Un coffret de 4 huiles 100% bio de BIO PLANÈTE sera offert aux 20 prochains abonné(e)s.

Pour nos enfants : 
développons notre compréhension – 3

proposé par Nathalie Reinhardt
coordinatrice de l’Atelier Gordon
(www.ateliergordon.com)

Plus sur cet article et vos réactions sur notre page Facebook : L’Atelier Gordon France.
Partagez aussi entre parents dans notre groupe Facebook : Les Ateliers Gordon.

 

Voici le 3e article de notre série consacrée à l’exploration de moyens pour développer notre compréhension des autres et notre empathie. Magnifique projet !

Comme premiers petits pas, nous avons choisi de suivre le chemin tracé par Carl Rogers, créateur du courant de la psychologie humaniste. Pour lui, une relation d’aide réussie passe par 10 critères, qu’il nous propose sous forme de questions.

La relation d’aide étant « toute relation dans laquelle l’un au moins des deux protagonistes cherche à favoriser chez l’autre la croissance, le développement, la maturité, un meilleur fonctionnement et une plus grande capacité à affronter la vie ». Beau programme, non, pour nos relations avec nos enfants ?

Voici les 10 questions que Carl Rogers nous pose :

  1. Puis-je arriver à être perçu-e par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent-e au sens le plus profond ?
  2. Puis-je m’exprimer de façon à communiquer sans ambiguïté l’image de la personne que je suis ?
  3. Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?
  4. Puis-je, en tant que personne, être assez fort-e pour être distinct-e de l’autre ?
  5. Suis-je assez sûr-e de moi pour permettre à l’autre d’être distinct ?
  6. Puis-je me permettre d’être complètement dans l’univers des sentiments d’autrui et de ses conceptions personnelles et de les voir sous le même angle que lui ?
  7. Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?
  8. Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?
  9. Puis-je me libérer de la crainte d’être jugé-e par les autres ?
  10. Puis-je voir l’autre comme une personne en devenir, ou vais-je être bloqué-e par son passé et par le mien ?

Chacune de ces interrogations peut être le sujet de réflexion et d’étude. Après avoir exploré les questions 1 et 2 dans les 2 derniers numéros de l’écolomag, penchons-nous sur les 3e et 4e questions.

3- Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?

Pour certains d’entre nous, il n’est pas facile d’éprouver ces attitudes positives envers l’autre. Carl Rogers nous dit d’ailleurs qu’il se surprend lui-même, parfois, et est souvent témoin du fait que l’on a peur de ressentir ce genre de chose. Comme si connaître ces sentiments positifs nous rendait vulnérable ; on redoute alors d’être pris-e au piège. Et si éprouver ces sentiments pouvait nous conduire à des exigences vis-à-vis de nous-même, ou à être déçu-e d’avoir donné notre confiance ?

Aussi, par réaction, pouvons-nous avoir tendance à établir une distance entre nous-même et les autres, une réserve, une attitude « professionnelle », comme une protection dans nos relations interpersonnelles.

Se rendre compte de ces « protections » que l’on crée parfois est vraiment important tant elles nous empêchent de développer de magnifiques relations. Petit à petit, réenclencher un regard positif sur l’autre est certainement un ingrédient indispensable à l’amélioration des relations.

4- Puis-je, en tant que personne, être assez fort-e pour être distinct-e de l’autre ?

Carl Rogers nous pose les magnifiques questions suivantes, que je vous propose de déguster !

« Suis-je capable de respecter bravement mes propres sentiments, mes propres besoins aussi bien que les siens ? Puis-je posséder et à la rigueur exprimer mes propres sentiments comme une chose qui m’appartient en propre et qui est indépendante de ses sentiments à lui ? Suis-je assez fort dans ma propre indépendance pour ne pas être déprimé par sa dépression, angoissé par son angoisse ou englouti par sa dépendance ? Mon moi intérieur est-il assez fort pour sentir que je ne suis ni détruit par sa colère, ni absorbé par son besoin de dépendance, ni réduit en esclavage par son amour, mais que j’existe en dehors de lui avec des sentiments et des droits qui me sont propres ? Quand je peux librement ressentir cette force qu’il y a d’être une personne séparée, alors je découvre que je peux me consacrer plus entièrement à comprendre autrui et à l’accepter parce que je n’ai pas la crainte de me perdre moi-même. »

Comment, en effet, puis-je me centrer sur l’autre si je ne sais pas prendre soin de moi ? Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est du bon sens. Et c’est si important de comprendre cela. Dans les avions, avant le décollage, on nous annonce « en cas de dépressurisation, des masques à oxygène tomberont automatiquement… Placez votre masque sur le nez… avant de vous occuper de vos voisins. »

Qu’en dites-vous ?

Dans les prochains numéros de l’écolomag, vous trouverez des éléments sur chacune des 6 autres questions. Nous vous invitons à venir commenter, participer aux échanges en direct sur notre page Facebook pour enrichir le débat !

À très vite,

Nathalie Reinhardt
Fondatrice de l’Association Les Ateliers Gordon
www.ateliersgordon.org