Habitat

L’écolomag N° 44

La Géobiologie… et le Radon

Philippe Bouchaud

par Philippe Bouchaud

En France, il n’existe pas d’obligation réglementaire concernant le radon pour les habitats des particuliers. Seuls les ERP (Etablissements Recevant du Public) de certains départements, ainsi que certains lieux de travail bien spécifiques, font l’objet de normes. Aucune information ne parvient au particulier, que ce soit lorsqu’il construit sa maison ou lorsqu’il intègre un habitat déjà bâti.

Or, le risque de cancer du poumon associé à l’exposition domestique au radon a été mis en exergue par de nombreuses études effectuées à travers le monde, notamment aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne. En France, les cancers du poumon sont responsables d’environ 25 000 décès chaque année. Le radon est soupçonné de jouer un rôle dans la survenue de 5 à 12 % d’entre eux. Le problème est donc loin d’être négligeable.

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle. Il est issu de la désintégration de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre.

Les concentrations élevées sont généralement présentes dans les roches granitiques, certaines roches volcaniques et certains schistes. Le risque augmente lorsque ces roches affleurent la surface de la terre. Les régions riches en radon habituellement citées sont la Bretagne, le Massif central, les Vosges et la Corse. Mais, en dehors de ces grandes régions, il existe d’autres secteurs présentant un potentiel radon élevé. Ils se situent par exemple dans les massifs des Maures, de l’Esterel, du Mercantour ou de Belledonne. Certaines zones des Pyrénées sont aussi concernées.

La présence de radon au niveau du sol est dépendante de la nature géologique du sous-sol, mais aussi d’autres facteurs géologiques susceptibles de faciliter sa remontée à l’air libre :

  • l’état de fracturation des roches,
  • le niveau de sismicité,
  • la présence de sources hydrothermales,
  • les zones d’excavations minières.

Mais le taux de radon est également fonction des conditions météorologiques (vent, soleil, pluie, froid, etc.). Par ailleurs, il varie selon des rythmes journaliers et saisonniers, mais aussi selon le mode de vie des habitants.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le radon se dilue rapidement dans l’air lorsqu’il émerge du sous-sol. Mais il n’en va pas de même lorsqu’il s’infiltre dans nos maisons calfeutrées. Piégé, il peut alors s’y accumuler et atteindre des concentrations importantes.

Le taux de radon dans une maison peut donc varier d’heure en heure au cours de la journée en fonction de la fréquence et de la durée de l’ouverture des portes et fenêtres… ou, au contraire, empirer progressivement dans le cas d’une absence de ventilation ou d’aération.

Les caractéristiques du bâtiment sont donc prépondérantes, surtout dans le cas des régions à fort risque. Si une commune présente un risque potentiel élevé, cela ne préjuge en rien des concentrations présentes dans les habitations car elles sont étroitement liées au bâti.

La concentration en radon peut être réduite par deux types d’actions :

1. Remédiations passives ou actions sur les causes : celles qui visent à empêcher le radon de pénétrer à l’intérieur en assurant l’étanchéité entre le sol et le bâtiment (colmatage des fissures et des passages de canalisations, pose d’une membrane, mise en surpression de l’espace intérieur, etc.). Cette approche est plus facile pour les constructions neuves que pour celles déjà réalisées. Mais c’est la solution la plus efficace et la moins coûteuse.

2. Remédiations actives ou actions sur les conséquences : celles qui visent à éliminer, par dilution, le radon présent dans le bâtiment. L’aération naturelle ou la ventilation mécanique améliorent le renouvellement de l’air intérieur et l’évacuation du radon.

Cette approche est souvent utilisée pour les constructions déjà réalisées quand les remédiations passives sont difficiles.

Prouver incontestablement un impact sanitaire est tellement compliqué que les obligations réglementaires sont souvent longues à être décidées. Rappelons, par exemple, que les premières inquiétudes sur l’amiante sont apparues au début du 20e siècle… et que l’interdiction n’a été édictée qu’en 1997…

Alors, comme souvent, la géobiologie agit en amont des reconnaissances officielles dès qu’il existe de forts soupçons de nocivité, en France ou à l’étranger. La procédure est toujours la même :

1. Informer objectivement le mandant.

2. Le laisser décider du bien-fondé de cette information et de la nécessité – ou non – de la prendre en compte. L’objectif est que sa décision soit prise en toute connaissance de cause et non plus par ignorance.

