Environnement

L’écolomag N°17

Mai – Juin 2010

L’état des forêts

ForêtsLa FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) vient de publier les conclusions de son rapport sur la déforestation mondiale, majoritairement due à la conversion des forêts en terrains agricoles. Ce document révèle que 13 millions d’hectares de forêt ont été utilisés à d’autres fins ou ont disparu entre 2000 et 2010. À titre d’exemple, le taux de déforestation au Brésil et en Indonésie a considérablement diminué entre 1990 et aujourd’hui. L’Afrique et l’Amérique du Sud ont quant à elles enregistré les plus fortes pertes nettes annuelles de forêt (respectivement 3,4 millions et 4 millions d’hectares). Les forêts constituent un des principaux puits de carbone au monde en emmagasinant 289 gigatonnes de carbone, arbres et végétations compris. La quantité de carbone stockée par la biomasse forestière, le bois mort, la litière et le sol, est supérieure à l’ensemble du carbone atmosphérique. Ce rapport fait également état du recul de la déforestation ces dix dernières années, même si l’on compte encore une perte de 5,2 millions d’hectares de forêt par an.

Source : www.eco-act.com

 


 

Biodiversité en Afrique

AfriqueA l’occasion de l’Année internationale de la biodiversité, la République Gabonaise organise à Libreville (Gabon), les 2-3 juin 2010, une conférence internationale sur les enjeux de la protection des ressources biologiques en Afrique. Organisée en partenariat avec le Secrétariat de la Convention des Nations unies sur la Diversité Biologique (CDB) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la conférence de Libreville se penchera sur une problématique au coeur des préoccupations mondiales : « Valoriser la biodiversité en Afrique : un enjeu et une richesse pour tous ». Le Bassin du Congo, qui regroupe le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Congo, la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine, est la deuxième plus grande région de forêts tropicales naturelles au monde, après l’Amazonie. La forêt du Bassin du Congo représente à elle seule près de 200 millions d’hectares, soit 30% de la couverture végétale du continent africain et 19% des forêts tropicales du monde. Comment exploiter durablement la diversité biologique, qui est une richesse d’avenir au même titre que les ressources minérales ou énergétiques, sans lui nuire ? Quelles sont les conditions de la réussite ?

Le Saviez-Vous ?

Le Gabon possède 13 parcs nationaux protégeant près de 11% du territoire terrestre et maritime du pays.

 


 

Les enfants de « Mada »

Les enfants de MadaSCHOOL est une association créée en 2003 par Michel Sommerard qui rassemble particuliers, producteurs et entreprises Bio et (ou) Ethiques pour scolariser des enfants de Madagascar, y construire des écoles, et répondre, par la solidarité, à la mondialisation économique. Le but de l’association est d’apporter de l’instruction, de la formation à l’hygiène, à l’agriculture biologique et à la gestion de l’environnement, adaptée aux terroirs et aux possibilités humaines locales. School fournit une aide sans ingérence pour que les Malgaches gèrent par eux-mêmes leur milieu, leur avenir et celui de la planète. Une partie reçoit des dons d’entreprises dans le cadre de l’économie solidaire pour y construire des écoles et des structures destinées au bien être social de la population rurale dans la région de Manakara. A ce jour School a bâti 57 salles de classes dans cette région, salarié des instituteurs, installé un forage, aménagé un marché à Manakarabe… L’autre volet de l’association « School Bis » est un système de rencontre en direct, de communication et de parrainage d’une famille européenne vers une famille malgache nécessiteuse pour scolariser les enfants de ces familles et qui valorise ce sentiment de fraternité qui nous anime. L’intégralité du parrainage va aux enfants, les frais de structure sont assurés exclusivement par vos dons et ceux des collectivités locales.

