Environnement

L’écolomag N°27

Janvier – Février 2012

Le billet d’humeur de France Guillain

L’hiver est la saison propice à la pensée, à la réflexion, à la méditation, à la germination. Tout semble mort autour de nous. Les arbres ont perdu leurs feuilles, les oiseaux peinent à se nourrir, les écureuils gèrent au mieux leurs provisions afin de tenir jusqu’au printemps. Les productions florissantes de l’été ont disparu, les fruits ont séché, il ne reste que les graines.

Tapis sous l’humus, comme les petites graines…

Mais sous l’humus de la forêt, comme sous le sable aride du désert, loin des regards, ces graines travaillent sans relâche.

Elles n’attendent pas, béatement, que l’on vole à leur secours.

Au froid comme au chaud, elles se transforment, elles évoluent, elles avancent leurs fines pointes vers le bas comme vers le haut. Elles mobilisent toute leur énergie à se préparer aux premiers rayons du soleil ou à la première pluie. Elles font tout ce qui est en leur pouvoir pour être prêtes à jaillir au bon moment.

Dessin jicéPourtant, la concurrence est rude, les hasards de la vie ne les épargnent pas. Un oiseau ou une belette peut les avaler, un promeneur les écraser, une limace les liquéfier. Tant pis. On se transformera en oiseau, en belette ou en limace… C’est toujours du vivant, de l’utile, du nécessaire, du plaisir, de l’équilibre des espèces, de l’amour de la vie. C’est bien ainsi que va la Crise… Celle dont on nous rebat les oreilles ! Telle l’hiver, pour un occidental, la Crise dont on nous parle ressemble à une fin du monde, la fin d’un monde dans le meilleur des cas. L’occident s’est construit en grande partie sur l’idée d’un monde ayant un commencement et une fin. Depuis 2 000 ans, à chaque changement de siècle, il se trouve des groupes humains qui attendent avec angoisse la fin du monde. Suicides, prières, arrêt de toute activité, prédictions se succèdent puis disparaissent. Et recommencent 100 ans plus tard. Avec les moyens de communication actuels, ce phénomène prend une ampleur délirante. Et pourtant !

Pendant ce temps, la grande majorité des peuples terrestres profite de cette sorte d’hiver que nous nommons Crise, protégés par les feuilles mortes, la neige ou le sable, pour penser, réfléchir, se transformer, évoluer, avancer. Tendre leurs fines ramifications vers le bas et vers le haut. Car, dans la plupart des autres cultures, il n’y a ni commencement ni fin du monde. Il n’existe que des cycles, comme le sont nos saisons. Comme la terre tourne sur elle-même et autour du soleil, les cycles de la vie, tant au plan individuel que mondial, se suivent. Telles les vagues de l’océan : le bateau monte et redescend puis remonte et redescend. Et le marin doit rester ultra-vigilant dans la montée comme dans la descente. Il ne peut jamais relâcher son attention, ni le jour, ni la nuit. Si l’on veut remonter très haut, il faut être descendu très bas. Mais très bas n’est pas la mort ni la fin du monde. Pas plus que l’hiver n’est la disparition de la Vie. Seulement sa nécessaire et bénéfique transformation.

Le philosophe et mathématicien Michel Serres, dans Le Tiers Instruit (Gallimard) nous explique que l’homme naît vieux et que la jeunesse se conquiert et s’acquiert. Que pour évoluer, il nous faut traverser la rivière, avec le risque de se noyer, d’être emporté par le courant, mais aussi celui d’être banni de notre famille, de nos anciens amis. Notre chemin vers la jeunesse, la Vraie, est à ce prix.

Voilà bien une série de Crises de transformations, de remises en cause, d’évolutions, de constructions de notre vie en interaction permanente avec les autres, beaucoup plus importantes et satisfaisantes que celles du monde de la spéculation ! Comme les petites graines que foulent trop souvent avec indifférence nos pas, profitons de cet hiver pour inventer de nouveaux métiers, de nouvelles manières de penser ou de vivre, lançons nos tiges fines vers le bas comme vers le haut. Inutile de s’attarder et de pleurer sur la décomposition de l’humus : régalons-nous au contraire de la manière subtile avec laquelle il nous nourrit !

