Environnement

L’écolomag N°26

Novembre -Décembre 2011

Et la femme de l’année est…

Claudine AndréFondatrice de Lola Ya Bonobo, qui signifie « Le Paradis des Bonobos », Claudine André a commencé son aventure en étant volontaire au zoo de Kinshasa en 1993. Après s’être attachée à sauver la vie d’un bébé bonobo qui n’avait que peu de chances de survie, elle se lança dans une aventure qui ne s’est plus arrêtée. Aujourd’hui, elle prend soin des bonobos qui arrivent dans son sanctuaire et travaille inlassablement à l’éducation des populations congolaises. Son but est de leur faire découvrir, aimer et respecter les bonobos afin qu’elles réalisent la cruauté de la chasse et les risques sanitaires de la consommation de viande de brousse. Après le lancement du film « Bonobo » réalisé par Alain Tixier, elle fut révélée au grand public pour finalement être élue « Femme en or 2011 » dans la catégorie Environnement.

Consultez son site sur : www.lolayabonobo.org

 


Barbie

Greenpeace fait plier Mattel

En juin dernier, Greenpeace démarrait une campagne révélant que Mattel et sa célèbre poupée Barbie étaient impliqués dans la destruction des forêts tropicales en Indonésie, l’industrie du jouet utilisant les produits d’Asia Pulp and Paper (APP), une entreprise papetière, pour détruire les forêts tropicales indonésiennes, y compris l’habitat du tigre de Sumatra. Grâce à cette campagne, Mattel renonce aujourd’hui à la déforestation ! L’entreprise a, en effet, reconnu qu’elle ne pouvait se permettre de laisser des produits issus de la déforestation prendre place dans sa chaîne de production, et que l’emballage des jouets ne doit pas se faire au détriment des forêts tropicales et de leurs écosystèmes.

Pour en savoir plus : http://forets.greenpeace.fr

 


 

Artisans du Changement, une aventure exemplaire

Artisans du changementArtisans du Changement est une série documentaire qui va à la rencontre de pionniers d’un genre nouveau. Aux 4 coins de la planète, des entrepreneurs ingénieux et créatifs ont modifié leurs comportements en faveur du développement durable pour changer le monde d’aujourd’hui. Artisans, médecins, agriculteurs, ingénieurs ou encore banquiers, tous ont relevé des défis a priori impossibles, en appliquant des solutions simples, rentables et reproductibles par tous. Comment ? Imaginez un monde où un hôpital soigne les 3/4 de ses patients gratuitement tout en dégageant des bénéfices, où les détritus nourrissent la terre au lieu de la polluer, où une banque prête plus facilement aux pauvres qu’aux riches, où l’agriculture augmente ses rendements sans avoir recours aux pesticides ni aux OGM, … Voilà quelques exemples de ce qu’ont rendu possible les actions des Artisans du Changement. Des actes simples et empreints de bon sens, qui nous montrent que le développement durable peut changer les choses !

De Sylvain Braun, Laurent Lutaud et Jean Bourbonnais aux éditions Montparnasse – Coffret regroupant 3 DVD (saison 1) – 40 €

 


 

Agir autrement contre la misère

Agir contre la misèreLe Mouvement ATD Quart Monde lutte pour les droits de l’homme, avec l’objectif de garantir l’accès des plus pauvres à l’exercice de leurs droits et d’avancer vers l’éradication de l’extrême pauvreté. Il développe des projets sur le terrain avec des personnes qui vivent en situation de pauvreté ; il travaille pour sensibiliser l’opinion des citoyens et obtenir des changements politiques ; il promeut le dialogue et la coopération entre les différents acteurs sociaux. Au-delà de l’assistance, ATD Quart Monde vise la destruction radicale de la misère, comme d’autres ont visé l’abolition de l’esclavage. Présent dans 29 pays, ce mouvement international développe particulièrement des actions d’accès au savoir, à la culture et à la prise de parole. Il se mobilise afin qu’aux plans local, national et international, les personnes démunies soient écoutées et représentées pour que la lutte contre la grande pauvreté soit une priorité. Le Mouvement ATD Quart Monde existe grâce aux contributions de plus de 100 000 personnes qui mettent leurs compétences et leur temps au service de cette action de lutte contre la misère. Vous pouvez participer de multiples façons : en apportant vos talents artistiques dans un Festival du Savoir ; en aidant à trouver des financements ; en participant à un projet de recherche ; en visitant des familles exclues ; en participant à un groupe d’enseignants pour que chaque enfant puisse apprendre à l’école ; en aidant à dialoguer avec le monde politique ; en faisant un don, … Chaque personne qui s’engage est un espoir pour les plus pauvres. Si vous voulez participer, de quelque manière que ce soit, n’hésitez pas à les contacter !

