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Opinions

Et que raconterait Monsieur
Jean de La Fontaine aujourd’hui ?

France Guillain

C’est en relisant L’hirondelle et les petits oiseaux que je me fis cette réflexion.

Une hirondelle en ses voyages
Avait beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu
Peut avoir beaucoup retenu.

L’oiseau, de sa hauteur de vues et de ses grands voyages, avait compris que, là où passe la main de l’homme, il y a danger pour la gent animale et oiselière.

S’avisant qu’un champ voisin venait d’être labouré puis semé de grains, elle enjoignit les petits oiseaux de les picorer un à un, afin d’empêcher les hommes d’occuper cet espace ravi à la nature sauvage. Elle leur expliqua longuement que, bientôt, l’homme les pourchasserait sans pitié, les capturant dans ses filets.

Mais les petits oiseaux lui rirent au bec !

Eux vivaient bien contents, ce futur incertain était si loin, pourquoi s’en soucier ?

Les grains germèrent, le chanvre s’éleva, l’abondance du grain attira les petits oiseaux, qui finirent en cage, capturés par les humains. Et Jean de La Fontaine de conclure :

Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres,
Et ne croyons le mal que lorsqu’il est venu.

Cette histoire venue d’Ésope voici plus de 2 500 ans, racontée par Monsieur de La Fontaine il y en a 400, semble d’une bien cruelle actualité quand on observe, comme l’hirondelle, notre monde de très haut !

Pourtant, l’hirondelle n’avait pas économisé ses mises en garde. À peine le grain germé, elle conseilla d’arracher les herbes une à une. Puis, le chanvre monté en grains, elle recommanda aux oiseaux de se cacher. Mais personne n’en fit rien !

Les petits oiseaux étaient las de l’entendre et ne l’écoutèrent jamais.

Comme d’aucuns sont las d’entendre qu’il faut manger bio. Ne pas gaspiller ni polluer l’eau. Sortir d’une consommation effrénée. Faire du commerce équitable. Acheter local. Revenir à la permaculture. Cultiver notre jardin ou sur notre balcon.

Nous sommes aujourd’hui sur la terre entière comme ces petits oiseaux.

Depuis près de 70 ans, certains tirent la sonnette d’alarme : Monsieur Henri-Charles Geffroy, fondateur de La Vie Claire, décrivait dans ses livres, dès les années 1950, les inondations, le réchauffement de la planète, les sécheresses à venir et les hivers glaçants.

À l’instar de l’hirondelle de la fable, il insistait sur l’importance de manger bio, de consommer peu de viande, de faire le bain dérivatif tous les jours toute la vie si nous voulions éviter bien des maladies et des souffrances !

Lorsqu’en 1994, je lui rendis visite rue du Bac, à Paris, je lui demandai pourquoi il ne développait pas plus encore le bain dérivatif. Il me répondit : « C’est trop tôt. Les gens ne sont pas prêts. J’ai beaucoup aimé votre livre, Le bonheur sur la mer. C’est vous qui développerez le bain dérivatif. » Ce jour-là, vêtue d’une longue robe d’Ibiza, un bébé dans les bras, deux enfants en bas âge et mon voilier qui m’attendaient, il me fut absolument impossible d’imaginer ni même d’envisager de le faire un jour ! Comme les petits oiseaux !

À l’image de l’hirondelle, l’écolomag essaie de nous aider tous à anticiper, à éviter bien des maux ! À nous de ne pas nous conduire comme les petits oiseaux de la fable, ne serait- ce que pour protéger nos enfants !

France Guillain
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