication. Si certains saturent, le corps va procéder à leur élimination comme il peut et la peau, l’un de nos 5 émonctoires, peut en être altérée.

Quels sont les effets visibles du stress sur notre peau ?

Les effets visibles sur la peau peuvent être aussi bien des éruptions – boutons – dues à des micro- organismes, comme les bactéries, que des marques de vieillissement prématuré imputable à des besoins nutritionnels insuffisants.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs qui voient leur peau se détériorer sous l’effet du stress ?

Mes conseils sont de se prémunir contre les toxines externes et de nourrir la peau aussi bien de l’intérieur – alimentation, boissons – que de l’extérieur, avec des produits sains, exempts de substances étrangères à notre échiquier métabolique.

Avez-vous des ingrédients cosmétiques antistress chouchou à nous recommander ?

Mes ingrédients cosmétiques chouchou :

  • En interne : le jaune d’oeuf et l’éviction d’aliments insuffisamment métabolisés, c’est-àdire transformés.
  • En externe : le beurre de karité, très nourrissant, et l’huile de coco, assainissante.

Une recette de beauté antistress à partager avec nos lecteurs ?

Le jus de citron, à boire chaud l’hiver et à température ambiante l’été, et les petits poissons gras !

Les secrets d’une belle peau

Les secrets d’une belle peau
Toutes les solutions naturelles pour faire peau neuve
de Sarah Dognin dit Cruissat

Nous rêvons toutes et tous d’une belle beau, d’un teint éclatant toute la journée, d’un joli visage qui nous rend plus épanoui-e-s. Améliorer l’état de sa peau, de façon naturelle, c’est possible. Il suffit d’identifier les facteurs qui influent sur sa santé (stress, pollution et cigarette, alimentation et âge) et d’agir au quotidien.

Cet ouvrage complet et facile d’accès vous donne toutes les clés pour :

  • prendre soin de votre peau, selon son type ;
  • résoudre plus de 60 affections courantes grâce à des

solutions externes et internes, naturelles et sans risque.

Éditions Hachette Pratique – 256 pages – 19,95 €

Le panier garni des actifs antistress

Le panier garni des actifs antistress

Désamorcez la sensibilité de votre peau grâce à des actifs anti-inflammatoires et des soins cocooning spécifiques. Nous vous recommandons :

• L’huile de pépins de grenade (Punica granatum), qui contient de l’acide punicique, un acide gras polyinsaturé (oméga 5) conjugué de structure proche de l’acide linolénique. Cet acide gras très rare est connu pour ses vertus anti-inflammatoires très puissantes.

• L’huile de baies d’açaï (Euterpe oleracea) : cette huile précieuse est obtenue par pression à froid de pulpe de baies d’açaï, réputées comme « superfruits » pour leur richesse exceptionnelle en antioxydants. Grâce à sa teneur en polyphénols et à ses effets nourrissants, cette huile sera un allié puissant en cosmétique pour lutter contre le stress oxydatif et les signes de l’âge. Elle est notamment très appréciée dans les soins pour les peaux matures, sensibles ou stressées.

• L’huile de graines de baobab (Adansonia digitata), apaisante et réparatrice, qui favorise la régénération des tissus. Elle est idéale dans le soin des peaux tiraillées et sèches.

• L’huile de calophylle inophyle (Calophyllum inophyllum), à la fois purifiante et réparatrice. Elle est un ingrédient de choix pour les soins des peaux tiraillées ou sujettes aux rougeurs.

• La poudre d’avoine colloïdale, qui contient notamment des bêtaglucanes, polysaccharides aux propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes, filmogènes et hydratantes, et des avenanthramides, des composés phénoliques antioxydants, anti-inflammatoires et antiprurigineux. Leur action apaisante sur les démangeaisons est prouvée.

• Le miel, qui, grâce à ses glucides (fructose, glucose, maltose, saccharose…), apporte douceur et hydratation à la peau, et à ses enzymes (comme la glucose oxydase), stimule la cicatrisation par production de petites quantités régulières de peroxyde d’hydrogène.

• La teinture végétale de propolis, contenant, entre autres, de la galangine, des acides caféique et férulique, qui assurent une protection efficace contre les agressions, en particulier celles liées au stress.

• La banane, riche en sucres et en mucilages, qui lui confèrent des propriétés nourrissantes et adoucissantes.

• L’huile essentielle de rosalina (Melaleuca ericifolia), particulièrement intéressante car elle associe un parfum fleuri et boisé très agréable à une action purifiante, très appréciable en cas d’imperfections cutanées.