www.atd-quartmonde.org – 01 34 30 46 10

 


Le billet d’humeur de France Guillain

À un printemps précoce et fleuri comme jamais, a succédé, dans les bois, une pluie de glands et de châtaignes, de quoi mettre à l’abri les écureuils et les sangliers pour un hiver long et froid. Mais les pommes n’étaient pas en reste : c’est en août que nous avons mis les premières de la saison dans notre Miam-ô-Fruit !

Des glands, des châtaignes et des pommes !

Optimiste à demiL’une d’elles, à peine croquée, a particulièrement attiré notre attention. Car cette pomme, que chacun a le droit de critiquer à sa guise, nous a laissé quelques morceaux de phrases comme seule une pomme, une vraie pomme peut en léguer. Pensons à la pomme offerte avec volupté par Ève, sans laquelle nous n’existerions pas ! Pensons aussi à celle du tout petit Newton qui nous a permis d’aller sur la Lune !

Donques disions-nous, une pomme nous a dit : Soyez toujours affamés ! Soyez toujours fous ! Voulez-vous passer toute votre vie à vendre de l’eau sucrée ou avez-vous envie de changer le monde ?

Ce sont exactement les phrases que j’avais dans la tête il y a près de 50 ans, lorsque j’avais ce que l’on nommait une « belle situation » de fonctionnaire, une belle « carrière » devant moi. Capable de s’acheter rapidement une villa avec piscine et vedette au bord de l’eau. De s’offrir de beaux voyages en avion. Aujourd’hui, je devrais être une riche retraitée au bord du lagon. Je n’ose même pas imaginer !

Car c’est grâce à ces mots de POMME que j’ai tout abandonné pour partir à la voile, vivre de très peu de chose, sans eau courante, sans électricité ni chauffage, sans lave-linge ni lave-vaisselle, sans salle de bains ni eau douce pour la toilette, et atterrir finalement sur le Miam-ô-Fruit et des poches de gel qui, à vrai dire, ont à peu près l’allure de ma planche de surf ! Que nous dit cette Pomme ?

Soyez toujours affamés, c’est aussi valable en sortant de table pour rester en pleine forme que dans la vie pour apprendre toujours plus, faire toujours plus pour le bien de l’humanité. Ne jamais être repus, pleins à s’en desserrer la ceinture. Avoir faim de cette manière, c’est avancer. Avancer toujours à la recherche de nourritures terrestres et intellectuelles ou spirituelles.

Soyez toujours fous ! C’était pure folie que de partir à la voile pour traverser les océans avec un bébé de 20 jours sur un bateau de 9 mètres, sans radio ni téléphone à bord ! Personne ne m’en croyait capable et cela a duré 2 dizaines d’années, jusqu’à 5 enfants. Quelle belle école de la vie ! Le monde tout entier sous les yeux comme un livre ouvert pour enfin penser sa vie, PENSER LA VIE.

N’écoutons pas ceux qui nous freinent, ceux qui ont peur à notre place. Seuls ceux qui sont assez fous pour y croire réalisent leurs rêves. N’ayons jamais peur, même à 80 ans, de construire un bel avenir pour notre planète ! Nous en récolterons toujours quelque sorte de fruit.

Enfin, vendre de l’eau sucrée toute sa vie ou changer le monde ? La routine est le plus grand danger pour notre cerveau et n’a jamais fait évoluer l’humanité !

