Loisirs

L’écolomag N° 81

Janvier – Février 2021

Mieux comprendre les douleurs chroniques pour les surmonter

Peut-on vivre sans douleur ?

La douleur physique est la résultante d’un blocage (obstruction) dans la bonne circulation de l’énergie et des liquides organiques…

Le remède est donc simple, il faut débloquer et faire circuler par tous les moyens : massages, gua sha, ventouses, acupuncture, digitopuncture, manipulation manuelle, ostéopathie, ostéoénergétique, ostéodouce, manupuncture coréenne, auriculothérapie, quantum touch, shiatsu, moxa, saignées, marteau fleur de prunier, aiguilles de feu, techniques quantiques, méthode Dr Pearl, etc.

 

Qu’est-ce qui obstrue ?

Cela peut être une lésion suite à un choc traumatique, une piqûre d’insecte, une morsure animale, une tumeur, une hernie, une varice, de l’arthrose, de l’arthrite, une infection, des particules collantes comme le « gluten »… La lésion peut également être causée par un ou plusieurs éléments climatiques, comme par exemple une brûlure ou un « coup de vent froid » (le froid fige et obstrue).

Les agents extérieurs générant des lésions douloureuses peuvent être encore plus imperceptibles que les éléments climatiques. Exemples : les ondes électromagnétiques (wi-fi, 4G, 5G, four micro-ondes, Linky, CPL, etc.), la radioactivité, les ondes telluriques, sismiques…

De nombreux autres cas de lésions douloureuses proviennent de l’action inadéquate et risquée de certains médicaments ou vaccins.

 

Les émotions intenses peuvent engendrer des lésions !

Par exemple, le douloureux « syndrome de l’épaule gelée » est souvent causé par des émotions fortes et mal vécues : séparation de son conjoint, deuil, etc. Dans ce cas, le réchauffement de l’épaule participe (entre autres traitements) à la suppression de la douleur, et ceci en améliorant la circulation. La douleur d’épaule est souvent le signe que nous en avons « plein le dos », et que nous portons trop sur nos épaules. On doit parfois simplement apprendre à dire « NON » aux autres. Étonnant ! Les vertèbres cervicales pourraient également s’en trouver libérées…

 

Il est donc intéressant d’essayer de comprendre les causes de nos douleurs pour les régler durablement…

Nous devrions peut-être nous interroger : pourquoi suscitons-nous la douleur ? Avons-nous pour habitude de négliger nos vrais besoins ? Prenons-nous en considération les besoins et les sentiments des autres ? Sommes-nous suffisamment à l’écoute de ce qui se passe EN nous, dans nos pensées, dans nos émotions, dans notre coeur ?

 

La douleur pourrait être vue positivement comme un signal d’alarme qui dirait : « Attention ! Tu es à présent dans l’erreur. »

Les causes externes des douleurs se manifestentelles toujours dans notre vie « par hasard », ou par le fait d’une impitoyable « fatalité » ? Pourrions-nous envisager que nous les avons attirées car nous avions un cheminement à parcourir ? les concevoir comme une opportunité d’évoluer ? Alors, nous devrions vraiment nous demander : qu’est-ce que cette douleur veut me dire ?

 

Serait-il nécessaire de souffrir pour évoluer ?

Bien sûr que non ! Si nous faisons confiance à l’intelligence infinie de l’amour qui est en nous, et que nous vivons avec bienveillance et en harmonie avec la vie, avec nous-même et avec les autres, en étant ancré·e dans le présent, à l’écoute de ce qui se passe en nous, alors nous attirerons de moins en moins de situations douloureuses.

 

Et quand la douleur devient chronique ?

Si elle devient chronique, c’est que nous avons probablement beaucoup trop tardé à nous écouter, à nous observer, à en décoder les causes et à nous reconnecter. Toutefois, même dans ce cas de chronicité, si nous avons confiance et que nous agissons « par la mise en ordre des causes », alors la « guérison » sera encore très souvent possible…

 

La chronicité implique plus d’inflammation !

Si bien que votre praticien de confiance vous encouragera probablement : à supprimer, pendant quelques semaines, les aliments inflammatoires (gluten, laitages, lectines, caséine, lactose, soja, sucres raffinés, oxalate, glutamate, aspartate…) ; à vous connecter à la Terre jour et nuit ; à pratiquer la cure détox de 28 jours du Dr Anthony William ; à pratiquer le jeûne intermittent ; à réduire les abus alimentaires ; à utiliser le DMSO* ; à découvrir en gemmothérapie les pousses et bourgeons de cassis, frêne, genièvre, d’églantier, de pin, de romarin ; à ajouter quotidiennement de la curcumine (curcuma) à votre alimentation ; à réduire la consommation de produits animaux et à préférer des protéines végétales, comme la spiruline… ; à combattre les sources de STRESS ; à utiliser des probiotiques pour tonifier le microbiote intestinal et la synthèse des neurotransmetteurs ; et à boire beaucoup d’eau hyper-hydrogénée.

 

Sortez du cercle de la souffrance chronique par la puissance de la conscience !

Nos douleurs sont entretenues par des façons de penser compulsives anxiogènes et des comportements négatifs. Sommes-nous inconsciemment attaché·e à nos souffrances ? Ce serait le signe que nous sommes sous l’emprise de notre mental (ego), en pilotage automatique, avec des « abus » générant toujours plus de douleur…

Comme une « entité autonome » ou une « forme-pensée », « le corps de souffrance » veut survivre en nous. Et alors nous le nourrissons inconsciemment tant que nous nous identifions à lui. Sa survie dépend de notre PEUR inconsciente d’affronter la douleur qui vit en nous. La solution : nous dés-identifier !

 

« Dés-identifiez-vous » !
Observez-vous ! Et guérissez-vous !

Pour ne plus générer de douleur, la solution est de vivre maintenant davantage en conscience, focalisé·e positivement sur l’instant présent, afin de reprendre en main le pilotage de votre vie… C’est « magique », notre PRÉSENCE focalisée dans L’INSTANT PRÉSENT a le pouvoir de rompre l’identification au « corps de souffrance », désarmant ainsi l’adversaire… Ce qui permet d’atténuer ou de vaincre la douleur chronique.

 

Pour résumer

La douleur nous parle, elle nous dit entre autres choses de nous écouter et de nous observer nous-même davantage ; de nous respecter plus ; de pardonner, d’accepter et d’aimer notre prochain comme nous-même ; de faire pour les autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent (en pensées, paroles et actes) ; d’accepter et d’aimer tout ce qui est ; de lâcher-prise et de vivre consciemment dans le présent, en unité et en harmonie avec la nature, les animaux, les minéraux, la planète Terre, le cosmos…

NB : Cet article n’est ni exhaustif ni dogmatique. Son but est d’ouvrir des pistes pour vos propres recherches.

* DMSO = diméthylsulfoxyde (C2H6OS), pure à 99,99 %. C’est un solvant naturel issu de la transformation des arbres, que certains thérapeutes consacrent comme étant une remarquable petite panacée…

Pour aller plus loin : Stéphan Lentzner
www.therapie-globale.com

Comment vaincre la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation ?

L’inflammation, amie ou ennemie ?

L’inflammation que l’on connaît, ça fait « aïe », c’est rouge, c’est chaud et ça gonfle. Alors, du coup, on ne l’aime pas trop. Et on préférerait l’éviter. Mais pourtant… elle est bien utile, voire même vitale ! Déjà qu’il faut souffrir pour être belle, voilà maintenant qu’il faut souffrir pour rester en vie… Ce concept peut sembler étrange, mais pas tant que ça ! Lisez plutôt.

L’inflammation fait en réalité partie intégrante de nos défenses immunitaires. Elle agit comme un signal d’alarme et prévient nos défenses qu’un agresseur a pénétré dans le corps – un virus, une bactérie, un toxique, un objet – ou qu’un tissu est lésé – blessure, brûlure… Si notre système immunitaire n’était pas alerté, il ne pourrait pas nous défendre, ce qui pourrait nous coûter la vie.

Dans le cas de la Covid-19, il a été démontré que le niveau de gravité des complications était directement corrélé à la quantité de cytokines pro-inflammatoires. On a parlé d’orage cytokinique pour désigner cette réaction inflammatoire incontrôlée. La maîtrise de l’inflammation est donc une phase cruciale, et dépend en grande partie de notre alimentation !

Mais ne devrait-on pas dire « les inflammations » plutôt que de parler d’elle au singulier ?

Au-delà de son intensité, il existe en effet plusieurs caractéristiques à l’inflammation, ce qui lui donne plusieurs visages. Il faut notamment distinguer :

  • L’inflammation parlante (celle qui fait mal) de l’inflammation silencieuse (celle qui ne dit rien, qui est très sournoise et qui fait des dégâts dans le corps).
  • L’inflammation aiguë (qui se solutionne dès que l’agresseur est sous contrôle ou le tissu est réparé) de l’inflammation chronique (qui va donc durer dans le temps).
  • L’inflammation locale ou systémique (partout dans le corps).