Le passage du cyclone Hubert le 10 mars dernier sur la côte est de Madagascar a fait près de 190 000 sinistrés sans compter les champs agricoles ravagés. Il y a à peine un mois, cette région était la porte de sortie du cyclone Fami qui a traversé l’île depuis Morondava située sur la côte ouest, pour être ensuite le berceau d’une épidémie de fièvre Chikungunya. C’est pourquoi School a plus que jamais besoin de vous et de vos dons afin de reconstruire la région et palier au manque de nourriture qui s’intensifiera au cours des mois (pas de récolte de riz prévue avant septembre 2010 !).

Pour en savoir plus : www.school.asso.fr

 


 

« Canopée,
vers un monde en mutation »
collectif

Ce nouveau numéro vous invite à explorer la question des mutations qui se jouent dans le monde d’aujourd’hui. Sommes-nous véritablement en train de changer de peau ?

Et parce que nous pensons que l’écologie doit être alliée au plaisir et à la beauté, Canopée vous fait partager ses coups de coeur à travers l’art, le voyage, l’architecture, la poésie ou la découverte d’autres cultures.

Canopée propose des clés pour aller plus loin dans la compréhension du monde qui nous entoure. Avec un regard humaniste.

Nature et découvertes en co-édition avec Actes Sud – 164 pages – 10€

 


 

Protégeons « Les Oiseaux en ville »

L’objectif est de sensibiliser les enfants de Montbéliard à l’avifaune qui les entoure et de leur expliquer la fragilité de cette avifaune tout en éveillant leur curiosité. A ce titre, le Muséum Cuvier se rend dans les 24 écoles maternelles et élémentaires de Montbéliard afin de montrer aux enfants comment protéger certaines espèces. La 3ème édition « Les Oiseaux en ville » consiste ainsi à mettre des silhouettes électrostatiques de rapaces sur les fenêtres de toutes les écoles de Montbéliard et de certains bâtiments administratifs, afin d’effrayer les petits oiseaux susceptibles de venir se cogner contre ces vitres et se tuer (plusieurs millions d’oiseaux tués en France par an). Au total, 600 silhouettes seront apposées sur les vitres cette année.

Source : ville de Montbéliard.

 


 

La nature à Paris

Considérés comme l’une des plus belles avenues du monde, les Champs-Élysées symboliseront l’espace de quelques jours la réconciliation des hommes et de la nature, avec la création par Gad Weil, du 22 au 24 mai 2010. Le créateur de la Grande Moisson, organise avec son équipe un nouvel événement original à Paris, sur les Champs-Élysées. Au soir de la Journée Mondiale de la Biodiversité, « Nature Capitale » prendra pied sur les pavés pour offrir, un bol de nature au cœur de la cité. « La nature est plus que jamais au centre des préoccupations de tous », commente Gad Weil.

Source : www.developpementdurablelejournal.com

 


 

Dès la création du premier magasin en 1990, Nature & Découvertes a décidé, en plus de ses engagements éducatifs, d’être des acteurs de la protection de la nature aux côtés des associations de terrain, en France et en Afrique. Ces petites et grandes associations font un travail exceptionnel de proximité, mais il leur manque, généralement, l’argent nécessaire pour financer leurs projets. Et c’est là que la Fondation Nature & Découvertes peut les aider en recevant tous les ans, 10% des bénéfices générés par l’activité commerciale de l’entreprise. C’est “l’impôt volontaire pour la planète” que s’impose l’équipe de Nature & Découvertes pour que la nature reste vivante, variée et belle, et que les hommes s’y épanouissent. Plus d’un millier d’associations, depuis lors, ont ainsi bénéficié de ces financements, accomplissant un travail exceptionnel.

Source : www. fondation-natureetdecouvertes.com

 


 

Eco Maires

Créée à l’initiative d’une cinquantaine d’élus, Eco Maires a pour objet principal de réunir les collectivités qui font de la promotion de l’environnement et du développement durable une priorité de leur mandat. Elle vise notamment à promouvoir les meilleures expériences locales et à encourager tous types d’action, dans le sens d’une modification des modes de consommation et de production pour un développement durable, conduites par les municipalités.

