Environnement

L’écolomag N°15

Janvier – Février 2010

ECONEWS-15

SOS abeilles

Abeille« Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères vont être semées sur plus de 250 km d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation », ont expliqué Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Il s’agit « d’améliorer le bol alimentaire des abeilles et de contribuer ainsi au maintien de leurs défenses immunitaires », a précisé le ministère du Développement durable. « C’est une première en France », souligne Pierre Testu, animateur du « Réseau biodiversité pour les abeilles ». Cette expérimentation sera évaluée pendant trois ans -intensité du butinage, analyse du miel, composition des pollens- afin d’en apprécier l’efficacité. A terme, l’objectif est d’étendre le dispositif à l’ensemble du réseau routier national non concédé (environ 12.000 km).

Source : www.liberation.fr

 

Biodiversité : l’appel de l’Equateur

Le parc naturel Yasuní a été reconnu par des scientifiques du monde entier comme étant la zone de plus grande biodiversité de la planète. Ce parc a été déclaré Réserve Mondiale de la Biosphère par l’UNESCO. La Réserve de la Biosphère est aussi le lieu de vie du peuple autochtone Huaorani et des peuples en isolement volontaire. Ce sont les derniers êtres libres de l’Equateur, d’authentiques guerriers, qui vivent dans ce qu’on appelle les «sociétés de l’abondance», car ils produisent le minimum suffisant pour satisfaire leurs besoins. Or l’exploitation pétrolière et les impacts prévisibles liés à son activité menacent la biodiversité de l’Equateur. Le Président de la République de l’Equateur, Rafael Correa, a déclaré que le meilleur choix pour le pays est de laisser le pétrole dans le sous-sol. Pour cela il faudrait mobiliser la société nationale et internationale pour soutenir l’Etat Equatorien dans l’application de cette coûteuse décision nationale (60% des revenus de l’Etat provenant de l’exploitation pétrolière). L’objectif du gouvernement est de cumuler par ce moyen 50% des revenus qu’il obtiendrait par l’extraction du pétrole de ce projet. La procédure consiste en l’émission de bons par l’Etat pour le pétrole qui restera « in situ », avec le double engagement de ne jamais extraire ce pétrole et de protéger le Parc National Yasuní.

Source : www.sosyasuni.org

 


 

Francfort : un modèle écolo-social

Le programme initié par la ville sert de modèle dans le reste du pays : il réunit réINSERT IGNOREion dans le monde du travail, économie d’énergie, et soutien aux ménages modestes. Cela fait bientôt quatre ans que la ville offre, en partenariat avec l’association caritative Caritas et le Pôle Emploi régional, un service d’économie d’énergie destiné aux ménages modestes. Les prix de l’électricité ont augmenté de plus de 20% ces cinq dernières années en Allemagne. Les ménages les plus modestes sont les plus affectés.

Dans le cadre du programme « Stromspar-check », l’équipement offert aux ménages (ampoules basse-consommation, multiprises avec interrupteur ou encore perlateurs), est fourni gratuitement par des sponsors privés. L’autre pilier du programme tient à la reconversion de chômeurs de longue durée en conseillers en énergie. Orientés par le Pôle Emploi, les futurs conseillers reçoivent une formation de 60 heures délivrée par une agence en énergie locale, plus une formation de 20 heures en techniques de communication. Ce programme fonctionne si bien, que le Ministère de l’environnement s’en est saisi en le dotant d’une enveloppe de 8 millions d’euros, destinée à son développement dans tout le pays. Au plan social, ce sont près de 600 chômeurs de longue durée qui sont devenus des conseillers en énergie, économisant 3,633 tonnes de CO2 par an, et permettant aux communes participant au programme d’alléger leurs budgets sociaux de 377 000 euros.

Source : www.novethic.fr

 


 

Les aventuriers de l’équitable

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir des produits qui ont du sens, et les produits bio, écologiques ou issus du commerce équitable fleurissent dans les boutiques ou sur Internet. Mais comment y voir clair ? Tandis que les labels se multiplient, nous ne parvenons pas toujours à trouver, avec certitude, les informations qui nous rassurent sur nos achats responsables.