Zoom sur l’inflammation silencieuse

Depuis quelques années est apparue cette notion d’inflammation silencieuse, encore appelée inflammation de bas grade ou inflammation subclinique. Peutêtre pensez-vous que si c’est silencieux, on s’en moque ? C’est une erreur. Ces états inflammatoires silencieux augmentent le risque d’un grand nombre de maladies de civilisation ou de troubles fonctionnels, dont l’obésité, les cancers, le diabète, les maladies neurodégénératives, inflammatoires, chroniques, cardio-vasculaires…

Chronique de la bascule de l’inflammation aiguë…

Idéalement, à un certain moment, l’agresseur est maîtrisé et l’inflammation s’éteint. Mais, malheureusement, la situation ne se termine pas toujours en happy end comme dans les contes de fées… Parfois, l’agresseur s’incruste et ne se laisse pas déloger. Ou autre cas de figure possible : le corps n’est pas suffisamment équipé pour éteindre l’inflammation. Les extincteurs sont vides et le feu continue de brûler, faisant de plus en plus de dégâts.

Quand il est l’heure d’appeler les pompiers de l’assiette

Si vous connaissez l’agresseur et que vous pouvez l’éliminer, c’est bien entendu la meilleure stratégie à adopter. Mais, attention, peut-être a-t-il déjà eu le temps de provoquer des dégâts et tous les conseils qui vont suivre resteront donc d’actualité. Cependant, souvent, l’agresseur n’est pas visible, ce qui rend son identification difficile. Tout l’enjeu va alors consister à éviter tous les bouteurs de feu de l’assiette et à apporter au corps ce dont il a besoin pour éteindre l’incendie, à savoir les nutriments extincteurs.

Les aliments et nutriments antioxydants et anti-inflammatoires

Des bonnes graisses, comme les oméga 3 (poisson gras et huiles de colza, noix, lin, caméline, noix de Grenoble, pourpier, graines de lin), ou une supplémentation si vous ne mangez pas de poisson. Ce sont aussi les aliments d’origine animale de la filière du lin (Bleu-Blanc- Coeur, Columbus, Mieux Pour Tous) et avec des labels de qualité (Label Rouge) ou des animaux élevés en (vraie) liberté.

Des antioxydants surtout présents dans les végétaux, comme les fruits, légumes, légumineuses, oléagineux… Variez bien les couleurs pour en apporter de nombreux différents et choisissez des produits de saison. On va aussi en trouver beaucoup dans les épices, comme le curcuma, le gingembre, la cannelle, le clou de girofle… et les herbes aromatiques (menthe, thym, basilic, persil, coriandre, romarin, sauge…).

Tout ce qui plaît aux intestins : aliments fermentés, fibres, prébiotiques… (yaourts, kéfir, fromages au lait cru, légumes, fruits, légumineuses, noix…).

Parmi tout ça, certains phytonutriments ont droit à la médaille du mérite :

La quercétine : l’un des polyphénols les plus anti-inflammatoires, que l’on trouve dans l’oignon jaune ou rouge, la pomme, les airelles, le raisin, les thés noir et vert, les poivrons…

Les anthocyanes, qui sont aussi incontournables et dans les aliments de couleur bleu-mauve, comme les aubergines, les myrtilles, le cassis, les mûres, les prunes, le raisin noir, ainsi que dans les aliments de couleur rouge, comme les cerises, les fraises, les grenades, les airelles, les groseilles…

Les catéchines du thé, surtout du thé vert (thés japonais matcha ou sencha).

Les flavonoïdes du cacao (qui comporte aussi des catéchines) : choisissez donc du chocolat riche en cacao (plus de 70 %), ainsi que de la poudre de cacao non sucrée.

L’oleuropéine et l’hydroxytyrosol de l’huile d’olive.

De la vitamine D en suffisance, qui module l’immunité et a des effets anti-inflammatoires.

Envisagez de prendre des composés bioactifs ou acides gras anti-inflammatoires si nécessaire : curcuma concentré, quercétine, boswellia serrata, harpagophytum, resvératrol, huile d’onagre ou de bourrache…

Ou encore de prendre des nutriments qui contribuent à un bon microbiote, comme la glutamine ou des huiles essentielles antibiotiques et antifongiques. Mais éteindre un feu que des petits malins s’amusent à rallumer ensuite, à quoi bon ?

Réduire les sources potentielles d’inflammation chronique, à savoir :

Les mauvaises graisses : un excès d’oméga 6 (huiles de tournesol, pépins de raisins, maïs…) ; les graisses trans des margarines industrielles, viennoiseries, cookies, biscuits, pâtes feuilletées, huiles végétales ayant fumé à la cuisson… ; les graisses saturées et, surtout, l’huile de palme…

Un excès de viande (plus de 500 g par semaine) et de charcuteries, qui sont riches en acide arachidonique (le plus pro-inflammatoire), de fer (qui est pro-oxydant et en excès chez certaines personnes, pas toutes) favorise une dysbiose et peut apporter des composés toxiques par les cuissons agressives…

Les aliments cuits à haute température : barbecue, fritures, grillades, chips…

Tout ce qui perturbe le microbiote : aliments industriels et transformés, édulcorants, graisses cuites, graisses saturées, alcool, excès de café, le gluten si vous êtes intolérant·e ou hypersensible…

Les aliments hyperglycémiants : sucre, biscuits, pâtisseries, chips… et les aliments industriels sans gluten mais à base de farine de maïs ou de riz…

Les agresseurs ne se cachent pas que dans l’assiette ! Fuyez les polluants environnementaux (pesticides, phtalates, additifs…), certains médicaments comme les antiacides (inhibiteurs de la pompe à proton, antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens…) s’ils ne sont pas indispensables, le stress chronique qui détruit l’intestin, ou encore le manque de sommeil !

Quand sous contrôle est l’agresseur, Et les cellules équipées d’extincteurs, Alors partira la douleur…

Véronique Liesse
www.veronique-liesse-nutrition.com
Chaîne YouTube : L’Healthentiel

6 questions à Marie Borrel au sujet de l’arthrose

Bonne nouvelle : l’arthrose n’est pas une fatalité ! Marie Borrel, journaliste santé et auteure de nombreux livres santé, dont Ma bible anti-arthrose aux éditions Leduc, nous éclaire sur le sujet.

Quels sont les phénomènes déclencheurs de l’arthrose ?

L’arthrose est due à une usure des tissus articulaires, notamment le cartilage, qui peut être liée à de nombreux facteurs : l’âge, bien sûr – l’usure est alors mécanique –, mais aussi certaines carences alimentaires, l’excès de stress, certains traitements médicamenteux au long cours…

Cette usure est normale : avec les années, l’équilibre entre les cellules qui renouvellent la matière osseuse et celles qui détruisent la matière usée se modifie. Mais elle ne justifie pas les douleurs de l’arthrose tant qu’elle reste maintenue dans un cadre habituel. C’est donc l’excès d’usure qui est à l’origine de l’arthrose. Et c’est sur cet excès que l’on peut agir, en nourrissant bien ses tissus articulaires, en chassant le stress, en pratiquant une activité physique régulière… Malgré l’âge, l’état de nos articulations reste, en grande partie, entre nos mains.

 

Pourquoi l’arthrose est-elle douloureuse ?

L’usure des tissus articulaires n’est pas douloureuse en soi. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’inflammation locale des tissus périphériques provoquée par les effets secondaires de l’usure : le cartilage joue moins bien son rôle de tampon, le liquide synovial moins bien celui de lubrifiant… La douleur est alors un message envoyé au cerveau pour le prévenir non pas de l’usure articulaire, mais de l’inflammation locale.

 

Quelles sont les différences entre arthrose et arthrite ?

Dans l’arthrose, l’inflammation qui provoque de la douleur est d’origine locale. Dans l’arthrite, l’inflammation est liée à des dysfonctionnements plus globaux. Cette dernière provoque des douleurs plus violentes, atteignant un jour cette articulation, le lendemain telle autre, évoluant par vagues successives. L’arthrose, au contraire, est plus localisée et les douleurs, moins intenses, sont plus régulières, voire permanentes. Les articulations sont souvent blanches et froides au toucher – sauf en cas de poussée douloureuse –, alors qu’elles sont rouges, chaudes et gonflées dans l’arthrite.

 

Quelles sont les grandes règles de l’alimentation anti-arthrose ?

Les tissus articulaires, dans leur grande diversité, ont besoin de tous les nutriments. Une alimentation saine et équilibrée est donc indispensable si l’on veut protéger ses articulations. Cependant, certains aliments sont à privilégier et d’autres à éviter. Il est essentiel, notamment, de limiter la consommation de viande rouge, et surtout de sucres raffinés, afin d’éviter une acidification excessive de l’organisme. L’acidité favorise les états inflammatoires, qu’il convient de limiter quand on souffre d’arthrose. Mais les tissus articulaires ont tout de même besoin d’acides aminés, constituants des protéines, pour rester en bon état. On peut donc consommer de la volaille et du poisson, beaucoup moins acidifiants. Vous le voyez : c’est une question d’équilibre ! Les articulations ont aussi besoin de nombreux minéraux et d’oligoéléments – manganèse, silicium, phosphore, sélénium, soufre, zinc, cuivre… – et de vitamines – C pour la production du collagène, A et E pour la protection contre les radicaux libres, D pour la qualité du tissu osseux… Le meilleur moyen de couvrir tous ces besoins est de manger tous les jours plusieurs fruits et légumes frais, en faisant varier les couleurs car celles-ci sont directement liées aux nutriments qu’ils contiennent. Encore une fois, le mot d’ordre est : variété, fraîcheur et équilibre !

 

Comment est-il possible de « nettoyer » ses articulations ?