Source : www.ecomaires.com

 


 

Cyclopolitain

Cette compagnie de « cyclotaxis », circule depuis quatre ans à Nice. Fonctionnant par un système de réservation, ces tricycles électriques d’un genre nouveau, conduits par une douzaine de jeunes étudiants, transportent des passagers sur de petits trajets en centre-ville. La clientèle niçoise ne cesse de grandir et beaucoup utilise le Cyclo comme un véritable moyen de transport à part entière qui combine tous les avantages : économique, écologique et surtout extrêmement pratique.

Source : www.cyclopolitain.com

Cyclopolitain

 


 

La route … durable

Lancement des travaux de la RD 643 du contournement de Cantin (département du Nord), qui dureront 18 mois. Un projet innovant puisqu’il s’inscrit dans une démarche de « route durable » qui consiste à adapter la route aux exigences du développement durable.

Cette approche innovante s’est inspirée pour sa genèse de la démarche Haute Qualité Environnementale aujourd’hui appliquée aux bâtiments. Il s’agit de mieux contribuer à l’aménagement de l’espace et à l’amélioration de la qualité de vie.

Le Département du Nord a identifié les thématiques et enjeux prioritaires du territoire et a cherché des solutions techniques adaptées parmi lesquelles une protection phonique renforcée, une gestion responsable des matériaux, l’intégration au paysage et la constitution d’un « corridor biologique et paysager ».

Source : www.francebtp.com

 


 

Appel d’air

Clarisse HEAULME et Emeric BAYARTClarisse HEAULME et Emeric BAYART sont deux lillois de 25 et 28 ans partis depuis janvier 2010 afin d’en apprendre davantage sur le réchauffement climatique en partant à la rencontre des personnes qui agissent au quotidien pour lutter contre. L’objectif est de traverser, en tandem pendant 6 mois, l’Amérique Centrale depuis le Mexique jusqu’au Vénézuela. De courtes vidéos sont réalisées présentant les initiatives rencontrées et diffusées sur le site www.appeldair.org.

Dès l’automne prochain, Clarisse et Emeric organiseront des rencontres dans les écoles et une exposition afin de partager leur expérience.
Leur retour se fera le 27 juin 2010, à cette occasion vous pouvez les rejoindre et effectuer à vélo les derniers kilomètres restants depuis Arras jusqu’à Lille.

 


 

Planète responsable… et l’aventure continue ! Cette fois : l’Asie

Planete ResponsableVoilà 5 mois que Migel et Guillaume sont sur la route : plus de 85 000 kilomètres parcourus, déjà huit pays traversés, seize projets visités, des centaines de personnes rencontrées… Derrière tous ces chiffres se cache la grande joie d’un périple fabuleux, fort de sens et d’enseignements. Dans le dernier numéro, Migel et Guillaume avaient parcouru le Mexique, l’Inde et le Sri Lanka. Ils ne se sont pas arrêtés là !

Voici la suite de leur parcours : Ket Doan. Une entreprise qui soutient les populations les plus fragilisées d’Hô Chi Minh et son agglomération. Au Vietnam, cette société commerciale locale est en relation avec des ateliers d’artisanats à Hô Chi Minh et sa grande banlieue. Ket Doan soutient les populations les plus pauvres en commercialisant leur production. Les produits confectionnés par Ket Doan et ses partenaires sont vendus en France dans le réseau de magasins Artisans du Monde : de très beaux objets en bambou ou en bois laqué.

Soieries du Mékong

Née d’un projet de lutte contre l’exode rural, Migel et Guillaume sont partis découvrir la confection d’accessoires en soie (écharpes, étoles, sacs,…) avec Soieries du Mékong, au Cambodge : cette entreprise, créée en 2001 par l’ONG Enfants du Mékong, aide les populations locales à travers la formation et l’activité de tissage et de couture. Ils en ont profité pour visiter une dame âgée qui produit de la soie : fabuleux processus par lequel des chenilles grandissent en quelques semaines, avant de confectionner un cocon dans lequel elles se transformeront en papillon, cocon qui sera ensuite patiemment dévidé pour donner du fil de soie brut.

