Habitat

L’écolomag N° 81

Janvier – Février 2021

Rubrik’ à trucs Spécial Beauté

Des vapeurs de fenouil pour soulager les yeux

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La fumigation de fenouil est très intéressante pour se débarrasser de la conjonctivite et faire dégonfler les paupières enflées.

Il faut moudre 1 c. à s. de graines de fenouil. Déposez-les dans un bol, puis versez de l’eau frémissante. Penchez-vous au-dessus du bol, la tête recouverte d’une serviette, et laissez vos yeux ouverts au-dessus de la vapeur pendant 10 mn (attention à ne pas vous brûler).

 

Lotion tonique pour raffermir les seins

Faites infuser 30 g de serpolet, 30 g de thym et 20 g de romarin dans 50 cl d’eau frémissante. Filtrez, puis réservez jusqu’à complet refroidissement. Transférez dans un flacon spray, puis vaporisez sur les seins. Laissez poser 20 mn, et rincez avec un jet d’eau froide.

 

Du rhum à la sauge pour stimuler la pousse des cheveux

Réalisez une décoction de sauge en versant 50 g de feuilles sèches dans 1/2 litre d’eau froide. Faites bouillir 5 mn, puis laissez infuser 10 mn. Filtrez et ajoutez 1/2 litre de rhum. Chaque matin, appliquez cette lotion en frictions sur le cuir chevelu, après avoir bien agité le flacon.

 

Du jus de concombre pour favoriser la pousse des cheveux

Avec sa richesse en sels minéraux et, surtout, en soufre et en silice, le jus de concombre active la pousse des cheveux et se présente comme un remède opportun contre leur chute. Buvez chaque jour 2 verres de jus de concombre, obtenu à l’aide d’une centrifugeuse, durant 6 semaines.

Belle et bien moi !

Le mouvement body positive a permis de dénoncer l’idéalisation des corps, ainsi que le diktat de la société en matière de beauté, et de nous décomplexer. Et ça, c’est une très bonne chose !

Nous prenons enfin conscience que notre singularité, nos défauts peuvent être de précieux atouts. Notre libre arbitre dans le domaine de la beauté doit être ROI. L’essentiel est que nous nous trouvions belle ou beau, au-delà de toute beauté normative, sans être jugé·e, ni critiqué·e. Notre perception de cette beauté si singulière ne doit aucunement être influencée par une société réductrice. On peut décider de ne pas s’épiler et de vivre avec notre cellulite ou nos vergetures, ou l’on peut aussi faire appel à la nature pour se sentir mieux dans notre peau. Avoir le choix sans être jugé·e, telle est la beauté décomplexée qui nous va bien !

Les alliés au naturel pour gommer la cellulite

Si les femmes acceptent de plus en plus leurs rondeurs, l’aspect de leur peau (ferme, avec peu de cellulite) demeure un critère important. Savez-vous que 80 à 95 % des femmes sont concernées par la cellulite, et ce quel que soit leur poids ? Car les hormones féminines, appelées oestrogènes, favorisent le stockage des graisses.

Rappelons que la cellulite se définit par une augmentation du volume des adipocytes, les cellules graisseuses situées en profondeur dans l’hypoderme. La peau prend alors un aspect bosselé et présente des capitons disgracieux, la fameuse peau d’orange.

Le phénomène est surtout localisé sur les cuisses, les fesses et les hanches.

Il n’existe pas un seul type de cellulite, mais trois…

La cellulite adipeuse lorsque les adipocytes s’enflamment et se dilatent ; ils repoussent les fibres de collagène qui les entourent et tirent sur l’épiderme. Elle est la plus fréquente et coexiste souvent avec l’une ou l’autre des autres formes.

La cellulite aqueuse est liée, quant à elle, à une rétention d’eau, résultat d’une mauvaise circulation sanguine et lymphatique. Les chevilles et les pieds peuvent prendre du volume en fin de journée ou le poids varier de plus de 1 kg d’un jour à l’autre.

La cellulite fibreuse est le résultat d’une fibrose, c’est-à-dire une déformation et un durcissement des fibres de collagène qui emprisonnent les adipocytes. Elle est compacte sous les doigts et souvent douloureuse.

Si l’apparition de la cellulite est généralement déclenchée au moment d’intenses bouleversements hormonaux, tels que la puberté, la grossesse, l’allaitement ou la ménopause, d’autres facteurs peuvent intervenir : insuffisance veineuse et lymphatique, manque d’exercice physique ou encore la consommation excessive de sucres, particulièrement des sucres raffinés et édulcorants.

On sait depuis longtemps que le sucre n’est pas bon pour l’organisme. Mais ce que l’on sait moins, c’est que plusieurs mécanismes liés à son métabolisme sont directement impliqués dans la formation des capitons. Non seulement les adipocytes sont très sensibles à l’insuline – l’hormone sécrétée par le pancréas en présence de glucides –, ce qui fait grossir et amplifie la cellulite ; mais il est aussi responsable de la glycation du collagène, un des phénomènes à l’origine de la fibrose. Les molécules de glucose se combinent au collagène et rigidifient leurs fibres pour emprisonner les adipocytes. Or, plus les tissus sont fibrosés, plus la cellulite devient difficile à déloger. On le sent sous les doigts, c’est compact, dur et, parfois, douloureux.

L’idée n’est bien évidemment pas de supprimer tous les sucres, mais d’éviter tout excès et, surtout, de savoir bien les choisir, en privilégiant les sucres non raffinés, tels que le sucre de fleur de coco, la sève de kitul…

Les alliés anticellulite

1. On se bouge !

La cellulite adore l’inactivité ; par conséquent, pratiquer une activité physique permet de lutter contre toutes les formes de cellulite. Grâce au sport, on gagne en tonicité musculaire tout en diminuant la masse grasse et on booste la circulation sanguine. Alors, on marche dans la mer dès qu’on en a l’occasion, on pratique de l’aquabiking en piscine ou dans des centres spécialisés et on marche par tous les temps !

2. On ne lésine pas sur le palper-rouler !

Cette technique, qui consiste à pincer un pli de peau et à le faire rouler pour casser les capitons, est reconnue pour éliminer tous les types de cellulite.

Si quasiment tous les professionnels du massage le proposent, il est possible de le pratiquer en automassage, avec donc la possibilité de le réaliser tous les jours à moindre coût.

Comment faire ?

Comme son nom l’indique, l’objectif est de palper et de faire rouler la couche de graisse située entre la peau et les muscles.

Attraper un « boudin » de peau entre le pouce d’un côté, les autres doigts de l’autre. Soulever et faire rouler le pli de peau lentement en poussant avec les pouces. On s’aide en déplaçant les autres doigts, pour faire comme un effet de vague avec la peau.

Adapter sa force au geste, ni trop fort pour ne pas se faire mal, ni trop doucement pour être efficace. Augmenter progressivement la pression des doigts et la durée du massage.

Comment pratiquer le palper-rouler des cuisses ?

Debout, posez le pied sur une chaise, placez les doigts au-dessus du genou pour saisir un pli de peau. Le repousser vers le haut de la cuisse. Faites plusieurs bandes verticales pour couvrir l’ensemble de la cuisse, intérieur, extérieur, en démarrant du genou vers les hanches.

Comment pratiquer le palper-rouler du ventre ?

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En position debout, pétrissez un côté de la taille quelques instants, puis faites rouler un pli en ligne horizontale jusqu’à l’autre côté. Faites plusieurs lignes horizontales sur toute la surface du ventre. On peut également travailler des lignes verticales, toujours en allant du bas vers le haut.

Massez-vous tous les jours, c’est aussi la régularité qui compte : plus on pratique le palper-rouler, plus la cellulite s’atténue. Le palper-rouler lui-même s’effectue facilement sans huile. Mais, avant votre séance, préparez la zone en la massant avec une huile de calophylle inophyle (car elle stimule la circulation), d’argan ou d’avocat (elles rendent la peau plus tonique), ou d’andiroba (qui atténue l’aspect de la cellulite)…

Pour faciliter le palper-rouler maison, sachez qu’il existe des ventouses très efficaces, qui non seulement vous faciliteront la tâche, mais également optimiseront l’efficacité du geste. Plusieurs marques en proposent, manuelles ou électriques.