Recettes de beauté antistress

Recettes de beauté antistress

 

R E C E T T E   N ° 1

Masque zénitude absolu à l’avoine

Après une journée bien stressante, lorsque la sensation d’inconfort
se fait sentir, réalisez ce masque minute et appréciez…

Dans mon panier

  • 1 bol
  • 1 petite cuillère
  • 1 c. à s. de poudre d’avoine colloïdale
  • 1 c. à s. d’argile rose ou blanche kaolin
  • 1 c. à s. d’hydrolat de camomille romaine
  • 1/2 c. à c. de miel liquide
  • 3 gouttes d’extrait de propolis bio

La recette

  1.  Dans le bol, mélangez la poudre d’avoine et l’argile.
  2. Versez l’hydrolat et mélangez.
  3. Ajoutez le miel liquide et mélangez soigneusement. Ajustez, si besoin, avec un peu d’hydrolat de camomille romaine afin d’obtenir une pâte onctueuse.
  4. Terminez par l’ajout de l’extrait de propolis et remuez une dernière fois.

Mon rituel beauté antistress

Appliquez ensuite ce masque en couche épaisse sur le visage et le cou, et laissez agir 15 à 20 minutes. Rincez-le ensuite à l’eau claire.

Conservation

Recette minute, ne se conserve pas.

 

R E C E T T E  N ° 2

Sérum aromatique antistress 100 % végétal

Les huiles essentielles sont de véritables infirmières de l’âme.
Elles peuvent réguler nos émotions et nous rendre zen.

Dans mon panier

  • 1 bol
  • 1 petite cuillère
  • 1 flacon de 50 ml en verre teinté avec pipette
  • 20 ml d’HV de baobab
  • 20 ml d’HV d’açaï
  • 10 ml d’HV de grenade
  • 7 gouttes d’HE de rosalina
  • 3 gouttes de vitamine E

La recette

  1. Transférez les huiles végétales dans le bol.
  2. Ajoutez les gouttes d’HE de rosalina et mélangez soigneusement.
  3. Terminez par l’ajout de la vitamine E et mélangez une dernière fois.
  4. Transvasez dans le flacon.

Mon rituel beauté antistress

Appliquez 6 gouttes de ce sérum le matin après la crème de jour, ou le soir en guise de sérum nuit.

Conservation

Environ 6 mois à l’abri de la chaleur et d’une trop forte chaleur.

 

R E C E T T E   N ° 3

Lotion 2-en-1 anti-âge et anti-rougeurs

Un stress trop important peut souvent provoquer des rougeurs disgracieuses.
Cette lotion aromatique apaisera la peau en douceur.

Dans mon panier

  • 1 bol ou 1 bécher
  • 1 petite cuillère ou 1 mini fouet
  • 1 flacon de 50 ml
  • 30 ml d’hydrolat de ciste bio
  • 20 ml d’hydrolat d’hélichryse italienne bio
  • 10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse ou de conservateur cosgard

La recette

  1. Pelez le morceau de concombre pour n’en garder que la chair.
  2. Mettez-la dans le mixeur avec le fromage blanc puis mixez.
  3. Ajoutez 10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse et mixez à nouveau.
  4. Transvasez dans le pot.

Mon rituel beauté antistress

Appliquez quotidiennement sur une peau nettoyée à l’aide d’un coton ou d’un linge propre.

Conservation

3 mois à l’abri de la chaleur et de la lumière.

 

R E C E T T E   N ° 4

Crème de nuit « retour au calme »

Le concombre est particulièrement régénérant, adoucissant et rafraîchissant.
Cette crème de nuit, façon « tzatziki », enveloppera la peau de douceur.

Dans mon panier

  • 1 couteau
  • 1 mixeur
  • 1/4 de concombre
  • 4 c. à s. de fromage blanc à 40 % de MG
  • 10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse
  • 1 pot de 50 ml

La recette

  1. Pelez le morceau de concombre pour n’en garder que la chair.
  2. Mettez-la dans le mixeur avec le fromage blanc puis mixez.
  3. Ajoutez 10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse et mixez à nouveau.
  4. Transvasez dans le pot.

Mon rituel beauté antistress

Appliquez le soir sur une peau bien propre.

Conservation

1 semaine maximum au réfrigérateur.

À un cheveu près…

À un cheveu près…

Shampoings fréquents, traitements mécaniques, thermiques et chimiques (brossage, coiffage, séchage, lissage, coloration, décoloration…), additionnés d’agressions extérieures fréquentes (vent, pollution, tabac, soleil…), les cheveux subissent un stress quotidien, aux effets particulièrement néfastes. Tous ces facteurs altèrent le film lipidique protecteur de la cuticule au niveau de la tige des cheveux. Ils n’ont pas le temps de se « relipider », du fait de la fréquence de ces agressions…

Résultat ? Ils perdent en hydrophobicité, deviennent poreux, entraînant :

  • Une perte d’hydrophobicité des fibres capillaires ;
  • Une difficulté au peignage et au coiffage : une chevelure plus encline à s’emmêler et à frisotter ;
  • Une impression de cheveux rêches, secs, ternes ;
  • Une baisse de l’apparence hydratée de la chevelure ;
  • Une diminution de la quantité et de la qualité des cheveux ;
  • Une perte des cheveux.