Certains déchets ont tendance à s’accumuler dans les tissus articulaires. Pour l’éviter, il suffit, 2 ou 3 fois par an, de faire une petite cure détox en allégeant son alimentation : moins de graisses saturées, moins de viande rouge, moins de fromages gras… ; et en faisant une cure de plantes pour stimuler le foie et les reins, qui sont les 2 principaux organes d’élimination toxinique. Pour le foie, on peut prendre, par exemple, du radis noir ou de l’artichaut, et, pour les reins, de l’orthosiphon ou de la piloselle. Côté alimentaire, on peut aussi mettre l’accent sur les aliments drainants, comme le citron, l’asperge, le céleri, le fenouil, le pissenlit… Enfin, il ne faut pas oublier que l’exercice physique, outre qu’il contribue à la régénération des tissus articulaires, permet aussi de les « nettoyer ». Une demi-heure de marche par jour fait partie de l’ordonnance.

 

Les 4 plantes stars anti-arthrose ?

Côté phytothérapie, la panoplie est vaste. En compléments des plantes drainantes, on peut se tourner vers celles qui soulagent les douleurs, comme l’écorce de saule ou la reine des prés. Pour renforcer les tissus articulaires, on peut prendre de la silice, très riche en minéraux assimilables, ou de l’harpagophytum, qui stimule leur régénération. Les plantes sont un excellent moyen de « contrôler » l’arthrose au quotidien, de manière à diminuer les prises de médicaments antalgiques et surtout anti-inflammatoires, qui sont néfastes à doses régulières.

 

Pour aller plus loin :  Ma bible anti-arthrose

Le stress, une douleur chronique sous-estimée

© DR

avec le Pr Jean-Paul Meningaud

Tout le monde en parle. On l’accable, à juste titre, de tous les maux ; mais, finalement en matière de traitement, c’est vraiment le parent pauvre. On mesure mal à quel point le stress peut être délétère pour notre santé. Jean-Paul Meningaud, professeur à l’Université de Paris 12 et chef de service de chirurgie plastique, reconstructrice, esthétique et maxillo-faciale au CHU Henri Mondor (Créteil), auteur du livre Le programme anti-âge du professeur Meningaud, a eu la gentillesse de répondre à nos questions…

 

Le stress fait partie intégrante de votre programme anti-âge. Par quels mécanismes impacte-t-il notre capital jeunesse ?

Notre stress déclenche la production de cortisol et d’adrénaline par nos surrénales, et leurs effets sont toxiques lorsque la sécrétion n’est pas suffisamment bien régulée par rapport à la situation affrontée. L’adrénaline va être consommée sans action toxique s’il s’agit de courir pour fuir un danger. Elle aura un pouvoir délétère si l’on stresse parce que l’on a peur d’être en retard, d’avoir à payer un impôt ou à cause d’une remarque désobligeante.

 

Quels sont les effets délétères du stress sur notre santé ?

Le stress est impliqué dans de nombreuses maladies chroniques, notamment les maladies inflammatoires, le diabète de type 2, la dépression, les démences, les insomnies, le burn out et les maladies cardio-vasculaires. Il agit en augmentant le niveau inflammatoire de l’organisme et accélère donc son vieillissement. Le stress annule les bénéfices d’une alimentation saine1.

 

Quelles douleurs chroniques le stress peut-il engendrer ?

Il va augmenter les douleurs chroniques par au moins 3 mécanismes.

1. Il augmente le niveau global d’inflammation et exacerbe donc toutes les maladies inflammatoires, rhumatismales en particulier.

2. Il diminue le seuil de tolérance à la douleur. Ce mécanisme est très bien connu par tous les professionnels de santé qui sous anesthésie locale. Un patient stressé peut nécessiter jusqu’à 10 fois plus de produit anesthésiant.

3. Il provoque des contractures musculaires qui, elles-mêmes, vont générer des douleurs, avec un cercle vicieux.

 

Quels conseils hygiéno-diététiques donneriez-vous à nos lecteurs pour mieux gérer le stress ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le stress ne dépend pas du niveau de responsabilités, mais de la façon dont on le gère. On peut être pilote de ligne et ne pas être stressé ou être responsable de l’entretien d’une maison et en être extrêmement stressé. Une alimentation anti-inflammatoire – c’est-à-dire riche en graisses insaturées, pauvre en sucres – compense, dans une certaine mesure, les effets du stress. Plusieurs études laissent à penser que les probiotiques2 pourraient avoir une action sur le stress en jouant sur l’axe intestin-cerveau, le microbiote intestinal3 étant considéré aujourd’hui comme un régulateur du comportement. Une alimentation riche en vitamines et en minéraux, notamment en magnésium, peut aider. Le sport a une action régulatrice bien connue sur l’humeur. Les techniques de méditation peuvent aussi être très efficaces, de même que les techniques de relaxation ou les gymnastiques méditatives, comme le qi gong, le tai chi ou le yoga. Une bonne hygiène de sommeil est essentielle. Les exercices de respiration ample stimulent le système nerveux parasympathique et sont donc un antidote naturel du système sympathique, qui est précisément celui que fait sécréter de l’adrénaline. Mais ces conseils permettent plus une gestion d’un stress déjà présent que sa réelle prévention. L’important n’est pas d’éteindre l’incendie mais de l’empêcher d’advenir.

 

Quelle hygiène de pensée recommandez- vous pour calmer le stress ?

Le stress étant un phénomène d’origine mentale, il faut le prendre à sa racine. Aux 7 émotions de base qui sont des réactions physiologiques ne durant que quelques minutes – la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise, le dégoût et la honte –, s’ajoute toute la palette des sentiments, qui sont des constructions mentales beaucoup plus durables et génératrices de mauvais stress. Les sentiments impliquent à la fois des émotions et des fonctions cognitives. Or, il faut prendre conscience que beaucoup de sentiments sont toxiques, comme la haine, la jalousie, l’envie, la rancune, le ressentiment, l’amertume, la nostalgie, l’orgueil et l’ambition déréglée (qui s’apparente à l’arrivisme). Ce qui les rend encore plus toxiques ? Les ruminations, l’égocentrisme et le manque de mise en perspective. Ils ne le sont pas uniquement au sens moral. Ils le sont au sens neurochimique. Autant on ne peut contrôler ses émotions, autant on peut décider de contrôler ses sentiments. Les émotions peuvent être exprimées, c’est la situation idéale. Du fait des contraintes sociales, elles sont souvent maquillées, cachées ou, pire, refoulées, mais on ne peut les empêcher de naître. En revanche, concernant les sentiments, du fait de l’implication cognitive nécessaire à leur élaboration, on peut parfaitement décider de n’avoir que des sentiments positifs. Ça demande un peu d’ascèse au départ, mais c’est tout à fait réalisable, autant que d’arrêter de fumer, de décider de faire du sport ou changer son alimentation.

Pour faire simple, je conseille de ne laisser occuper son cerveau que par 3 types de sentiments : l’amour, l’admiration et l’empathie. En fait, seuls ces 3 sentiments sont nécessaires et suffisants pour être heureux. Dans leurs nuances et leurs déclinaisons, ils regroupent une variété infinie qui suffit à combler une vie.

Une bonne habitude est de prendre la décision irrévocable de ne plus laisser de place dans son cerveau qu’à ces 3 sentiments. Tous les autres provoquent, dans notre corps, des réactions toxiques au sens propre du terme, au même titre qu’un poison. Il s’agit de poisons endogènes, fruit de nos pensées. Plus facile à décréter qu’à faire ? Pas si sûr. Il faut s’imaginer en train de marcher sur une corde. Chaque fois qu’il sent un petit déséquilibre, le funambule se rattrape et, finalement, la marche sur une corde n’est qu’une succession de petits déséquilibres sans chute. Avant que la colère ne s’installe, ou la jalousie, il y a toujours un moment où l’on sent ces sentiments qui émergent ; c’est là qu’il faut les mettre à distance. Il faut les analyser immédiatement comme des sentiments toxiques, dont on sera la victime immédiate, puis la victime par ricochet à travers la réaction que l’on provoquera chez les autres. Si l’on échoue de temps en temps, c’est-à-dire que l’on tombe de la corde parce que l’on a cédé à la colère, il suffit d’analyser ce qui s’est passé et remonter sur la corde. Avec de l’entraînement, on tombe de moins en moins.

 

En quoi votre programme anti-âge est-il novateur ?

Pour 3 raisons.

1/ Il propose un programme global, qui s’intéresse aussi bien à la santé biologique qu’à l’apparence car les deux ont des influences réciproques.

2/ Chaque affirmation de ce programme est étayée par des études scientifiques, que l’on peut retrouver aisément grâce aux notes de bas de page. La littérature anti-âge regorge d’idées reçues qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Ce livre leur fait un sort.

3/ Il propose une progression en allant des conseils les plus simples et les plus efficaces aux techniques les plus sophistiquées.

 

Peut-il être suivi à tout âge ?

Absolument, à tout âge et quel que soit son état de santé. Je dis souvent à mes patients qu’un cheval qui parvient à finir la course malgré un gros handicap gagnera aisément le jour où on le lui retire.

 

En combien de temps est-il possible d’observer des résultats sur sa santé et son apparence ?