Rice Fund Surin.

Le riz bio et équitable dans une région sèche de Thaïlande. Les voici donc à présent en Thaïlande, où les paysans se sont regroupés en coopératives afin de pouvoir exporter directement leur riz bio et équitable, mais aussi de se développer économiquement et socialement grâce notamment à la diversification des cultures.

Et ce n’est pas fini ! Au programme des prochaines semaines : Toujours en Thaïlande, ils visiteront l’usine de jouets Plan Toys, vous connaissez peut-être la marque de jouets 100% écolo en bois d’hévéa à partir de forêts gérées durablement. L’histoire de cette entreprise eco-responsable est exemplaire : nous sommes impatients de la découvrir…

Puis direction le Mozambique et l’Afrique du Sud où ils suivront le programme de l’Unicef « Des écoles pour l’Afrique » (Ventes-responsables.com est mécène de ce programme), et le distributeur de vins Stellar Wines. Une multitude de projets qui font la différence. Planète Responsable nous en met plein la vue avec ses reportages vidéo et ses photos magnifiques. Toutes les coopératives, les producteurs et les personnes à l’initiative de ces projets nous font réaliser qu’il existe des personnes qui savent imaginer des solutions, innover et se battre pour défendre leurs idées.

Nous pouvons les soutenir en adoptant la consommation responsable.

Connectez-vous vite sur www.planete-responsable.com pour suivre l’aventure en direct !

 


 

Le Slow Surf

Avoir accès à tout, tout le temps et tout de suite : grâce à Internet nous sommes devenus des consommateurs d’informations compulsifs, brouillons et gloutons. Le Slow Surf propose d’adopter une attitude différente, afin de profiter de la richesse de l’outil Internet sans se disperser. Prendre le temps de profiter, ne pas se précipiter, et aboutir à l’utile sans se perdre dans le futile. Une façon plus sereine de naviguer. Virtuel, Internet fait cependant appel à des ressources très concrètes. Matières premières, énergie… le Slow Surf se veut une prise de conscience de notre impact sur la planète. Il se propose de nous apprendre à naviguer en étant économe des ressources. Par exemple : essayer de cibler au mieux sa requête sur un moteur de recherche, en choisissant soigneusement ses mots clés, optimise le fonctionnement du moteur de recherche : moins d’énergie dépensée, et un gain de temps appréciable dans vos recherches.

Pour en savoir plus : www.slowsurf.org

 

Les laveurs de montagne

Nettoyer la montagne de ses aménagements abandonnés est une opération à but non seulement esthétique et sécuritaire mais aussi naturaliste : au-delà d’une virginité retrouvée, les cols et vallons sont ainsi rendus inoffensifs pour les randonneurs mais aussi pour l’abondante faune sauvage qui y séjourne. Cette opération entre parfaitement dans les missions d’un Parc national. Appeler et aider au démontage d’aménagements abandonnés est l’une des nombreuses actions que mène Mountain Wilderness. Reconnue d’utilité publique, l’association nationale de protection de la montagne œuvre depuis maintenant 10 années pour rendre leur “naturalité” aux sites. Le nettoyage se fera du 9 juillet au 14 juillet 2010.

Pour tout renseignement ou inscription : cg@mountainwilderness.fr.

Source : www.mountainwilderness.fr

 


 

éco Livres

« Vers la sobriété heureuse »
de Pierre Rabhi

Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses.

Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d’une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent, invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible. L’économie ? Ce n’est plus depuis longtemps qu’une pseudo-économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : face à la société de surabondance sans joie et non sans misère matérielle dans laquelle les pays dits développés sont enlisés, “ la sobriété heureuse ” représente une alternative réaliste. Force de libération physique et morale, elle est un acte politique de légitime résistance à cette formidable machine à détruire la planète et à aliéner la personne humaine. Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.

Editions Actes sud – 80 pages – 15 €

 


 

Les dépêches deGoogPlanet.info

Le tigre : constat d’échec

Tigre« Nous avons lamentablement échoué » à protéger le tigre, pourtant listé comme espèce en danger depuis 35 ans, a estimé le responsable de la lutte contre la fraude à la CITES, John Sellar. « Dans le monde entier, il reste probablement moins de 3.200 tigres ». Le tigre fut parmi l’une des premières espèces inscrites en Annexe I de la CITES en 1975, qui interdit toute transaction internationale le concernant. Selon M. Sellar, la principale menace qui pèse sur le tigre est « la perte de son habitat », « mais le trafic de tigres continue jour après jour ».

« Chaque partie du tigre peut être utilisée et il existe un véritable marché sous-terrain: les gens sont prêts à payer pour tout article authentique et il y a toujours des praticiens qui achètent des os ou de la viande de tigre pour approvisionner leurs clients spécialisés », a-t-il encore dit.

 

Deux requins et l’ours polaire

La conférence de la CITES a refusé de placer deux espèces de requins, le requin-marteau et le requin océanique, sous sa protection, après avoir déjà rejeté deux autres espèces marines à forte valeur commerciale, comme le thon rouge d’Atlantique-Est et le corail rouge. Ces deux espèces, pêchées pour leurs ailerons, figurent sur la liste rouge de l’UICN (Union mondiale pour la conservation de la nature) comme espèce “mondialement en danger”, et même en “danger critique” pour le requin océanique en Atlantique-Ouest.

Ces grands poissons à maturation lente ne se reproduisent que tous les deux ans et leur population a diminué de 70% pour le requin océanique et 83% pour le requin marteau au cours des 20 dernières années en raison de la sur-pêche et des prises « accessoires » (accidentelles). Le Japon s’oppose à l’intervention de la CITES dans la gestion des pêches commerciales. Il a reçu le soutien de l’Indonésie, premier “producteur” selon la FAO, et de la Chine, qui consomme traditionnellement les ailerons de requins en soupe : tous deux ont insisté sur “l’impossibilité” pour l’administration et les douanes de distinguer les ailerons les uns des autres.

D’autre part, la CITES a refusé d’interdire le commerce international des ours polaires, rejetant une proposition des États-Unis en guerre ouverte sur le sujet avec le Canada. Pour la majorité des intervenants, la principale menace pesant sur les 20.000 à 25.000 ours blancs, répartis entre les États-Unis (Alaska), le Canada, le Groenland, la Norvège et la Fédération de Russie, est le changement climatique et la fonte des glaces arctiques qui réduit son habitat. Les États-Unis de leur côté prônaient une “démarche de précaution”, rappelant que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait classé cette espèce parmi les “vulnérables” en 2008 et que leur nombre avait déjà diminué de 30 % en 45 ans, faisant valoir que jusqu’à 700 ours ont été tués illégalement chaque année, notamment en Russie.

Cours d’eau pollués

Une étude réalisée par l’institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) révèle que 291 cours d’eau sont aujourd’hui contaminés au mercure sur le territoire américain. La totalité des poissons prélevés et analysés entre 1998 et 2005 présente des taux élevés de contamination, certains dépassant même parfois le seuil limite de danger pour la consommation humaine fixé par l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA). « Cette étude montre à quel point la pollution au mercure affecte non seulement notre air, mais également la plupart des poissons de nos rivières » affirme le Secrétaire à l’intérieur Ken Salazar au site NaturalNews.com. Aux Etats-Unis, la consommation de poisson est la première cause d’empoisonnement au mercure chez les humains.

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