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Habitat

L’écolomag N° 41

Philippe BouchaudGéobiologie et pollution sonore

par Philippe Bouchaud

Définition

Le qualificatif de « pollution sonore » s’impose lorsque des phénomènes acoustiques (ou bruits) ont des conséquences négatives sur les personnes qui y sont soumises. Cela va de la gêne momentanée à des troubles plus graves.

Il faut être conscient qu’il n’y a jamais d’accoutumance physiologique à un environnement sonore trop élevé, même si l’on finit par s’y accoutumer psychologiquement. Pendant des années, le passage d’une voiture bruyante dans la rue aura toujours les mêmes effets perturbateurs sur notre physiologie (modification du rythme cardiaque, par exemple), même si l’on a la sensation de ne plus l’entendre.

La réalité est même contraire car la situation se dégrade avec le temps : au début, les seuls signes perceptibles sont ces modifications de notre organisme au moment de l’agression sonore. Puis, des effets indésirables apparaissent, tels que l’énervement, le stress, un sommeil agité, la fatigue chronique, l’affaiblissement des défenses immunitaires, etc. Si la situation perdure, les conséquences physiques et psychiques peuvent franchir un nouveau palier et s’avérer beaucoup plus dramatiques (dépression et maladies).

La pollution sonore est devenue, depuis quelques décennies, la principale cause d’inconfort des Français, à cause de la prolifération et de l’accumulation des sources de bruit. Comme bien souvent dans le domaine de la santé, nos technologies actuelles permettent de bien évaluer les perturbations physiologiques, mais ce sont toujours les conséquences sanitaires qui font l’objet de débats car d’autres paramètres coagissent parallèlement. C’est ce qui explique pourquoi ce problème n’est pas pris en compte à sa juste mesure.

Quels sont les différents types de bruits ?

Dessin-ecologis41Un son est caractérisé par son intensité (en décibels – ou dB) et sa fréquence (en Hertz – ou Hz). Le décibel A (dBA) est, quant à lui, plus représentatif de la sensation perçue par l’oreille humaine. C’est l’unité qui est classiquement utilisée pour évaluer le niveau de gêne acoustique.

Un bruit diurne devient gênant à partir de 60 dBA (par exemple, les premières perturbations cardiaques apparaissent lorsque ce seuil sonore est atteint). Il est considéré pénible entre 60 et 100 dBA et dangereux au-delà.

On admet généralement que le niveau sonore nocturne à l’intérieur d’un logement ne doit pas dépasser 30 dBA.

Pour combattre efficacement le bruit, il faut avant tout bien le comprendre. Dans une habitation, on distingue 2 sortes de bruits : aériens et solidiens.

Les bruits aériens, émis par des sources qui n’ont pas de contact avec la structure, se propagent dans l’air, puis font vibrer les parois qui, à leur tour, font vibrer l’air des locaux voisins. C’est de cette façon que les sons traversent les murs. Il existe 2 types de bruits aériens : ceux produits à l’intérieur (télévision, chaîne hi-fi, conversations des voisins, etc.) et ceux qui viennent de l’extérieur (trafic routier, ferroviaire ou aérien, aboiements, activités commerciales ou industrielles, etc.).

Les bruits solidiens se propagent par les parois de la structure lorsqu’elles entrent en vibration et font vibrer l’air des locaux voisins. Cette catégorie concerne les bruits d’impact (déplacement de meubles, chocs ou encore bruits de pas) et les bruits issus des équipements collectifs (ascenseur, ventilation, chaufferie), sans oublier les équipements individuels, comme la chasse d’eau ou les robinetteries.

Chaque type de bruit a ses propres caractéristiques physiques et techniques et doit être traité de façon différente. Il faut donc identifier le bruit et son type de transmission avant de se lancer dans une isolation acoustique. Par exemple, il faut savoir que les basses fréquences (graves) sont plus difficiles à amortir que les hautes fréquences (aiguës). En isolant la cloison qui vous sépare de la chaîne hifi tonitruante de votre voisin, il est possible que vous n’entendiez plus les médiums et les aigus, mais toujours autant les basses. C’est pourquoi il existe différents matériaux isolants, « par bande d’octave ».