Si l’on applique la première partie intitulée Les 7 péchés capitaux, le bénéfice peut être ressenti dès les premiers jours. Sur la deuxième partie, le bénéfice se percevra en quelques semaines. Puis plus on avance dans le programme, plus les bénéfices mettront du temps à être flagrants, tout simplement parce que l’on sera déjà en très bonne santé. Par exemple, une technique qui ralentit le vieillissement de la peau ou le durcissement des artères mettra forcément quelques années avant d’être directement visible par rapport à un frère jumeau qui n’appliquerait pas ces conseils. Statistiquement, les conseils du programme améliorent son espérance de vie d’une dizaine d’années, probablement plus.

1- Kiecolt-Glaser JK et al. Depression, daily stressors and inflammatory responses to high-fat meals: when stress overrides healthier food choices. Mol Psychiatry, 2016 Sep 20.

2- Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) qui jouent un rôle-clé dans de nombreuses fonctions de notre organisme, de la digestion jusqu’à l’immunité, pour maigrir ou pour lutter contre la constipation.

3- Le microbiote intestinal est l’ensemble des micro-organismes (archées, bactéries, eucaryotes) qui se trouvent dans le tube digestif des animaux.

 

Pour aller plus loin… Le programme anti-âge du professeur Meningaud

Se libérer des douleurs des traumatismes répétés

© Simon Lambert/Haytham-Rea

Savez-vous que notre corps a une mémoire et que, à l’image d’un millefeuille, les traumatismes peuvent s’accumuler et causer de graves douleurs chroniques ?
Myriam Brousse, auteure de l’ouvrage Les mémoires du corps – Se libérer de la répétition des traumatismes, aux éditions du Rocher, nous éclaire sur le sujet.

 

avec Myriam Brousse
Psychothérapeute

 

Comment et pourquoi vous êtes-vous intéressée aux mémoires du corps ?

Dans les livres que j’ai écrits, Votre corps ne le sait pas encore et jusqu’à y compris Votre corps a une mémoire, j’ai relaté avoir vécu une très grave maladie à l’âge de 39-40 ans, et être sortie de cette maladie grâce au travail dans le corps guidé par un maître tibétain et les pionniers de la recherche en mémoire cellulaire. Cette pratique a été guidée.

 

Comment définiriez-vous la mémoire cellulaire ?

La mémoire cellulaire s’intéresse aux informations inscrites dans les cellules du corps à l’insu du mental, qui, lui, n’a pas accès à cette mémoire. Tout ce que notre esprit s’efforce d’oublier parce que c’est insupportable, notre corps le porte en lui. Il semblerait que la mémoire cellulaire s’inscrive comme un conte dans notre corps, qu’il faut savoir déchiffrer.

 

Dans quels cas est-il intéressant d’y avoir recours ?

Il est intéressant d’y avoir recours :

  •  lorsque nous avons des schémas répétitifs qui entravent notre liberté d’agir et dont on veut se libérer ;
  • pour connaître l’origine des souffrances que l’analyse n’a pas pu déceler ;
  • lorsque nous avons des symptômes inexplicables, nous pouvons aller chercher leur origine à l’aide de la généalogie. Car nous répétons presque toujours les maux de nos ancêtres, sur lesquels il est important de mettre des mots.

 

Lorsque l’on pense que l’on a un mauvais karma,  avec les mêmes traumatismes et les mêmes souffrances  qui se répètent, peut-il être pertinent de travailler sur cette mémoire cellulaire ?

J’hésite à parler du karma. Car c’est un sujet très délicat, qui a besoin d’être éclairé de différentes façons, par différents chemins et diverses traditions. L’expérience de cette vie est faite pour être réelle, concrète et vérifiable dans la matière. Ce travail permet de ne pas donner corps à l’illusion. C’est à quoi s’emploie le travail en mémoire cellulaire au travers de sa méthode.

 

Ces traumatismes peuvent-ils provenir de nos ancêtres ?
Si oui, comment
cette mémoire se transmet-elle ?

Comme évoqué plus haut, ces traumatismes peuvent venir de nos ancêtres. C’est par l’intermédiaire de nos cellules que l’on peut toucher et ressentir cette transmission concrètement dans le corps. En effet, nous reproduisons à l’infini les comportements dont nous n’avons pas pris conscience et qui se réveillent au fur et à mesure du travail accompli : le coucou qui pond dans le nid des petits oiseaux fauvettes. Le coucou ne peut s’observer dans son comportement, c’est le règne animal, alors que l’humain a la faculté de se voir agissant au fur et à mesure de l’éveil de ces mémoires dans le corps. Il peut donc agir pour s’en libérer.

 

Comment procédez-vous concrètement pour travailler  sur cette mémoire cellulaire et l’effacer ?

Je ne peux répondre en quelques mots à cette question. C’est un long travail de recherche, avec une méthode qui donne ses preuves et qui est en partie écrite dans mes deux derniers livres. Mais je dois avouer que le mot « effacer » ne me convient pas et qu’il faudrait le remplacer par le mot « transformer ».

 

Avez-vous quelques mots à dire sur la situation actuelle  vis-à-vis de la Covid-19 ?

Le monde et les êtres qui s’y trouvent sont actuellement entraînés dans un grand état de « manque » – de contact, de visibilité, de liberté… Tous ces manques sont peut-être des solutions offertes pour échapper à la pandémie. Cependant, si nous élargissons notre regard, il se peut que nous trouvions là une possibilité d’intériorisation plus forte de silence permettant de nous rencontrer dans une dimension différente et plus intime. Tout cela rendra peut-être possible l’accompagnement d’un grand changement.

 

Pour aller plus loin… Les mémoires du corps – Se libérer de la répétition des traumatismes

Comment passer d’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie ?

© Jean-Luc Fortin

© Laurent Guitou

 

Si l’hypersensibilité est une chance dans bien des domaines, elle peut générer de grandes incompréhensions et souffrances. Pour essayer de transformer cette souffrance en épanouissement, Carol Pirotte et Nicolas Souchal, auteurs de l’ouvrage C’est trop fort !, aux éditions Leduc, nous livrent leur expertise et quelques clés de transformation.

avec Carol Pirotte et Nicolas Souchal

Existe-t-il un test pour diagnostiquer l’hypersensibilité ?

Non, il n’existe pas de test officiel reconnu. Toutefois, on peut identifier l’hypersensibilité à travers les différentes composantes ou tendances qui la caractérisent. Parmi elles, on peut retrouver l’hypervigilance – être toujours sur ses gardes, sursauter facilement –, le déclenchement d’une hyperactivation corporelle – augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, agitation, tensions, contractions musculaires – face à des circonstances pouvant être considérées comme « neutres » par un regard extérieur, une sensibilité aiguë à la lumière, au son, au contact de certaines matières et d’odeurs, l’hyperémotivité ou les montagnes russes émotionnelles, l’hyperempathie ou la capacité à ressentir les émotions des autres comme si c’était les siennes, avec notamment l’incapacité de faire la distinction entre ce qui appartient à chacun, etc.

Et il se trouve que ces spécificités sont aussi des caractéristiques reconnues de l’impact du traumatisme. C’est en faisant ce rapprochement que nous avons commencé nos recherches sur les liens possibles entre hypersensibilité et traumatisme.

L’hypersensibilité est-elle innée ou acquise ?

C’est ce que nous tentons de mettre en évidence dans la première partie de notre livre. Il n’y a pas de consensus sur la question dans la communauté des chercheurs sur l’hypersensibilité, les avis divergent. Certains, notamment outre-Atlantique, à l’instar du docteur Elaine N. Aron et de son époux, ont suivi la piste de l’hérédité comme origine principale de l’hypersensibilité. Chez nous, on entend plus parler de « trait de caractère ».

Dans les deux cas, l’hypersensibilité est présentée comme intimement liée à la nature de la personne. Nous ne sommes pas de cet avis. Notre hypothèse est que ce que nous appelons hypersensibilité, c’està- dire un ensemble de caractéristiques psychiques et physiologiques, est la conséquence de traumatismes, éventuellement lointains, dans l’histoire de la personne.

Quelles sont les souffrances engendrées par l’hypersensibilité ?

Il est courant de lire, en plus des caractéristiques que nous avons citées pour identifier l’hypersensibilité, toutes les qualités géniales de la personne hypersensible : la spontanéité, l’enthousiasme, l’ouverture à la spiritualité, l’amour de la nature, le besoin de justice et d’équité… Et c’est vrai que la personne à la sensibilité élevée a pu développer des spécificités très positives. Mais, pour bon nombre d’entre elles, il n’est pas rare de souffrir de cette sensibilité hors norme. Par exemple, si la personne est très perméable à l’environnement et aux ambiances, que sa vie émotionnelle la submerge ou qu’elle se sent différente, anormale et dysfonctionnelle, il peut lui être difficile de vivre dans le monde.

Du fait de sa sensibilité aux comportements des autres et à sa manière d’interagir avec eux, les relations avec autrui peuvent être difficiles, particulièrement en groupe. La relation à soi, également, n’est pas toujours évidente, du fait d’angoisses, d’émotions très intenses, d’un mental surproductif ou au contraire déconnecté, d’une grande exigence avec soi-même, de fatigue ou de surexcitation, de symptômes physiques…

Mais, attention ! Ce ne sont pas des souffrances « engendrées » par la sensibilité élevée. L’hypersensibilité est le nom que l’on donne pour identifier cet ensemble de caractéristiques des personnes qui vivent ces souffrances.

Ce que nous pourrions dire, par contre, c’est que ce sont des souffrances engendrées par les effets du traumatisme. Et en particulier du fait des stratégies que nous avons mises en place pour y faire face.