Voilà donc ce que nous pouvons retenir de cette pomme à peine croquée. Nous savons bien que certains râleurs ne verront que la bouteille à moitié vide. Mais gageons qu’un bon Miam-ô-Fruit accompagné de fraîcheur bien placée les aidera à renverser la bouteille pour la voir à moitié pleine. Et s’en régaler !

Et pour ceux qui nous diraient : que puis-je faire, moi qui n’ai aucun moyen, moi qui ne sers à personne, moi qui ai tant besoin des autres pour survivre ? Nous dirons : lisez l’écolomag, qui fourmille d’idées, d’initiatives, car rien qu’en le lisant vous découvrirez la bouteille à moitié pleine qui est entre vos mains !

Et n’oubliez jamais : pour créer l’écolomag, il fallait être affamé et très fou !

 


 

Un cadeau original et responsable

Passeport cadeauCette année, pour Noël, vous voulez offrir un cadeau qui a du sens ? Un cadeau utile et pédagogique ? Et qui change une vie ? Grâce au Passeport Cadeau Babyloan, c’est possible ! Donnez l’occasion à un proche de devenir citoyen du monde en parrainant un micro-entrepreneur via Babyloan.org, première plateforme européenne de microcrédits solidaires.

Un Noël solidaire qui va redonner le sourire à plus d’un micro-entrepreneur : grâce à vos prêts, Animatou ouvrira son magasin de jus de bissap à Cotonou, Maria vendra des tortillas à Lima ou encore Delphine achètera son matériel de coiffure à domicile à Angers. Quoi de mieux pour eux que réaliser leur rêve pour Noël ?

L’originalité cette année est que le Passeport Cadeau a plusieurs vies : il se transforme en chèque cadeau classique ! Une fois que le micro-entrepreneur a remboursé, le destinataire du Passeport Cadeau peut prêter à nouveau à un autre micro-entrepreneur… ou récupérer un chèque cadeau du montant du prêt initial, valable dans de nombreuses enseignes.

Au choix : 20, 40, 60 ou 100 € à offrir.

 


 

Une expédition autour de la biodiversité

Expédition BiodiversitéCréée en juin 2009 par 2 amoureux de la nature, l’association Actions Biodiversité a pour but de favoriser les échanges interculturels et le partage des expériences, tout en soutenant la conservation de la biodiversité sur la planète. Afin de mieux comprendre les enjeux, les résultats et les conséquences de ces projets de préservation de la biodiversité sur l’environnement et sur la vie des populations locales, les deux co-fondateurs de l’association, Annabelle et Julien, sont partis à l’aventure pendant 15 mois à travers l’Amérique du sud, l’Amérique centrale, l’Océanie et l’Asie. Dans chaque pays, l’objectif était d’avoir des visions locales de la biodiversité, de son évolution et des répercussions du développement sur la Nature et sur les Hommes.

Le+ Annabelle et Julien ont créé un blog afin de relayer leurs aventures au fil du temps et des pays. Leur but ? Sensibiliser le grand public, les politiques et les acteurs privés sur l’impact positif de la préservation et la valorisation de la biodiversité tout en ayant un regard critique sur les difficultés qui peuvent être rencontrées lors de ces missions, ainsi que sur les prises de position parfois nécessaires…

Une belle aventure que vous pouvez retrouver sur : www.actions-biodiversite.over-blog.com.

 


 

Les congés éco-solidaires

Congés eco-solidairesDans un contexte global de crise environnementale, la préservation de la biodiversité est un enjeu majeur. À travers les congés éco-solidaires, l’association Cybelle Planète offre aux employeurs et à leurs salariés un moyen de concrétiser leur engagement envers la planète. Il s’agit d’un partenariat entre Cybelle Planète et une entreprise, une fondation ou un comité d’entreprise pour permettre à un ou plusieurs salariés de participer à une mission d’écovolontariat. Les missions ont lieu durant les congés des salariés, l’employeur finance la mission ; et Cybelle Planète se charge de son organisation et facilite sa mise en place. L’écovolontariat est un moyen concret d’agir pour la biodiversité et la construction d’un futur responsable et durable, tout en profitant d’une expérience enrichissante et originale. Aucune compétence particulière n’est demandée aux écovolontaires. De plus, les congés éco-solidaires représentent un certain avantage pour les entreprises : en plus d’y voir l’opportunité d’exprimer originalement leur responsabilité sociétale, les entreprises partenaires bénéficient d’une réduction d’impôt sur les frais engagés pour la mission de leurs employés.