La ventouse électrique reproduit automatiquement le palper-rouler, sans aucun effort, et aspire la peau de manière continue et personnalisable. Certains modèles sont même dotés d’une fonction EMS (électro-myostimulation), qui envoie de petites stimulations électriques à la peau pour éliminer et drainer les capitons cassés. Pour cela, les têtes de la ventouse ont spécialement été équipées de petites plaques qui diffusent un courant EMS.

3. On pratique le brossage à sec

Le brossage de la peau à sec (sans eau ni huile) est l’une des actions les plus efficaces pour nettoyer le système lymphatique. Il stimule la lymphe et facilite l’évacuation rapide des déchets proches de la surface du corps. Par la suite, les autres toxines trouveront plus facilement leur chemin via les organes majeurs pour l’élimination. Le brossage à sec conduit également à un raffermissant des tissus, ainsi qu’à une diminution de la cellulite et de l’effet peau d’orange.

Comment faire un brossage à sec en 10 minutes top chrono ?

Avec l’aide d’une brosse à poils souples en fibres naturelles :

  • On commence par masser les zones « portes d’entrée »* pour les activer, puis on démarre le massage du corps par les extrémités.
  • Le massage du corps doit durer une dizaine de minutes, autant dire que vous pouvez ajouter ce nouveau geste beauté sans trop de difficulté à votre routine quotidienne. Au fil des jours, vous sentirez les effets bénéfiques et aurez même du mal à vous en passer.
  • Le massage se fait sur peau nue et sèche par massages doux. Rien ne sert de frotter trop fort, mieux vaut faire 2 passages doux.
  • On commence par une jambe, en partant du pied. On amène la lymphe de l’arrière du mollet au devant de la jambe. Même mouvement pour les cuisses, de l’arrière au devant. Puis on remonte du pied, sur le tibia, puis le devant de la cuisse, et ce jusqu’au creux de l’aine pour évacuer les toxines.
  • Cette opération est à renouveler 3 fois pour chaque jambe.
  • Pour les bras, partir des mains, puis diriger les mouvements vers les aisselles. De la même manière, répéter 3 fois l’opération pour chacun des bras.
  • Le seul moment où l’on a un mouvement de descente, c’est pour le ventre, car le mouvement part du dessous de la poitrine vers l’aine (et donc descend).
  • Pour le dos, partir du milieu du dos et ramener la brosse sur le côté du buste, puis le devant du corps. Se diriger vers la porte d’entrée la plus proche. La partie haute du dos vers les aisselles, et la partie basse vers le pli de l’aine.
  • Le brossage se pratique avec des gestes doux. Chacun·e pourra adapter l’intensité pour un confort optimal. Mais n’oubliez pas qu’il vaut mieux plusieurs passages doux qu’un seul fort. Si la peau va devenir légèrement rouge, elle ne doit en aucun cas être blessée ni écorchée par le passage de la brosse.
  • Si vous ressentez de légers picotements sous la peau, c’est tout à fait normal. La circulation du sang est, elle aussi, réactivée. Vous finirez par apprécier chaque jour un peu plus ce rituel beauté.

* Ce sont les zones ganglionnaires superficielles : les ganglions auxiliaires, situés sous la peau au niveau des aisselles, et les ganglions inguinaux, placés sous la peau au niveau du pli de l’aine.

À faire 3 ou 5 fois par semaine.

4. On mise sur la cryothérapie corps entier

Appelée également neurocryostimulation, cette méthode expose le corps à des températures de froid extrême (- 110 °C) pour stimuler le métabolisme et l’aider à éliminer les toxines.

Soumise à un froid intense, la peau devient immédiatement plus tonique et les capitons diminuent.

5. On fait confiance à l’algue calcaire !

De la famille des Corallinacées, l’algue calcaire (jania rubens) – utilisée sous forme d’extrait hydro-glycériné – participe à la réactivation de la lipolyse dans les adipocytes, en augmentant la synthèse des aquaporines, canaux présents dans les membranes cellulaires et indispensables au bon métabolisme des cellules. Elle aide également à réactiver la synthèse du collagène dans les fibroblastes, à freiner l’invasion du derme par les adipocytes, caractéristique de la cellulite, et à prévenir la formation de la peau d’orange en augmentant l’expression de l’adiponectine, protéine qui module le catabolisme (destruction) des acides gras et l’expansion du tissu adipeux.

Recette express : mettez 82 gouttes de cet extrait* dans 100 ml de crème pour le corps neutre bio et bien mélanger. À appliquer quotidiennement en massages sur les zones concernées. Pour une peau lissée et raffermie !

6. On n’oublie pas le lierre grimpant (Hedera helix)

Riche en saponines (hédéragénine glycosides, hédéracoside C, hédérine alpha et bêta), le lierre, utilisé sous forme d’extrait hydroglycériné*, est particulièrement utile en tant qu’anticellulite : les saponines aident les lipides stockés dans les cellules grasses de la peau à retourner dans le réseau sanguin pour être éliminées ou utilisées en source d’énergie. Également raffermissant, il retend la peau, diminuant ainsi l’effet peau d’orange.

* Vous trouverez ces 2 extraits sur le site : www.aroma-zone.com

7. On adopte l’huile essentielle de christe marine (Crithmum maritimum)

Petite plante maritime, résistante au sel et à la sécheresse, très riche en sels minéraux, vitamine C et bêtacarotène, la christe marine est l’huile essentielle star anti-capitons. Vous pourrez la diluer dans une huile végétale, un gel ou une crème neutre à hauteur de 0,5 à 1 % (soit 16 ou 32 gouttes pour 100 ml de soin).

 

Recettes proposées :

Gelée « À l’assaut des capitons ! »

Enveloppement marin minceur

Bien vivre sa ménopause

Si le vieillissement cutané est un phénomène naturel, il est fortement influencé par les facteurs génétiques ou hormonaux ; avec, pour les femmes, l’étape cruciale de la ménopause.

Dès lors, la peau se déshydrate et se relâche, la microcirculation cutanée est ralentie et favorise l’apparition de poches sous les yeux. La peau perd de sa tonicité et se dessèche, laissant apparaître des rides. Elle est moins bien oxygénée et perd de l’éclat.

Des soins profonds sont nécessaires pour relancer le métabolisme cutané, redensifier la peau, la restructurer et la nourrir efficacement.

Voici nos conseils au naturel pour surfer en beauté sur la ménopause.

 

Accompagner la ménopause en beauté

Si le vieillissement cutané naturel peut être accéléré par une mauvaise hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, tabac, pollution environnante…), il peut être aussi ralenti, voire limité, grâce à des soins efficaces et des actifs ciblés au naturel.

Hydrater intensément la peau

À la ménopause, notre sécrétion de sébum s’affaiblit et l’effet barrière de notre couche cornée est amoindri. Conséquence : la peau se déshydrate. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la sécheresse cutanée est la première préoccupation des femmes ménopausées, bien avant les rides.

Les actifs stars

LE COLLAGÈNE VÉGÉTAL : il est généralement composé de glycoprotéines extraites de levures non génétiquement modifiées, similaires aux protéines qui forment naturellement le tissu de soutien de la peau. Il améliore l’hydratation de la peau et prévient sa déshydratation. Il apporte aussi douceur, souplesse et élasticité à la peau.

Le rituel beauté : mettre 20 à 40 gouttes dans une crème neutre. Appliquez sur le visage matin et soir.

LE SQUALANE VÉGÉTAL : extrait de l’huile d’olive, le squalane participe à la restauration de la barrière lipidique et protège la peau et le cheveu de la déshydratation.