Vous parlez, dans votre ouvrage, de traumatismes transgénérationnels comme pouvant être à l’origine de l’hypersensibilité. Pourriez-vous nous en parler ?

On associe en général au traumatisme un événement – un accident, une violence subie ou un drame. Et, effectivement, un événement traumatique porte en lui le potentiel de traumatisme et peut être, dans notre vie, à l’origine du phénomène traumatique. Mais nous avons identifié plusieurs autres types de traumatismes :

Les traumatismes de développement, tout d’abord, ces grands oubliés, qui consistent non pas en quelque chose que nous aurions vécu, mais plutôt quelque chose que nous n’aurions pas vécu, et en particulier la sécurité. Le fait de ne pas avoir reçu suffisamment de réassurance et d’amour dans nos premiers jours, mois et années de vie peut laisser des séquelles importantes et donner lieu à nombre de symptômes que nous reconnaissons dans l’hypersensibilité.

Les traumatismes transgénérationnels, c’est-à-dire la trace des traumatismes non résolus dans notre lignée. Un arrière-grand- père mort à la guerre, une grand-mère abandonnée à la naissance ou des violences subies par un aïeul, même éloigné, peuvent nous affecter aujourd’hui. « Ce qui ne vient pas à la conscience, ce que nous évitons de reconnaître en nous-mêmes, revient sous forme de destin », nous rappelle Carl Gustav Jung, le fameux psychanalyste, père de la notion d’inconscient collectif.

Nous héritons de ce qui n’a pas été transformé au cours des générations précédentes et tente de l’être à travers nous. Et nous pouvons être la « cible » particulière de mémoires douloureuses véhiculées par un membre de notre famille, sous forme d’une loyauté ou de symptômes physiques.

Nous croyons, quant à nous, que, si nous héritons de ces mémoires, c’est sans doute parce que nous sommes capables de les transformer, ce qui est une très bonne nouvelle.

Les traumatismes collectifs. Nous évoquions à l’instant la notion d’inconscient collectif. Nous appartenons à la grande communauté des humains et nous partageons des mémoires collectives avec nos frères et soeurs. Et notamment des mémoires traumatiques, celles de guerres, de famines… d’épidémies ! Mais aussi des mémoires collectives plus spécifiques, liées à notre histoire en tant qu’individu appartenant à tel peuple, telle région, du fait de notre couleur de peau, de notre appartenance religieuse, etc. Chaque trait qui nous caractérise véhicule aussi son histoire collective et son lot de traumatismes, qui nous affectent.

Enfin, ce que nous appelons le traumatisme primordial, lié à notre incarnation. C’est-à-dire le fait d’exister, dans un corps, limité dans l’espace et dans le temps. La séparation primordiale – d’avec notre mère, déjà –, que nous avons tous vécue, qui nous confronte à la douleur et l’angoisse existentielles.

Ces différentes formes de traumatismes, nous le comprenons bien, nous affectent tous, de près ou de loin. Ainsi, nous sommes tous traumatisés, à différentes échelles.

Ce peut être un constat terrible et pessimiste, mais cette phase quelque peu dépressive vécue lorsque l’on se confronte à cette réalité sans appel – puisque liée à notre simple condition humaine – laisse vite place à l’espérance. En effet, si telle est notre condition, c’est probablement que cela a un sens. Et cela peut être le point de départ d’une quête – intérieure – vers une libération de ces charges traumatiques.

Mais, surtout, il faut savoir que le traumatisme n’est pas l’événement traumatique du passé, mais un processus qui se produit, ici et maintenant, en nous, lorsque nous sommes submergés. Et s’il se déroule en ce moment même, au sein de notre corps, nous pouvons le transformer ! Voilà l’excellente nouvelle qui vient avec cette découverte du traumatisme comme origine de l’hypersensibilité. Comme cela se produit maintenant, alors cela peut évoluer différemment à partir de… maintenant ! Si nous nous en donnons les moyens.

 

Quelles sont les autres origines possibles de l’hypersensibilité ?

Si nous réfléchissons à l’hypersensibilité – dans ses aspects douloureux – comme à une sorte d’« inflammation de la sensibilité », nous pouvons envisager que tout ce qui a pu blesser cette sensibilité – notre innocence, notre foi dans la vie et notre sentir –, sur un plan physique, émotionnel, mental ou spirituel, peut être à l’origine de cette « hyperitude ».

Quels liens existent entre hypersensibilité et culpabilité ?

Voilà une question délicate, et essentielle. Nous y consacrons tout un passage de notre livre.

La culpabilité est au centre de notre expérience humaine et nous concerne tous. En résumé, nous nous sentons coupable car nous croyons que nous avons fait quelque chose de mal, et, même, que nous sommes porteur nous-même d’un mal. Cette croyance est si profondément ancrée en nous qu’elle est concomitante à notre perception même de nousmême. Ce n’est pas pour rien qu’elle est l’objet d’un passage si déterminant de la Genèse dans la Bible : la tentation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Que sont le bien et le mal ? Une façon de parler de la dualité fondamentale. Qu’est-ce que la dualité fondamentale ? L’expérience que nous vivons en nous incarnant.

Qu’est-ce qui est hypersensible en nous ? C’est notre corps, notre corps sensible. Quand avons-nous été le plus sensible ? Tout bébé. Et même avant : en nous incarnant.

Nous retrouvons là le lien avec le traumatisme primordial, lié à notre « arrivée » dans un corps ou notre « apparition » du néant (ou de la « source », selon !). Nous avons vécu là notre première expérience en tant que « nous », ce fut l’expérience paroxystique par excellence ! Totalement fulgurante et inconcevable. Et il concerne directement notre sensibilité, car il a été, précisément, l’événement le plus HYPER-sensible qui soit. Or, il est constitutif de ce que nous appelons « moi ».

Ainsi, chaque fois que nous sommes hypersensible à quelque chose et que nous avons mal, cela nous rappelle cette douleur originelle, qui est associée à « moi ». Et ce « moi » est ce qui porte ce mal. C’est sans doute pour cela que la culpabilité que nous ressentons est si profonde et si profondément reliée à l’hypersensibilité.

Ceci étant dit, nous vous invitons à cheminer sur la voie de la douceur, sur la voie du coeur, sur la voie de l’innocence. Car, bonne nouvelle encore : encore plus profondément que la culpabilité se trouve notre innocence.

Oui, nous croyons que nous sommes totalement et fondamentalement innocents. Depuis toujours, et à jamais. Que nous n’avons jamais cherché à faire de mal à qui que ce soit. Jamais. Que nous n’avons rien fait de mal en fait. À aucun moment.

 

Est-il possible de passer d’une hypersensibilité douloureuse à une sensibilité épanouie ?

C’est effectivement ce que nous croyons et ce que nous observons en nous et chez les personnes que nous accompagnons. Dans notre livre, dont vous avez cité ici le sous-titre, nous proposons nombre d’exercices et de pratiques pour aider les personnes hypersensibles, mais aussi celles qui ne se reconnaissent pas dans cette dénomination, à gérer leur sensibilité et à réguler leur système nerveux. Que ce soit dans les situations d’hypéritude – hyperréactivité, hyperémotivité, hyperempathie, etc. –, dans les situations de coupure – sidération, atonie, figement, insensibilité, téléportation-engalaxie- 271… – ou en « temps normal », il existe des pratiques pour nous ressourcer. Face au traumatisme, il est nécessaire de faire appel à une approche ressource, afin d’intégrer et de transformer les charges traumatiques en potentiel de création. C’est en faisant appel à des ressources en soi, et autour de soi, dans nos relations aux autres, à la nature et à ce qui nous dépasse que nous pouvons accomplir ce miracle. Ainsi, ce qui était « trop fort », douloureux, hypersensible, souffrant devient simplement sensible, joyeux, appréciable et délicieusement apprécié, épanoui !

Et ça, C’EST TROP FORT !

 

Pourriez-vous donner à nos lectrices et lecteurs quelques conseils et exercices pratiques pour réussir cette transition ?

Oui, avec joie. La première chose peut être de commencer par respirer, en conscience. Car c’est toujours accessible. Où que vous soyez, vous qui êtes en train de lire ces lignes, prenez conscience de votre souffle, ici et maintenant. Ouvrez la bouche et laissez entrer l’air et sortir un soupir. Voilà. Laissez-vous respirer tranquillement maintenant. Vous pouvez bâiller, vous étirer. Maintenant, détournez votre regard de ces mots quelques instants et regardez autour de vous… Encore un peu… Regardez ce qui vous entoure, les couleurs, les formes. Tiens, un petit jeu : essayez de trouver 10 choses de couleur rouge autour de vous.

Il y a plein de petits « trucs », de pratiques qui nous donnent le moyen de revenir dans le présent, dans notre corps, c’està- dire l’espace vivant, sensible et résilient qui nous permet de nous réguler. Vous en connaissez sans doute. Nous vous en proposons en quantité dans le livre et au cours de nos formations en ligne.

Nous regroupons ces exercices pratiques selon 4 axes, les axes de l’approche ressource que nous proposons : la relation à soi, la relation à l’autre, la relation aux autres et à l’environnement et la relation à la source.

Par exemple, listez toutes les personnes ressources qui peuvent vous soutenir lors de moments difficiles.