Pour en savoir plus : www.cybelle-planete.org

 


 

Pour la gratuité de la contraception ?

Contraception300 000 à 500 000 femmes meurent chaque année du fait de grossesses trop précoces, trop rapprochées, trop fréquentes ou encore trop tardives. Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), la satisfaction des besoins financiers pour la contraception dans le monde permettrait de :

  • faire passer le nombre de grossesses non désirées de 75 à 22 millions,
  • faire passer le nombre d’avortements de 45 à 14 millions,
  • et en conséquence faire diminuer de 22 millions le nombre de naissances non désirées, en les faisant passer de 30 à 8 millions.

Alors, si vous êtes en faveur de la gratuité de la contraception dans le monde, voici le lien pour signer la pétition proposée par l’association Démographie Responsable : http://7343.lapetition.be

 


 

Les marais de Brouage préservés

Couvrant 15 990 hectares répartis sur une dizaine de communes, les marais de Brouage, en Charente Maritime, sont formés d’un ensemble de canaux courant au milieu des prés salés. Véritable paradis des hérons, aigrettes, cigognes et d’une centaine d’autres espèces d’oiseaux, les marais ont conservé à peu de choses près leur aspect hérité de l’exploitation salicole, qui a définitivement disparu depuis les années 1950. Par un décret publié au Journal officiel du 14 septembre 2011, ils ont obtenu leur classement, au titre de la loi de 1930. Pour info : les sites et monuments naturels de caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque susceptibles d’être protégés au titre de la loi du 2 mai 1930 sont des espaces ou des formations naturelles dont la qualité appelle, au nom de l’intérêt général, la conservation en l’état et la préservation de toutes atteintes graves.

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

 


 

Les dépêches de

Des orangs-outans fumeurs en Asie

Singeant l’homme, des orangs-outans se sont mis à fumer dans des zoos d’Indonésie ou de Malaisie, sous l’œil complice des gardiens. De quoi amuser les visiteurs, mais pas les défenseurs des animaux, qui y voient un nouvel exemple du manque d’attention dont soufre l’espèce menacée. L’image a récemment tourné en boucle sur les sites de partage de vidéos : on y voit Tori, un jeune orang-outan, tirer sur une cigarette bout filtre comme un fumeur invétéré. Tenant son mégot entre ses longs doigts fripés, le primate du zoo de Solo, au centre de l’île indonésienne de Java, apprécie visiblement la pause nicotinée, prenant une pose décontractée tandis que ses larges narines rejettent une épaisse fumée blanche. De l’autre côté du fossé qui encercle l’enclos de Tori, le public en a pour son argent : les plus jeunes pointent du doigt en riant, les adultes jettent des cigarettes allumées pour faire durer le spectacle. Et le cas n’est pas isolé ! Une orang-outan du zoo de Johor, dans le sud de la Malaisie, a dû être récemment transférée dans une autre unité pour y subir une cure de désintoxication. Shirley, la primate en question, avait développé de telles habitudes qu’elle avait été surnommée « l’orang-outan qui fume comme un pompier ». Parfois prise de vives sautes d’humeur, elle se montrait très agitée lorsqu’elle ne disposait plus de cigarette, comme si elle était en manque… Ce phénomène n’est pas massif – une dizaine de cas à ce jour –, mais il est révélateur du peu de considération dont bénéficient les orangs-outans, eux qui sont pourtant l’emblème de la Malaisie et de l’Indonésie.

