Home / Humeurs / C’était un p’tit bonheur que j’avais ramassé… par France Guillain

« C’était un p’tit bonheur que j’avais ramassé… sur le bord d’un fossé »*

S’il est UN point commun entre tous les hommes, les femmes, de tous les pays du monde, un point qui nous rassemble et nous rende tous heureux, égaux dans notre fragilité comme dans notre force suprême, ce point commun entre tous, c’est bien la quête du Bonheur !

Que celui qui ne cherche pas le bonheur lève la main !

Dans tous les secteurs de la vie – politique, scientifique, éducatif, familial, écologique –, la recherche du bonheur est omniprésente : I have a dream, j’ai un rêve, nous avons un rêve. Toutes les améliorations techniques, médicales, politiques, éducatives de toutes sortes prétendent améliorer la vie et le bonheur d’exister.

Toute la question reste de savoir le bonheur de qui et comment ?

À l’instar de la chanson de Félix Leclerc, il semble que nombre d’entre nous se fourvoient en espérant le cueillir au bord d’un chemin, comme nous aimerions cueillir gratuitement, le long des sentiers, les fruits et les fleurs sans les avoir semés, arrosés, protégés durant des mois, des années le plus souvent !

En des temps où le tout, tout de suite et sans effort est presque perçu comme un droit, où l’idée que le bonheur est le droit absolu de chacun, il semble urgent de nous souvenir que l’on ne peut récolter que les fruits de ce que l’on sème soi-même, à chaque instant, le long du chemin.

Et donc, que pour récolter le bonheur, le plus simple, le plus rapide, le plus efficace est de le semer soi-même, à chaque instant.

Car, à se contenter de ramasser celui que les autres ont abandonné, nous nous retrouverions, comme dans la chanson de Félix Leclerc, abandonné nous-même à nos peines par un p’tit bonheur qui part toujours la tête haute, sans joie, sans haine !

Mais alors, dirons-nous, où trouver les semences de ces petits bonheurs à cultiver le long de nos chemins ?

Les réserves sont énormes, les silos sont pleins et débordent et nous brûlent les doigts, mais au lieu de comprendre ce que nous avons à faire, nous mettons des gants, nous passons de la crème sur nos mains.

Au lieu de regarder avec amour chaque être vivant qui nous entoure – plante, animal, insecte, humain –, au lieu de sourire et de partager, nous regardons l’arbre pour ce qu’il peut nous donner, son bois, sa sève, ses fruits, son ombrage.

L’animal plaît pour sa chaleur réconfortante, son lait, sa chair, son poil bien chaud sur nous pour l’hiver, sa docilité, ou sa capacité à nous protéger. L’humain est le patron, le collègue, la famille qu’il faut bien supporter et soutenir par devoir, et, dans la rue, c’est l’inconnu que l’on ne salue pas, ou, plus simplement, le voleur ou l’agresseur potentiel !

Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, ma chère, vous comprenez !…

Eh, oui, nous comprenons !

Mais pour comprendre complètement, parfaitement, que le monde ne peut plus du tout tourner carré au lieu de tourner rond, il est urgent pour chacun d’entre nous de penser, de réfléchir, de nous arrêter un instant au bord de notre chemin.

De tous temps, des penseurs nous y ont aidés avec force : Platon, Descartes, Confucius, les Rimpoché successifs, mais aussi d’autres contemporains comme Khalil Gibran, Ivan Illich, Boris Cyrulnik, Michel Serres.

C’est aussi ce que le moine bouddhiste Matthieu Ricard, avec Plaidoyer pour l’altruisme , nous offre, au travers d’une étude approfondie de l’altruisme vu et analysé sous tous les angles : politique, scientifique (neurosciences), économique, éducatif, écologique, médical, etc. Et nous offre là un réservoir inépuisable de graines de bonheur à semer à chaque instant de notre vie, dans nos maisons, nos écoles, nos lieux de travail, mais aussi en nous-même.

Des semences garanties non-OGM et à croissance immédiate, donnant des fruits délicieux tout de suite et sans attendre, exactement ce qu’il nous faut pour satisfaire notre impatience, dans un monde où tout va de plus en plus vite !

Comment imprimer tout au fond de nos coeurs le besoin irrépressible du bonheur de l’autre, vivant autour de nous, comment retrouver le sourire qui sauvera peut-être du suicide l’inconnu croisé dans la rue…

Le vrai sourire du bonheur de l’autre que l’on sent au fond de ses tripes, sourire que l’on ne contrôle pas, qui jaillit de soi spontanément, quand on ne s’y attend pas.

Voici donc le plus beau voeu pour 2014, avec le soutien sans faille de l’écolomag, qui veut notre bien à tous !!

www.bainsderivatifs.fr
Le Miam-Ô-5 et Le Miam-Ô-Fruit
Éditions du Rocher
La Méthode France Guillain et Le Bain dérivatif ou D-CoolinWay
Éditions du Rocher

* Chanson : Le p’tit bonheur de Félix Leclerc

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