Environnement

L’écolomag N°19

Septembre – Octobre 2010

Imprimer de plus en plus « responsable » !

Imprim'VertSurveillé depuis longtemps par les agences de protection gouvernementales, l’impact des imprimeries sur l’environnement interpelle aussi éditeurs et lecteurs éco-vigilants. De fait, l’impression offset traditionnelle est fortement consommatrice d’eau et utilise de nombreux polluants : détergents chimiques pour le nettoyage des presses, huiles indispensables à leur fonctionnement, mais surtout COV, ces composés organiques volatiles dangereux comme l’isopropanol, largement utilisé dans l’indispensable « solution de mouillage » de l’encre. Pourtant, il est possible d’imprimer « sans eau » ni additifs chimiques ou solvants grâce à un procédé autrefois réservé à l’édition d’ouvrages de luxe : l’offset « Waterless ». Une technologie qui utilise des plaques de silicone gravées au laser, les propriétés physico-chimiques de ce matériau assurant d’elles-mêmes la répulsion parfaite de l’encre. Résultat ? Plus de polluant, pas d’eau, moins de nettoyage. C’est cette technologie qu’utilise depuis un an « L-Imprimerie », l’une des plus grosses rotatives Waterless en service au monde. Etabli à Tremblay-en-France, ce site labellisé Imprim’vert® et Print Environnement® a été entièrement conçu pour minimiser son impact environnemental : architecture intégrée au paysage, baies vitrées et lumière naturelle pour des conditions de travail et une gestion de l’énergie optimales, retraitement systématique des déchets… Et bien sûr, utilisation de papiers 100% écologiques ! Un modèle à suivre et à découvrir sur le site www.seregni.fr

 


 

« Guérir la terre »
de Philippe Desbrosses

Comment relever le défi écologique ? Quels changements opérer pour que les générations futures n’héritent pas d’une Terre à l’agonie ? Loin des discours culpabilisateurs ou alarmistes, ce livre prône un élan et un engagement collectif. Il sollicite l’humanité jusque dans sa dimension la plus spirituelle afin que résonne à nouveau le chant de la Terre. Pionner de l’agriculture biologique en France, Philippe Desbrosses a réuni dans cet ouvrage de grands scientifiques et acteurs de l’écologie pour répondre à des questions cruciales. Au cours des entretiens réalisés par la journaliste Nathalie Calmé, le penseur de l’éco-agriculture Pierre Rabhi, le médecin David Servan-Schreiber, le botaniste et écologiste Jean-Marie Pelt, la cinéaste engagée Coline Serreau, la navigatrice présidente du WWF France Isabelle Autissier, le photographe et écrivain Yann Arthus Bertrand, et enfin le philosophe Edgar Morin, ce livre nous présente les solutions pour ouvrir une voie nouvelle.

Editions Albin Michel – 250 pages – 17 €

 


 

Victoire d’une tribu
sur un géant minier

Dans un geste extraordinaire, le ministre indien de l’Environnement, Jairam Ramesh, a gelé le projet controversé de Vedanta Resources d’exploitation de bauxite (minerai d’aluminium) qui se trouve dans la montagne sacrée de la tribu des Dongria Kondh, en Inde. Cette décision représente une écrasante défaite pour le milliardaire indien Anil Agarwal, fondateur et actionnaire majoritaire de Vedanta. Par ailleurs, M. Ramesh a déclaré que Vedanta avait fait preuve d’un « choquant » et « flagrant mépris pour les droits des groupes tribaux ». Le ministre a également mis en doute la légalité de l’énorme raffinerie, que ce géant minier a déjà construite au pied des collines. Ainsi, après s’être fermement opposés à Vedanta et résolus à empêcher Niyamgiri de devenir une décharge industrielle, les Dongria Kondh, qui ont toujours su préserver leur montagne sacrée et ses rivières, ont remporté cet été une éclatante victoire !

www.survivalfrance.org

 


 

Les dépêches de
GoogPlanet.info

Des volontaires
pour nettoyer la Laponie

Avec le développement du tourisme, les ordures deviennent un problème pour ce territoire sauvage du grand nord. De plus en plus nombreux, les touristes qui se rendent en Laponie laissent leurs déchets derrière eux. Ainsi, c’est par équipes de cinq que les nettoyeurs, tous volontaires finlandais, ont eu quatre jours pour effectuer leur tâche dans une région, qui n’a «jamais été nettoyée auparavant» selon la société Metsähallitus, qui s’occupe du nettoyage des refuges et des grandes routes en Laponie. Cette opération a avant tout été organisée pour montrer que la région a besoin d’être nettoyée de façon bien plus vaste que cela.

