Opinions

Une pépite trop ignorée !

France Guillain

© www.amem57.fr

Il y a 13 ans, je publiais un livre titré Lait de jument, qui m’attira les foudres d’éleveurs, car j’aime trop les chevaux pour qu’ils soient transformés en pauvres vaches laitières dotées de ptôses mammaires, privées de leurs petits, et dont les mâles partiraient à l’abattoir.

Par ailleurs, le lait des juments y était pasteurisé, mis en poudre, cuisiné à toutes les sauces, ce qui non seulement lui ôte ses principales qualités, des tableaux comparatifs l’attestent, et, en précipitant l’albumine, le rend toxique. Aussi, lorsque Dominique Vogel du Domaine de La Voie Lactée me parla de lait de juments, mon sang ne fit qu’un tour ! Elle eut beau essayer de me rassurer en me garantissant que leurs chevaux à eux, de magnifiques Haflingers, n’iraient jamais à l’abattoir, que les poulains mâles et femelles grandissaient des années avec leur mère et le troupeau, je voulais voir de mes yeux, m’assurer du bien-être et du bonheur de ces chevaux dans les Vosges.

De plus, le lait de ces juments n’existe que cryogéné et lyophilisé, donc jamais chauffé.

Je suis allée plusieurs fois à La Voie Lactée, et, vraiment, j’y ai tout vu : la liberté de la vie de ces splendides chevaux et de leur reproduction tranquille, les jeunes qui grandissent en paix avec leur mère, leurs cousins, leurs tantes, durant des années, avant d’être achetés par des amoureux des chevaux, la traite d’une minute et demie, à la main de Patrick Vogel, une à une, avec, contre elles, leur petit qui est doucement caressé par Éléonore Vogel, toutes choses que vous pouvez aller à tout moment vérifier vous-mêmes, vous serez toujours bien reçus ! Car, chez les Vogel, on n’a rien à cacher. Et chez les Vogel, le travail, c’est 24 h/24, le sommeil faisant sans aucun doute partie du travail. J’ai donc appris là-bas beaucoup de choses. Et en premier lieu, que le lait de jument ne doit pas être regardé comme un produit laitier tel qu’il est communément admis. On n’en fera jamais son chocolat au lait, car il ne doit jamais être chauffé, ne doit pas dépasser 38 °C. Il est impossible d’en faire du fromage, par manque de caséine. Tout fromage dit de pur lait de jument est un mensonge et est à fuir. Le lait de jument, prélevé au 5e mois chez la jument comme seuls le font les Vogel en France, quand le poulain est déjà grand et se nourrit essentiellement d’herbe, est, à l’instar du lait maternel à partir du 6e mois de lactation, un véritable soin, fortifiant, richissime en anticorps, réparateur de tout l’organisme. Il a perdu les hormones de croissance et le gras, et il est extrêmement proche du lait maternel. Ceci tient au fait que les juments n’ont, comme nous, qu’un seul estomac, contrairement aux vaches, brebis et chèvres. Sachant que, dans plusieurs parties du monde, le lait de femme pris au 6e mois de lactation est aussi très utilisé avec succès à titre curatif ; étant donné que, dans nos pays, il est plutôt inaccessible, celui de juments libres, heureuses, nourries de manière naturelle et bio est une véritable pépite !

C’est la raison pour laquelle je lui ai consacré un chapitre entier dans 7 aliments précieux récemment publié chez Eyrolles éditions, afin d’en montrer tous les avantages.

Sur moi, les effets les plus spectaculaires rajoutés à ma Méthode sont : une grande régularité d’énergie, plus de « flop » en milieu de journée, sachant qu’à 78 ans, je travaille 70 heures par semaine, publie des livres tous les ans et parcours au minimum 45 000 km par an, fais des conférences chaque semaine et des séminaires. Une amélioration très nette aussi de la vue et de l’ouïe, avec une étonnante récupération de l’audition malgré les dommages subis par mes tympans lors de plongées profondes lors de mes navigations. Ce lait de juments des Vosges est aussi un excellent réparateur de la flore intestinale, si importante pour le bon fonctionnement de notre cerveau. Je suis tellement émerveillée que je ne pouvais pas laisser confondre ce lait très exceptionnel avec un vulgaire produit laitier. Ni laisser croire que tous les éleveurs de chevaux étaient une entrave à leur liberté et leur bonheur de vivre. Il suffit de voir ce troupeau de 140 chevaux, à l’abri les jours de froid ou de tempête. Dans l’immense hangar, ils sont totalement libres ! Les juments se mettent par petits groupes de 3 ou 4, entre copines, les petits s’amusent sous le regard bienveillant et régulateur de vieilles juments. Pas de bagarres, chacun circule à sa guise, pas de box pour les isoler les uns des autres. La zénitude totale chez les chevaux. Un grand merci à l’écolomag de nous permettre de montrer qu’entre l’animal et l’homme, une symbiose est possible, pour un meilleur partage de nos énergies, et au profit de tous !

France Guillain
Vient de paraître : 7 aliments précieux
éditions Eyrolles
www.bainsderivatifs.fr
Méthode France Guillain

 

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