Le rituel beauté : mettre 5 à 15 % (sachant que 1 ml = 27 gouttes) dans des crèmes et baumes, 30 à 70 % dans des huiles végétales. Par exemple, pour un flacon de 50 ml, vous pourrez intégrer environ 65 gouttes minimum de squalane végétal. Appliquez sur le visage matin et soir.

LES CÉRAMIDES : dérivés de l’huile de tournesol, les céramides végétaux sont relipidants et protecteurs pour la peau. Ils aident à maintenir l’hydratation cutanée.

Le rituel beauté : mettre 5 à 15 % (sachant que 1 ml = 27 gouttes) dans des crèmes et baumes, 30 à 70 % dans des huiles végétales. Appliquez sur le visage matin et soir.

ACIDE HYALURONIQUE D’ORIGINE NATURELLE : il peut être obtenu, par exemple, par fermentation de blé par des levures non OGM. C’est un actif hydratant et repulpant d’exception.

Le rituel beauté : intégrez 0,5 % dans une crème ou un gel neutre, par exemple 0,15 g pour un contenant de 30 ml. Appliquez sur le visage matin et soir.

 

Redensifier, raffermir, redessiner l’ovale du visage

La peau carencée subit de plein fouet la chute hormonale. Mais ce n’est pas tout… Nous perdons environ 30 % de notre collagène les 5 premières années de la ménopause.

Les actifs stars

LE MACÉRÂT DE BELLIS : produit par macération huileuse de fleurs de pâquerettes, il est réputé pour être tenseur et galbant, tout en redonnant fermeté à la peau.

Le rituel beauté : il peut s’utiliser seul ou en synergie avec des huiles végétales, telles que l’huile de figue de Barbarie. Appliquez matin et soir en tant que sérum sur le visage.

L’HUILE DE FIGUE DE BARBARIE : particulièrement riche en vitamine E, oméga 6 et stérols, cette huile végétale d’exception fait merveille pour maintenir la souplesse et la tonicité de la peau.

Le rituel beauté : à employer seul ou en synergie avec des huiles ou macérâts huileux. Appliquez matin et soir en guise de sérum sur le visage. Recette express : mélangez 90 ml de macérât huileux de bellis à 10 ml d’huile végétale de figue de Barbarie. Appliquez matin et soir en guise de sérum sur le visage et le décolleté.

L’EXTRAIT DE KIGÉLIA : secret de fermeté des femmes africaines, cet extrait, provenant du fruit du Kigelia africana, est une combinaison inédite de flavonoïdes et de saponines. C’est un excellent tonifiant et raffermissant cutané, particulièrement anti-âge.

Le rituel beauté : ajoutez 2 à 5 % (soit 50 à 125 gouttes) à 100 ml de crème ou de gel. Appliquez sur le visage matin et soir.

 

Relancer l’activité cellulaire

À la ménopause, le renouvellement au niveau de la couche basale (la jonction dermo-épidermique) est moins efficace et notre peau se renouvelle moins vite.

LA VITAMINE C : actif anti-âge et antioxydant d’exception, elle stimule la synthèse du collagène, protège les cellules des dégâts causés par les radicaux libres et prévient l’apparition des rides et ridules en stimulant le renouvellement des fibroblastes (cellules du derme).

Le rituel beauté : 0,2 à 2 % comme anti-âge et antioxydant (par exemple, 2 g pour 50 ml de crème). Appliquez matin et soir en guise de crème anti-âge.

 

Unifier le teint

À la ménopause, les taches de pigmentation se font de plus en plus menaçantes. Certains actifs naturels unifient la peau et éclaircissent les taches pigmentaires.

LES ACIDES DE FRUITS : ils lissent les rides, d’uniformiser et éclaircir le teint, d’estomper les taches pigmentaires et les irrégularités de la peau. Bref, tout simplement, de faire « peau neuve ».

Le rituel beauté : 1 à 5 % (1 ml = 27 gouttes) dans une crème neutre ou un gel. Appliquez matin et soir en guise de crème anti-âge.

L’HUILE ESSENTIELLE DE CÉLERI : en aidant à atténuer les taches cutanées, c’est l’huile essentielle anti-pigmentaire par excellence.

Le rituel beauté : 0,2 à 2 % comme anti-âge et antioxydant (par exemple, 2 g pour 50 ml de crème). Appliquez matin et soir en guise de crème anti-âge.

 

Nourrir

Il est important de restaurer le film hydrolipidique de surface pour protéger la peau de la déshydratation.

Les actifs stars

L’HUILE VÉGÉTALE D’ARGAN : elle est riche en oméga 6 et oméga 9, nourrissants, protecteurs, adoucissants, assouplissants et régénérants, ainsi qu’en vitamine E et antioxydants. Le rituel beauté : appliquez quelques gouttes le soir en guise de sérum ou mélangez quelques gouttes à votre crème de jour.

L’HUILE VÉGÉTALE D’ARGOUSIER : riche en oméga 3 et oméga 6, vitamine E, caroténoïdes et phytostérols, cette huile est nourrissante, anti-âge et adoucissante.

Le rituel beauté : appliquez quelques gouttes le soir en guise de sérum ou mélangez quelques gouttes à votre crème de jour.

L’HUILE VÉGÉTALE DE BOURRACHE : riche en oméga 6, vitamine E et phytostérols, cette huile maintient la bonne constitution du film hydrolipidique. Par la présence d’acide gamma- linolénique, elle redonne également élasticité et tonicité à la peau.

Le rituel beauté : appliquez quelques gouttes le soir en guise de sérum ou mélangez quelques gouttes à votre crème de jour.

La cryothérapie visage pour réduire les signes du vieillissement cutané

Au-delà de ses bienfaits sur les blessures localisées ou le sommeil, le froid à également une action cutanée très intéressante en réduisant les marques du temps.

Les très basses températures ont un effet puissant car elles produisent un choc thermique cutané. L’association d’une légère pression et d’une température de – 78 °C totalement sèche et confortable vient stimuler tous les récepteurs de la peau. Celle-ci réagira en puisant dans ses ressources naturelles.

Sous l’effet du choc thermique, on observe en effet une réduction des zones d’inflammation en réduisant le stress oxydant, une augmentation des fibres collagènes, qui se tendent, une action sur les fibres élastiques, qui se rigidifient, ainsi qu’une activation de la microcirculation. Sous l’effet vasomoteur, la peau est drainée et tonifiée.

Une dizaine de séances apporte une meilleure oxygénation de la peau, supprime les cellules mortes, resserre les pores de la peau et active la circulation. La peau est stimulée, plus tonique et plus lisse. Une cure déjoue les effets sans chirurgie, du relâchement cutané et active la stimulation du collagène par les fibroblastes pour remettre la peau en tension et la rendre plus ferme.

Plus d’infos sur cryopole.fr

Le yoga du visage pour tonifier les muscles relâchés

En venant étirer, stimuler et détendre les muscles du visage, les exercices de yoga facial lissent les rides d’expression, redessinent les volumes du visage, préviennent et corrigent le relâchement des traits, et donnent de l’éclat à la peau. 5 minutes par jour suffisent pour parvenir à des résultats visibles.
3 exercices de yoga du visage par Sylvie Lefranc

TONIFICATION DU COU

  1. Regardez droit devant vous et placez le bout des doigts en haut du cou, juste sous le menton. Tandis que vous penchez lentement la tête vers l’arrière, laissez vos doigts descendre le long de votre cou afin de lisser doucement la peau du cou.
  2. Ramenez la tête vers l’avant et recommencez 2 fois.
  3. Gardez ensuite la tête penchée vers l’arrière.
  4. Pressez le bout des doigts au-dessus de vos clavicules, décrochez votre mâchoire inférieure et étirez les commissures de vos lèvres vers le bas. Maintenez la contraction pendant quelques secondes.

 

RENFORCEMENT DU MUSCLE FRONTAL

Cet exercice étire le muscle frontal et prévient ou réduit les rides latérales du front.