Comment lutter contre la pollution sonore ?

Une bonne étude géobiologique doit intégrer ce paramètre. Les procédures sont différentes dans le cas de la conception d’une nouvelle construction ou dans celui d’une intervention sur un habitat déjà construit.

CAS DES NOUVELLES CONSTRUCTIONS

• L’étude acoustique commence lors du choix du terrain. L’idéal est de trouver un terrain qui soit totalement exempt de pollution sonore (route, voisinage immédiat, aboiements plus ou moins lointains, activités industrielles, etc.).

• Ensuite, la conception biotique du plan va prendre en compte les faiblesses éventuelles du terrain. Le plan va être adapté pour préserver au mieux les chambres (éloignement des chambres des sources de bruit, emplacement des ouvertures). Les solutions constructives seront également choisies en fonction des contraintes (nature et épaisseur des isolants). Le plan va prendre aussi en compte les bruits intérieurs de la construction (ce poste est beaucoup plus facile à traiter en préventif ). Chaque construction est particulière. Elle doit être adaptée au contexte et, si possible, au mode de vie des habitants. La standardisation ne peut apporter de solution optimale.

CAS DES HABITATS DÉJÀ CONSTRUITS

• Il faut d’abord opérer une véritable enquête pour tenter d’identifier les sources de bruit intérieures et extérieures, ce qui n’est pas toujours facile.

• Le traitement des problèmes peut prendre alors plusieurs formes, comme par exemple :

– Idéalement, la suppression ou la minimisation de la cause par le dialogue à l’amiable avec le voisin « indélicat » (arrêt des aboiements intempestifs, baisse de la musique, etc.) ou le syndic (pour ce qui concerne les équipements collectifs).

– Solutions architecturales pour les bruits venant de l’extérieur : isolation phonique de l’enveloppe (parois opaques et vitrées).

– Isolation des parois séparatives avec les voisins.

– Pose de tampons anti-vibrations sur certains appareils ou de colliers anti-béliers sur les canalisations.

– Plus difficilement, mise en place de solutions urbanistiques (murs antibruit, changement de revêtement des routes).

En conclusion, comme pour tous les autres paramètres traités en géobiologie, nous notons les 3 constantes suivantes :

1. Au cours de la journée, nous devons subir des perturbations en dehors de notre contrôle ; mais, une fois chez nous, nous avons une meilleure maîtrise de la situation. L’être humain est résistant, mais il lui faut des plages de repos que seule sa maison peut lui garantir.

2. Les perturbations sont moindres et les solutions plus faciles à mettre en oeuvre en habitat individuel qu’en collectif.

3. Le résultat peut être parfait (et ne dépend que de nous) lorsque l’on agit au moment de la construction, mais sera toujours moins bon (et souvent plus coûteux) dans le cas des habitats déjà construits.

Philippe Bouchaud / GCB Conseils – Études géobiologiques. Formations / Livres www.geobiologie-pb.cominfo@geobiologie-pb.com 04 26 03 17 28 / 06 15 21 18 74


Correction thermique des parois froides

Dans certains cas, comme les petits appartements ou les maisons construites avec des pierres très épaisses (au-delà de 40 cm d’épaisseur), poser un isolant conforme à la RT 2012 s’agissant d’épaisseur s’avère impossible. En effet, dans la plupart des cas, il faudra poser un isolant de 80 à 120 mm d’épaisseur (selon le type d’isolant). L’isolation par l’extérieur est la solution la plus performante ; mais, là aussi, cela peut s’avérer impossible. Résultat : en plus de ne pas faire d’économie d’énergie, on a la sensation de parois froides. Il n’y a pas de solution miracle : un isolant de quelques millimètres d’épaisseur ne fera de votre logement classé F un superbe appartement classé A selon les règles des diagnostics de performance énergétique. Néanmoins, il est possible de corriger thermiquement ces parois. Le but n’est pas d’arriver à faire de grosses économies d’énergie (même si cela jouera à la marge), mais plutôt d’améliorer le confort en évitant que la chaleur de votre habitat ne se précipite vers l’extérieur. L’idée est de créer un tampon thermique, qui stockera l’énergie un peu plus longtemps à l’intérieur de la pièce. Pour cela, 2 possibilités existent en écologique : le liège et le papier Klimatec ProKv600 de Erfurt.