 

Pour vous éclairer, la chouette vous propose de suivre les aventures de Migel et Guillaume, partis 6 mois dans 13 pays, à la rencontre des acteurs du commerce équitable, de l’agriculture biologique et de l’écologie sur le terrain pour nous expliquer l’achat responsable! Ce tour du monde, compensé carbone, a pour objectif de nous montrer, de manière ludique et interactive, une vision nette des producteurs, des coopératives et de tous ceux qui s’engagent, chaque jour, pour un monde plus juste et plus respectueux de l’environnement.

Depuis début novembre 2009, Migel et Guillaume ont rencontré, en Palestine, une ONG qui oeuvre localement pour la production de l’huile d’olive. Ils se sont ensuite rendus au Sénégal où le petit village de NDem a organisé ses métiers autour du commerce équitable, en particulier la production et la filature du coton. Au Brésil, ils sont allés à la rencontre d’une marque de mode éthique, qui offre aux couturières des quartiers défavorisés de Rio des revenus justes et négociables. Après les producteurs de cosmétiques bio d’Amazonie, les voilà partis au Pérou à la rencontre des producteurs de cacao et du café…

En vidéos, photos et carnets de voyage, suivez leur parcours sur le site www.planete-responsable.com , et découvrez chaque jour les projets et les personnalités rencontrés pour un regard neuf sur l’achat responsable.

 


 

Paris : après le vélib’, l’autolib’ !

AutolibLa Ville de Paris a lancé en décembre dernier l’appel d’offre du futur service Autolib’ qui verra le jour en 2010. Suite logique du Vélib’, le système de voiture en libre-service bénéficiera dans un premier temps de 3000 véhicules électriques, répartis dans plus de 1000 stations, dont 700 dans Paris intra-muros. Paris lance, avec la Région Île-de-France et les 27 autres collectivités, qui ont adhéré au syndicat mixte, l’avis d’appel d’offres pour la délégation de service public de voitures en libre-service. Objectif : limiter les coûts et l’encombrement liés à la possession de voitures individuelles, tout en apportant une alternative crédible et écologique pour les déplacements nécessitant une voiture. Ce service de location horaire de véhicules électriques bénéficiera dans un premier temps de véhicules électriques accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

(www.developpementdurablelejournal.com)

 


 

USA : la guerre des séchoirs

Le débat sur les cordes à linge fait rage aux Etats-Unis. C’est le combat écolo du moment, aux Etats-Unis qui porte sur la liberté imprescriptible du citoyen d’étendre son linge dehors pour économiser de l’énergie. En Caroline du Nord par exemple, étendre son linge est interdit. Des caroliniens ont demandé une révision de la législation sur les séchoirs. Lors de la dernière session du parlement au printemps, un projet de loi a été déposé, toujours à l’étude. Les séchoirs extérieurs ont toujours été légaux en Floride et en Utah. Au cours de la seule année 2008, le Colorado, le Vermont, le Maine et Hawaï ont également autorisé les habitants qui le désiraient à outrepasser les règlements de leurs quartiers, du moins quand il s’agit de préserver l’environnement. En 2009, en plus de la Caroline du Nord, des projets de loi analogues ont été déposés au Maryland, en Oregon et en Virginie. Les arguments des anti-cordes à linge ? La « pollution visuelle » des sous-vêtements agités par le vent. Et la crainte de voir la valeur de leur maison dépréciée par cette atmosphère populaire et sans classe. Mais l’argument massue, celui qui pèse le plus lourd devant les tribunaux, et que les avocats ne se privent pas de brandir à tout bout de champ, est le suivant : toute loi étatique autorisant les citoyens à s’affranchir d’un règlement de copropriété diminue le droit de propriété lui-même. Et aux Etats-Unis, c’est grave. Cela peut remonter en Cour suprême.