  1. Formez 2 grands C avec vos pouces et vos index.
    Placez vos index à l’horizontale juste au-dessus de vos sourcils et vos pouces à l’horizontale en haut de vos pommettes.
  2. Inspirez et, sur l’expiration par le nez, ouvrez le regard au maximum tout en pressant les index vers l’intérieur et vers le bas en ressentant l’étirement du front.

 

RÉDUCTION DE LA RIDE DU LION

Cet exercice vient étirer l’espace inter-sourcilier et contribue à atténuer la ride du lion.

  1. Placez vos index à l’extrémité extérieure des sourcils. Ouvrez grand les yeux et éloignez les sourcils l’un de l’autre, en venant étirer la zone inter-sourcilière. Maintenez l’étirement pendant une dizaine de secondes.   
  2. Relâchez, puis recommencez 2 fois.

 

Pour aller plus loin…

Yoga du visage

Automassage anti-âge avec un Gua Sha

Cette technique, de plus en plus tendance en occident, est utilisée depuis des millénaires en Asie. En chinois, gua signifie « gratter » et sha « la maladie ». Elle consiste à stimuler, en douceur, les points situés le long des méridiens grâce à une technique de frottement de la peau à l’aide d’une pierre plate (jade, améthyste, quartz rose…).

Par simple action mécanique, cette technique stimule les 43 muscles du visage, de favoriser la circulation sanguine et le drainage lymphatique (qui évacue les déchets de nos cellules), de booster la production de collagène, d’atténuer les cernes, de rendre la peau plus douce et de la raffermir.

Plusieurs types de pierre peuvent être choisis, tels que le jade, l’améthyste ou le quartz rose, idéals pour les soins anti-âge.

Le rituel beauté : il suffit de la faire glisser sur le visage tout en maintenant une très légère pression.
Sur une peau bien propre, appliquez 3 à 5 gouttes d’huile végétale. Voici quelques idées de mouvements que vous pourrez réaliser :
Faites glisser la pierre depuis le haut de votre cou jusqu’au bas de vos oreilles.
Partez du milieu du menton, puis remontez jusqu’aux lobes d’oreilles.
Placez la pierre juste au-dessus de vos lèvres, puis faites-la glisser jusqu’aux lobes.
Réalisez le même mouvement en partant des narines jusqu’au milieu des oreilles.
Massez doucement sous vos yeux au niveau des cernes et des poches, de l’intérieur vers l’extérieur.
Longez ensuite le dessus de vos sourcils en partant du milieu.
Massez ensuite votre front en partant du haut du nez jusqu’au sommet du crâne, puis en faisant glisser sur les côtés jusqu’à vos tempes.
Faites ensuite glisser la pierre sur tout le contour de votre visage du cou jusqu’en haut du front.
Répétez chaque étape 3 ou 5 fois et réalisez ce massage 2 à 3 fois par semaine.

Quand nos cheveux blancs nous en font voir de toutes les couleurs

Aujourd’hui, nombreuses sont les femmes qui assument leurs cheveux blancs et en font une signature dans leurs attitude et style au quotidien. Mais la liberté de choix doit être de mise, surtout que, désormais, grâce à la coloration végétale, nous pouvons colorer nos cheveux blancs sans nuire à notre santé ni à la planète. Et, bonne nouvelle, les cheveux blancs sont un bon support pour parvenir à des teintes subtiles et profondes, comme le châtain miellé, le blond aux reflets cuivrés, le roux lumineux ou le brun naturel.

Quelques plantes à tester…

LE HENNÉ DU RAJASTHAN (Lawsonia inermis). En association avec d’autres plantes, il donne aux cheveux blancs des couleurs blond cuivré, châtain miellé, brun naturel.

LA RACINE DE RHAPONTIC (Rheum raponticum). C’est une plante utilisée depuis longtemps en association avec le henné pour ses vertus éclaircissantes. Sur cheveux blancs, elle produit un blond pastel si elle est employée seule, un blond reflets cuivrés ou un cuivré reflets dorés.

LA BROU DE NOIX. Elle est issue de l’enveloppe charnue entourant la coque de la noix. Elle donne un orange lumineux aux cheveux blancs.

L’INDIGO (Indigofera tinctoria). Il est extrait des feuilles de l’indigotier. Sur les cheveux blancs, il permet d’obtenir des châtains miellés, des gris bleutés, des bruns naturels.

 

Cahier de recettes
pour cheveux blancs

POUR UN CUIVRÉ REFLETS DORÉS
100 % de henné d’Égypte,
puis 100 % de rhapontic

POUR UN BLOND REFLETS CUIVRÉS
50 % de henné du Rajasthan,
50 % de rhapontic

POUR UN BLOND PASTEL
100 % de rhapontic

POUR UN ORANGE LUMINEUX
50 % de henné d’Égypte, 50 % de brou de noix
ou 100 % de henné d’Égypte,
puis 100 % de brou de noix

POUR UN ROUX LUMINEUX
50 % de henné d’Égypte,  50 % de brou de noix

POUR UN CHÂTAIN MIELLÉ
100 % de henné du Rajasthan,
puis 50 % d’amla, 50 % d’indigo

POUR UN BRUN NATUREL
100 % de henné du Rajasthan,
puis 100 % d’indigo

 

En pratique

Comptez 100 g de poudre pour les cheveux courts, 150 g pour les cheveux mi-longs et 250 g pour les cheveux longs.

  • Versez la quantité de poudre nécessaire dans un bol.
  • Versez progressivement de l’eau tiède du robinet sur la poudre en mélangeant jusqu’à obtenir une pâte consistante et homogène.
  • Appliquez la pâte immédiatement sur vos cheveux, en procédant de la manière suivante :
  • Peignez les cheveux propres et secs, puis divisez- les en 2. Enfilez des gants pour l’application.
  • Commencez par l’arrière de la tête en appliquant la coloration par mèches ; faites-la bien pénétrer jusqu’au cuir chevelu.
  • Continuez avec le haut de la tête en appliquant par couches épaisses en procédant par mèches.
  • Massez pour que l’ensemble de la chevelure soit bien couvert par la préparation et attachez-la en chignon.
  • Nettoyez le pourtour de votre visage et de vos oreilles, puis couvrez votre chevelure avec une serviette chaude et légèrement humide étirable.
  • Laissez poser 1 à 3 h selon l’intensité désirée, puis rincez abondamment.

Si vous optez pour une chevelure blanche, voici une astuce pour qu’elle ne jaunisse pas.

La couleur bleue étant la couleur complémentaire du jaune, il vous suffira de préparer un shampooing bleu. Pour cela, ajoutez 0,3 g d’oxyde minéral bleu et 4 g de poudre indigo à 100 ml de shampooing neutre.

Il ravivera l’éclat de vos cheveux blancs en les protégeant du jaunissement.

 

Recettes proposées :

Mon sérum visage hydratant et tenseur

Mon sérum aromatique antitache

Côté beauté : Belle de nuit !

Comme nous l’avons vu précédemment, la nuit est indispensable à notre corps pour se resynchroniser et à notre esprit pour se déconnecter du quotidien. Elle est aussi essentielle à notre peau pour se préserver du temps qui passe.

On pense souvent, à tort, que, la nuit, notre épiderme est au repos et qu’il ne se passe rien ; mais c’est en réalité tout le contraire. Dans le silence et la pénombre, nos cellules s’activent, nos processus biologiques tournent à plein régime pour que la peau puisse se régénérer et offrir son meilleur visage au réveil.

En théorie, la peau est normalement capable de se revitaliser toute seule en puisant dans ses propres ressources – on appelle cela la résilience de la peau ; mais, en pratique, à force de subir des agressions multiples au cours de la journée, ses capacités d’auto-défense, de réparation et de régénération s’amoindrissent. À titre d’exemple, la fatigue accentue notre nature de peau, à savoir une sécheresse exacerbée pour certain-e-s, des imperfections, de la brillance et des pores dilatés pour d’autres. C’est là que les soins (naturels, bien sûr !) – avec des actifs ciblés – entrent en jeu et viennent en renfort pour lisser, défroisser et régénérer. Faisons toute la lumière sur cette beauté nocturne.