Post-scriptum : savez-vous à quoi sert le AAA (triple A) ? À ouvrir grand la bouche pour déguster son Miam-ô-Fruit ! Tout en dévorant son écolomag !

 


 

Une campagne qui a du sens

Survival International (France) est la section nationale d’une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle les aide à défendre leur vie, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir. En représentant leurs intérêts et en défendant les droits des peuples indigènes auprès des gouvernements ou des compagnies multinationales, qui peuvent les affecter, elle promeut toute activité visant à éliminer les formes d’oppression et de discrimination dont ces peuples sont victimes.

Afin de donner à l’opinion publique les moyens de soutenir les causes qu’elle défend, l’association a mis en place une campagne que nous sommes fers de relayer.

Destinée à mettre en exergue les mots/maux qui font disparaître et écrasent les peuples indigènes, elle se décline en fonction de l’actualité des combats de Survival, en mettant en scène la trilogie suivante :

  • Un fléau : un mot qui caractérise le mieux la situation du peuple indigène sujet du message publicitaire.
  • Un individu : un visage d’un représentant de ce peuple qui s’enfonce dans le noir, qui disparaît comme écrasé par le poids du mot.
  • Une histoire : un texte court qui raconte la situation concrète de ce peuple et du fléau qui le touche. L’objectif n’est pas d’être choquant ni larmoyant, mais plutôt d’être juste et factuel dans l’emploi des mots comme dans la description des situations.

Jugez par vous-même…

SurvivalLes Indiens Guarani du Brésil occupaient autrefois un immense territoire de forêts et de savanes. Chassés de la presque totalité de leurs terres par des propriétaires terriens, ils vivent aujourd’hui entassés sur de minuscules parcelles ou dépérissent dans des campements de fortune le long des routes. Ils connaissent l’un des taux de suicide les plus élevés au monde.

Les chasseurs-cueilleurs penan de Bornéo dépendent de leurs forêts pour leur survie. Mais leurs terres sont convoitées pour leur bois précieux, rasées pour faire place aux plantations de palmiers à huile, inondées par des barrages. Victimes de violences et de discrimination, ils n’ont jamais obtenu la reconnaissance de leur droit à être consultés sur ces projets qui les privent de leurs ressources vitales.

Sur tous les continents, plus d’une centaine de peuples indigènes ont décidé de s’isoler du monde extérieur. Certains sont les survivants de massacres qui ont autrefois décimé la presque totalité de leur groupe. Aujourd’hui, ils fuient devant l’invasion de leurs terres par les colons, les fermiers, les exploitants forestiers, miniers ou pétroliers. Ils sont les peuples les plus vulnérables de la planète.

www.survival.international.org

 


 

Le végétarisme, illégal dans les écoles françaises

VegétarismeEn octobre dernier, un décret a été publié rendant obligatoire la consommation des produits issus de l’exploitation animale dans la restauration collective. Il était déjà très difficile d’obtenir des repas végétariens, voire impossible de demander des repas végétaliens. Aujourd’hui, c’est illégal ! Les enfants végétariens qui mangent à la cantine sont désormais contraints de consommer des animaux et des sous-produits animaux. Sinon, ils sont réduits à manger des repas carencés. Mais ce n’est qu’un début. Après les enfants, ce seront d’autres publics captifs, comme les personnes âgées en maisons de retraite, les patients dans les hôpitaux, les détenus en prison, … qui seront forcés de manger des produits animaux (des décrets et arrêtés analogues sont en préparation pour la quasi-totalité de la restauration collective en France. Pour pallier ces absurdités, le collectif « Liberté de refuser l’exploitation animale ! » regroupant actuellement plus de 30 organisations, travaille à alerter l’opinion publique. Par ailleurs, plusieurs associations telles que L214, l’Association Végétarienne de France ou encore L’Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens étudient les voies de recours contre cet arrêté et ce décret. Une mobilisation internationale s’organise également.

