Coin des parents

L’écolomag N° 31

La violence derrière les bonnes intentions…

Mère de 3 enfants, Carine Phung a créé le magazine Grandir Autrement, dont elle a été rédactrice en chef jusque début 2012. Elle est aussi l’auteure de Conseils et astuces pour élever son enfant sans couches (ou presque !), paru en 2009 aux éditions Le Souffle d’Or, et a supervisé le Guide des couches lavables édité par Grandir Autrement en 2008. À présent, elle s’est lancée dans la création d’une revue autour de l’alimentation vivante et de l’abondance : Le chou brave (lechoubrave.fr). Elle souhaite également s’investir dans l’animation de stages d’alimentation vivante et de cures de jus frais.
http://www.leblogdecarinephung.fr/

par Carine Phung

Accompagner son enfant sans violence, respecter ses rythmes et ses besoins, lui faire confiance, le laisser faire des choix et des erreurs, voilà bien des principes que, nous, parents d’aujourd’hui, souhaitons souvent appliquer.

Armés de la meilleure volonté possible, nous nous surprenons néanmoins à crier, à pester, à menacer, à manipuler nos enfants, et bien d’autres travers que nous avons généralement hérités des comportements de nos parents. Certes, mais c’est humain et avoir conscience que ces réactions ne sont pas les plus appropriées qui soient montre que nous sommes en chemin. Comme le dit Catherine Dumonteil-Kremer, auteure notamment de Élever son enfant autrement et rédactrice en chef du tout nouveau magazine parental Pep’s (www.pepsmagazine.com), prendre conscience de notre incompétence de parent est déjà un pas essentiel, qui nous conduira peu à peu à développer de meilleures relations avec nos enfants.

Pour autant, vouloir bien faire à tout prix, s’attacher à être de « bons parents » peut s’avérer parfois tout autant violent, de mon point de vue. Comme le dit Isabelle Filliozat dans Il n’y a pas de parent parfait, le « bon parent » est celui qui reste centré sur lui, sur son image de parent irréprochable. Sa position est donc égocentrée…

Et l’on voit des mères qui allaitent en serrant les dents, bien que le cœur n’y soit plus depuis un moment, des parents qui dorment avec leurs enfants « parce qu’il le vaut bien » sans prendre conscience que, suivant l’optique dans lequel il est pratiqué, le cododo peut entretenir une certaine insécurité chez l’enfant. Que l’on ne se méprenne pas : je ne suis pas contre l’allaitement long et le cododo, au contraire ! Je dis simplement que ce que l’on offre à contrecœur ou même juste par principe, « pour le bien » de l’enfant, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour lui.

L’enfant aspire à avoir des modèles vivants et inspirants et dont les choix sont dictés par le cœur et la joie. Ce que les parents font pour lui, il veut que ce le soit à la fois dans l’amour que l’adulte a pour lui-même et pour lui. Et non l’un au détriment de l’autre…

L’enfant n’a pas besoin « de liberté au péril de l’amour » non plus, comme quand les parents ne lui refusent rien ou presque sous prétexte que cela ne le met pas en danger : manger autant de bonbons que convoités, passer des heures devant les écrans, etc. La liberté, est-ce vraiment cela ? N’est-ce pas plutôt entretenir des dépendances ? Ne nourrissons-nous pas par là nos blessures d’enfant ?

Or, plus que d’avoir accès à ces compensations, à ces refuges émotionnels, n’aspirions-nous pas avant tout à plus de présence et d’amour de la part de nos parents ?

N’offrons pas à nos enfants des subterfuges. Soyons vrais. Au risque de paraître parfois arbitraire dans mes « non », je préfère respecter mes limites et laisser mes enfants constater que je ne souhaite souvent pas me faire violence pour eux en leur expliquant pourquoi, mais me réserver pour de vrais « oui » qui viennent du plus profond de mon cœur. Et leur donner le modèle de mon humanité telle que je l’incarne au quotidien, leur montrer l’image de mon incomplétude, et même si cette image n’est pas tous les jours glorieuse ! Je n’ai donc pas honte de le dire : je suis loin d’être une mère parfaite et j’ai même bon espoir que leur offrir mon imperfection, c’est le plus beau présent que je puisse leur faire…

 


 

Arctique, rien n’est plus fort que l’espoir

ArtiqueLe film Arctique retrace le combat difficile et émouvant d’une ourse polaire et de ses 2 oursons dans une région de plus en plus instable, menacée par la fonte des glaces.