Chronobiologie de la peau

Au quotidien, nous sommes synchronisés via des horloges biologiques internes qui nous cadencent sur une période de 24 heures. Ces dernières sont réglées à la bonne heure par des signaux de l’environnement, nommés synchroniseurs, tels que les heures de lever et de coucher du soleil.

La peau et les cheveux n’échappent pas à ces horloges biologiques et adoptent différents rythmes sur 24 heures. Contrairement aux idées reçues, la peau ne dort jamais et profite de la nuit pour récupérer des atteintes subies au quotidien, tandis qu’elle se consacre pleinement à sa protection contre l’environnement le jour. Ces horloges biologiques sont orchestrées par ce que l’on appelle un oscillateur central situé dans l’hypothalamus, lequel, relié au nerf optique, est sensible aux variations de la lumière.

Il existe également des oscillateurs au coeur de la peau, qui rythment l’activité cellulaire via l’expression de « gènes horloges ». C’est grâce à eux que notre peau et notre cuir chevelu sont capables de vivre des phases différentes au rythme des jours et des nuits.

L’activation de ces gènes horloges permet à la peau de s’adapter en de nombreuses circonstances.

Pour en finir avec de fréquentes idées reçues, l’activité cellulaire est beaucoup plus dense pendant la nuit, les cellules se multipliant intensément, avec un métabolisme plus élevé. Il y aurait un pic de divisions cellulaires vers 1 h 00 du matin, pour les personnes se couchant en moyenne entre 22 h 00 et 23 h 00.

Perte insensible en eau, acidité, microcirculation capillaire, production de triglycérides, de lactates… Autant de paramètres également accrus pendant la nuit. En revanche, l’évaporation de la sueur et l’excrétion sébacée sont minimes durant la nuit.

Mais ce n’est pas tout… La peau possède des récepteurs à la mélatonine (hormone du sommeil), qui, outre son rôle de synchroniseur circadien, est un excellent « piégeur » de radicaux libres.

Il apparaît ainsi opportun de mettre en adéquation les formules cosmétiques avec la chronobiologie cutanée.

Une alliance en conscience au service d’une nouvelle beauté

Après 15 années dans la cosmétique, Isabelle Bon, entrepreneuse dans l’âme avec une existence tournée vers les thérapies holistiques : aromathérapie, phytothérapie, naturopathie, ayurvéda… lance la marque cosmétique Energecia, pour une beauté multidimensionnelle sur 3 plans : pensées, émotions, peau.

Avec une approche pionnière du diagnostic et du soin pour initier la peau à créer l’alchimie parfaite, les soins Energecia sont élaborés avec des ingrédients naturels à base de plantes choisies d’après leur place dans l’évolution de l’échelle botanique pour composer des synergies efficaces.

Puisant l’inspiration dans un savoir-faire ancestral, les formules sont bio, équilibrantes et harmonieuses. Avec une gamme de 7 sources de beauté, elles stimulent des zones énergétiques ciblées pour le bien-être de la peau, des émotions et de l’esprit.

Energecia met en lumière une approche quantique sur la nature vibratoire d’un monde d’abondance, où les sources d’énergie ignorent les barrières et transcendent le temps.

Isabelle Bon mesure l’énergie du rayonnement d’une patiente avec une consultation à distance pour analyser l’énergie selon l’intention beauté recherchée. Elle fait appel à la technologie d’un logiciel qui est capable d’identifier et quantifier les zones énergétiques émises par un visage en vue d’un rééquilibrage. La consultation Quantum Insight™ utilise une méthode qui est une référence en matière de thérapie quantique.

Ensuite, Isabelle recharge les cellules en fréquences avec un rituel de soin sur mesure pour agir en conscience sur la réalité extérieure de la patiente avec l’application de produits de soin, d’une gestuelle sur zone énergétique et d’une thérapie vibratoire…

Le son dans la peau permet de stimuler les capacités d’autoguérison. La gamme de 7 notes sonores se déploie en résonance avec les 7 sources énergétiques pour un rééquilibrage, favoriser la régénération et harmoniser l’énergie.

Energecia, par son approche globale, révèle le meilleur de la peau, en toute harmonie.

Plus d’infos sur www.energecia.com
Fabrication française en petites séries.

À la découverte du Beauty Book

avec Sarina Lavagne d’Ortigue et Charlotte Daubet
fondatrice du magazine Prescription Lab et plume experte de ce magazine respectivement

En ces temps troublés, l’envie de beau et de sérénité est d’autant plus forte chez chacune de nous. La bonne nouvelle et notre coup coeur de la rentrée, c’est la sortie de l’ouvrage Le Beauty Book, qui nous accompagne dans un voyage à travers les saisons, en se reconnectant au rythme de la nature, à ses variations et ses exigences. Il aborde la beauté de façon holistique en traitant de la cosmétique, mais aussi de l’alimentation, du bien-être et de la vie spirituelle. Et ça, on adore !

Nous avons posé quelques questions Sarina Lavagne d’Ortigue, fondatrice du magazine Prescription Lab, et Charlotte Daubet, plume experte de ce magazine, qui échangent toutes deux depuis plus de 4 ans avec des professionnels de la beauté, mais aussi des influenceurs, et surtout leur communauté, pour développer une marque de cosmétiques à l’écoute des besoins d’aujourd’hui.

Sarina et Charlotte, quels ont été vos motivations et déclics respectifs pour vous lancer dans l’écriture de cet ouvrage ?

Nous avions envie de créer un livre fil rouge qui accompagne les femmes pendant 1 an car cela prend du temps de se transformer… Nous avions envie d’imaginer un livre ludique sur la conquête de la beauté intérieure et extérieure, et de rassembler tous les conseils précieux récoltés ces dernières années auprès d’experts qui nous ont touchées par leur pratique.

Votre vision de la beauté holistique 2020 ?

Une beauté intime et à l’écoute de soi, plus tournée vers l’intérieur que l’extérieur, où le bien-être est la clé – grâce au yoga, à l’alimentation ou à de petits rituels symboliques qui font du bien à l’âme – et qui intègre aussi des gestes et des produits simples pour être « bien dans sa peau ».

Quelques mots sur la chronobiologie de la peau la nuit ?

La nuit est le moment-clé pour la peau : sa microcirculation est maximale entre 23 h 00 et 4 h 00. Ce flux sanguin vient alimenter les cellules et les régénérer. Pendant son sommeil, la peau ouvre ses pores et est donc plus réceptive aux soins. Elle produit moins de sébum car elle ne cherche pas à se protéger. C’est donc le créneau idéal pour lui apporter les actifs dont elle a besoin.

Quel rôle joue, selon vous, le sommeil dans notre beauté ?

Capital ! Il est d’abord nécessaire de bien dormir – et en quantité suffisante – pour sa santé ; sinon, risques de trop grande émotivité, problèmes de concentration, sensation de faim, diminution de la réponse immunitaire… peuvent s’enclencher. Et le manque de sommeil accélérerait l’apparition des rides et le relâchement de la peau.

Ensuite, quand on a bien dormi, la peau est réactivée et le corps détendu, on rayonne plus et, surtout, notre capacité à aller vers les autres, à bien communiquer est en action. Et la beauté, c’est surtout une attitude, un charisme…

Quel est votre code d’honneur de la beauté nocturne ?

Dormir assez. Cela dépend des profils, mais, entre 7 heures et 9 heures, c’est idéal pour que chaque cycle puisse se dérouler. Ensuite, ne pas trop chauffer sa chambre et éteindre les écrans 1 heure avant le coucher. Toujours se nettoyer le visage – même si on ne se maquille pas, car pollution et sébum se sont déposés toute la journée. Enfin, appliquer en conscience un soin riche en hiver pour nourrir, et léger en été pour réhydrater.