 

Le baby boom des baleines

D’après plusieurs observateurs, les populations de baleines qui migrent au large de l’Australie sont en augmentation cette année, suite à un nombre important de naissances. Des scientifiques, mais également des tours opérateurs organisant des excursions de whale watching (observation de baleines), ont en effet repéré de très nombreux baleineaux alors que les cétacés ont entamé comme chaque année leur migration vers les eaux plus froides de l’océan Austral. D’après Geof Ross, du Service australien des Parcs Nationaux et de la Vie Sauvage, le nombre de baleines à bosse et de baleines franches australes faisant le trajet vers le sud est en constante augmentation depuis la fin de la chasse commerciale à la baleine dans les années 1960.

 

L’humanité « à découvert » !

Depuis la fin du mois de septembre, l’humanité a consommé l’équivalent des ressources naturelles que peut générer la Terre en 1 an, sans compromettre leur renouvellement. Pour finir l’année, l’humanité en est donc réduite à vivre écologiquement « à découvert » et à puiser dans des « stocks », chaque année plus maigres. C’est-à-dire à pratiquer une pêche qui va entretenir la baisse des stocks de poissons dans les océans, à détruire plus d’arbres qu’elle n’en replante ou à rejeter plus de CO2 que ce que la planète ne peut absorber. Plus inquiétant encore, ce découvert débute chaque année un peu plus tôt : fin septembre, donc, en 2011, contre début novembre en 2000. Le think tank Global Footprint Network – spécialisé dans le calcul de l’empreinte écologique de l’humanité pour la comparer avec ce que la Terre est en capacité de générer comme ressources renouvelables – explique que, depuis plus de 30 ans, l’humanité vit au-dessus de ses moyens. Il faudrait en fait 1,2 à 1,5 Terre pour assumer aujourd’hui les besoins d’une population toujours croissante.

 


 

L’arbre qui change des vies en Haïti

arbre HaïtiRéalisée par l’équipe du professeur Verrecchia de la faculté des géosciences et de l’environnement de Lausanne, une découverte a été faite sous l’arbre à palabres en Afrique et en Amérique centrale. Elle promet d’améliorer la qualité des sols tropicaux acides grâce au calcaire produit par certains arbres, dont l’Iroko africain et le Noyer Maya sud-américain, en association avec des champignons et des bactéries. Cette découverte porte sur un groupe d’arbres « oxalogènes », c’est-à-dire capables, via la photosynthèse, de capturer le CO2 atmosphérique et de le transformer en un sel organique, l’oxalate, puis en carbonate de calcium (calcaire). Cette voie oxalate-carbonate permet de stocker le gaz carbonique sous forme de calcaire dans le sol, donc d’une manière beaucoup plus durable que dans les forêts tempérées qui, à maturité et en conditions naturelles, absorbent et relâchent le CO2 en quantité pratiquement équivalente. Mais surtout, la biominéralisation assurée grâce aux arbres identifiés en Inde, en Afrique et en Amazonie bolivienne par l’équipe de l’UNIL – l’université de Lausanne – peut stabiliser les sols tropicaux, dont la structure est souvent défavorable, et accentuer leur capacité nutritive en leur permettant d’emmagasiner les matières organiques.

En association avec des ONG de terrain, la société Jean Hervé et la Fondation Yves Rocher ont donc permis – en achetant les graines et en assurant le suivi des pépinières ainsi que la formation des populations locales – de mettre en croissance prés de 80 000 plants de Noyer Maya en Haïti. En plus de posséder des feuilles pouvant nourrir le bétail et une sève pouvant être bue directement, cet arbre d’Amérique centrale produit en abondance une noix très appréciée et nutritive, aliment de base des chasseurs-cueilleurs précolombiens, exceptionnellement riche en protéines, calcium, fer, acide folique, fibres, vitamines A, E, C et B.