3. L’accompagner s’il décide d’agir. Précisons toutefois que ce paramètre n’est pas intégré par tous les géobiologues. Le périmètre d’action d’une étude géobiologique est plus ou moins étendu selon les spécialistes.

Philippe Bouchaud
GCB Conseils – Études géobiologiques
Formations / Livres
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04 26 03 17 28 / 06 15 21 18 74


L’argile en pleine évolution

La société Gillaizeau exploite l’argile depuis 1850 pour en faire principalement des tuiles et des briques de parement. Elle exploite elle-même des carrières d’argile situées en France, près de La Roche-sur-Yon (Vendée).

ArgileDepuis 2009, elle s’est lancée dans la fabrication d’enduits et de produits à l’argile crue sous le nom d’Argilus. Dès le départ, elle a misé sur la recherche et le développement pour faire de ce matériau, écologique par excellence, un vrai produit actuel, répondant aux attentes des clients.

Après des produits classiques, comme les enduits monocouche (argile et paille), les enduits fins (argile et sable) et les badigeons à l’argile (peintures), les premiers produits techniques ont fait leur apparition : des stucs à l’argile, des enduits extérieurs à la chaux et à l’argile. Mais cette société innovante ne s’arrête pas là et deux nouveaux produits viennent enrichir leur gamme : les bétons d’argile pour sols et l’enduit isolant Isol’Argilus.

Les bétons d’argile sont composés d’argile et de silicates d’alumine hydratés, ainsi que de sables aux granulométries adaptées. Il ne s’agit pas de réaliser une chape de compression avec cette technique, mais plutôt une chape légère et écologique, pouvant aller jusqu’à une épaisseur de 15 cm. On peut la couler sur un hérisson de cailloux, sur une chape béton (béton ciment ou béton de chaux), et même sur des panneaux de liège expansé.

L’intérêt : un produit assez facile à appliquer, un sol qui respire, sans composants nocifs, capable de réguler l’hygrométrie et qui apporte de l’inertie à votre maison, ainsi qu’un grand confort acoustique.

Mais comment le finir ? Tout simplement avec des tomettes en terre cuite, ou encore avec le sol de finition à l’argile. Dans ce dernier cas, l’idée est d’obtenir une surface esthétiquement proche des bétons cirés, sans les résines habituellement nécessaires à ce type de sol. La résistance finale est obtenue en appliquant une huile de protection. Ce sol de finition peut être appliqué également directement sur des chapes en ciment, et même sur d’anciens carrelages (après préparation convenable du support).

L’enduit isolant Argilus est le dernierné de la gamme. Ce mortier, composé de perlites, d’argile et de chaux, a été pensé spécialement pour la rénovation thermique intérieure des maisons en pierre. Avec une sous couche adaptée, on peut l’employer sur presque tous les types de murs. Son lambda (conductivité thermique) est de 0,06 W/m2.K. Il offre donc une résistance thermique plus élevée que celle des enduits chaux-chanvre. Il a en plus l’avantage d’être plus facile à contrôler en matière de temps de séchage. Si l’on souhaite le travailler en épaisseurs importantes, on peut le bancher. Pour la finition, il est conseillé d’appliquer un enduit monocouche ou de finition à l’argile. Il est disponible en sacs de 10 Kg (environ 1 m2 en 4 cm d’épaisseur).

Pour plus de renseignements, contactez Guillaume Demarque, Matériaux Naturels d’Île de France.
Tél. : 01 48 51 76 08 – www.mnidf.fr


éco livres

Collection « Ma maison en mieux »

Voici la nouvelle collection des Éditions Ulmer, la première entièrement dédiée à la déco. Et on y trouve tout ce qu’il faut ! Des idées, en s’inspirant de projets présentés de A à Z, depuis les désirs exprimés par les propriétaires jusqu’aux recommandations détaillées de l’architecte. Des solutions pratiques, expliquées et valorisées par des photos et des zooms. Des alternatives économiques, développées grâce à des suggestions de matériaux et de solutions techniques. Le plus dur sera de choisir par où commencer !