Les faux pas beauté avant de se coucher ?

Zapper l’étape démaquillage et nettoyage car, comme il est dit plus haut, si la peau ouvre ses pores sur un épiderme sale pendant le sommeil, elle absorbe ce qu’il se trouve de mauvais en surface ! Et ne pas changer assez régulièrement son oreiller, qui peut accumuler sébum, transpiration et poussières déposées sur les cheveux.

Votre routine respective de beauté nocturne en soins et en massage ?

Sarina – J’ai une peau mixte. Donc, après mon double nettoyage, avec un lait gras pour retirer le maquillage et une lotion pour resserrer les pores, c’est le moment parfait pour m’appliquer une huile végétale – la journée, je brille trop – et me masser le visage avec la pulpe des doigts – ou un roller de jade – pour activer la circulation et drainer.

Charlotte – Je n’ai pas toujours la motivation pour le double nettoyage ! Pour ma peau mixte, une petite eau micellaire douce appliquée à l’aide d’un coton lavable, suivie d’un spray d’eau thermale et une crème de nuit adaptée à mes besoins du moment font l’affaire. Je profite de l’application du soin pour masser mon visage en lissant les ridules qui commencent à se former ! Je n’oublie pas le cou et le décolleté, souvent délaissés dans nos routines beauté. Portable en mode avion 1 heure avant le coucher et méditation à deux…

Cette routine change-t-elle au fil des saisons ?

Sarina – Oui, en été, j’applique le soir, avant le soin, un sérum à la vitamine C, qui vient lutter contre les agressions du soleil et booster l’éclat.

Charlotte – Oui, c’est certain ! En été et en automne, un peeling avant la crème de nuit permet de prolonger le bronzage et de garder un teint uniforme. En hiver, j’applique un baume à lèvres nourrissant.

Quels sont vos tips pour que la peau soit sublimée au cours de la nuit ?

Sarina – À nouveau : massage avec les doigts, un gua sha ou un roller.

Charlotte – Certains masques hydratants peuvent se garder toute la nuit pour un effet repulpant au réveil ! Mais il faut prévoir de dormir sur une petite serviette pour éviter de tacher son oreiller.

Une recette de beauté nocturne à partager avec nos lecteurs-trices ?

Après un massage du visage, mettre aussi quelques gouttes d’huile ou de soin sur le cou et la poitrine, dont la peau est très fine et mérite beaucoup d’attention. Et quand on veut une relaxation parfaite, quelques gouttes d’huile essentielle de lavande au dos de l’oreiller.

 

Pour aller plus loin…

The Beauty Book

Recettes proposées :

Le baume cocoon – Baume doudou du soir

Masque de nuit pyjama à l’immortelle

Côté beauté : Après-confinement : et si nous renouions avec notre beauté ?

Pendant ces longues semaines de confinement, stress, manque de lumière et d’oxygénation, changements dans notre routine beauté et dans notre alimentation, mais aussi manque de câlins et d’amour pour certains, ont mis à rude épreuve notre éclat.

Pour retrouver toute notre fraîcheur, allons à l’essentiel en toutes naturalité et simplicité.

 

Recettes proposées :

Caresse miellée – Lait démaquillant cocooning

Petite mayonnaise capillaire (d’après-confinement)

Masque hydratation intense au concombre

Gommage corps 3-en-1 sucre, miel et jus d’orange

 

Exit les imperfections !

Comment expliquer ce phénomène ?

L’été est la saison préférée de la peau : dégagée du poids et de la protection des vêtements, elle respire librement et profite pleinement des rayonnements du soleil (sous réserve de prendre toutes les précautions nécessaires : appliquer régulièrement une protection solaire, éviter les heures d’ensoleillement maximal, s’hydrater, porter des lunettes de soleil). Pour s’en protéger, la peau s’épaissit et s’assèche, ses pores se resserrent. Le sébum ne s’écoulant plus, il ne bouche plus les pores : la peau est alors nette et brille moins. De plus, le bronzage uniformisant le teint, on a l’impression que la peau ne présente pas d’imperfections.

Tout change à la rentrée, lorsque nous ne nous exposons plus autant et que l’ensoleillement diminue. La peau retrouve son aspect initial et, si elle a tendance à être grasse, le sébum, resté en rétention sous l’épiderme pendant la période estivale, ressort avec encore plus de vigueur. C’est alors que boutons et imperfections refont leur apparition. Des solutions simples, inspirées de la nature, existent pour retrouver une peau nette à la rentrée.

 

Faites peau nette avec un trio gagnant

 

Le TEA TREE ou arbre à thé
(Melaleuca alternifolia)

Il n’a rien à voir avec le thé que nous connaissons bien. De la famille des myrtacées, cet arbre pousse surtout en Australie, Indonésie et Nouvelle-Guinée. Par distillation, on extrait de ses feuilles une huile essentielle très intéressante : ses propriétés assainissantes sont largement exploitées pour favoriser une peau nette.

 

La BARDANE

La bardane est une plante robuste, fréquente sur les terrains incultes et au bord des chemins. Elle existe surtout en Europe. Elle possède de très grandes feuilles, ainsi que des fleurs violettes qui rendent son identification très aisée. Son nom populaire d’herbe au teigneux illustre parfaitement l’usage de ses racines dans les problèmes de peau. Elle favorise les fonctions d’élimination de l’organisme et est traditionnellement utilisée pour maintenir une peau nette.

 

L’AVOCAT (Persea americana)

L’avocat est le fruit frais oléagineux de l’avocatier, arbre de la famille des lauracées, originaire du Mexique. On pense que les Aztèques et les Mayas en consommaient déjà il y a 10 000 ans. Savoureux et onctueux, il est riche en acides gras monoinsaturés, favorables au système cardio-vasculaire. Paradoxalement, bien que gras, ce fruit est bénéfique pour les peaux à imperfections en huile.

Du soufre pour une peau saine

Le soufre est un actif très intéressant en cosmétique car il purifie la peau, rééquilibre les épidermes gras à tendance acnéique, apaise les démangeaisons, l’eczéma et le psoriasis, et calme les irritations. Il existe notamment des savons au soufre pour traverser la rentrée sans l’ombre d’un spot…

Les règles d’or d’une peau éclatante de vitalité

Je me fais mousser

C’est l’étape incontournable du rituel de soin. Il est conseillé de nettoyer la peau du visage matin et soir pour la débarrasser des salissures externes, pollutions, maquillage, mais aussi des toxines sécrétées, des cellules mortes, des excès de sébum… Le nettoyage permet à la peau de respirer et la prépare à l’application d’un soin. Il est important de bien rincer le produit ou, pour les produits non rincés, d’effectuer plusieurs passages pour bien éliminer les saletés.

 

Je tonifie ma peau
avec des ablutions aromatiques

Les eaux florales sont idéales pour tonifier la peau et lui apporter tous leurs bienfaits. La camomille romaine régénère, apaise et purifie l’épiderme. La ciste raffermit et cicatrise les peaux les plus fragiles. La rose prévient et lutte contre le vieillissement cutané. L’ylang-ylang tonifie les peaux fatiguées. La fleur d’oranger tonifie, rafraîchit et apaise la peau.

 

Je ravive l’éclat de mon teint

L’éclat de la peau résulte d’une complexe alchimie entre plusieurs facteurs, notamment la façon dont la peau réfléchit la lumière, la répartition uniforme de la mélanine dans l’épiderme et, enfin, le bon fonctionnement de la microcirculation. Pour activer la microcirculation, pensez à l’hydrolat de cyprès (à appliquer 1 fois par jour à l’aide d’un coton).

Sachez par ailleurs que mieux une peau est hydratée et débarrassée de tout ce qui peut l’encombrer (cellules mortes, poussières…), plus elle est apte à laisser entrer profondément la lumière et à bien la renvoyer. Par conséquent, hydratez votre peau avec une crème de jour naturelle qui booste sa microcirculation et dynamise l’activité cellulaire.