Si vous aussi vous trouvez cela inacceptable et que vous avez envie d’agir, une pétition pour le droit de ne pas manger d’animaux dans les écoles françaises peut être signée ici : http://petition.icdv.info

 


 

« Une planète. Une civilisation »

Un film de Gaël Derive

Une planète. Une civilisationUn Éthiopien, un Népalais, un Kiribatien, un Inuit, un Brésilien, un Bangladais. Le point commun entre toutes ces personnes : faire partie de la grande famille humaine. Nous sommes tous de la même nation, de la même civilisation. La rencontre de 6 hommes et femmes nous fournit une vue d’ensemble du mode de vie au sein des diverses conditions climatiques que l’on rencontre sur la planète. Ce sera l’occasion d’aborder le présent (agriculture, alimentation, climat), mais aussi l’avenir. Car l’enjeu est gigantesque. Assurer la sécurité alimentaire de tous, tout en préservant le climat et les écosystèmes ne sera pas chose facile. Ici, chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponse précieux : qu’est-ce que le climat ? Quel lien existe-t-il véritablement entre les hommes et le climat ? Quel changement attend notre civilisation dans le cadre du dérèglement climatique global qui s’installe aujourd’hui rapidement ? Qu’elle civilisation souhaitons-nous ?

Désirant découvrir les familles au cœur de leur quotidien, Gaël Derive a ainsi rencontré les hommes et femmes au plus près de leur vie, à des périodes où le climat était le plus propice pour comprendre au mieux ce qu’il peut engendrer dans le mode de vie de chacun. Car sous chaque climat, le quotidien des hommes raconte bien plus qu’une histoire personnelle. Un projet à hauteur d’homme qui vous montrera un regard neuf sur ces problèmes essentiels dans un contexte de dérèglement climatique. Durée : 1 h 20 –

Pour en savoir plus : www.gaelderive.fr

 


 

Les dépêches de

Le marc de raisin pour les vaches

Le marc de raisin pour les vachesRésidu du pressage, le marc de raisin est un déchet de la viticulture composé de peaux, de pépins et de queues de raisins. Des scientifiques ont démontré qu’en l’ajoutant à l’alimentation des vaches, celles-ci produisent 5 % de lait en plus et 20 % de méthane, un gaz issu de leurs flatulences, en moins. Ces recherches ont également démontré que le marc de raisin augmente aussi la quantité des acides gras du lait. Ainsi, pendant 37 jours, les chercheurs ont ajouté 5 kilos de marc de raisin séché à la nourriture de vaches laitières et procédé ensuite à des comparaisons avec des vaches nourries normalement. Selon Peter Moate, un membre de l’équipe scientifique, le lait contenait 6 fois plus d’acides gras que celui des vaches nourries avec du fourrage habituel d’automne. De plus, la diminution des émissions de méthane est la plus forte jamais obtenue avec un complément alimentaire. Voilà une bonne façon d’utiliser ce qui est d’ordinaire un déchet pour l’industrie en le transformant en produit alimentaire de valeur !

 

Les visiteurs immergés dans des biozones

Les visiteurs immergés dans des biozonesImmerger le visiteur dans un espace naturel et favoriser la sauvegarde des espèces, tel est le projet du nouveau zoo de Vincennes, dont la réouverture au public est prévue en avril 2014. Cet important projet de rénovation, qui a débuté en septembre 2011, vise à immerger les visiteurs – plus de 1,4 million sont attendus chaque année – dans des paysages évoquant 5 grandes zones géographiques de la planète : les biozones, correspondant à différents écosystèmes. 175 espèces et plus d’un millier d’animaux – mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés – offriront un tour du monde de la biodiversité animale.

Les visiteurs voyageront en Patagonie, dans la biozone sahélo-soudanienne, en passant par l’Europe, mais goûteront aussi à l’atmosphère tropicale de Madagascar et de la Guyane tout en découvrant un éventail d’espèces en difficulté comme les lémuriens, le rhinocéros blanc ou encore l’oryx algazelle. À l’inverse du décor uniforme, le zoo réparti en biozones serait-il le zoo du 21ème siècle ?

