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Pour nos enfants : 
développons notre compréhension

proposé par Nathalie Reinhardt coordinatrice de l’Atelier Gordon (www.ateliergordon.com)

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Alors que je demandais à ma fille Alexandra : « Si tu avais un message à faire passer aux parents, ce serait lequel ? », sa réponse a fusé : « Qu’ils développent la compréhension de leurs enfants… »

Merci, Alexandra, pour ce message ! Tu mets la lumière sur l’une des clés de la qualité des relations. Dans l’approche Gordon, nous travaillons beaucoup sur notre capacité d’écoute réelle de l’enfant et, dans nos ateliers, sur notre aptitude à être en empathie. Il s’agit de se mettre dans les chaussures de l’autre « pour de vrai », sans s’oublier soi, sans être emporté- e par le flot émotionnel de l’autre, sans en prendre la charge. C’est comme un muscle : cela s’entraîne, se fortifie. Cependant, il viendra toujours sur notre route une situation relationnelle pour nous montrer que, malgré tous les exercices de musculation effectués, tous les impacts merveilleux que cette musculation a eus pour nos relations, nous ne sommes jamais au bout du chemin. Cette compréhension de l’autre, cette empathie sont une voie de développement pour la vie. Quelle bonne nouvelle !

Pour creuser ces notions d’écoute, d’acceptation, d’empathie, je vous encourage à aller lire ou relire nos articles dans le Coin des parents des numéros 44, 53, 65 et 66 de l’écolomag.

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous un trésor qui m’a aidée à avancer sur ce chemin de la compréhension et de l’empathie.

Il s’agit des 10 caractéristiques des relations d’aide, telles que définies par Carl Rogers – LE psychologue humaniste qui a révolutionné la psychologie du XXe siècle. Carl Rogers décrit la relation d’aide comme « toute relation dans laquelle l’un au moins des deux protagonistes cherche à favoriser chez l’autre la croissance, le développement, la maturité, un meilleur fonctionnement et une plus grande capacité à affronter la vie ».

Voici les 10 questions que Carl Rogers nous pose. Elles sont autant de pistes de travail pour qui veut améliorer sa véritable compréhension de l’autre et sa capacité à l’accompagner. Je vous propose de les découvrir en les lisant lentement, en prenant conscience de l’impact qu’elles ont sur vous. Et, peut-être, de choisir celles d’entre elles qui résonnent le plus, que vous souhaiteriez creuser.

  1. Puis-je arriver à être perçu-e par autrui comme digne de confiance, comme fiable et cohérent-e au sens le plus profond ?
  2. Puis-je m’exprimer de façon à communiquer sans ambiguïté l’image de la personne que je suis ?
  3. Puis-je éprouver des attitudes positives envers l’autre : chaleur, attention, affection, intérêt, respect ?
  4. Puis-je, en tant que personne, être assez fort-e pour être distinct-e de l’autre ?
  5. Suis-je assez sûr-e de moi pour permettre à l’autre d’être distinct ?
  6. Puis-je me permettre d’être complètement dans l’univers des sentiments d’autrui et de ses conceptions personnelles et de les voir sous le même angle que lui ?
  7. Puis-je accepter toutes les facettes que me présente cette personne ?
  8. Puis-je agir avec assez de sensibilité dans cette relation pour que mon comportement ne soit pas perçu comme une menace ?
  9. Puis-je me libérer de la crainte d’être jugé-e par les autres ?
  10. Puis-je voir l’autre comme une personne en devenir, ou vais-je être bloqué-e par son passé et par le mien ?

Pour ma part, je sais que je souhaite continuer de travailler les questions 1, 7 et 8… Et vous ?

Je vous propose de faire de chacune de ces interrogations un sujet d’échange et de partage entre nous. En commençant par le début. Voilà quelques éléments sur la première question.

1- Puis-je arriver à être perçu-e par autrui comme digne de confiance,
comme
fiable et cohérent-e au sens le plus profond ?

Carl Rogers nous confie dans son livre Le développement de la personne qu’il lui a fallu du temps et de l’expérience pour trouver une réponse à cette question « meilleure et plus profonde ».

Au départ, il pensait que, s’il présentait tous les signes d’une personne de confiance, en étant par exemple ponctuel et toujours acceptant, alors cette condition se trouverait remplie.

Il a fini par comprendre que, pour être perçu comme une personne de confiance, la clé était que l’on puisse compter sur lui comme étant un être vrai. Il a employé le mot congruent pour désigner ce qu’il voulait être. « J’entends par ce mot que mon attitude ou le sentiment que j’éprouve, quels qu’ils soient, seraient en accord avec la conscience que j’en ai. Quand tel est le cas, je deviens intégré, unifié, et c’est alors que je puis être ce que je suis au plus profond de moi-même. »

Donc, la clé de cette question n’est pas la constance, ni la rigueur d’application de règles et de principes, mais la congruence. Par exemple : si je ne me sens pas prêt-e à écouter l’autre, il est clé de savoir le dire plutôt que de faire semblant. « Je vois que tu as besoin d’être écouté-e et là, moi, je ne peux pas. J’en suis désolé-e, vraiment. Est-ce ok pour toi si l’on prend du temps ce soir pour cela ? » Voilà comment faire preuve de congruence et développer la confiance !

Qu’en dites-vous ?

Dans les prochains numéros de l’écolomag, vous trouverez des éléments sur chacune des 9 autres questions. Nous vous invitons à venir commenter, participer aux échanges en direct sur notre page Facebook pour enrichir le débat !

À très vite,

Nathalie Reinhardt
Fondatrice de l’Association
Les Ateliers
Gordon
www.ateliersgordon.org