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Rapport du GIEC : les principaux points

Rendus publics début août par le GIEC – le groupe des experts du climat de l’ONU –, voici les principaux points du rapport dédié à l’usage des terres et au réchauffement climatique :

Des terres dégradées

Les hommes utilisent directement plus de 70 % des terres émergées et non recouvertes par les glaces. Environ 1/4 de cette surface est dégradée par leurs activités.

L’expansion de l’agriculture et de la sylviculture, ainsi qu’une élévation des rendements, ont permis de nourrir une population croissante, mais ont aussi entraîné une aggravation du taux des émissions de gaz à effet de serre, une perte d’écosystèmes et une détérioration de la biodiversité. Le rapport insiste aussi sur la menace posée par la désertification et la nécessité de lutter contre ce phénomène.

Un réchauffement rapide

La température moyenne mondiale sur les surfaces émergées augmente plus vite que la température globale, océans compris. Depuis la période préindustrielle, elle a progressé de 1,53 °C, selon le rapport. Ce réchauffement provoque une hausse de la fréquence et de l’intensité des canicules et des sécheresses.

Le poids du système alimentaire

Notre système alimentaire pèse lourd dans les émissions de gaz à effet de serre. L’agriculture et les autres usages de la terre, comme l’élevage, représentent 23 % du total des émissions. Elles sont encore plus importantes en prenant compte de la totalité du système alimentaire et devraient s’amplifier à l’avenir. En effet, les habitudes alimentaires ont évolué au cours du demisiècle écoulé : l’approvisionnement en viande par habitant a plus que doublé en moyenne depuis 1961, alors même que 820 millions de personnes souffrent de la faim. Dans le même temps, 2 milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses et « 25 à 30 % de la production totale de nourriture est gaspillée ».

Comment utiliser les terres

Le GIEC a élaboré différents modèles pour imaginer comment limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C ou bien en dessous de 2 °C par rapport à la période préindustrielle. Ils incluent des mesures d’atténuation basées sur les terres et des changements d’usage, combinant boisement, reboisement, une déforestation réduite et des bioénergies.

Le rapport fait valoir que ces modèles limitent le réchauffement à 1,5 °C sans nécessiter des changements massifs d’usage des terres.

Les solutions sont à chercher du côté d’une réduction du gaspillage alimentaire, un changement de régime alimentaire – ce qui libérerait des millions de km2 de terres d’ici 2050 –, une restauration des écosystèmes, une amélioration de la gestion des forêts, une plus grande productivité alimentaire durable…