LES HUMEURS DE LA CHOUETTE

Quand les masques tombent…

 

 

Vous me causez bien du tourment ! Vous avez encore trouvé le moyen de faire des cochonneries dans ma forêt.

C’est nouveau ! Le jeté de masque chirurgical au sol semble être le nouveau sport à la mode ! « Les cons, ça ose tout », comme disait Audiard.

Savez-vous combien de temps il faut pour que ce truc se décompose dans la nature ? Je ne trouve plus les mots ! Je suis au-delà de la colère. Quand je pense que ces masques sont censés vous protéger… vous faire durer un peu plus longtemps. Mais pour quoi faire ? À quoi pouvez-vous bien servir sur cette planète. Il en est chez vous qui se comportent comme des virus, détruisant leur environnement jusqu’à la fin, jusqu’à l’absurde.

Je sais qu’il en est parmi vous qui ont compris, qui protègent. Mais que pouvez-vous faire face à tous ces animaux stupides qui sont de vos congénères ?

On me dit que les choses s’arrangent. Que l’avenir n’est pas écrit, qu’à la fin de la fin, tout va s’arranger. Je veux le croire, je veux l’espérer. Mais lorsque j’apprends que vous avez réussi, en quelques mois, à en rajouter une couche en matière de pollution juste après que le confinement ait permis à la nature de reprendre un peu son souffle ! Vous interdisez les sacs plastique dans les magasins et, juste derrière, un bataillon de crétins invente un moyen de faire pire avec ces masques. Comment allez vous faire pour vous sauver vous-mêmes ?

Je vois bien que la moitié d’entre vous passe son temps à nettoyer ce que l’autre moitié souille sans vergogne. Un peu comme une famille qui aurait en son sein un voyou qui obligerait les autres à payer les dettes du cousin débile. Je vous souhaite bien du plaisir.

Autre chose, on me dit qu’après avoir été privés de fast-food, il en est qui ont fait des trois heures de queue pour avoir leur ration de junk food.

J’espère que cela valait le coup ! Je suppose que ces braves gens ont soigneusement récupéré les emballages de leurs sandwichs pour les jeter dans la bonne poubelle. Bon, il faut que je me calme.

J’ose croire que vous me pardonnerez mais vous savez que, quand on est colère, on est colère, comme disait mon tonton le Grand-duc. Je sais que les choses ne sont pas faciles pour les hommes et les femmes de bonne volonté, que vous êtes forcement si vous nous lisez !

Alors, je vais serrer du bec et continuer d’espérer et de croire en vous, les humains. De toute manière, vous allez y arriver, c’est une question de temps… Alors, je vous souhaite un bel été, en souhaitant que ce maudit virus vous foute un peu la paix. Un petit mot pour finir : si vous voyez un voyou jeter son masque, essayez la pédagogie ; et, si cela, ne marche pas, pouvez-vous lui donner une petite claque sur le museau de ma part…

Je plaisante, je suis sûre que la pédagogie va suffire.

Naturellement vôtre,

La Chouette