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© Tao

Soignez vos émotions
et bichonnez votre ventre !

Les conseils de la thérapeute
Fériel Berraies

« La rate au court-bouillon », « l’estomac dans les talons » ou, mieux encore, « des papillons dans le ventre »… nous connaissons ces expressions, qui sont le signe que notre estomac fait des siennes.

Le ventre est en effet
le réceptacle de nos émotions

Mais c’est surtout le lit de toutes les pathologies à venir. Beaucoup de nos bobos viennent en fait du déséquilibre de notre flore intestinale – ou microbiote –, mais aussi de certaines de nos émotions.

Saviez-vous que votre humeur interfère aussi amplement sur la qualité de notre microbiote ?

Une nouvelle étude pionnière de l’université de Californie, à Los Angeles (UCLA), démontre la corrélation entre le microbiote intestinal et les réponses émotionnelles de l’individu.

Car il existerait des interactions du microbiote intestinal avec diverses régions du cerveau qui affectent l’humeur et le comportement des personnes en bonne santé. Des études antérieures sur les animaux (rongeurs et chimpanzés) ont identifié un rapport entre le microbiote intestinal, les comportements sociaux et le bien-être.

Cette étude de Kirsten Tillisch, professeure associée de médecine à la Division des maladies digestives, et de ses collègues de l’UCLA apporte les premières preuves d’une interaction cerveau-microbiote chez les humains, en particulier lorsqu’il s’agit du lien entre la structure du cerveau et les réponses aux stimuli émotionnels. Les chercheurs ont choisi 40 femmes en bonne santé et les ont divisées en 2 groupes en fonction de la composition des bactéries intestinales de chaque personne. Un groupe de 33 personnes avait une plus grande quantité de bactéries appelées Bacteroides, les 7 autres présentaient davantage de bactéries intestinales nommées Prevotella.

Ensuite, les chercheurs ont engagé deux techniques d’imagerie cérébrale à la pointe de la technologie. Tout d’abord, ils ont utilisé l’imagerie de tenseur de structure et de diffusion (DTI) pour obtenir des mesures de la matière grise (contenant les corps cellulaires des neurones), ainsi que la densité de la fibre de matière blanche (contenant des fibres nerveuses) reliant différentes régions du cerveau. Deuxièmement, ils ont effectué des analyses cérébrales de l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) pour évaluer les différences de groupes basées sur les microbiotes, en réponse à l’observation d’images émotionnellement impactantes. La matière blanche et l’imagerie de matière grise ont montré des différences entre les grappes de Bacteroides et Prevotella. À titre d’exemple, le groupe de Prevotella a mis en évidence une connectivité de matière blanche plus robuste entre les régions émotionnelles, attentionnelles et sensorielles du cerveau. En ce qui concerne les volumes de matière grise, le groupe Bacteroides a fait ressortir sa plus grande présence dans le cervelet, les régions frontales et l’hippocampe.

Notamment, le groupe Prevotella a dégagé une connectivité plus fonctionnelle entre les régions sensorielles, émotionnelles et attentionnelles, combinée à des volumes inférieurs dans différentes régions du cerveau, y compris l’hippocampe. En outre, le groupe Prevotella a manifesté moins d’activité de l’hippocampe tout en observant des images émotionnellement négatives dans l’IRMf. Ce groupe a également affiché des niveaux plus élevés de sentiments négatifs que le groupe Bacteroides, tels que l’anxiété, la détresse et l’irritabilité, après avoir regardé des photos émotionnellement négatives.

Bien sûr, l’étude ne signifie pas qu’une causalité directe existe. Toutefois, comme l’indiquent les chercheurs dans leur conclusion : « Ces résultats soutiennent le concept d’interactions cerveau-microbiote chez les humains en bonne santé. Un examen plus approfondi de l’interaction entre les microbes intestinaux, le cerveau et les affections chez les humains est nécessaire pour informer les rapports précliniques que la modulation microbienne peut affecter l’humeur et le comportement. »

Cette recherche passionnante démontre la réelle corrélation entre le microbiote et le cerveau. Cela pourrait signifier de nouvelles approches pour le traitement et la prévention des troubles psychologiques, y compris l’anxiété et la dépression !