 

La « bouteille solaire » dans les bidonvilles

Un chef d’entreprise philippin, Illac Diaz, a entrepris de développer dans les quartiers pauvres de son pays l’invention de l’ingénieur brésilien Alfredo Moser. Une simple bouteille usagée d’1 ou 2 litres de soda fait l’affaire. Elle est remplie d’eau et, afin de prévenir la formation de bactéries et garantir la pureté et la transparence du liquide, un peu d’eau de Javel est ajoutée. Il faut ensuite percer le toit de zinc ou de tôle des masures pour la fixer – une petite manipulation qui ne demande pas un savoir-faire complexe – et d’un coût modique que la fondation MyShelter (mon refuge), créée par Illac Diaz, finance grâce à des dons. Exposées au soleil, les bouteilles produisent une intensité lumineuse équivalente à une ampoule de 50 watts. « C’est une révolution populaire qui utilise une technologie simple et bon marché », clame Illac Diaz. Les bouteilles ne permettent pas de se priver de toute source de lumière artificielle puisqu’elles n’éclairent que le jour. Mais elles réduisent drastiquement la facture énergétique de populations indigentes. L’initiative a déjà essaimé en Inde, en Afrique du Sud, au Vietnam, au Népal, au Mexique, en Colombie et jusque sur l’île de Vanuatu, dans le Pacifique. Sur un an, Illac Diaz ambitionne d’aider 1 million de personnes dans son pays via sa fondation MyShelter. Sans compter les installateurs de bouteilles, un nouveau métier qui a le vent en poupe à Manille.

 


 

Terre de Liens, des citoyens contre la spéculation foncière

BlésNé en 2003, Terre de Liens permet à des citoyens et des paysans de se mobiliser ensemble autour d’un projet commun. C’est un mouvement associatif qui propose de changer le rapport à la terre, à l’agriculture, à l’alimentation et à la nature, en faisant évoluer le rapport à la propriété foncière. Valorisant les dimensions collectives et solidaires pour l’accès à la terre et sa gestion, les membres de l’association agissent, aiguillonnent, débattent et soutiennent les modes de vie et les pratiques agricoles soutenables pour l’humanité et sa planète. Le but étant de fortifier une agriculture qui met le respect de la terre et des équilibres écologiques au cœur des pratiques agricoles. Aujourd’hui, Terre de Liens fait appel à tous ceux qui ont à cœur de préserver fermes et terres agricoles. Car seule l’addition des nombreux engagements individuels permettra d’acquérir les moyens financiers suffisants pour passer à l’acte. Concrètement, Terre de Liens s’engage à acquérir ou recevoir en donation des terres agricoles afin de les soustraire à l’urbanisation et à la spéculation ; dynamiser l’économie des milieux ruraux en accompagnant des projets diversifiés (agricoles, artisanaux, forestiers) ; et enfin préserver l’environnement en développant des pratiques agricoles responsables. Et tout ça en votre nom. Car c’est grâce à votre aide que toute action citoyenne commence ! Alors, si vous faites partie de ceux qui souhaitent limiter les effets destructeurs de la spéculation foncière, agir en citoyen pour garantir la pérennité d’activités agricoles respectueuses de l’environnement et participer à la production d’une alimentation saine, faites un don et aidez Terre de Liens à financer des projets concrets ! Comment ? En vous rendant sur www.terredeliens.org ou en appelant le 09 70 20 31 09.

 


 

Optez pour la Vente Solidaire !

Vente solidaireOrganisée depuis 2003, la Vente Solidaire est une des animations de quartier les plus populaires du 17ème arrondissement. Chaque premier week-end du mois, ce sont près de 1 000 personnes issues de tous horizons qui se donnent rendez-vous pour chiner des vêtements – neufs et vintage – à des prix imbattables – de 0,50 € à 5 € – ou dénicher l’objet insolite, le livre rare, … Tout au long de l’année, des particuliers et des partenaires donnent ainsi à l’association des vêtements, des jouets, des livres et objets divers ; puis une équipe de bénévoles les trie pour les proposer lors de la vente mensuelle. C’est une bonne manière de sensibiliser les participantes aux déséquilibres mondiaux, favoriser l’achat responsable, encourager la récupération, proposer des vêtements de qualités à très bas prix, développer des liens sociaux dans un cadre convivial, mais surtout, de financer des projets de développement et de co-développement en Afrique de l’ouest dans les domaines de la formation professionnelle et de l’accès au soins et à l’éducation. En plus, la vente solidaire se fait toujours dans un cadre convivial : à chacune des ventes solidaires organisées sont associés un bar Artisans du monde (café, pâtisseries), un restaurant associatif qui présente des plats chauds à 3 et 4 € et une terrasse pour déguster ces bons produit !

Le 1er week-end de chaque mois, de 10 h à 18 h, au 123 rue de Tocqueville, 75017 Paris. Plus d’infos sur http://ventesolidaire.org. Pour faire un don, un bac de réception est à votre disposition à l’entrée de l’espace MACAQ, située à la même adresse, du lundi au vendredi de 10 h à 20 h 30.