Pour en savoir plus www.jeanherve.fr

 


 

La bio s’invite au G20-YES

Didier PerréolDans le cadre du G20-YES, Didier Perréol, fondateur et PDG du Groupe Ekibio – groupe engagé qui initie, transforme et commercialise des produits biologiques et écologiques issus du végétal – a pu s’exprimer et échanger avec le Président de la République. Cet échange lui a permis d’aborder le thème de l’écosystème entrepreneurial, en insistant tout particulièrement sur la place des jeunes, les liens à bâtir avec les chefs d’entreprises ainsi que les insuffisances de la culture française dans ce domaine (qui enseigne davantage à devenir un « salarié » qu’un « créateur »). Par sa présence, Didier Perréol a donc porté les valeurs de la Bio à la 3ème édition du G20-YES, qui a réuni 400 entrepreneurs issus de 20 pays membres du G20 sur le thème : « Une nouvelle génération d’entrepreneurs : bâtisseurs de l’économie du 21ème siècle ». L’occasion d’évoquer le rôle clef des entrepreneurs dans l’économie et la croissance mondiales ainsi que les mesures prises par la France ces dernières années afin de soutenir l’entrepreneuriat dans notre pays.

 


 

Natural Tango, le nouveau disque de Ted Scotto

Nature TangoTed Scotto est considéré comme l’un des meilleurs compositeurs interprètes européens de musique de relaxation et de bien-être. Avec plus de 250 000 albums vendus, son disque « Nature » a été récemment nommé « Album de double platine » (certifié UPFI). Avec Nature Tango, Ted Scotto vous propose aujourd’hui une nouvelle création. Employant le style du tango argentin le Bandonéon, Ted en a adapté l’ambiance envoûtante et poétique pour vous présenter une œuvre émouvante et colorée qui, par sa magie, vous transportera jusqu’en Argentine, à la découverte des légendaires quartiers de Buenos Aires. Dans cet album, Ted Scotto a voulu allier la musique de danse à celle de relaxation, créant ainsi un « tango-zen » propice à l’évasion et au bien-être.

Sélectionné pour les Victoires de la Musique 2012.
Disponible dans les magasins Nature et Découvertes -19,95 €

 


 

La forêt nous rend service, rendons-le lui !

ForêtLa forêt est un des écosystèmes les plus menacés : 13 millions d’hectares – la superficie de la Grèce ! – disparaissent chaque année, dont plus de 4 millions en Amazonie. En cause principalement : l’exploitation du bois et le défrichement à des fins agricoles. Et si, plutôt que de continuer à la piller, nous faisions preuve d’un peu de reconnaissance et rendions à la forêt ce qu’elle nous offre… En encourageant les initiatives locales, l’association Envol Vert s’engage et aide particuliers et entreprises à s’impliquer dans la préservation de la forêt, notamment tropicale (en Amérique du sud et centrale), à travers des projets de reforestation, d’alternatives à la déforestation (agroforesteries, éco-tourisme, …), de création de réserves naturelles et de suivis scientifiques. Plus particulièrement, Envol Vert offre aux entreprises la possibilité d’intégrer dans leur activité les services rendus par la nature, via notamment le mécénat. Il s’agit d’être réellement partenaire d’un des projets d’Envol Vert. Un projet qui ressemble à l’entreprise et soit en lien avec son activité. Des projets existent déjà, qui ont besoin de votre soutien. D’autres sont à construire, avec vous ! Alors, si vous souhaitez participer à cette aventure et faire que ces projets deviennent vôtres, contactez l’association ! 06 03 28 58 01

Et, pour vous donner une petite idée de ce qu’Envol Vert entreprend concrètement au service de la forêt et de la biodiversité, voici son site :
http://envol-vert.org/

 


 

Appel à l’aide à Madagascar

MadagascarL’association Génération Masoala travaille depuis 2008 sur la presqu’île de Masoala, dans le nord-est de Madagascar. Ses actions ont pour but de préserver la biodiversité de cette région en travaillant avec les villageois. Elle a, tout d’abord, mis en place des structures destinées à encourager et éduquer les paysans au reboisement, et initier les enfants des écoles au respect de leur environnement. Une quinzaine de puits ont été construits dans les villages de la région nord-est de l’île, ainsi qu’une école qui fonctionne depuis 2 ans à Marofototra, dans la presqu’île de Masoala. Cette école a pour but d’assurer la scolarisation d’enfants dont les familles ont été déplacées hors des limites d’un parc protégé pour sa biodiversité remarquable. Cette région enclavée étant dénuée de toute structure médicale, la création d’un dispensaire et d’un poste d’infirmière sage-femme itinérante est indispensable. C’est pourquoi l’association fait appel à chacun de vous. Elle recherche des partenaires et des donateurs.

