Habitat

L’écolomag N° 45

Lecopot-img1La Belladonna,
un nouveau modèle de toilettes sèches écodesign

Les toilettes sèches permettent d’adopter une gestion cohérente de nos déjections par la valorisation de celles-ci, au lieu de la pollution engendrée par les systèmes actuels de tout-à-l’égout. Le système de toilettes sèches à litière bio maîtrisée (TLB) est, en plus de cela, très pratique puisqu’il offre la possibilité d’installer des toilettes dans n’importe quel endroit et sans besoin de raccordement en eau ou électricité. Donc très facile à mettre en place, que ce soit pour une toilette principale ou juste en appoint pour une partie isolée de votre habitation. Outre la suppression de la plomberie, vous faites des économies d’eau (25 à 30 % de la consommation en eau d’un foyer pour des toilettes classiques) grâce à ces toilettes sans eau. Économiques, confortables et écologiques, ces toilettes à compost sont une réelle alternative pour l’avenir de nos sociétés et de notre planète.

Lecopot-img2La Belladonna est une création écodesign qui marie beauté et engagement envers la préservation de nos ressources en eau. Belladona (belle dame) à la fleur verte et violacée, au calice profond, s’est imposée rapidement comme nom pour cette création aux formes féminines. Plante des sorcières, onguent des courtisanes italiennes qui faisaient se dilater leurs pupilles pour feindre l’émoi amoureux, l’Atropa belladonna renferme de grandes vertus curatives une fois transformée. Fruit d’une recherche d’innovation esthétique par ses créateurs Julien Boyer (artisan menuisier, Lécopot) et Maurin Fontaine (créateur visuel), la Belladonna s’oriente résolument vers la notion de plaisir. Une invitation en beauté à reprendre notre place dans le cycle de transformation perpétuelle de la nature.

Dimensions : L 45 cm x P 56 cm x H 63 cm. Assise : 43 cm. Poids : 8 kg (seau compris). Prix brut : 580 € / Prix vernie : 630 €

Plus d’infos : www.lecopot.com


La Géobiologie… et ses différentes, applications

Philippe Bouchaud

par Philippe Bouchaud

Au fil des articles, vous avez pu constater la diversité des paramètres qui peuvent être étudiés dans le cadre d’une expertise géobiologique.

Puisqu’il doit prendre en compte tout ce qui est susceptible d’impacter le bien-être physique, énergétique et psychique des habitants, le géobiologue moderne doit maîtriser aussi bien des disciplines très techniques – comme, par exemple, l’electromagnétisme, la géologie, l’écoconstruction – que des concepts beaucoup plus abstraits – comme le vécu des maisons ou les phénomènes énergétiques. Ses outils de travail peuvent être : du matériel technologique performant ou simplement sa propre sensibilité.

Mais la diversité se trouve aussi dans les différents et nombreux domaines d’application de cette discipline.

Rappelons que la définition de la géobiologie moderne est : « L’étude de l’impact de l’environnement naturel et artificiel sur le vivant (humain, animal et végétal). »

Il est vrai que la géobiologie concerne majoritairement l’homme.

En premier lieu son habitat, puisque celui-ci doit être un endroit de repos et de ressourcement. Ici, la décision ne dépend que de lui et il lui est très facile d’engager une expertise, à partir du moment où il est convaincu de son utilité.

Le lieu de travail (industries, commerces, etc.) est le second endroit où l’homme d’aujourd’hui passe beaucoup de temps. Donc, une attention particulière devrait lui être portée. Mais, ici, la décision de faire appel au géobiologue ne dépend plus de la personne concernée mais du responsable de l’établissement. Paradoxalement, car une telle étude est gagnant-gagnant (bénéfique autant pour l’employé que pour l’employeur), ce milieu d’intervention est plus rare. En réalité, cela n’est souvent possible que lorsque le responsable est d’abord un particulier ouvert dans sa propre vie à la géobiologie et qui l’applique aussi dans son contexte professionnel. Rappelons aussi qu’au-delà de l’impact sur le bien-être et le comportement des personnes qui fréquentent le lieu, l’étude géobiologique peut influer sur la bonne marche des affaires. C’est alors doublement gagnant pour le responsable.

Pour ces mêmes raisons, la géobiologie intervient également dans les gîtes et les chambres d’hôtes. Une belle construction, avec des prestations haut de gamme, ne suffisent pas toujours pour satisfaire la clientèle, voire, parfois, l’attirer. Le lieu est perçu comme désagréable et les clients ne reviennent pas. Quelquefois, le lieu paraît même transparent et ne séduit pas les clients comme il se devrait. Là aussi, les bienfaits d’une étude géobiologique sérieuse sont non seulement qualitatifs, mais également chiffrables.