Concernant le liège, on va utiliser des plaques appelées liège tableau, en épaisseur de 6, 8 ou 10 mm (format 50 x 100 cm). Ces plaques seront collées sur les murs (bien les préparer au préalable). Une fois les plaques collées, vous pouvez les enduire ou les peindre (il faudra armer la surface avec un treillis d’armature). En plus, le liège présente l’avantage d’être imputrescible, tout en laissant respirer vos murs. C’est également un très bon isolant phonique, qui atténuera les sons dans la pièce. Prix public conseillé pour l’épaisseur de 10 mm : 9,50 euros TTC par plaque.

Papier-Klimatec-ProKv600-de-Erfurt
Papier Klimatec ProKv600 de Erfurt

Le papier Klimatec ProKv600 est composé d’une face de papier intissé lisse et de fibres textiles pour l’effet thermique. Il fait 4 mm d’épaisseur (rouleaux de 15 m de long x 1 m de large). Le papier Klimatec va permettre de chauffer plus rapidement une pièce en évitant que la chaleur ne parte tout de suite dans les murs. C’est un intissé ; on peut donc le poser sans avoir besoin de le détremper au préalable. On met la colle sur le mur (colle spéciale), puis on pose directement le papier dessus, bord à bord. Pour une finition parfaite, il est conseillé de poser un autre papier à peindre, lisse ou structuré, à joints décalés. On obtient ainsi un fini parfait lors de la mise en peinture du support. Pour une construction ancienne de 30 m2, chauffée principalement le soir à l’électricité, les économies sont estimées à environ 300 euros par an. De plus, ce papier est insensible aux moisissures (ne favorise pas leur développement) et permet de ponter les fissures. Prix public conseillé: 190 euros TTC/rouleau.

Pour plus de renseignements,
contactez Guillaume Demarque, Matériaux Naturels d’Île de France
T. 01 48 51 76 08 – www.mnidf.fr


Guillaume-ReyFini les idées reçues ! Guillaume Rey, expert Feng Shui, nous fait partager son savoir pour que nous sachions une fois pour toutes si le Feng Shui nous apporte réellement l’harmonie dans nos foyers. Suivez le guide

par Guillaume Rey

L’importance des illustrations dans votre décoration intérieure

Stop ! Arrêtez-vous quelques instants. Votre habitation n’est peut-être pas une galerie d’art, mais prenez un moment pour observer, ressentir et analyser les toiles, les photographies, les images qui décorent votre intérieur.

Que représentent-elles ? Quelles émotions déclenchent-elles ?

Nous avons tous tendance à choisir notre décoration selon des critères élémentaires comme « j’ai craqué dessus », « j’aime bien la couleur », « ça ira bien avec le style du canapé » ou, pire encore, « c’est un cadeau de ma mère ». Aveuglé par la beauté de certaines oeuvres, par leurs couleurs, leurs formes, nous ne mesurons pas forcément les émotions conscientes ou inconscientes qu’elles déclenchent. Il est, certes, très prestigieux et très valorisant d’avoir une représentation de La liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix ou Guernica de Picasso sur le mur du salon ; mais, vous l’aurez compris, passé l’effet « tendance », la violence qu’elles expriment ne trouvera certainement pas sa place dans une chambre, dans la bibliothèque ou la salle à manger.

chrispalette-1Un miroir réfléchit une image instantanée. La toile ou la photographie figurative ou abstraite déversent leurs effets peu à peu. La scène représentée, comme les teintes dominantes, les formes et objets, le bruit, les jeux de lumière, forment un tout, influençant l’oeil qui la découvre comme l’oeil qui ne distingue plus.

