Le tatouage, l’envers du décor…

Un Français sur 10 est tatoué et 20 % des moins de 34 ans ont succombé à cette nouvelle mode. Le tatouage n’est pourtant pas une pratique anodine !

Rappelons que le tatouage permanent consiste à introduire des colorants indélébiles dans la peau à 1 ou 2 millimètres de profondeur à l’aide d’objets pointus ou d’aiguilles afin d’obtenir un dessin. C’est donc un acte qui est loin d’être bénin. En janvier 2013, le Syndicat National des Dermatologues- Vénérologues a d’ailleurs mis en garde contre les tatouages. Même si peu d’incidents sont relatés, certaines encres contiendraient des métaux toxiques, comme l’aluminium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le fer, le mercure ou encore le nickel. D’autres renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques dangereux, comme le benzopyrène, certains étant classés cancérigènes par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

Une fois injectées dans le derme et soumises aux rayonnements UV, ces substances peuvent entraîner des réactions cutanées ou des allergiques locales. Cela peut provoquer des démangeaisons ou un gonflement de la peau, mais aussi l’apparition de dermatoses, telles que l’eczéma. Dans tous les cas, évitez de faire tatouer une partie de la peau sur laquelle il y a une coupure, de l’acné, des verrues ou d’autres anomalies. Le tatouage peut aggraver des lésions cutanées chez les personnes atteintes de problèmes de peau (psoriasis, vitiligo, sarcoïdose). Si vous avez un doute, il est préférable de demander l’avis d’un dermatologue.