Alors, si vous avez envie d’aider, rendez-vous sur : http://generation-masoala.com/

 


 

éco Livres

Basculement (Comment éviter l’effondrement économique et environnemental)
de Lester R. Brown

BasculementDans ce livre, l’auteur dresse un tableau sans concession de la situation environnementale mondiale et en analyse les conséquences dramatiques si nous n’agissons pas : pénuries alimentaires, réfugiés climatiques, états défaillants, etc. Pour lui, seule une réflexion globale et transdisciplinaire nous permettra de prendre les mesures qui s’imposent aujourd’hui, parmi lesquelles : une réduction radicale des émissions de CO2, la stabilisation de la population mondiale, la réduction drastique de la pauvreté et la restauration des écosystèmes. La question étant : pouvons-nous encore prendre ces décisions avant de basculer dans l’irréparable ?

Éditions Rue de l’échiquier et Souffle Court – 272 pages – 20 €

 

Terra Madre, renouer avec la chaîne vertueuse de l’alimentation
de Carlo Petrini

Terra MadreTerra Madre, ou comment rendre à la terre et à ceux qui la travaillent la place qui leur est due. Après un premier manifeste consacré au goût et à la bio-diversité, Carlo Petrini, fondateur du mouvement Slow Food, poursuit sa réflexion sur la nécessité de changer nos modes de production et de distribution des denrées alimentaires. La méthode Slow Food consiste à mettre en place des réseaux mondiaux – sous la forme de petits comités locaux ou « conviviums » – constitués de producteurs, de consommateurs, de magasins, de restaurants qui privilégient une agriculture ou des produits répondant à des impératifs de qualité et de respect de l’environnement. Le but ? Restaurer la souveraineté alimentaire, l’économie locale, la diversité naturelle et le plaisir de manger. Là où certains prônent le label HQE (Haute Qualité Environnementale), Slow Food défend le HQA (Haute Qualité Alimentaire).

Éditions Alternatives – 208 pages – 18 €

 

101 idées reçues sur l’écologie
de Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre

101 Idées reçuesLe réchauffement climatique et ses effets sur la planète ont une conséquence positive : intéresser le plus grand nombre aux problématiques écologiques, tout spécialement à la veille des élections présidentielles. Mais cette « écologie de comptoir » véhicule nombre de fausses idées. À la fois sérieux et documenté, ce livre s’adresse aussi bien aux lecteurs initiés à la question environnementale qu’aux néophytes. Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre, deux journalistes spécialisés, ont rassemblé 101 préjugés sur l’écologie et le développement durable, pour stimuler l’esprit critique du lecteur et démêler le vrai du faux. Leur analyse, pertinente et sans concession pour les écolo-sceptiques, est un premier pas vers un changement de comportement.

Éditions du Groupe Express-Roularta – 224 pages – 15 €

 

Sur les pas des ours
de Geneviève Hamelin, illustré par Laurence Saunois

Sur les pas des oursComme d’autres mammifères terrestres, l’ours est menacé dans son milieu naturel. Nous devons nous mobiliser pour assurer sa sauvegarde. Or, sa protection passe par une meilleure connaissance de ce magnifique plantigrade, dont on ne peut imaginer qu’un jour il ne fasse plus partie de notre biodiversité. Ce livre est ainsi consacré à la présentation des différentes espèces d’ours dans le monde, aux menaces qui pèsent sur elles et aux diverses mesures de protection mises en place. L’auteure souhaite faire prendre conscience de la menace qui pèse sur ces animaux. Il s’adresse aux jeunes qui forment nos générations futures afin de les amener à une meilleure compréhension du monde qui les entoure et leur permettre de devenir des adultes responsables de leur environnement, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent au monde animal. Une liste des parcs animaliers vous donnera la possibilité d’aller les admirer et une autre des associations qui œuvrent pour leur protection vous est proposée à la fin de cet ouvrage.

L’àpart éditions – 96 pages – 18 €

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