Petits appartementsPetits appartements

Optimiser les surfaces de 12 à 40 m2

Impossible de pousser les murs pour agrandir son logement… Pourtant, il suffit de feuilleter cet ouvrage pour faire le plein d’idées créatives et astucieuses. Un titre généreusement illustré, qui devrait parler à ceux qui vivent dans de petites surfaces !

Une pièce en plus dans mon jardinUne pièce en plus dans mon jardin

Containers, cabanes et autres solutions

Marier gain d’espace et note d’originalité ? Rien de plus simple avec ce livre, qui donne immédiatement envie de se créer un coin bureau, une chambre d’amis ou une pièce supplémentaire… dans son jardin ! Des extensions indépendantes et faciles à réaliser.

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Solutions créatives pour cuisines d’aujourd’hui

Devenue une véritable pièce à vivre, la cuisine s’ouvre désormais sur le reste de la maison. Avec elle, tout est possible : ouverte, en retrait, structurée autour d’un îlot, escamotable… Plans, croquis et infos claires font de ce livre la référence pour imaginer sa future cuisine.

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Transformer son intérieur à peu de frais

Le guide idéal pour apprendre à connaître et utiliser les couleurs, composer des harmonies, métamorphoser un espace, puiser de l’inspiration et trouver toutes les astuces nécessaires, des plus simples aux plus élaborées.

Textes de Marie-Pierre Dubois Petroff, Pauline Delmet et Corinne Kuperberg 144 pages, 300 photos et des dizaines de plans et croquis – 19,90 €


Arbre-immobilier-2La permaculture et l’immobilier

Il existe des certitudes aujourd’hui : le changement climatique est réel, il est d’origine anthropique. La France verra la fréquence de ses précipitations et de ses vagues de chaleur – comme en 2003 – augmenter. Le coût des énergies (électricité, gaz, pétrole, bois, etc.) ne cessera de s’accroître dans les 20 prochaines années et le prix des matières premières, comme le cuivre, la paille ou les céréales, sera de plus en plus élevé. Bref, vous l’aurez compris, nous sommes certains que la vie sera plus difficile dans les prochaines décennies.

Heureusement, il existe des solutions, déjà en application dans le monde entier. Laissez-moi vous emmenez dans un futur pas si lointain :

dessin-cohabitationImaginez… Vous vivez dans un appartement, au sein d’un immeuble d’une cinquantaine de logements, rentrez chez vous, poussez la porte du bâtiment et entrez dans la cour. L’espace vert, autrefois toujours tondu, arbres taillés, vous coûtait horriblement cher à garder propre. Vous souriez d’avoir économisé tant d’argent car, maintenant, c’est une petite forêt comestible (voir le Jardin des Fraternités ouvrières en Belgique1). Vous ramassez quelques fruits et légumes pour le repas de ce soir… Comme tous les habitants de l’immeuble, vous n’allez plus aussi souvent au supermarché du coin car votre espace vert est devenu source d’abondance. En rentrant dans votre petit nid douillet, vous vous servez un verre d’eau du robinet. Elle ne contient ni hormones, ni résidus médicamenteux, ni pesticides. Cette eau provient de la citerne de l’immeuble ! C’est l’eau de pluie qui est stockée et filtrée jusqu’à 0,001 micron : plus de problème de calcaire non plus ! Vos appareils vivent mieux, plus longtemps, comme vous ! (voir le travail du professeur Joseph Országh2). L’eau doit être préservée ; alors, la copropriété a décidé de supprimer les baignoires et les toilettes à chasse d’eau. L’ensemble des habitants est heureux d’économiser tant d’argent et de ne plus impacter l’environnement.

Le syndic n’existe plus dans cet immeuble. Les habitants se sont regroupés et organisés : toutes les décisions sont prises au consensus (voir le travail de Bea Briggs et la mairie de Saillans). C’est plus long mais tous ont le sourire après une assemblée générale ! Beaucoup de travaux et d’entretien sont effectués par les habitants de l’immeuble et les weekends sont parfois l’occasion de travailler tous ensemble, avec les enfants, dans la joie et la bonne humeur !

La facture énergétique a été drastiquement réduite. Cela a été la décision la plus complexe à prendre… Certains n’avaient pas assez d’argent, et d’autres suffisamment. Au bout de plusieurs mois de discussion, ceux qui avaient plus ont compensé le manque des autres ! La solidarité est née grâce au climat de confiance qui s’est instauré dans l’immeuble. Pas de lois politiciennes, pas de gendarmes, juste moins de peur pour plus de confiance, et moins d’assistanat pour plus de responsabilisation. Les copropriétaires ont alors payé leurs dettes d’une manière qui a satisfait l’ensemble de la communauté (microcrédit, échange de services, etc.).