Une autre pratique qui peut être très efficace pour sortir de l’impasse de la surréaction face à l’autre, dans le couple notamment, est l’exercice consistant à s’offrir l’un l’autre 10 minutes sans être interrompu. C’est juste magique ! Et si simple. Nous présentons cet exercice et une trentaine d’autres dans C’est trop fort ! : des méditations, des moments de ressourcement, seul avec soi, des pratiques à deux ou en lien avec l’espace autour de nous, etc., et nous vous invitons à faire des enregistrements à vous passer pour pratiquer directement en live.

Ce chemin, d’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie, est une aventure, un périple, que l’on s’offre à soimême dans notre odyssée à travers la vie. C’est une métamorphose que l’on vit en soi, pour soi et en lien avec toute chose et avec chaque être. Cette transformation ne se fait pas toute seule. Elle demande de l’engagement, du courage et de la persévérance. Et elle en vaut vraiment la peine. D’autant que nous sommes soutenu, tout au long du chemin, par nombre de ressources que la vie place ici et là, à portée de notre main et de notre coeur. Si nous voulons que « ça » change, il nous faut nous pencher et les cueillir… puis humer le parfum de liberté qui s’en échappe. Nous voilà libre ! Merci pour votre attention… et bon chemin.

 

Pour aller plus loin… C’est trop fort ! D’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie

Quand la peau nous joue des tours

Les dermatoses, où quand la peau est enflammée

La dermatose est une inflammation de la peau, pouvant provenir par exemple d’allergies de contact : parfums, produits cosmétiques, caoutchouc, crème ou pommade médicamenteuse, certains alliages métalliques (or, argent, nickel…), ou du stress, et spécialement une tension chronique. Mais quelle que soit la nature de la substance irritante, plus la peau reste en contact avec cette substance, plus la dermatose s’étend et s’aggrave.

Plurielle, la dermatose peut prendre diverses formes, telles que la dermatose atopique, une forme héréditaire qui se manifeste dès l’enfance. Souvent, d’autres membres de la famille ont un passé allergique ou asthmatique.

La dermatose herpétiforme provoque, quant à elle, de violentes démangeaisons. Elle est associée à des troubles intestinaux et immunitaires. Cette forme de dermatose peut être déclenchée par la consommation de laitages et/ou de gluten. L’eczéma est un terme servant quelquefois à désigner les dermatoses en général. Cependant, il correspond à un type spécifique de dermatose, caractérisé par la présence de vésicules suintantes et couvertes de croûtes.

DEUX PLANTES SALVATRICES POUR SOULAGER LA DERMATOSE

La pensée sauvage

Antiseptique, cicatrisante et anti-inflammatoire, la pensée s’emploie contre diverses affections cutanées : impétigo, herpès, prurit, psoriasis, eczéma, séborrhée, acné, croûtes de lait…

Dépurative, elle draine et élimine les toxines impliquées dans les dermatoses.

Elle renferme, en effet, des mucilages, de l’acide salicylique, des acides phénoliques, ainsi que des flavonoïdes. Elle est employée dans les dermatoses sèches de type eczéma. Elle soulage les démangeaisons et diminue les rougeurs. On peut l’utiliser en voie orale comme en application locale.

La bardane

La racine de bardane est riche en inuline, un glucide ressemblant à l’amidon et dont l’action est proche de la pénicilline. Elle contient également des polyènes, substances ayant des vertus antibactériennes et antifongiques. Celles-ci sont précieuses pour traiter de nombreuses affections cutanées, telles que l’acné, l’eczéma, les furoncles, les abcès ou encore le psoriasis. Cette action est renforcée par les propriétés dépuratives de la plante. Ces composés drainent l’organisme de toutes les toxines qui contribuent à l’apparition des boutons, et favorisent leur élimination au niveau du foie (action cholérétique) et des reins (action diurétique). En association avec la pensée sauvage, son efficacité est encore accentuée.

L’ORDONNANCE BEAUTÉ ANTI-DERMATOSE

  1. Drainer les toxines avec de la bardane et/ou de la pensée sauvage : 2 à 3 gélules 2 fois par jour, avec un grand verre d’eau, ou prendre 20 à 25 gouttes diluées dans une boisson, 3 fois par jour, pendant 3 semaines.
  2. Restaurer la flore intestinale avec des probiotiques : 2 gélules le matin à jeun.
  3. Apaiser le stress avec du magnésium marin : 1 comprimé matin et soir au cours des repas.
  4. Favoriser la régénération de la peau avec 2 gélules de levure de bière au cours de chacun des 3 repas et 1 capsule de zinc le matin au petit déjeuner.

 

Le psoriasis

Souvent héréditaire, le psoriasis se caractérise par une croissance accélérée des cellules de la peau. Alors que le renouvellement des cellules d’un épiderme normal s’effectue en 28 jours, lors d’un psoriasis, les cellules se forment en général en 8 jours, générant des plaques squameuses qui s’étendent pour couvrir des surfaces de plus en plus importantes. Étant donné que leur durée de vie reste la même, elles s’accumulent et forment d’épaisses croûtes. Parfois, de l’inflammation s’installe et cause des inconforts (rougeurs, douleurs). Le psoriasis n’est pas contagieux.

Parmi d’autres facteurs, les poussées de psoriasis peuvent être provoquées par la tension nerveuse, le stress, la maladie, des coupures, une infection virale ou bactérienne, un coup de soleil, une consommation d’alcool excessive, ou la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, de lithium, de bêtabloquants.

La cause première de ce trouble reste inconnue, mais elle peut résulter d’une mauvaise assimilation des graisses. On a constaté que le psoriasis est rare dans les pays où l’alimentation est pauvre en graisses animales.

LES SOLUTIONS AU NATUREL

L’huile essentielle de camomille allemande (Matricaria recutita)
Riche en actifs anti-inflammatoires puissants, elle est anti-allergique, anti-prurigineuse et calme les démangeaisons.

Recette express : mélangez 30 gouttes de cette huile essentielle dans 100 ml d’huile végétale d’inca inchi (Plukenetia volubilis). Appliquez tous les soirs en massage sur les zones à traiter.

La poudre d’avoine colloïdale
Elle est l’alliée des peaux sensibles et à tendance atopique, grâce à la présence :

  • de bêta-glucane : polysaccharide aux propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes, filmogènes et hydratantes. Il est aussi connu pour stimuler la synthèse du collagène et la cicatrisation des plaies. Des études montrent qu’il améliore la fermeté de la peau et son élasticité, diminue l’aspect des rides et aide les tissus à se régénérer. Il participe aussi à la protection des dommages des UV et à leur réparation ;

  • d’avénanthramides : composés phénoliques antioxydants, anti-inflammatoires, et antiprurigineux. Leur action apaisante sur les démangeaisons est prouvée.

Recette express : Masque minute apaisant 1 c. à s. de poudre d’avoine colloïdale, 1 c. à s. d’argile blanche kaolin, 1/2 c. à c. de miel liquide, 9 ml environ d’hydrolat de camomille allemande. Mélangez bien les ingrédients. Ajustez éventuellement avec l’hydrolat afin d’obtenir une pâte onctueuse. Appliquez sur le visage, laisser poser 10 mn, puis rincez à l’eau tiède. Recette « minute » : ne se conserve pas.

Le curcuma
Riche en curcumine, il possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes.

Recette express : préparez un cataplasme en mélangeant du curcuma avec de l’hydrolat de lavande ou d’hélichryse, puis déposez la pâte obtenue sur la zone à soulager et laisser poser 10 mn avant de rincer à l’eau tiède.

L’aloe vera
Parmi ses enzymes, la bradykinase : antidouleur, cicatrisante, elle soulage les inflammations. Son action est renforcée par la présence d’acide silicide. À appliquer généreusement sur les lésions cutanées, 1 à 2 fois par jour.

 

Les peaux squameuses

Cet épaississement de la couche cornée sous forme de plaques disgracieuses peut devenir gênant, voire douloureux au quotidien. Il s’agit d’un trouble inflammatoire : des cellules de la peau s’accumulent en surface, l’inflammation s’installe et la barrière cutanée ne remplit plus son rôle protecteur.

LES SOLUTIONS AU NATUREL

Ces 3 huiles végétales, peu connues, sont de grandes alliées dans le cas des peaux squameuses : L’huile végétale de touloucouna (Carapa procera). Riche en actifs apaisants, cette huile puissante est fabuleuse pour préparer des soins pour les peaux squameuses, à tendance atopique, ou pour les cuirs chevelus sujets à inconfort. Vierge, non raffinée, elle est obtenue selon la méthode traditionnelle : les graines sont broyées pour former une pâte, qui est mélangée à de l’eau bouillante pour extraire l’huile. Cette dernière est ensuite séparée par décantation.

L’huile végétale de kukui (Aleurites triloba ou Aleurites moluccana). Cette huile est réputée pour calmer les peaux sensibles et desquamantes.

L’huile végétale de chaulmoogra (Hydnocarpus wightiana). Elle apaise les peaux irritées, abîmées et desquamées.

2 huiles essentielles sont également championnes pour les peaux squameuses :
Celle de nard jatamansi est réputée en Inde pour ses propriétés dans les soins des peaux squameuses. L’huile essentielle de myrrhe, riche en actifs anti-infectieux, antiviraux, antiparasitaires, anti-inflammatoires et antalgiques.