 

J’exfolie mes cellules mortes

Après l’été, l’exfoliation est indispensable pour éliminer les cellules mortes, affiner le grain de la peau, donner de la lumière et désincruster les impuretés en profondeur. Effectuez un gommage 1 à 2 fois par mois, voire jusqu’à 1 fois par semaine au maximum selon votre type de peau.

Avec quoi ? Du marc de café, de la pulpe de noix de coco, du sel (choisissez la granulométrie en fonction de la sensibilité de votre peau et de la zone à exfolier), du sucre de canne…

En guise de base active, vous pouvez par exemple utiliser du fromage blanc ou, même, de la confiture.

 

Je détoxifie
ma peau de l’intérieur

L’alimentation est votre 1er produit de beauté et certains signes peuvent être le reflet de mauvaises habitudes alimentaires.

Privilégiez l’artichaut, le fenouil et le radis pour leurs qualités dépuratives et détoxifiantes, principalement du foie. Faites-en vos amis pour que disparaisse le teint brouillé qui vous guette quand quelques excès l’ont surchargé. Consommez également mâche, ortie, pissenlit et roquette pour leurs très intéressants apports en oméga 3, essentiels pour hydrater vos cellules de l’intérieur et assurer ainsi l’élasticité de votre peau et l’éclat du teint.

Un nouveau regard sur les allergies

L’univers de la beauté n’est pas épargné par les allergies. Les allergies cutanées, c’est-à-dire de la peau, sont en effet de plus en plus fréquentes : 15 à 20 % des Français connaissent une poussée d’urticaire au cours de leur vie et près de 10 à 15 % souffriraient d’eczéma. Comme toutes les allergies, elles résultent d’un processus de sensibilisation à un allergène bien particulier. Et côté allergène, les sources ne manquent pas : entre l’effet cocktail de toutes les formules à rallonge que nous étalons sur la peau, la liste parfois déconcertante de tous les produits que nous appliquons quotidiennement et des substances qui font polémique…

Zoom sur une beauté des plus réactive…

Le saviez-vous ?

Il faut distinguer deux grands types d’allergies cutanées. Il y a d’une part l’allergie immédiate, qui peut prendre la forme d’une urticaire après contact avec un allergène, lequel peut être aérien, alimentaire ou médicamenteux. Forme rare et particulière d’allergie, l’oedème de Quincke affecte les tissus sous-cutanés. Il entraîne un gonflement du visage, en particulier autour des yeux, de la bouche, et parfois au niveau du pharynx, avec un risque d’asphyxie.

De l’autre côté, il y a l’allergie retardée qui survient 48 heures après exposition, ciblant surtout la peau avec apparition d’un eczéma qui survient au contact de l’allergène. On l’appelle eczéma de contact. Il peut être déclenché par des substances comme le nickel des bijoux, les conservateurs, les parfums, les teintures capillaires, ou encore les médicaments en application cutanée.

Pour voir disparaître une allergie cutanée, il faut bien entendu, dans un premier temps, identifier l’allergène et bannir tout contact avec la peau en privilégiant des produits d’hygiène et de soin sans allergènes.

Le tatouage, l’envers du décor…

Un Français sur 10 est tatoué et 20 % des moins de 34 ans ont succombé à cette nouvelle mode. Le tatouage n’est pourtant pas une pratique anodine !

Rappelons que le tatouage permanent consiste à introduire des colorants indélébiles dans la peau à 1 ou 2 millimètres de profondeur à l’aide d’objets pointus ou d’aiguilles afin d’obtenir un dessin. C’est donc un acte qui est loin d’être bénin. En janvier 2013, le Syndicat National des Dermatologues- Vénérologues a d’ailleurs mis en garde contre les tatouages. Même si peu d’incidents sont relatés, certaines encres contiendraient des métaux toxiques, comme l’aluminium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le fer, le mercure ou encore le nickel. D’autres renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques dangereux, comme le benzopyrène, certains étant classés cancérigènes par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

Une fois injectées dans le derme et soumises aux rayonnements UV, ces substances peuvent entraîner des réactions cutanées ou des allergiques locales. Cela peut provoquer des démangeaisons ou un gonflement de la peau, mais aussi l’apparition de dermatoses, telles que l’eczéma. Dans tous les cas, évitez de faire tatouer une partie de la peau sur laquelle il y a une coupure, de l’acné, des verrues ou d’autres anomalies. Le tatouage peut aggraver des lésions cutanées chez les personnes atteintes de problèmes de peau (psoriasis, vitiligo, sarcoïdose). Si vous avez un doute, il est préférable de demander l’avis d’un dermatologue.

Les meilleurs alliés des peaux sensibilisées par les allergies

Quelle que soit la cause de l’allergie cutanée, la peau a besoin de douceur via des soins grandement apaisants. Parmi les plus efficaces :

1. L’huile essentielle de tanaisie annuelle (Tanacetum annuum) : elle est riche en chamazulène, une huile bleue réputée pour soulager les démangeaisons. Elle en contient entre 10 et 15 %. Elle est anti-inflammatoire, décongestionnante et antiprurigineuse. Ce composé aromatique fait partie de la famille des sesquiterpènes, molécules particulièrement dermophiles.

Anti-inflammatoires et analgésiques, ils s’avèrent utiles en cas d’allergie. La libération non spécifique d’histamine, notamment en cas de stress, provoque souvent des démangeaisons cutanées, une irritation des muqueuses et une rhinite. En raison de leur action stabilisatrice sur la membrane des cellules basophiles, certains sesquiterpènes régulent la libération d’histamine, ce qui se traduit par un apaisement de la peau et des muqueuses irritées. Les sesquiterpènes ont également des propriétés régénérantes et stimulent les mécanismes de réparation cellulaire dans différents cas : inflammation de la peau, démangeaisons, rougeurs, allergie cutanée, eczéma, urticaire, piqûre…

Si vous n’avez pas ou ne trouvez pas cette huile essentielle, vous pourrez la remplacer par de l’huile essentielle de camomille matricaire ou allemande (Matricaria recutita), qui contient également du chamazulène, en moindre quantité.

La recette express : dans un bol, mélangez 98 ml d’huile végétale d’abricot avec 60 gouttes d’huile essentielle de tanaisie annuelle. Transvasez dans un flacon de 100 ml.
Appliquez délicatement cette huile aromatique en massage léger sur la zone concernée.

 

2. L’allantoïne : elle est l’un des principes actifs de la grande consoude, traditionnellement utilisée pour ses propriétés réparatrices, régénérantes et apaisantes.

Le rituel beauté apaisant : Vous pourrez en ajouter à hauteur de 1 % dans un lait neutre bio.

 

3. L’huile essentielle baume de copahu (Copaifera officinalis) : réputé pour ses vertus apaisantes et réparatrices puissantes, le baume de Copahu ou Copaïba est la résine d’un arbre d’Amérique du Sud, traditionnellement utilisée par les Indiens d’Amazonie pour lutter contre les douleurs et les problèmes de peau.

Le rituel beauté apaisant : formulez à hauteur de 2 % (environ 60 gouttes) dans 100 ml d’huile végétale, d’un baume ou de crème neutre.

 

4. La pivoine en poudre (Paeonia officinalis) : grâce à la présence de paeoniflorine, cette poudre est connue pour soulager les allergies capillaires (démangeaisons notamment). Elle permet de préparer des lotions, des masques capillaires ou encore des shampooings secs apaisants.

 

5. L’hydrolat d’achillée millefeuille (Achillea millefolium) : cet hydrolat est réputé pour ses propriétés apaisantes, purifiantes et revitalisantes. Il est idéal pour atténuer les rougeurs. Le rituel beauté anti-rougeurs : appliquez 1 à 2 fois par jour sur une peau bien propre.

 

 

Nos hormones nous parlent, écoutons-les !