La nature à la rescousse :

Poudre d’amla (Emblica officinalis fruit)
Riche en vitamine C, l’amla est une plante réputée en Inde. Régénérant puissant, elle stimule les racines, favorise la pousse des cheveux et ralentit leur chute. En soin maison, on peut avoir recours à la poudre ou au macérât huileux d’amla.

Huile végétale de moutarde
(Brassica nigra)
Utilisée en Inde dans les soins capillaires, cette huile puissante est réputée pour favoriser la pousse des cheveux et lutter contre leur chute.

Huile végétale de chaulmoogra
(Hydnocarpus laurifolia)
Originaire d’Inde, cette huile favorise la pousse des cheveux, apaise le cuir chevelu et ralentit la desquamation. Un must pour les cheveux stressés.

 

Sérum anti-chute

Dans mon panier

  • 1 bol
  • 1 mini-fouet ou une petite cuillère
  • 1 flacon de 50 ml
  • 1 c. à s. de macérât d’amla
  • 2 c. à c. d’huile végétale de moutarde
  • 1 c. à c. d’huile végétale de chaulmoogra
  • 10 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée
  • 10 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole

La recette

  1. Dans un bol, mélangez le macérât et l’huile végétale.
  2. Ajoutez ensuite les deux huiles essentielles, puis mélangez soigneusement à l’aide d’un mini fouet ou d’une petite cuillère.
  3. Transvasez dans le flacon.

Mon rituel capillaire antistress

Appliquez quelques gouttes de ce sérum sur le cuir chevelu en effectuant des massages circulaires. Laissez poser 20 mn à 1 h, puis effectuez un shampoing.

 

Shampoing sec antistress à la pivoine

Ce shampoing sec 2-en-1 permet à la fois de nettoyer
les cheveux en toutes circonstances et d’apaiser
tout naturellement le cuir chevelu.

Dans mon panier

  • 1 bol
  • 1 petite cuillère
  • 1 c. à s. d’arrow root (poudre)
  • 1 c. à s. de poudre de fleurs de pivoine
  • 5 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée
  • 5 gouttes d’huile essentielle de bois de rose

La recette

  1. Dans le bol, mélangez les deux poudres.
  2. Ajoutez successivement les gouttes d’huiles essentielles en mélangeant entre chaque ajout.

Mon rituel capillaire antistress

Ce shampooing sec à la pivoine s’utilise directement sur cheveux secs. Massez votre cuir chevelu quelques secondes, puis retirez l’excédent de poudre à l’aide d’une brosse à cheveux.

Conservation

Recette minute, ne se conserve pas.

Les 10 huiles essentielles indispensables

Les 10 huiles essentielles indispensables
et les 34 huiles essentielles complémentaires

de Guy Roulier

Cet ouvrage se propose de vous initier à l’aromathérapie grâce aux 10 huiles essentielles indispensables choisies pour leur utilité, leur facilité d’emploi et leur innocuité, et grâce à leurs 34 huiles essentielles synergiques. Vous saurez ainsi, en respectant les bonnes pratiques, comment agir naturellement pour améliorer votre forme, votre tonus et votre sommeil, réduire le stress, l’angoisse, les douleurs, l’inflammation, les affections hivernales, les troubles ORL et intestinaux, ou encore ralentir les effets du vieillissement. Accompagné de ces 10 huiles essentielles, trousse à pharmacie de base et du présent ouvrage, le lecteur pourra répondre aux principaux maux du quotidien. Vous pourrez profiter pleinement des bienfaits des plantes aromatiques et de leurs huiles essentielles, essences et baumes sans crainte et en toute connaissance de cause.

Éditions Dangles – 136 pages – 12 €

Les zones bleues du bonheur

Les zones bleues du bonheur
de Dan Buettner

Vivre comme les personnes les plus heureuses du monde

Un ouvrage qui nous livre les secrets des personnes les plus heureuses du monde et qui nous montre comment appliquer leurs leçons à notre propre vie, de manière à nous rendre plus heureux et plus épanouis :

  •  Les témoignages des personnes les plus heureuses du monde ;
  • Les conseils pour arriver au juste dosage des trois éléments du bonheur : joie, but et satisfaction ;
  • Le test pour identifier les zones de notre vie où des changements pourraient apporter plus de bonheur ;
  • Le top 10 des façons de créer le bonheur, expliquées par un panel d’experts mondiaux.

Éditions De Boeck Supérieur – 318 pages – 18,50 €

 

Les informations proposées par l'Écolomag ne se substituent pas à un avis médical auprès des professionnels de santé compétents. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.