Recette express pour peaux squameuses
Dans un bol, mélangez 10 ml d’huile végétale de touloucouna, 10 ml d’huile végétale de chaulmoogra, 10 ml d’huile végétale de kukui, 20 gouttes d’huile essentielle de myrrhe et 10 gouttes d’huile essentielle de nard jatamansi. Appliquez l’ équivalent d’une petite noisette le soir sur une peau bien propre. Faites une cure de 21 jours.

 

La couperose ou rosacée

Ces rougeurs diffuses, chroniques ou permanentes, peuvent être accompagnées de vaisseaux dilatés (couperose) sur les joues et les ailes du nez, ainsi que de boutons rouges. Bien souvent inesthétiques, elles peuvent aussi être désagréables.

LES SOLUTIONS AU NATUREL

L’extrait de petit houx (Ruscus aculeatus) :
les hétérosides saponinosides qu’il contient ont des propriétés toniques qui en font un actif efficace pour limiter l’apparition des rougeurs du visage.

L’huile essentielle d’hélichryse italienne (Helichrysum italicum ssp italicum), qui possède des vertus anti-inflammatoires remarquables. Mais aussi les huiles essentielles de ciste, cyprès, lentisque pistachier.

L’huile végétale de son de riz (Oryza sativa) Elle est réputée calmante et apaisante par la présence de phytostérols.

L’huile végétale de calophylle inophyle (Calophyllum inophyllum). Cette huile de couleur verte, aux puissants composants cicatrisants et réparateurs cutanés et polyphénols complexes, a une action fluidifiante, tonique circulatoire et anti-inflammatoire.

 

R E C E T T E   N° 1

Onction huileuse apaisante et réparatrice pour les peaux squameuses

Un soin SOS qui soulage la peau et la traite en douceur.

Difficulté : facile
Préparation : 5 mn
Conservation : environ 6 mois

Mon matériel

  • 1 bol
  • 1 éprouvette graduée de 50 ml
  • 1 pipette graduée (facultative)
  • 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère

Dans mon panier

  • 50 ml d’huile de calophylle inophyle
  • 50 ml de macérât de calendula
  • 2 ml (soit 35 gouttes) d’huile essentielle de géranium d’Égypte
  • 2 ml (soit 35 gouttes) d’huile essentielle de myrrhe
  • 1 ml d’huile essentielle d’hélichryse italienne

La recette

  1. Mélangez l’huile et le macérât dans le bol.
  2. Ajoutez une à une les huiles essentielles et mélangez entre chaque ajout.
  3. Fermez le flacon et agitez.

Le rituel beauté

Appliquez le soir sur les zones à traiter. À faire en cure d’1 à 3 mois.

 

R E C E T T E   N° 2

Crème remède anti-rougeurs

Cette crème apaise la peau, la protège et unifie le teint grâce à une synergie d’huiles essentielles et de petit houx, réputés pour le confort circulatoire.

Difficulté : facile Préparation : 5 mn Conservation : environ 3 mois

Mon matériel

  • 1 bol
  • 1 pipette graduée
  • 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère

Dans mon panier

  • 1 pot de 50 ml de crème neutre bio
  • 2,5 ml d’extrait de petit houx
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’hélichryse italienne de Corse
  • 10 gouttes d’huile essentielle de ciste

La recette

  1. Mélangez l’ensemble des ingrédients dans un bol.
  2. Transvasez à nouveau le mélange dans le pot qui contenait la crème neutre.

Le rituel beauté

À appliquer sur l’ensemble du visage en tant que soin quotidien.

Mieux vivre sa ménopause

 

Si la ménopause est un phénomène naturel auquel chaque femme est confrontée dans sa vie, elle n’en demeure pas moins une période encore bien taboue, et nombreuses sont les femmes qui vivent difficilement cette transition, tant sur un plan physique que psychologique. Les désagréments sont bien souvent multiples et les femmes se sentent fréquemment désarmées face à ce tsunami d’envergure. Mais la parole semble se libérer davantage et une évolution est en marche.

Les femmes sont de plus en plus prêtes à sortir des clichés, des peurs et des représentations. Car la ménopause, qui symbolise la fin de la procréation, n’est nullement la fin de la vie, ni de la féminité. Elle est, en réalité, bien autre chose… Une nouvelle maturité, une nouvelle force qui n’attend qu’à être domptée, la quête d’un nouvel épanouissement et d’une nouvelle sexualité.

Pour mieux vivre avec la ménopause et la transcender, nos experts vous apportent leur éclairage.

 

La ménopause, kézako ?

Selon la définition de l’OMS – Organisation mondiale de la Santé – en 1996, on parle de ménopause lorsque, au terme d’une phase plus ou moins longue, les ovaires ne libèrent plus d’ovules et la sécrétion d’oestrogènes devient résiduelle. La ménopause se définit comme un arrêt permanent des menstruations résultant d’une perte de l’activité folliculaire ovarienne.

Cette description est avant tout rétrospective, puisqu’elle est basée sur une période d’aménorrhée consécutive de 12 mois sans cause physiologique ou pathologique évidente.

La ménopause survient habituellement aux alentours de l’âge de 51 ans. La carence hormonale qui s’ensuit est responsable de plusieurs manifestations appelées « syndrome climatérique ». L’âge de survenue, l’intensité des symptômes, le vécu physique et émotionnel sont variables. Compte tenu de l’espérance de vie, la ménopause représente une trentaine d’années, soit plus ou moins un tiers de la vie d’une femme en moyenne.

 

7 chiffres autour de la ménopause

En France, en 2009, 11,5 millions de femmes étaient ménopausées, auxquelles s’ajoutent 430 000 nouvelles femmes par an.

L’âge médian de la ménopause naturelle dans la population européenne est compris entre 50 ans et 51 ans et demi.

Environ 10 à 15 % des femmes seront ménopausées avant l’âge de 45 ans, la moitié d’entre elles le seront avant 50 ans et, globalement, 90 à 95 % seront ménopausées à l’âge de 55 ans.

80 % des femmes présentent au moins un autre symptôme que l’arrêt des règles.

20 à 25 % des femmes se plaignent de troubles affectant leur qualité de vie, à un moment ou un autre de la ménopause.

Le tabac avance de 1 à 2 ans l’âge moyen de la ménopause. En 2025, il y aura dans le monde 1,1 milliard de femmes en post-ménopause.

8 à 10 % des femmes prennent un traitement hormonal de synthèse.

La ménopause et les phyto-oestrogènes

Les oestrogènes, hormones de la féminité
par excellence

Les oestrogènes sont essentiels à la vie. Ils le sont pour la différenciation sexuelle, la fécondation et la maternité, bien sûr ; mais ils ont aussi de nombreux et importants autres rôles qui expliquent pourquoi leur manque, à la ménopause, peut s’exprimer par de multiples symptômes invalidants.

 

Quand tout s’arrête…

La ménopause correspond à l’arrêt des règles, avec une chute assez brutale de la production d’oestrogènes. Alors que cette interruption définitive des règles passe presque inaperçue, parfois, elle est vécue comme un soulagement pour certaines, d’autres femmes étant confrontées à une grande perturbation de leur confort de vie, à plus d’un titre. Bouffées de chaleur, prise de poids, fatigue, troubles de l’humeur et du sommeil, sécheresses vaginale, cutanée et de toutes les muqueuses ne sont que quelques exemples des tracas potentiels qu’une femme peut rencontrer lors de ce passage obligé.

 

Les phyto-oestrogènes, kézako ?

Certaines femmes préfèrent ne pas avoir recours à un traitement hormonal de substitution, que ce soit pour des raisons personnelles ou en cas d’antécédents individuels ou familiaux de cancers hormonaux-dépendants. Elles peuvent alors avoir envie de recourir à des choses plus naturelles, notamment les phyto-oestrogènes, composés chimiques produits par certains végétaux et qui ont des effets oestrogéniques. Ils ne sont pas à proprement parler des oestrogènes, mais leur structure en est proche, ce qui leur permet de se fixer sur leurs récepteurs. On parle d’effet oestrogène-like.

 

Mais où sont-ils ?

Les phyto-oestrogènes sont des composés présents dans environ 300 plantes. On peut les regrouper en 4 grandes familles :

  • Les isoflavones : leurs effets sont les plus étudiés et les mieux connus. Les principaux sont présents dans les légumineuses (soja, lentilles, pois, etc.), mais aussi dans le thé, la sauge et le fenouil. Cependant, c’est leur utilisation (et conversion) par le microbiote en molécules actives (génistéine, daidzéine, glycitéine…) qui permet leur efficacité.
  • Les favonones (prénylnaringinine, resvératrol) : ils sont présents dans le houblon, qui semble avoir le plus fort pouvoir oestrogénique, grâce à la prénylnaringinine qu’il contient.
  • Les lignanes : surtout dans les céréales, les graines de lin, le son, le seigle, le sarrasin, le millet, l’avoine et l’orge. Ils sont également convertis par certaines bactéries intestinales en phyto-oestrogènes actifs (entérodiol et entérolactone).
  • Les coumestanes (dont le coumestrol) : dans la luzerne ou le trèfle rouge.

 

Les phyto-oestrogènes ne sont pas des oestrogènes !

Ils constituent la forme la plus connue d’alternative dans la prise en charge des symptômes liés à la ménopause. Cependant, il serait faux de croire que ce sont de vraies hormones. Leurs effets sont en moyenne 1 000 fois moins prononcés que ceux des oestrogènes.