Une étude récente, publiée dans la revue NeuroImage, a démontré, à l’appui de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, l’influence de l’environnement sur les fonctions du cerveau. Les scènes paisibles représentant des paysages de nature, des éléments naturels – tels que la mer – provoquent la connexion de différentes régions du cerveau ; alors que les environnements fabriqués par l’humain – comme les autoroutes, les villes – perturbent ces connexions. La science a aujourd’hui démontré ce que le Feng Shui utilise instinctivement depuis des millénaires.

Découvrons comment une image peut stimuler et dynamiser l’énergie de votre lieu de vie ou de travail. Rappelons qu’une étude de votre habitation selon les préceptes Feng Shui délimite 8 secteurs énergétiques, chacun correspondant à un domaine particulier.

Dans notre exemple, le secteur nord-est, est, d’après le « carré Lo Shu », gouverné par l’élément terre, représentant le développement personnel, l’épanouissement intérieur, l’apprentissage, les connaissances.

Un premier regard sur cette photographie et l’on peut déjà ressentir les qualités qui caractérisent le secteur terre. En développant l’analyse, voici ses particularités entendues et sous-entendues :

Le choix du singe, animal en lien avec l’intelligence, la réflexion, l’apprentissage. Le regard dans le lointain, il observe, analyse, comprend et assimile. Ici, le singe est pensif. Nous sentons une intériorisation de ses pensées, en parfait accord avec cette énergie du nord-est, qui nous amène à nous poser des questions sur nous-même (« qui je suis ? qu’estce que j’aime ? »).

• La position du singe au milieu de la photographie, entre ciel et terre, invite l’inconscient à se développer dans le système énergétique central, celui des sentiments, du coeur, en accord avec la fonction de ce secteur nord-est (« je me centre sur moi, sur mes sentiments, sur mes envies… »).

• Le singe s’est installé sur une rambarde en métal. En application des cycles des éléments, cette énergie de l’élément MÉTAL apporte le léger contrôle de l’énergie de la TERRE pour éviter les excès !

• Sa droiture invite au calme et à la sérénité. C’est un appel à la paix intérieure.

• Le soleil est le symbole de l’énergie du FEU, qui, dans le cycle des éléments, nourrit la TERRE (élément de ce secteur nord-est). Nous pouvons remarquer le halo de lumière que celui-ci forme autour de la tête du singe, invitant à l’élévation de l’esprit !

• Le soleil levant est important dans cette image. Il apporte le renouveau, la naissance d’une énergie vivifiante, qui accompagne les pensées et facilite la légèreté de l’esprit. L’esprit est clair et lucide.

• Les couleurs jaune orangé apaisent, réconfortent et invitent à la concentration sur notre être profond.

• La beauté simple et naturelle de cette image stimule notre estime. « Une belle image, à notre image ».

• La forme carrée de l’image ne tient rien au hasard. Cette forme augmente le potentiel de l’énergie TERRE.

Toute cette analyse nous montre l’influence très bénéfique d’une image sur nos aspirations personnelles, si toutefois celle-ci est positionnée dans le bon secteur de notre habitation. En revanche, vous comprendrez aisément qu’une photographie d’un parent défunt, qu’une toile représentant la guerre ou qu’un achat impulsif n’inspirant aucun message positif peut être inadapté à votre intérieur, voire l’empoisonner, créant ainsi les conséquences que je vous laisse imaginer.

Alors, ouvrez l’oeil sur les images qui ornent vos murs et entourez-vous de visuels positifs, remplis de bien-être et d’harmonie !

Plus d’informations : Guillaume Rey Expert – Consultant – Formateur en Feng Shui – Expertises, Conseils en aménagement d’espace et Formations, Stages sur la région Rhône-Alpes. + 33 (0)6 76 83 84 60 reyguillaume@live.fr www.fengshuietbienetre.fr

Chris Palette – Photographe-Reporter : www.chrispalette.com

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