 

Des conteneurs pour loger les étudiants

Des conteneurs pour loger les étudiantsPour tenter de réduire la pénurie de logements universitaires, des conteneurs abriteront au Havre, à partir de la rentrée 2010, des studios pour étudiants. Peints en gris, les conteneurs sont disposés autour d’un patio, sur une ossature métallique de quatre niveaux, avec de larges baies vitrées, découpées soigneusement dans la tôle. Chaque studio est isolé, insonorisé, équipé d’une connexion wifi et beaucoup ont une vue sur le port. Posé sur un terrain mis à disposition gratuitement par la ville du Havre, cet ensemble facilement démontable a été construit en moins d’un an. Imaginée aux Pays-Bas et déjà répandue en Allemagne, en Australie et au Canada, cette solution pourrait être une des pistes pour résoudre la pénurie endémique de logements universitaires en France.

 

Des « bus volants » à Pékin

Des « bus volants » à PékinDans le but de décongestionner cette ville extrêmement embouteillée, une ligne de «bus volants», enjambant deux voies de circulation, va être testée à Pékin. Comment ça marche ? Sans prendre de place, car circulant sur des rails, ce principe permet aux automobilistes de passer sous le « bus volant », tandis que les passagers du bus sont installés en hauteur. Beaucoup moins chère que la construction d’une ligne de métro, sa mise en place nécessite toutefois des aménagements particuliers, comme des arrêts de bus surélevés et des signalisations spéciales. Selon ses promoteurs, ce véhicule fonctionnant à l’électricité, en partie d’origine solaire, «pourrait réduire les embouteillages de 30% et jusqu’à 180 km de voies surélevées pourraient être construites dans la capitale chinoise ».

 


 

Le billet d’humeur
de France Guillain

France GuillainOn n’est… JAMAIS TROP PETIT POUR CHANGER LE MONDE !

Après plus de cinq cents ans d’exploitation de la totalité de la terre, l’économie vient de basculer.

A bien réfléchir, tout ça, c’est grâce à une idée : les droits de l’Homme. ET de la Femme.

Quelques hurluberlus qui rêvaient de partage, d’équité, de bonheur pour tous. Une poignée de terriens bleus, blancs, rouges a pénétré le cerveau de l’humanité.

C’est que les idées se propagent plus vite que la lumière. Tous les chercheurs le savent : une découverte émerge souvent en deux points de la planète en même temps.

De tout temps, ce sont toujours les minorités qui ont changé le monde. Minorités d’abord regardées avec amusement, ironie, mépris, peur. Minorités combattues par le plus grand nombre : parce qu’il est plus nombreux il se croit plus fort.

Le tout petit David vainqueur du colosse Goliath. David, lui,ne comptait pas sur sa force physique ou sa puissance. Il a réfléchi. Quelques secondes, le temps de ramasser un caillou : gratuit. Il l’a balancé, Goliath s’est effondré.

Tel est exactement notre travail aujourd’hui pour sauver la planète, sauver ce qui vit, qui a un coeur, qui a du coeur.

Prendre le temps de réfléchir, quelques secondes. Trouver le geste qui sauve, la parole qui construit, l’idée généreuse qui permet de se réjouir de la bouteille à moitié pleine au lieu de pleurer sur celle à moitié vide.

Tous les désordres du monde sont un humus pourrissant, sous lequel pointent déjà de nouvelles pousses qui feront la forêt de demain.

Ecolomag, c’est exactement ça : une jeune pousse… délicieuse à croquer !

 


 

Des nouvelles de la Mer

 

Tourisme aux baleines

Tourisme aux baleinesSelon une étude récente, le tourisme aux baleines a attiré 13 millions de touristes en 2009, générant près de deux milliards de dollars, tout en employant 13 000 personnes de par le monde. Et ces chiffres devraient encore augmenter. La preuve donc qu’il vaut mieux maintenir les baleines en vie plutôt que de les tuer. Mais pour Vincent Ridoux, biologiste à l’Université de la Rochelle, le tourisme aux baleines peut aussi avoir des conséquences négatives : « nous observons les baleines là où elles se nourrissent et là où elles se reproduisent. Mais si le whalewatching devient trop envahissant, il risque de pousser les baleines à chercher d’autres endroits, plus tranquilles mais moins sûrs pour elles », prévient-il.

Source : www.goodplanet.org

 

La France a mangé son stock
de poissons depuis le 9 Juillet

Un rapport publié par la Nef (new economics foundation) et Océan 2012 révèle que les européens consomment bien plus de poissons que ne peuvent en produire les mers d’Europe. En effet, nous engloutissons en 189 jours les réserves prévues pour 365 ! Depuis le 9 juillet 2010, le poisson provient donc d’importation, alors que certaines espèces surpêchées sont exportées.