Source : www.rue89.com

 


 

Egypte : les ordures « propres »

Une poignée de familles des quartiers déshérités du Caire expérimente une méthode originale pour fabriquer de l’énergie propre et réduire -un peu- la pollution qui étouffe la mégalopole égyptienne. Le projet de «biogaz» produit à partir de déchets organiques est né dans le quartier connu sous le nom évocateur de «ville des ordures ». C’est là que des dizaines de milliers d’éboueurs chiffonniers du Caire trient à la main les tonnes de déchets collectées dans les rues de la capitale, pour revendre le fruit de leur recyclage. Le projet de «fermenteurs à biogaz», ces appareils fabriqués avec deux bidons et quelques tuyaux, produisent du gaz «propre» à partir des déchets organiques des ménages. Les ordures converties via un processus biochimique impliquant certaines bactéries, permettent de produire deux heures de méthane quotidiennes servant à la cuisine, ainsi que de l’engrais qu’il est possible de revendre.

Source : www.goodplanet.info

 


 

La gestion des sols

Des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) ont réalisé un inventaire des puits et des sources des trois principaux gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxyde nitreux). Cet inventaire confirme l’existence d’un important puits de carbone dans les forêts et prairies européennes. Cependant la gestion des écosystèmes européens émet de l’oxyde nitreux, laissant aux écosystèmes terrestres une possibilité de stockage de 2% des émissions domestiques, industrielles et dues au transport.

Source : www.actu-environnement.com

 

Le savez-vous ?

Les océans et les écosystèmes terrestres captent près de 50% des émissions de gaz carbonique émis par les activités européennes.

 


 

éco Livres

« 2 degrés de trop »
réalisé par la fondation GoodPlanet.org
et Yann Arthus-Bertrand

Le changement climatique a ce mérite : il crée une nouvelle forme de responsabilité globale et planétaire. Car les gaz à effet de serre émis à Paris, New York ou Pékin exercent aussi leur action à Bamako ou au Groenland. L’humanité toute entière est concernée et doit agir de concert. C’est le sens des négociations internationales sur le climat, dont la conférence de Copenhague de décembre 2009. Mais chacun d’entre nous détient une partie de la solution. Comprendre les enjeux scientifiques économiques et politiques du changement climatique est donc important. 2 degrés de trop est un livre pour mieux comprendre les enjeux, les scénarios, les solutions.

Editions de La Martinière 192 pages – 10€

 


 

Attraper le carbone

Scientifiques et ingénieurs redoublent d’efforts pour se débarrasser de l’indésirable CO2. Mais avant de créer de nouvelles (et coûteuses) techniques, on peut commencer par protéger et améliorer les puits de carbone naturels. Capturer à la source les émissions des gros pollueurs (comme les centrales à charbon ou les cimenteries) et les injecter dans le sous-sol ; c’est la méthode qui semble plébiscitée par les gouvernements et l’industrie. D’autres méthodes existent comme le biochar qui repose sur une logique imparable : les végétaux absorbent du carbone, qu’ils rejettent ensuite dans l’atmosphère. En utilisant un procédé de pyrolyse, on peut récupérer 50% de ce carbone sous forme de « charbon végétal » afin de l’enfouir. Il y a également le Fonds Carbone bleu mis en place par les Nations Unies, destiné à l’entretien et la restauration des principaux écosystèmes marins. Et enfin, l’idée de fertiliser les océans grâce au phytoplancton vorace en carbone. Plusieurs scientifiques et compagnies proposent d’envoyer des navires larguer en pleine mer du fer, du cuivre, du phosphate, de l’azote… la méthode est controversée.

Source : www.terra-economica.info

 


 

Deux projets de compensation carbone

Le programme Action Carbone de la fondation GoodPlanet a validé le projet de construction de réservoirs à biogaz et de production de vermi-compost en Inde. Porté par l’ONG indienne, SKG Sangha, le projet vise à protéger la forêt indienne par la valorisation des excréments d’animaux en biogaz et à améliorer les conditions de vie des familles grâce au vermi-compost. Un second projet de construction de réservoirs à biogaz en Chine, porté par l’ONG française Initiative Développement a également été validé. Il permet aux habitants d’avoir accès à une source d’énergie renouvelable pour leurs besoins énergétiques. L’ONG participe aussi à l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement des zones rurales.

Source : www.actioncarbone.org

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.