En dernier lieu, je dois citer une autre branche de la géobiologie qui peut être reliée à l’humain :

la géobiologie sacrée, qui étudie les anciens lieux de culte et autres lieux énergétiques. En réalité, cette application est plus liée aux endroits qu’aux personnes puisqu’elles ne les fréquentent pas en continu.

La géobiologie concerne aussi les animaux. Ceux-ci sont bien plus sensibles que les hommes à l’environnement. Or, les méthodes actuelles d’élevage les confinent dans des espaces très pollués. Là aussi, les bienfaits d’une étude géobiologique sont qualitatifs (bêtes plus calmes) et chiffrables (hausse de la production, baisse du taux de maladies, etc.).

La méthodologie est différente de celle employée pour les hommes : les domaines d’investigation sont moins nombreux, mais le seuil de susceptibilité est beaucoup plus bas.

La géobiologie s’applique également aux végétaux. Leur vulnérabilité est encore plus forte, aussi bien du fait de leur moindre résistance que de leur quasi-impossibilité de se déplacer. Cela concerne autant l’agriculture que la viticulture. L’expertise géobiologique porte sur la croissance des végétaux, leur transformation et leur stockage. Au regard de cette fragilité et des énormes enjeux financiers, il est dommage que la géobiologie n’ait pas plus d’audience dans ces secteurs. Pour cette catégorie, la méthodologie est encore différente, un peu moins liée aux phénomènes artificiels et davantage aux facteurs naturels.

La géobiologie est donc un métier aux multiples variantes. Le choix du périmètre d’activité dépend des affinités et des compétences de chaque géobiologue. Il y a, par exemple, beaucoup de relationnel et de technique lorsque l’on choisit de travailler avec l’humain, alors que, pour le végétal, l’approche est plus sensible, plus proche de la nature.

À noter également que la géobiologie peut être pratiquée par d’autres corps de métier, pour enrichir leur propre activité. Ainsi, un architecte améliorera la qualité de ses constructions ou de ses réhabilitations, afin que ses clients se sentent parfaitement bien dès leur entrée dans le lieu et, ensuite, à long terme. Cela peut être également un moyen pour se démarquer de ses confrères, en apportant un plus en matière de bien-être.

Un agent immobilier comprendra mieux ses ressentis face aux différents biens qu’il a en vente et les difficultés de certaines transactions. Il pourra parfois même inciter les vendeurs à apporter des corrections pour faciliter la vente.

L’apport bénéfique de la géobiologie concerne plus généralement de nombreux maîtres d’oeuvre, maîtres d’ouvrage et autres techniciens du bâtiment.

Dans tous les cas cités précédemment, soit le professionnel se forme complètement à la géobiologie et la met lui-même en application dans son activité ; soit il se forme pour en acquérir la compréhension, mais il fait appel aux services d’un géobiologue professionnel pour réaliser ce travail.

Philippe Bouchaud
GCB Conseils – Études géobiologiques Formations de professionnels et particuliers, en groupe ou en cours individuels sur mesure
geobiologie-pb.com
info@geobiologie-pb.com
04 26 03 17 28 / 06 15 21 18 74


Création d’un éco-village innovateur en Corrèze

Situé à Saint-Privat, en Corrèze, le Château de Cautine a pour projet de transformer son terrain de 13 ha en éco-village. Le but étant de créer un centre de détente et d’apprentissage, ainsi qu’un modèle d’autosuffisance, le tout en accueillant aussi bien des résidents permanents que des visiteurs temporaires.

Grâce à un système de coopérative, les revenus générés par l’activité touristique du village permettront aux résidents de gagner leur vie dans le village.

ecologis-dessinLes résidents ou membres de l’éco-château habiteront dans 22 maisons écologiques de différents styles (bois, pierre, torchis, paille, etc.), qu’ils pourront décider de construire eux-mêmes ou de faire construire par des professionnels (l’auto-construction des maisons permettant l’économie des dépenses en main-d’oeuvre). Les visiteurs de l’éco-village seront quant à eux hébergés dans le château, ainsi que dans des yourtes, pour des prix variables en fonction du confort. Pendant leur séjour, ils auront l’opportunité de découvrir un modèle unique de vie en autosuffisance, de bénéficier de massages et thérapies alternatives et de participer à bien d’autres activités proposées par des résidents permanents.

Le financement du projet se fera par le moyen d’un système de coopérative : tous les revenus provenant de l’accueil des visiteurs seront redistribués parmi les résidents permanents. Par ailleurs, le coût de la vie au sein du village est très bas grâce à un système d’autosuffisance hors réseau. Tous les habitants de l’écovillage auront en effet accès toute l’année à une alimentation biologique, provenant de plantations basées sur la permaculture. De plus, l’électricité, le chauffage et l’approvisionnement en eau seront pourvus de manière autosuffisante.

