Prévenir les allergies printanières
par l’alimentation

Formée à l’Institut Méditerranéen de Documentation, d’Enseignement et de Recherches sur les Plantes Médicinales de Montpellier (IMDERPLAM), Christine Calvet est une conseillère de santé spécialisée dans les techniques de soins naturels et de prévention. À l’issue de cette formation, elle a choisi d’approfondir ses connaissances en diététique et en phytonutrition, pour accompagner notamment des personnes intolérantes au gluten et au lait ainsi que d’autres souffrant de surpoids et de diabète. Son objectif est d’enseigner « l’art de se soigner et de manger autrement » par des méthodes naturelles de prévention santé et une nutrition choisie, synthèse des travaux des Prs Henri Joyeux et David Servan-Schreiber, des Drs Catherine Kousmine et Jean Seignalet et du naturopathe Daniel Kieffer. Elle est installée à Perpignan, où elle consulte et anime des ateliers culinaires. Christine Calvet est également auteur culinaire. Pour la contacter : 06 86 44 91 96 – calvet-christine@orange.fr Site web de son association : http://harmovie.baguenaudes.fr/ et son blog : www.saisonsdemets.fr

par Christine Calvet

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Mars et avril, si joliment fleuris, signent pour certains le retour des allergies saisonnières : nez qui pique, éternuements, gorge qui picote, irritation des yeux, démangeaisons… Comment atténuer, voire même éviter ces désagréments ? Par la prévention, car rien n’est plus efficace que de les prendre en amont ! Ainsi, il convient dès à présent de soigner son assiette afin de s’assurer de la bonne santé de son foie et de sa flore intestinale.

I/ Les symptômes des allergies printanières sont, en médecine chinoise, liés au foie

Organe majeur de la gestion des déchets de l’organisme, s’il est surchargé, le foie détruira imparfaitement l’histamine (neuromédiateur impliqué dans les phénomènes allergiques) produite en excès par le corps.

Notre foie adore la saveur amère, les verdures et les jus verts riches en chlorophylle : aussi, mangeons des salades composées de roquette, cresson, d’épinards, de pissenlits et autres jeunes pousses amères de printemps. Tous les choux, dont la teneur en vitamine C et en composés sulfurés leur confère une action détoxifiante, la betterave rouge, riche en bétaïne, et les aliments qui stimulent la production de glutathion – le foie est le plus important centre de stockage de glutathion, antioxydant essentiel qui permet à l’organisme de se débarrasser des toxines et polluants indésirables – lui sont également favorables. Certains condiments et épices participent aussi à sa bonne santé.

FOCUS SUR QUELQUES ALIMENTS BÉNÉFIQUES POUR LE FOIE :

> L’avocat et les noix, qui aident l’organisme à produire le glutathion. Les noix sont, en outre, une source d’oméga 3, principaux anti-inflammatoires.

> Tous les légumes de la famille allium : ail, oignon, échalote, ciboulette, poireau sont riches en soufre, nécessaire à la synthèse du glutathion.

> Les légumes crucifères : tous les choux (en particulier le brocoli), les radis, le raifort, les navets, le cresson, la roquette… sont riches en composés soufrés, mais également en glucosinolates, qui facilitent la production d’enzymes digestives.

> Les légumes-feuilles, tels que les épinards, la roquette, les feuilles de pissenlits, la chicorée, la laitue… agissent comme mécanisme protecteur du foie en favorisant la production et le flux de bile.

> Le pamplemousse : très bien pourvu en vitamine C, qui prévient la sécrétion de l’histamine, et en antioxydants, il contribue à la purification hépatique. Il contient également un composé flavonoïde, la naringénine, qui aide le foie à brûler les graisses plutôt qu’à les stocker.

> Le curcuma : anti-inflammatoire puissant, c’est l’un des aliments les plus efficaces pour maintenir le foie en bonne santé. Il a été démontré qu’il le protège activement et régénère même des cellules hépatiques endommagées. Il améliore également la production naturelle de bile et réduit l’engorgement des conduits hépatiques.

II/ Des probiotiques naturels pour régénérer la flore intestinale

Le stress chronique subi ou que nous nous imposons (sport intensif, par exemple), le stress issu de notre alimentation (aliments mal digérés, comme ceux contenant du gluten et du lactose) enflamment notre intestin et détériorent sa flore. Or, le tissu lymphoïde intestinal (tissu composé des cellules de défense de l’organisme) représente la plus grande masse lymphoïde de l’organisme, faisant de cet organe l’acteur-clé de l’immunité. Une flore en mauvais état favorise donc les allergies.

Au printemps, c’est le bon moment pour se régaler avec des probiotiques naturels que sont :

– le pollen cru (dit aussi pollen frais, conservé au congélateur) : en effet, il contient d’importantes doses de lactobacilles et bifidobactéries provenant des estomacs des abeilles, utiles pour la restauration de la flore intestinale.

– les légumes lacto-fermentés sont une bonne source de probiotiques variés, surtout si l’on intègre à ses menus différents types de légumes lacto-fermentés, qui contiennent des fibres, donc des prébiotiques, la nourriture des bonnes bactéries intestinales.