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Un billet pour l’autonomie
Les fausses bonnes idées !

par Emmanuel Toitot

 

J’évoque ici avec vous, depuis quelques années, les solutions pour devenir autonome en énergie. Dans mes activités, il m’arrive – hélas de plus en plus fréquemment – de rencontrer des citoyens qui ont été leurrés par de fausses bonnes idées, incompatibles avec l’autonomie énergétique. De ce fait, à moins de réinvestir, l’accès potentiel à l’autonomie leur est fermé. Voici quelques-uns des concepts à éviter.

Stockage de l’électricité via batterie au lithium : Onéreux, sans recul suffisant, non recyclable et polluant, le lithium n’est pas une solution d’autonomie pragmatique. Et puis, comme il explose facilement, n’oubliez pas de signaler à votre assurance l’installation d’un parc lithium, et ne vous étonnez pas de voir votre prime augmenter… La durée de vie d’une batterie plomb est au moins équivalente à celle du lithium, soit 15 ans.

Véhicule électrique : Voiture ou moto, le véhicule électrique n’a de sens que s’il est rechargé au photovoltaïque ! Une recharge sur le réseau se fait à partir d’une électricité issue d’une centrale au fioul, au charbon ou nucléaire, qui génère des pertes d’énergie considérables, en plus d’empoisonner. Si la recharge solaire n’est pas envisageable, mieux vaut rouler avec un moteur thermique, ce sera moins polluant !

VMC double flux : Il me semble que, si une fenêtre s’ouvre, c’est justement pour renouveler l’air d’une maison. Alors, quel intérêt de vouloir installer une VMC double flux, de plus consommatrice électrique non négligeable, et qui peut même devenir dangereuse si ses filtres ne sont pas changés à temps ?

Pompe à chaleur, thermodynamie, géothermie : C’est en hiver, quand la production photovoltaïque est la plus faible, que vous aurez besoin d’un maximum d’énergie pour ce type de chauffage. Alors, où trouver cette électricité si le photovoltaïque ne peut pas la fournir ? Cela vous imposera de rester connecté au réseau et de ne pas pouvoir accéder à l’autonomie.

Poêle à pellet : Le pellet révèle un impact écologique douteux quant à sa fabrication, et votre approvisionnement passe obligatoirement par un distributeur, comme pour une chaudière au fioul. Où est l’autonomie dans ce concept ? Et je ne parle pas de l’entretien et pièces de rechange de ces poêles à granulés…

Filtre UV, osmose inverse : S’il vous plaît, arrêtez de tuer l’eau et de vous intoxiquer à petit feu par la même occasion avec ce genre de filtres ! Il existe des filtrations naturelles qui respectent l’eau – au charbon de coco, céramique et KDF (Kinetic Degradation Fluxion) –, qui retiennent 99,9 % des virus, bactéries, métaux lourds, résidus chimiques et médicamenteux.

Adoucisseur, anticalcaire :
Pour l’antitarte, il suffit de transformer le calcaire en aragonite, par une opération simple et naturelle de dynamisation de l’eau. Tout ceci sans perdre aucun oligoélément, sans ajouter quoi que ce soit et sans électricité.

Restons positifs !
La question du budget ne se pose pas puisque nous sommes sur les mêmes ordres de prix qu’une solution proposée dans le circuit classique. Nous disposons aussi des mêmes aides et subventions, et c’est tant mieux !

Libre à vous d’investir dans la solution qui vous satisfait aujourd’hui. Mais analysez bien l’impact de vos choix en matière énergétique à moyen terme, et orientez correctement vos dépenses. Ce serait dommage de devoir réinvestir une deuxième fois dans trois ans…

L’autonomie énergétique est une évolution à laquelle on ne pourra pas déroger, c’est une intime conviction. Alors, autant s’y préparer dès maintenant en méditant sur sa future installation, plutôt que d’y être contraint dans l’urgence… À vous de jouer !

Emmanuel Toitot
Expert en solutions autonomes
Conseil, vente et installation
www.toitot.com / 06 89 19 62 71