Nous sommes en 2014 et il n’y a qu’un pas avant que ce rêve devienne réalité. Je vous propose de m’accompagner dans la réalisation de ce projet tout au long des prochains numéros de l’écolomag.

1- http://www.gouteraujardin.be/localisationdes- jardins

2- http://www.eautarcie.org

Source : Franck Gougerot
www.larbreimmobilier.com
Conseils habitat, santé énergétique, permaculture et éducation environnementale


Capteurs solaires à air

Capteurs solaires à airIndépendants du 220v, autonomes, n’entraînant aucun coût de fonctionnement, les capteurs solaires à air sont utilisés pour ventiler, déshumidifier et produire de la chaleur totalement gratuite.

Leur présence s’impose avec évidence dans les résidences secondaires vides de tout habitant pendant de longues périodes. Les occupants des maisons individuelles les apprécient pour améliorer le confort au quotidien et différer le démarrage du chauffage lors des saisons intermédiaires. Des professionnels peuvent ainsi sécher du bois, du sel, des herbes, des fromages, etc. Le système est ingénieux, simple et efficace : de l’air extérieur filtré, réchauffé par le soleil, est soufflé dans la maison. La chaleur récupérée peut s’élever à plus de 50 °C selon la surface du capteur, son orientation et l’ensoleillement.

Fabriqués au Danemark avec soin par SOLARVENTI depuis 1981, faciles à installer sur mur ou toiture, ils sont un passage vers l’autonomie énergétique à moindre coût, entre 510 € et 1 800 €. Tous les modèles sont en stock, livraison par transporteur.

Infos : CAPT’AIR SOLAIRE, importateur-distributeur SOLARVENTI FRANCE
www.captairsolaire.com Contact : 06 33 87 77 95
DÉPOT-EXPO-VENTE s/RDV 68 rue de Jouvence 21000 DIJON


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Le grand guide Larousse du bicarbonate
Le grand guide Larousse du bicarbonatede Martina Krcmár

500 recettes et conseils pour un produit qui changera votre vie quotidienne !

Véritable panacée, le bicarbonate possède de nombreuses vertus pour régler tous vos tracas : • Santé, bien-être, beauté : il combat les caries, soulage les maux de gorge et les jambes lourdes, enraye le rhume, évite l’insomnie, rend la peau douce et les cheveux soyeux… • À la maison : il permet de nettoyer le mobilier, les textiles, les jouets des enfants, les canalisations, la voiture, la cage de votre animal de compagnie, de cultiver et d’entretenir vos plantes… • En cuisine : il permet de laver et faire briller toutes les surfaces, les appareils électroménagers et les ustensiles, de réduire l’acidité des agrumes, d’alléger les plats…

Larousse éditions – 256 pages – 16,90 €

Feng Shui, apprendre à habiter
Feng Shui, apprendre à habiterde Luc Antoine

Ouvrir cet ouvrage, c’est ouvrir les portes d’un Feng Shui réellement adapté à notre époque…

Au fil des pages, vous apprendrez à apprivoiser et à mettre en pratique la circulation de l’énergie, ainsi que la polarité (équilibre yin-yang), en y associant une dimension psychologique et symbolique. Vous découvrirez les bienfaits que cette approche originale apporte dans une demeure. En combinant certains aspects de la géométrie sacrée avec le Feng Shui, ce guide vous permettra de créer plus d’harmonie dans votre espace de vie – et donc de vous assurer davantage de bien-être –, en plus de lui conférer une juste place entre Ciel et Terre. Architecte de profession, l’auteur possède une solide expérience en matière d’habitat. Il vous livre ici tous les secrets pour poser un diagnostic Feng Shui et pour réussir un projet d’aménagement, de transformation ou de construction. L’ouvrage comprend un lexique détaillé et un index. Il est également enrichi de 46 dessins, schémas et plans explicatifs, très évocateurs. Un guide complet et pratique, qui intéressera tous les passionnés de Feng Shui, ainsi que les amoureux d’architecture et de décoration !

Éditions de Mortagne – 245 pages – 24 €

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