Pour la 1ère fois, une équipe de cinéma a pu s’immiscer dans le quotidien d’une famille d’ours polaires jour et nuit pendant 1 semaine. Bouleversant et spectaculaire, le film oppose à l’hostilité grandissante de cet environnement l’amour maternel et un phénoménal instinct de survie, livrant ainsi au grand public un témoignage précieux de ce qu’est l’Arctique aujourd’hui. Avec des images cristallines hautes de 8 étages et une immersion sonore totale grâce au format IMAX, le spectateur devient explorateur et découvre l’Arctique dans toute sa démesure. Documentaire d’exception aux prises de vue saisissantes, Arctique s’annonce comme l’événement cinématographique familial de la rentrée ! Pour toute la famille, en exclusivité à la Géode (Paris 19) à partir du 17 octobre.

 


 

Des livres pour sensibiliser à l’environnement

élémiL’auteur et illustrateur Philippe Wolf, conscient que l’avenir de nos enfants passe par le bien-être de la planète et vice versa, vient de lancer une collection littéraire destinée aux enfants comme aux grands. Cependant, le thème évoqué et l’approche dialectique des livres peuvent intéresser une cible bien plus large, pour le plaisir de la lecture et de la découverte de la nature. Selon l’éditeur, « L’intérêt de cette collection réside dans le fait que chaque livre forme un tout, et peut être lu de manière indépendante. » Faites donc la connaissance d’Élémi et de son ami Phil… et aidez-les à trouver les éléments naturels essentiels à la vie ; afin de les prévenir qu’une mystérieuse présence rôde autour de la planète. Car l’enjeu de cette odyssée est la sauvegarde de notre belle nature. Rencontres magiques, suspens et devinettes jalonneront votre chemin. Élémi ne ressemble à rien de connu sur Terre, et pourtant il en fait partie intégrante. Philippe Wolf propose ici une approche différente des notions finalement abstraites, surtout pour un enfant, comme le développement durable ou la protection de l’environnement. Ce qui en fait une publication originale et innovante ! 3 livres sont actuellement à découvrir en librairie ou sur le site officiel www.elemi.fr.

 


 

Jouet scientifique

le rendez-vous de Touchons du Bois
par Thierry de l’Épine – www.touchonsdubois.fr

La pompe à eauLa pompe à eau

Matériaux :

  • Une pique à brochette en bois de 15 cm
  • Une paille de 15 cm
  • Un verre d’eau

Outils :

  • Des ciseaux
  • Une règle
  • Un morceau de scotch

C’est parti !

  1. Transperce la paille en son milieu avec la pique en bois.
  2. Marque la paille à 2 cm de part et d’autre du centre puis, avec les ciseaux, entaille la moitié de la paille.
  3. Rabats vers le bas les 2 extrémités de façon à former un triangle.
  4. Fixe le bas du triangle avec un morceau de scotch.

Installation :

Immerge le bas du triangle dans un verre d’eau, puis fais tourner la baguette entre les doigts dans un sens puis dans l’autre. La force centrifuge va faire remonter l’eau dans les 2 sections de la paille, attention aux éclaboussures !

 


 