De prime abord, on pourrait penser qu’il n’existe aucun rapport entre la cosmétique et la bonne santé de nos hormones. Mais il n’en est rien. La présence, de plus en plus accrue, de perturbateurs endocriniens dans nos cosmétiques et produits d’hygiène montre à quel point santé et beauté sont désormais étroitement liées. Zoom sur pollution chimique des plus inquiétante. Sans oublier notre carnet de recettes consacré aux préparations de beauté adaptées aux différentes phases hormonales de la femme.

Quand les cosmétiques perturbent notre équilibre hormonal

La notion de perturbateur endocrinien a fait son apparition au début des années 80. Longtemps ignorée du grand public, elle s’est fait connaître, depuis quelques années, à travers plusieurs affaires médicales largement médiatisées, notamment avec les dioxines, les parabènes, les phtalates ou encore le bisphénol A.

Le saviez-vous ?

L’un des signaux d’appel qui a conduit les chercheurs à s’intéresser aux perturbateurs endocriniens fut l’observation, dans les années 70-80, d’anomalies de la reproduction chez diverses espèces animales exposées aux polluants issus des activités humaines. Si la faune des rivières est particulièrement touchée, les prédateurs marins semblent eux aussi concernés, en raison du phénomène de biomagnification, c’est-à-dire l’accroissement des concentrations en toxiques le long de la chaîne alimentaire. L’action des perturbateurs endocriniens vient aggraver les conséquences de la pollution sur une faune déjà en contact avec les émanations industrielles et les pesticides neurotoxiques.

Le terme de perturbateur endocrinien revêt une très large signification.

La première définition officielle a été donnée en 1996 lors d’un congrès organisé par la Commission européenne, l’OCDE, l’OMS et l’industrie chimique. Un perturbateur endocrinien y était présenté comme une « substance étrangère à l’organisme qui produit des effets délétères sur l’organisme ou sa descendance, à la suite d’une modification de la fonction hormonale ». Depuis, plusieurs structures officielles, telles que la Commission européenne, ont donné leur propre définition. On retiendra que :

  • Les perturbateurs endocriniens sont des substances étrangères à l’organisme, d’origine synthétique ou naturelle ;
  • Ils sont capables d’interférer avec certaines hormones, mais aussi avec d’autres ligands1 se fixant sur une grande variété de récepteurs, dont des récepteurs hormonaux ;
  • Ils peuvent, en conséquence, perturber l’équilibre, le fonctionnement et/ou le développement de l’organisme humain ou animal, affaiblir les systèmes de régulation et de défense de l’organisme, altérer la fonction de reproduction ;
  • Ils peuvent provoquer des anomalies touchant le matériel génétique, potentiellement transmissibles à la descendance, et ce probablement sur plusieurs générations ;
  • Ils sont malheureusement capables d’interagir entre eux, ce qui génère une exacerbation des risques toxiques.

Selon la Commission européenne, les perturbateurs endocriniens peuvent agir d’au moins 3 façons sur le système ligands/récepteurs :

  • En mimant une hormone ou un autre médiateur,
  • En bloquant des récepteurs cellulaires par un mécanisme d’antagonisme compétitif (2 molécules agissant sur la même cellule),
  • En altérant la synthèse, le transport, le métabolisme ou l’excrétion d’un ou plusieurs médiateurs, dont ils modifient la concentration dans l’organisme.

Pourquoi les perturbateurs endocriniens polluent-ils notre organisme ?

Rappelons, tout d’abord, que la bioaccumulation désigne la persistance des produits chimiques exogènes dans l’organisme des êtres vivants. Ce phénomène est principalement dû à l’absence ou à l’insuffisance d’enzymes ou de cellules capables de dégrader ces substances ou particules et/ou à l’absence de protéines en mesure de les transporter pour être éliminées. C’est le cas de nombreuses molécules de synthèse, ainsi que des métaux lourds et de leurs dérivés.

La plupart de ces substances sont malheureusement non biodégradables, c’est-à-dire qu’elles demeurent également pendant des années dans l’environnement. On parle de composés rémanents ou persistants – ou encore de POP (polluants organiques persistants). Cette exposition continue de notre corps à des substances étrangères est très préoccupante d’un point de vue toxicologique, même s’il est difficile d’en évaluer encore toute la portée.

L’effet cocktail, kézako ?

Le corps humain est exposé de façon chronique à des substances susceptibles d’avoir un impact sur la santé et dont les origines sont multiples : additifs alimentaires, médicaments, polluants de l’environnement, ingrédients cosmétiques…

Cette expression signifie que leur présence combinée dans l’organisme peut générer des interactions amplifiant leurs effets délétères. Une étude publiée en septembre 20152 par des chercheurs rattachés, entre autres, à l’Inra – l’Institut national de la recherche agronomique – et à l’Inserm – l’Institut national de la santé et de la rechercher médicale –, confirme in vitro l’existence d’un tel risque par l’association de deux perturbateurs endocriniens courants, le pesticide trans-nonachlore (TNC) et l’hormone de synthèse 17-alpha-ethinylestradiol (EE2), un contraceptif.

Concernant les cosmétiques, en 2016, l’association UFC Que Choisir a analysé 185 produits cosmétiques et a conclu que 101 d’entre eux contenaient des perturbateurs endocriniens, ce qui est loin de nous rassurer.

Voici quelques exemples de perturbateurs endocriniens dans nos cosmétiques :

  • L’ethylhexyl methoxycinnamate Il s’agit d’un filtre solaire. Selon l’association UFC Que Choisir, « les recherches sur cet ingrédient ont démontré in vivo une perturbation des oestrogènes et de la fonction thyroïdienne. »
  • Les silicones de types cyclotetrasiloxane et cyclopentasiloxane On les retrouve dans les cosmétiques. Le cyclotetrasiloxane est classé toxique pour la reproduction.
  • Le triclosan Utilisé comme antiseptique, désinfectant mais aussi conservateur (très présent dans les produits d’hygiène et de beauté), c’est un perturbateur endocrinien qui agirait non seulement sur les hormones oestrogènes, mais aussi sur la fonction thyroïdienne.
  • Les benzophénones : benzophénone-1, benzophénone-2, benzophénone-3 Présents dans les cosmétiques, notamment dans les produits solaires, ils sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, avec une faible activité oestrogénique in vitro, et sont allergènes.
  • Les parabens. Il faut distinguer :
    • Ceux qui possèdent une chaîne courte (ethylparaben et methylparaben) et leurs dérivés, comme le sodium ethylparaben, ne font plus partie des conservateurs indésirables selon les experts français et européens.
    • Ceux à longue chaîne, considérés comme les plus nocifs et interdits depuis 2014 : isobutyl, isopropyl, benzyl, pentyl, phenylparaben. Concernant les soins pour enfants de moins de 3 ans, propyl- et butylparaben sont interdits dans les produits non rincés destinés à être utilisés dans la zone du siège (nettoyants, lingettes, crèmes) ; mais, malheureusement, on en trouve encore dans des lingettes supposées être utilisées sur le visage ou les mains.

Les butylparaben et propylparaben sont encore autorisés (ainsi que les ingrédients dérivés contenant ce nom et l’un de ces mots « sodium » ou « potassium ») alors qu’ils comptent parmi les perturbateurs endocriniens. L’association UFC Que Choisir propose un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir : ceux qui commencent par P ou B ne sont tout simplement « Pas Bons » !

Si la pollution chimique de l’organisme est confirmée par de nombreuses analyses effectuées sur diverses populations, toute la question est de savoir si, comme on le suppose, elle participe au développement de certaines anomalies ou maladies du siècle, dont la fréquence ne cesse de croître (stérilité ou hypofertilité, puberté précoce, diabète de type 2…).

1- On entend par ligand toute substance capable de se lier à une protéine ciblée (enzyme, transporteur, récepteur) ou à un acide nucléique. Il inclut les hormones, les neuromédiateurs et d’autres médiateurs de toute nature… 2- Sources : anses.fr/fr/content/les-perturbateursendocriniens

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