C’est principalement pour cette raison que la consommation du soja a longtemps fait frémir (et continue) toute personne ayant ou ayant eu un cancer du sein. Et ce à tort. En effet, les phyto-oestrogènes sont des modulateurs des récepteurs aux oestrogènes. Selon les organes, ils vont se lier à des récepteurs différents et vont avoir des effets différents. Ils vont être parfois légèrement oestrogéniques et, parfois, anti-oestrogéniques selon l’organe et le récepteur.

 

Le microbiote, encore lui !

Les femmes asiatiques sont de grandes consommatrices de soja et semblent beaucoup moins souffrir de cancer hormono- dépendant que les Occidentales, et ce même quand ces dernières prennent des compléments de phyto-oestrogènes. Une des pistes très sérieuses résiderait dans la composition du microbiote. En effet, la plupart des phyto-oestrogènes sont liés à des sucres et seuls 5 % d’entre eux se trouvent sous forme assimilable par l’organisme.

Pour être actifs, les phyto-oestrogènes doivent être « décrochés » de cette partie glucidique et transformés en composés biologiquement actifs par certaines bactéries du microbiote. Ces bactéries en question sont capables de produire des glycosidases, qui vont hydrolyser la génistéine et la daidzéine en molécules actives. Il semble que seules 30 % des femmes possèdent ces bactéries. Mais, bonne nouvelle, apporter des pré- et probiotiques augmente la biodisponibilité. Inversement, mettre des phyto-oestrogènes au menu favorise le développement d’un microbiote capable d’absorber les phyto-oestrogènes. C’est aussi ce qui explique pourquoi les Asiatiques répondent mieux au soja.

 

Non, le soja n’augmente pas le risque
de cancer du sein,
bien au contraire !

Alors que de nombreux professionnels de santé continuent d’interdire toute consommation de soja en cas de cancer du sein ou d’antécédents, les données scientifiques vont dans un tout autre sens. De nombreuses études montrent même un effet protecteur, même en cas d’antécédent de cancer du sein (baisse de mortalité allant jusqu’à 25 % et diminution de récidive d’environ 35 %).

Voici ce qu’affirme le Dr Jean-Michel Lecerf, de l’Institut Pasteur de Lille : « Chez les femmes qui consomment du soja tout au long de leur vie, notamment dans l’enfance et dans l’adolescence, le risque de cancer du sein semble réduit. Chez les femmes ménopausées, atteintes de ce cancer et sous traitement, ou ayant eu ce cancer, la prise de soja réduit le risque de mortalité et de récidive. Au regard des données les plus récentes, on ne peut plus en douter. »

Comment a-t-on pu se tromper à ce point ? Tout simplement parce que l’on s’est arrêtés au fait que des phyto-oestrogènes puissent potentiellement augmenter la charge en oestrogènes. En réalité, leurs mécanismes sont maintenant bien mieux compris. Ils la modulent et sont capables de limiter l’effet des récepteurs aux oestrogènes sur certains organes, notamment au niveau du sein et de l’utérus.

 

Quelle est alors la stratégie gagnante ?

1. Apporter des phyto-oestrogènes, mais de façon progressive, car ils ont un effet prébiotique et peuvent entraîner un inconfort digestif (ballonnements). Il est prudent, si vous n’avez pas l’habitude d’en consommer, de commencer par de petites quantités et de les augmenter très progressivement.

A. AU MENU :

  • soja (lait de soja, tempeh, tofu, miso, natto, flocons de soja…). Le seul point d’attention est lorsque vous êtes en hypothyroïdie. Vérifiez par une prise de sang que vous prenez suffisamment d’iode et consommez le soja à distance de votre traitement ;
  • graines de lin réduites en farine (à ajouter dans un yaourt de soja, par exemple) ;
  • céréales : avoine, seigle, sarrasin, millet, orge…

 

2. Avoir une alimentation riche en prébiotiques et « candidats » prébiotiques*, comme le thé vert, les oméga 3 (sardine, maquereau, hareng…), épices – tels le curcuma, la cannelle…

* Candidat prébiotique signifie qu’un effet prébiotique est produit.

 

3. Apporter des probiotiques (bactéries lactiques principalement) : par des yaourts, fromages au lait cru, aliments lactofermentés… ou un complément alimentaire.

 

4. Envisager de prendre des compléments de phytothérapie adaptés aux symptômes. Mais, attention, s’ils sont efficaces, cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas tous sans risque, loin de là. Voici quelques conseils afin de vous guider sans mettre votre santé en danger :

a. Contre les bouffées de chaleur : soja, pollen, huile d’onagre (1 g par jour) ;

b. Pour favoriser un meilleur sommeil et mieux gérer le stress : passiflore, valériane, eschscholtzia…

c. Contre l’anxiété : mélisse ;

d. Contre la rétention d’eau : queue de cerise, reine des prés, extrait de pépins de raisin, vigne rouge…

Les autres compléments ou huiles essentielles, tels la sauge sclarée, l’actée à grappe noire, le houblon, le trèfle rouge, sont aussi très efficaces mais devraient être pris sur conseil d’un professionnel de santé.

 

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5. Quelques petits conseils supplémentaires

a. Assurer des apports suffisants en vitamine E (huile de germe de blé, oléagineux, graines…) et en vitamine D (supplémentation quotidienne) ;

b. Avoir des apports suffisants ou se supplémenter en magnésium ;

c. Bouger : l’activité physique réduit le nombre et l’intensité des bouffées de chaleur et favorise un bon moral en plus d’une meilleure santé métabolique ;

d. Éviter :

  • de fumer,
  • un excès de café,
  • de manger très gras,
  • les pesticides,
  • l’alcool en excès.

 

Véronique Liesse
www.veronique-liesse-nutrition.com
Chaîne YouTube : L’Healthentiel

Les remèdes ancestraux de Hildegarde de Bingen

Hier : Abbesse vivant au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen, poétesse et musicienne, est considérée aujourd’hui comme la première véritable phytothérapeute moderne. Ses recettes et ses observations ont été transmises de génération en génération.

Aujourd’hui : Proclamée docteur de l’Église en 2012 par le Pape Benoît XVI, Hildegarde de Bingen reçoit alors la plus haute reconnaissance de l’Église catholique pour ses travaux et ses nombreux savoirs sur les plantes médicinales.

 

 

Voici 3 recettes de Hildegarde que vous pourrez reproduire chez vous :

LE VIN DE MARRUBE BLANC

Recommandé par la moniale, le marrube blanc (Marrubium vulgare) est une plante vivace à feuilles dentées et duveteuses, ressemblant à l’ortie, à partir de laquelle Hildegarde préparait un vin. Antitussive, elle soigne les toux rebelles, fluidifie les sécrétions bronchiques et facilite ainsi l’expectoration.

La recette

  1. Mélangez 10 g de marrube blanc, 30 g d’aneth, 30 g de fenouil avec 1 l de bon vin rouge.
  2. Faites bouillir 3 à 4 mn, puis laissez infuser 10 mn avant de filtrer.
  3. Prenez un petit verre de ce vin, chaud, plusieurs fois par jour, jusqu’à ce que la toux disparaisse.

 

ÉLECTUAIRE* DE POIRES OU MÉLANGE AU FENOUIL DES ALPES

Parmi les remèdes les plus célèbres de la moniale se trouve cette préparation, gourmande, fruitée et épicée, mélange de méum (fenouil des Alpes), galanga, réglisse et sarriette. Pensant que la maladie venait souvent des intestins, Hildegarde la recommandait pour nettoyer tout le système gastro-intestinal.

* L’électuaire est une préparation pharmaceutique de consistance molle, généralement formulée avec des poudres, des fruits, du sirop ou du miel.

Dans le panier de Hildegarde :

  • 8 poires bio
  • 8 c. à s. de miel bio
  • 30 g de poudre de fenouil des Alpes
  • 20 g de poudre de réglisse
  • 15 g de poudre de galanga

La recette

  1. Épluchez les poires, coupez-les en 2 et enlevez les pépins. Faites-les cuire dans de l’eau. Égouttez.
  2. Faites chauffer le miel au bain-marie, ajoutez les épices et remuez soigneusement.
  3. Ajoutez les poires, puis transvasez la préparation dans un pot en verre et conservez-la au réfrigérateur.

Le rituel bien-être : prenez ½ c. à c. à jeun le matin, 1 c. à c. après le repas le midi, et 1,5 c. à c. au coucher (ou après le repas du soir pour ne pas oublier la 3e prise).

Sachez que ce mélange existe prêt à l’emploi dans le commerce.

Contre-indication : en raison de la présence de réglisse, cette recette ne convient pas aux personnes souffrant d’hypertension.

 

L’ONGUENT À LA VIOLETTE

Il figure parmi les recettes les plus renommées de la moniale.

La recette

  1. Pressez des fleurs de violette pour en recueillir 60 ml de jus.
  2. Filtrez ce jus dans un linge propre.
  3. Ajoutez 20 ml d’huile d’olive et mélangez soigneusement.
  4. Faites fondre au bain-marie 20 g de cire d’abeille, puis retirez du feu.
  5. Versez par petits filets le mélange huile d’olive/jus de violette dans la cire d’abeille encore liquide tout en remuant régulièrement avec une cuillère en bois.
  6. Versez dans un pot en verre bien propre.

Le rituel bien-être : pour lutter contre les maux de tête, appliquez sur les tempes aussi souvent que nécessaire en massant.

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