Une pâte à modeler naturelle et artisanale

pâte à modelerVoilà une pâte à modeler agréable, aux couleurs attrayantes, qui remplira mieux que bien la fonction que vous lui attribuerez, du malaxage nerveux mais bienfaisant au plus conventionnel atelier de création dont aucune génération d’enfants ne se lassera jamais ! Pour la petite histoire, cette pâte à modeler est née d’un réel besoin : celui de Sarah, toute jeune fille en difficulté, en quête d’une rééducation soutenue pour espérer un jour pouvoir marcher et jouer comme le font ses amis. Corinne, réputée bricoleuse, débrouillarde, habile en cuisine et de nature écolo, se voit confer la mission de venir en aide à Sarah en confectionnant une pâte à modeler, qui accompagnera l’enfant au quotidien dans ses soins d’ergothérapie. Corinne, qui connaît bien sûr la pâte à sel, lui préfèrera la pâte à chou, qui sera un bien meilleur atout pour les premiers pas de l’enfant et le début de longues recherches. Corinne sollicite alors un de ses anciens professeurs de physique, qui lui dispense quelques conseils à ses débuts. Elle parvient assez rapidement à un résultat convenable, mais se prend au jeu du perfectionnisme et améliore sa recette 2 années durant. La pâte à modeler finalisée convient bien à Sarah, mais aussi à tous ceux qui la découvrent. La petite tribu, qui suit l’aventure, encourage donc Corinne à déposer un brevet, accordé en 2004.

Entrez à présent dans la confidence… Cette pâte est obtenue à partir d’une farine de blé bio, le grain étant cultivé puis moulu à proximité, en Haute-Savoie. L’huile retenue est celle de soja. Le sel est majoritairement de Guérande. La mixture est liée par de l’eau, allégée par un peu de crème de maïs et adoucie par une pincée de crème de potassium, qui en parfait le toucher. Il s’agit d’une poudre minérale, autorisée en cosmétique bio. Le tout est rendu plaisant par l’adjonction de colorants alimentaires, qui permettent les macarons, obtenus à partir de betterave, de chlorophylle… C’est le dosage ultra précis de tous ces ingrédients qui vaut le brevet, ainsi que les modalités d’une cuisson maîtrisée. Il va sans dire que ce mélange pourrait être certifié bio, si cette pâte à modeler avait le bon goût de relever d’une officielle catégorie « alimentaire » ou « cosmétique », ce qui n’est pas le cas. Il va sans dire aussi qu’elle pourrait être mangée sans problème, si elle avait le mauvais goût… d’avoir bon goût, ce qui n’est pas le cas non plus, merci Corinne ! Le nom de la pâte à modeler sera fidèle à l’esprit amical et familial qui accompagne cette sympathique histoire depuis le début : JOM, pour les initiales des prénoms des enfants Jules et Orianne, sans oublier celle de Maman. C’est mignon ! Avec une douce pensée pour Sarah, qui joue et marche aujourd’hui. Caractéristique propre à toutes les bonnes pâtes à modeler, celle de ne pas sécher. Ou pas trop vite… Si d’aventure la vôtre perdait un peu de sa souplesse, il vous suffirait d’humidifier vos mains avant de la malaxer, en ajoutant éventuellement un peu de crème de maïs si la texture vous semblait trop collante. Si un de vos enfants en venait à réaliser un chef-d’œuvre, qui mérite d’être figé pour l’éternité, il vous suffirait de le laisser 1 semaine ou 2 à l’air libre, selon son volume, et d’éventuellement l’embellir d’une fine couche de vernis à l’eau. La pâte ne moisit pas ni ne craquelle, même après plusieurs années. Côté couleurs, 3 options vous seront présentées par « kits » destinés aux filles, aux garçons ou aux très jeunes. Ne voyez aucune attitude sexiste rétrograde simpliste et figée dans les choix qui ont été faits. Ce sont les intéressés qui ont sélectionné 6 couleurs parmi les 22 disponibles, après de longues séances de dur labeur. Ce qui donne :

  • Plein de rose pour les filles, on se demande pourquoi… Rose bonbon, rose framboise et un pot « rose chair ». Pour le reste, un bleu cyan, du rouge tomate et du jaune citron.
  • Du rouge également pour les garçons. Puis un jaune, moins vif que celui des filles, tendance jaune d’œuf. Du vert foncé et du bleu tout aussi foncé, qui permettent de réaliser des planètes, des camions, des robots, tout ça… Ainsi que du bleu cyan et du caramel.
  • Pour les tout jeunes, c’est le kit « éveil ». Corinne a choisi pour eux le gris, car elle sait que la plupart des mamans initient leur enfant avec une toujours bienvenue petite souris, ou un éléphant. Puis du rouge, bleu, jaune, un vert pomme, plus clair, et de l’orange. Le comble de l’émerveillement pour l’apprenti modeleur étant de mélanger le bleu avec le jaune, pour obtenir exactement le même vert que celui dont il dispose dans un de ses pots. Euréka !