À ce jour, les maisons les moins chères en auto-construction sont estimées à 22 700 €. Ce prix inclut non seulement l’achat des matériaux et de l’équipement (principalement fait de matériaux recyclés), mais aussi la propriété partagée du château. Au prix des propriétés construites sans passer par l’autoconstruction s’ajoutera le coût de la main-d’oeuvre. C’est pourquoi les maisons bâties de façon habituelle sont estimées à 62 000 € pour les plus petites.

Cet éco-village est l’initiative de Ruth Phillips, l’une des propriétaires du château. Son idée est de construire un éco-village autosuffisant se basant sur des principes de non-violence, offrant de multiples opportunités d’apprentissage et d’échange dans un esprit d’humilité envers soi et son environnement. Le projet s’adresse à des personnes partageant ces valeurs et désireuses de vivre dans un esprit de collectivité tout en gardant un espace privé bien défini. Aussi, les fondateurs de ce projet souhaitent attirer au moins 50 % de personnes ayant des compétences pratiques dans les domaines de l’écoconstruction, des technologies alternatives et de la permaculture.

Pour en savoir plus : www.eco-château.com
09 77 21 76 06 / 06 06 49 66 31


La permaculture et l’immobilier

Arbre-immobilier-2Souvenez-vous, le mois dernier, je vous présentais un futur possible pour plus de bien-être et de résilience au sein de votre copropriété. C’est ici et maintenant que l’on ouvre la voie des possibles.

Proposé par Franck Gougerot
www.larbreimmobilier.com
Conseils habitat, santé énergétique, permaculture et éducation environnementale

La 1ère étape est de connaître ses atouts et ses faiblesses.

Inventez le moyen qui vous convient le mieux pour recenser les forces positives de votre immeuble… sans omettre ceux qui ne sont pas encore prêts pour le changement. L’intérêt de cette première étape est de rassembler les copropriétaires volontaires à une même cause : le bien-être de l’immeuble ou, plus terre à terre, la baisse des charges de l’immeuble. Une fois le noyau dur formé, comptabilisez vos tantièmes : cela vous permettra de calculer votre pouvoir de décision en AG (n’ayez crainte, si ce n’est pas assez, vous aurez beaucoup d’occasions de rassembler).

La 2e étape est l’observation de la vie de votre immeuble :

  • les horaires d’entrée et sortie des habitants
  • la fréquence du nettoyage
  • la sortie des poubelles
  • le tri est-il fait correctement ?
  • à quoi servent les espaces verts ?
  • qu’est planté sur cet espace vert ?
  • y a-t-il beaucoup de feuilles qui tombent à l’automne ?
  • où tombent-elles ?
  • quelle est la qualité de la terre (vers de terre, caillasse, argile, etc.) ?
  • la mission du gardien, son utilité, sont-elles discutées ? Ses horaires de travail, etc.
  • les parties communes sont-elles accessibles, peu accessibles, difficilement accessibles ?
  • l’ensoleillement ? les vents dominants et les couloirs de vent
  • le nettoyage des gouttières
  • comment est entretenue la chaudière ? Désembouage, réglage des heures de chauffe, isolation de la tuyauterie, etc.
  • qui change les ampoules et procède aux autres petites interventions électriques ?

Cette liste n’est pas exhaustive.

Une fois fait, posez-vous cette question : de quoi avons-nous besoin pour être bien et résilients ? C’est la 3e étape :

Cela peut être un électricien, un plombier, un jardinier, du temps, de l’outillage, des matériaux, mais aussi de la gentillesse, bannir les disputes, de la confiance, etc.

Pour réaliser au mieux ces 3 étapes, il est nécessaire de se rassembler. Pendant ce moment, tous doivent s’exprimer sans qu’aucun ne juge l’autre. Tout ce qui est dit doit être écrit par un référent sur un paper board, à la vue de tous. Ce référent aura la tâche d’en faire une synthèse objective, dans le respect des attentes de chacun.

Voilà une bonne manière de commencer l’année 2015 ! Dans le prochain numéro, nous aborderons les étapes suivantes : les ressources, l’analyse et bien d’autres.


éco livres

Les maladies des ondes, comment s’en préserver
Les maladies des ondes, comment s’en préserverdu Dr Gérard Dieuzaide

Fibromyalgie, fatigue chronique, maux de tête, cervicalgie, douleurs multiples, problèmes de concentration, vertiges, troubles du sommeil, sensation d’oppression, troubles du rythme cardiaque, troubles neurodégénératifs, dépressions, maladies orphelines… Ces maladies, de plus en plus fréquentes, gâchent la vie de centaines de milliers de nos concitoyens.