Source : www.rendezvous-rp.com/blog/?p=972

 

Plante un poisson

Fabien Cousteau, le petit-fils du commandant Cousteau vient de fonder l’association à but non lucratif « Plant a fish », « Plante un poisson». Inspiré par le succès de programmes qui encourageaient les gens à replanter des arbres, il a lancé un mouvement visant à “replanter” des poissons. « Planter des arbres c’est bien beau, mais il est temps de se souvenir également que les océans occupent 73% de la surface de la planète ». « Plant a fish » est un programme éducatif de restauration des océans et un mouvement grassroot (d’origine citoyenne, ndlr). Vous pouvez soutenir cette association par vos dons.

En savoir plus : www.plantafsh.org
Source : www.terra-economica.info

 

L’Océan est sous acide

L’acidification des océans est un phénomène qui a trop longtemps été pris à la légère. Certains se sont rassurés en invoquant la répétition des cycles naturels et notamment l’ère du Paléocène-Eocène, période au cours de laquelle les températures ont été les plus élevées de tous les temps, il y a 55 millions d’années. La concentration de carbone avait alors atteint des sommets et de nombreuses espèces sous-marines avaient disparu. Aujourd’hui l’histoire se répète, mais en pire. Les océans absorbent en effet chaque jour 25 millions de tonnes de dioxyde de carbone d’origine anthropique, ce qui contribue largement à réduire l’impact CO2sur le climat. Mais la formation d’acide carbonique, qui résulte de l’entrée en contact du gaz avec l’eau de mer, a une incidence négative sur l’équilibre de l’écosystème marin. D’où l’entreprise de trois explorateurs britanniques partis le 15 mars dernier pour un périple de cinq cents kilomètres à ski sur la banquise de l’océan Arctique. Bravant des températures de -45°, ils tentent de récolter des données sur l’acidification des océans et son impact sur la biodiversité. Pour autant, plusieurs statistiques sont d’ores et déjà considérées comme irréfutables. L’acidité des océans a augmenté de 30% depuis le début du 19ème siècle.

 

Le saviez-vous

Les selles des baleines permettraient de réduire la teneur en carbone des océans grâce à leurs déjections riches en fer, un processus à l’origine de leur acidification. Quoique se nourrissant essentiellement de poissons et de petits crustacés, les baleines contribueraient ainsi à préserver la faune et la fore.

Source : www.eauzone.tv

 

À contre-courant pour la planète

© Thomas Vollaire

La Maud Fontenoy Fondation se bat pour une meilleure éducation à la sauvegarde des océans et à la protection du littoral. Après 4 années d’aventures maritimes et humaines, Maud Fontenoy a décidé de se battre pour la sauvegarde des océans, du littoral et plus généralement
pour sensibiliser le grand public à la protection des mers du globe. Elle n’a de cesse de raconter les effets visibles de la pollution et du réchauffement climatique sur les océans qu’elle connaît bien. Maud Fontenoy a bâti chacune de ses aventures sur deux piliers : la transmission de valeurs aux plus jeunes et le combat pour la protection des océans. Toutes les recherches scientifiques l’indiquent, les mers et les côtes subissent de plein fouet l’activité humaine. Toutefois, il reste de l’espoir. « Ne laissez personne vous dire que c’est impossible.».

Pour en savoir plus : www.maudfontenoyfondation.com

 

Aspiro recyclé

Aspiro recyclé25% de la surface de la planète sont aujourd’hui pollués par des déchets plastiques. Les milieux marins sont particulièrement touchés avec le phénomène du « plastic vortex », soit l’archipel de plastique de 1 300 000 km2 situé dans l’Océan Pacifique qui, composé à 80 % de sacs plastiques, flotte entre San Francisco et Hawaï. Electrolux réagit et lance une grande opération de sensibilisation en collectant des déchets plastiques aux quatre coins du monde pour produire les aspirateurs « vac from the sea ». Cet acteur engagé promeut en effet une utilisation plus responsable du plastique en se prononçant en faveur du plastique recyclé. Cette démarche vise à assurer la pérennité d’une industrie grande consommatrice de plastique et à diminuer l’impact négatif de ce matériau sur l’environnement, notamment en milieu marin. Une série limitée d’aspirateurs « vac from the sea » sera fabriquée à partir de débris plastiques trouvés en milieu marin, en provenance de différents sites tels que l’Océan Pacifique ou la Mer Méditerranée.