Pour en savoir plus : 04 50 77 17 49
www.jompateamodeler.com

 


 

Des acteurs engagés pour une rentrée certifiée

PECFFournitures scolaires, fournitures de bureau : chacun va faire son choix dans les rayons « papeterie » pour préparer la rentrée. L’occasion de faire le point sur les garanties apportées par la marque PEFC et les entreprises qui, comme Clairefontaine, ont fait le choix de la gestion durable de la forêt. En 2011, près de 45 % de la production du leader français de la papeterie était certifiée PEFC… et 4 nouveaux sites de production seront certifiés d’ici fin 2013. Créée en France en 1999, la marque PEFC atteste qu’un produit en bois ou à base de bois s’inscrit dans une démarche responsable de gestion durable de la forêt. L’objectif est d’assurer un accès pérenne à la ressource bois, en favorisant la biodiversité et le renouvellement des forêts, dans le respect de ceux qui y vivent ou y travaillent. Toutes les étapes de transformation d’un produit font l’objet d’une certification, de l’arbre sur pied jusqu’au produit fini. Un suivi fable qui assure que les matériaux composant le produit fini sont originaires de forêts certifiées PEFC, respectueuses des normes environnementales, économiques et sociales. Seuls les produits issus de cette chaîne ininterrompue peuvent se prévaloir, avec le logo, de la mention « ce produit est issu de forêts gérées durablement et de sources contrôlées ». Clairefontaine produit chaque année environ 160 000 tonnes de papier pour la bureautique, l’impression offset et la fabrication d’articles de papeterie. Le groupe compte près de 30 marques (dont Rhodia, Force 8, Calligraphe…) et propose 4 grandes familles de produits aux consommateurs. Leader de la papeterie en France, Clairefontaine innove depuis plusieurs années en mettant en place des procédés industriels d’avant-garde qui contribuent à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Ils se traduisent notamment par : la limitation des gaz à effet de serre, avec la construction d’un dispositif au sein de sa centrale thermique qui permet à l’usine d’être autonome en électricité à plus de 80 %. Ce dispositif a permis une baisse globale des émissions de CO2 de 5,6 % sur 1 an ;

  • la construction d’une station d’épuration biologique sur le site d’Étival (prix du ministère de l’Environnement), qui permet d’éliminer la quasi-totalité des matières premières présentes dans l’eau rejetée ;
  • l’installation d’un dispositif de compostage précurseur, qui transforme les effluents (boue biologique) en compost stabilisé ;
  • l’utilisation intégrale des papiers de récupération avec le site d’Everbal, uniquement consacré à la fabrication de papier recyclé sans désencrage ni blanchiment. Cette initiative permet d’obtenir un rendement exceptionnel – avec seulement 106 kg de papier récupéré, 100 kg de papier sont produits – et de limiter au maximum les déchets à éliminer.

Plus d’infos sur : www.pefc-france.org

 


 

À la recherche d’une nounou ?

Dessin de JicéEt si vous choisissiez une « nounou nature » pour garder votre enfant à la rentrée ?

Le site www.nounou-nature.fr met en relation parents et nourrices en quête d’une éthique de vie commune, basée sur le respect de l’environnement et sur l’éducation positive.

Sur le site, 2 espaces définis – l’un pour les parents, l’autre pour les nounous – permettent de consulter en un clin d’œil la fiche de présentation de chacun. Hygiène de vie, matériel, formation, souhaits, type de locaux, services souhaités… les détails ne manquent pas pour trouver la perle rare !

La seule obligation pour faire partie de ce site est d’avoir les notions fondamentales de ce type d’éducation, à savoir :

  • des soins respectueux de l’environnement ainsi que de la santé des êtres vivants (couches lavables, crèmes bio…) ;
  • des méthodes d’éducation non violente et en accord avec le rythme (notamment en matière d’éveil et de sommeil) et la personnalité de chaque enfant ;
  • une alimentation saine (lait maternel, aliments biologiques, alimentation végétarienne…).

Voilà un excellent moyen de trouver la nounou qu’il faut pour vos p’tits bouts !

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