1 800 publications scientifiques mettent en évidence l’effet des ondes électromagnétiques sur l’être humain et le monde animal. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que le « smog » électromagnétique dont nous sommes enveloppés, comme l’effet photonique des matières que nous portons (prothèses, vêtements, etc.), ont une lourde responsabilité dans un grand nombre de ces troubles de santé. Le fonctionnement de tout organisme vivant est électrique et magnétique, et interagit nécessairement avec son environnement.

L’onde commande la particule, et, par voie de conséquence, la chimie. Gérard Dieuzaide identifie, dans cet ouvrage à la fois pratique et très documenté, les différentes sources de perturbations électromagnétiques, leurs conséquences sur notre santé, et propose des solutions concrètes pour s’en protéger efficacement.

Éditions Dangles – 240 pages – 20 €

Le rangement c’est malin
Le rangement c’est malinde Camille Anseaume

Salon, cuisine, chambre… Des astuces pour tout organiser et se faciliter la vie ! A priori, le rangement, ce n’est pas ce qu’il y a de plus glamour dans la vie. Il y a tellement de choses plus intéressantes à faire, comme voir des amis, se reposer… Sauf quand on ne trouve plus ses clés et qu’on ne peut plus sortir. Quand on n’a plus de lit depuis qu’une pile de vêtements en a pris possession… Dans ce livre, vous découvrirez :

  • Les 12 commandements du rangement : « Entre garder, donner, échanger ou jeter, tu trancheras », « Régulièrement, tu entretiendras », « Les accidents domestiques, tu préviendras »…
  • De nombreuses astuces pour : savoir ce qu’il faut ranger et où, rendre cette activité plus sympa, gagner de la place, fabriquer soi-même ses petits rangements…
  • Les règles à respecter pour ranger chaque pièce de la maison : de la cuisine à la chambre en passant par le coin téléphone, tout ce qu’il faut savoir pour faire de sa maison un havre de paix !
  • Un programme rangement au jour le jour pour ne pas se laisser envahir par le chaos…

Éditions Leduc.s – 192 pages – 6 €

Créez tous vos produits 100 % naturels
Créez tous vos produits 100 % naturels de Maïté Molla-Petot

Des solutions simples, économiques et responsables pour prendre soin de toute la famille… et de la planète

Oui, on peut être lavé(e), maquillée et posséder une maison impeccable de la cave au grenier pour des prix absolument dérisoires et en utilisant des produits dont aucun ingrédient ne pose problème du point de vue de la santé ou de l’environnement. Toutes les recettes que vous allez découvrir dans ce livre sont efficaces, naturelles et peu onéreuses. Pourquoi s’en priver ?!

Éditions Bussière – 208 pages – 22 €

Le dictionnaire à tout faire anticrise
Le dictionnaire à tout faire anticrised’Inès Peyret

Pour faire des économies, il n’y a pas 36 solutions :

  1. On dépense moins et, pour ça, on fait un maximum de choses soi-même.
  2. On trouve des recettes pour consommer sain et dépenser moins et mieux.
  3. On s’informe sur le nombre croissant des e-commerces de consommation collaborative.

Les idées et les sujets (alimentation, vêtements, économies d’énergie, bricolage, ménage, vie sociale, hygiène et beauté, remèdes de santé) que l’on vous propose dans ce dictionnaire anticrise vous aideront à vivre mieux, tout en dépensant moins. De très nombreuses informations sur l’économie et la consommation collaborative viennent aussi compléter ce dictionnaire.

Éditions du Dauphin – 338 pages – 19 €

Comment purifier et revitaliser votre eau de table
Comment purifier et revitaliser votre eau de table de Richard Haas

Démystifier l’eau et les appareils de traitement de l’eau, tout en protégeant le consommateur des vendeurs indélicats, est l’objet de ce livre. Clair et précis, il est particulièrement pratique pour permettre au lecteur de faire un choix fiable parmi les nombreux appareils de purification et de dynamisation de l’eau. Vous pourrez ainsi facilement obtenir et consommer une eau de qualité, propre et surtout « vitale ». Nous ne connaissons encore que très peu de choses sur l’eau et beaucoup de découvertes restent à venir, porteuses certainement de belles surprises. La recherche sur l’eau ne cesse de progresser et une vingtaine de nouvelles études scientifiques paraissent chaque jour à travers le monde. Cet ouvrage, à jour des dernières découvertes, vous révélera tout de cet or bleu, notre élément le plus élémentaire et vital.

Éditions Chariot d’Or – 240 pages – 12 €

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.