Pour en savoir plus : www.electrolux.com/vacfromthesea (site en anglais)

 


 

La biodiversité exposée

Les grilles de l’Ecole de botanique et du Jardin écologique du Jardin des Plantes accueillent jusqu’au 30 octobre 2010, une exposition de photographies naturalistes « inventaires sans frontières » dédiées aux inventaires de la biodiversité. Trois milieux bien distincts sont représentés, qui correspondent à trois échelles d’observation différentes : le jardin des Plantes, le Parc National du Mercantour et la région Mozambique-Madagascar, explorée dans le cadre de l’expédition « La Planète revisitée ».

Source : www.mnhn.fr

 


 

Ted ScottoUn anniversaire en musique

Nature & Découvertes fête cette année ses 20 ans d’existence. À cette occasion, retrouvez un coffret des deux plus beaux disques du compositeur Ted Scotto : « Nature » (double disque de Platine, 250 000 albums) ainsi que « Nature 2 » ; soit 145 minutes de musique de relaxation et de bien-être. Le disque Nature a connu un succès immédiat, ce succès est encore présent aujourd’hui 15 ans après. Découvrez ce coffret vendu exclusivement chez Nature & Découvertes au prix d’un disque soit 19,90 €.

Retrouvez un extrait du coffret sur notre site internet : www.ecolomag.fr

 


 

Tri dans la salle de bain

Seuls 55 % des Français déclarent trier systématiquement les déchets dans la salle de bain. C’est le principal résultat de l’étude Ipsos publiée par l’éco-organisme chargé de la collecte des déchets d’emballages ménagers, Éco-emballages. Pire ! À peine un cinquième de ceux qui prétendent trier leurs emballages dans la salle de bain le font correctement. Quant à la cause de ce manque d’assiduité, la moitié des interrogés pointe le défaut d’informations sur le tri des emballages visés et 38 % avouent faire des erreurs de tri pour cette raison.

Source : wwww.developpementdurablelejournal.com

 


 

La Petite ReineLa Petite Reine

Spécialisée dans le transport écologique de marchandises en ville en vélos assistés électriquement, l’offre de services de La Petite Reine® repose sur trois types de prestations : transport de marchandises, communication et mise à disposition de véhicules. Depuis 2009, elle est détenue à 100% par l’Association Ares ce qui garantit son caractère non lucratif, et est devenue entreprise d’INSERT IGNOREion en mai 2009. La Petite Reine® a livré un million de colis et permis l’économie de 150 tonnes de CO2 sur Paris, Bordeaux, Rouen, Dijon, Lyon et Genève.

 


 

éco Livres

« Wild »
de Peter Cairns, Florian Möllers,
Staffan Widstrand et Bridget Wijnberg

Pendant plus de 14 mois, une équipe de photographes a exploré les profondeurs des mers, bravé les grosses chaleurs et les froids extrêmes pour révéler l’incroyable diversité de la nature européenne. A travers 200 photographies époustouflantes, cet ouvrage dresse un portrait inédit du patrimoine naturel européen. Des ours polaires de Svalbard aux tortues de Méditerranée, des bisons de Pologne aux orchidées sauvages et aux glaciers enneigés, notre continent nous livre la beauté de ses paysages et l’immense richesse de sa faune.

Un livre magnifique – Editions de La Martinière – 288 pages 39,90 €

« Sang pour sang toxique »
du Pr Jean-François Narbonne

Plastiques, téflon, PCB, bisphénol, retardateurs de flammes, insecticides… il y a plus d’une centaine de contaminants dans notre sang… C’est ce qu’a vérifié sur lui-même le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue français. Voici le point de départ du récit fascinant développé dans ce livre. L’auteur explique comment la deuxième moitié du XIXe siècle a marqué un tournant dans l’histoire humaine avec l’avènement de la chimie industrielle ; comment les produits chimiques envahissent notre vie et comment ils s’accumulent dans notre organisme parfois pendant des années. Quels sont les toxiques qui polluent notre corps aujourd’hui ? Quels sont leurs effets probables sur notre santé ? Autant de questions auxquelles répond l’auteur dans ce document qui marquera à coup sûr les esprits.

Editions Thierry Souccar – 256 pages – 19,90 €

« Vers une société sobre et désirable »
collectif sous la direction de Dominique Bourg
et Alain Papaux

Avec une population de 9 milliards à l’horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n’échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu’on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d’une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment, dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? A quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno – scientifique ? Cet ouvrage traite de l’avenir de notre vivre – ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Ce livre fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot.

Editions Presses Universitaires de France (PUF) 508 pages – 25 €

 

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