En sophrologie, nous travaillons sur les émotions qui provoquent des maux d’estomac.

Avoir les papillons dans le ventre comme quand on est amoureu-x-se, avoir le ventre qui gargouille quand on a faim, avoir des noeuds ou la boule au ventre face à une angoisse ou une contrariété, c’est réellement quelque chose que vous vivez.

En sophrologie, on considère que nos émotions et nos humeurs influent sur la qualité de nos organes à l’intérieur du ventre. Ce n’est pas pour rien que l’individu a développé des syndromes comme celui du côlon irritable, ou que beaucoup d’entre vous vivent souvent avec des spasmes physiques, nés de conséquences psychologiques lors d’une forte contrariété ou d’une forte frayeur.

Nous travaillons beaucoup en sophrologie sur la respiration abdominale pour tenter de ramener le calme dans la ceinture abdominale. Tout ce que vous ressentez, c’est votre ventre qui le reçoit !

En naturopathie, le ventre est le berceau des pathologies à venir.

Le ventre est le lit de toutes les pathologies à venir, de notre naissance jusqu’à notre mort.

Le fait de pouvoir ramener le calme permet aussi à ces milliers de milliards de bactéries qui peuplent votre intestin de faire sereinement leur boulot. Car elles ont un rôle que vous ne soupçonnez sans doute pas. Elles peuvent être à l’origine de certaines de vos envies ou pulsions alimentaires (la candidose, un champignon qui peut se trouver parfois dans les intestins, développe par exemple l’appétence au sucre).

Apprivoisez vos humeurs
pour calmer votre ventre

Plusieurs exercices en sophrologie sont centrés sur la respiration, interne et externe. Comme, entre autres, apprendre à souffler en expirant fortement le toxique hors de vous et, ensuite, insuffler, en inspirant profondément du bon air (on vide, puis on remplit toujours), de l’air positif et non toxique, à l’intérieur de votre ventre. Avec l’exercice du chauffage corporel, entre autres. Citons également le Nauli (brassage abdominal), qui par des mouvements de va-et-vient en sortant et en rentrant le ventre, stimule le positif à l’intérieur de votre ventre. Car tout est dans la visualisation mentale et la pensée positive. Il faut toujours se concentrer sur l’intention de l’exercice.

Pour résumer, misez sur une alimentation saine, une pensée positive, une diète, et faites une cure de probiotiques pendant 3 mois.

Idéalement et pour les plus courageu- x-ses d’entre vous, se purger avant, mais cela est quelque peu invasif. Commencez déjà par reprendre les bons mécanismes, on enlève tout ce qui est toxique autour de nous : personnes, situations, pensées et émotions, manque de sport, mauvaise alimentation, antibiotiques et pesticides. On se met au zen, à la méditation, on mange bio et équilibré, on fait de la sophrologie.

Les références des études

Structure du cerveau et réponse aux stimuli émotionnels liés aux profils microbiens intestinaux chez les femmes en bonne santé. Tillisch, Kirsten ; Mayer, Emeran; Gupta, Arpana; Gill, Zafar; Brazeilles, Rémi; Le Nevé, Boris; van Hylckama Vlieg, Johan ET; Guyonnet, Denis; Derrien, Muriel; Labus, Jennifer S. Médecine psychosomatique : publié en ligne en amont le 29 juin 2017 DOI: 10.1097/ PSY.0000000000000493

Pour en savoir plus sur le microbiote, voir Microbiote intestinal et santé sur le site de l’Inserm (inserm.fr).

Article rédigé par Fériel Berraies, chercheur en sciences sociales, experte genre
Sophrologue certifiée RNCP spécialisée (cancer, sexualité, périnatalité, enfance, adolescence, personnes âgées et entreprises)
Hypnothérapeute, en formation en naturopathie
Prix Sanitas de l’innovation santé à Monastir Tunisie en 2018
Prix UFA 2015 à Bruxelles
Site : feriel-berraies-therapeute.com
Lui écrire : fbsophro@gmail.com