 


 

La LPO fête ses 100 ans !

LPOLa LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) est aujourd’hui l’une des premières associations de protection de la nature en France. Elle agit au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité, à travers sa vocation de protection des oiseaux. Créée en 1912 pour mettre un terme au massacre du macareux moine en Bretagne, oiseau marin devenu, depuis, son symbole, la LPO a été reconnue d’utilité publique en 1986. Elle est dirigée par Michel Métais et présidée par Allain Bougrain Dubourg. Son activité s’articule autour de 3 grandes missions : la protection des espèces, la préservation des espaces et enfin l’éducation et la sensibilisation au grand public. Par ailleurs, la LPO est le représentant français de BirdLife International, une alliance mondiale qui réunit plus de 100 organisations de protection de la nature (2,3 millions d’adhérents dans le monde).

C’est donc avec une grande ferté que la LPO fête ses 100 ans cette année, le 26 janvier pour être exacts. Durant toute l’année 2012, vous pourrez retrouver sur le site de la LPO, spécialement dédié à son centenaire, tous les grands rendez-vous (animations, expositions, concerts, …), les reportages, les vidéos, les témoignages, … qui vont faire du centenaire de la LPO une grande fête pour la Nature.

Le site : http://centenaire.lpo.fr

 


 

Des projets différents pour un monde meilleur

ShamengoIssu de l’association des mots « Shaman », « men » et « go », Shamengo se fait l’intermédiaire entre l’Homme et la Nature. Ce programme a pour vocation de donner la parole à tous ceux qui souhaitent participer à la construction d’un monde meilleur. En clair, l’équipe de Shamengo donne la parole en vidéo à des acteurs du monde entier engagés dans des projets différents, et poste le tout sur son site internet. Ceux-ci sont appelés « les pionniers Shamengo ». Qu’ils soient bénévoles ou qu’ils prennent le statut associatif ou entrepreneurial, ces pionniers ont tous en commun de développer des actions originales, positives et à portée universelle dans les domaines suivants : prendre soin de soi, créer dans l’éthique, préserver la planète, et enfin s’engager pour les autres. Cette collection de portraits vidéo englobe ainsi des pionniers entrepreneurs verts et sociaux, mais également des artistes, des scientifiques, des thérapeutes, … Et tous ceux pour qui le bonheur et l’épanouissement personnel ne passent plus seulement par la course effrénée à l’argent, à la notoriété, au pouvoir et à la société de consommation. Leurs équipes de reporters sillonnent le monde entier pour mettre en ligne chaque semaine un nouveau portrait d’un pionnier Shamengo, avec comme objectif d’atteindre un jour le chiffre symbolique de 1 000 portraits. Les portraits de ces pionniers seront donc régulièrement réactualisés pour alimenter, au fil du temps, la réflexion, le débat et l’envie d’agir. Vous avez la possibilité de visionner ces vidéos sur http://shamengo.com. Et libre à vous de participer et devenir un des 1 000 pionniers du nouveau monde !

 


 

éco Livres

À la rencontre d’une planète qui change

À la rencontre d’une planète qui changePendant 3 saisons, d’octobre 2008 à mai 2011, les reporters de la rédaction de RTL se sont rendus sur un point du globe où se joue notre avenir environnemental. Ces « expéditions RTL », fortes de rencontres et de découvertes, témoignent des mutations de la nature et de la responsabilité des hommes mais aussi de leurs facultés d’adaptation et de leurs espoirs. De l’Alaska au Mali, de l’Inde à la Nouvelle-Calédonie, de l’Islande au Congo, de l’Amazonie au Bouthan, du Danemark à l’Espagne, cet ouvrage collectif, riche de photographies inédites, regroupe l’ensemble de ces reportages passionnants dédiés à la biodiversité et au développement durable. Un tour du monde des idées pour sauvegarder la planète.

Éditions de La Martinière – 192 pages (290 mm de largeur x 210 mm de hauteur) – 29,90 €

 

La vie est un chemin qui a du cœur
La vie est un chemin qui a du cœur de Jéromine Pasteur et Gilles Vanderpooten

Jéromine Pasteur, « femme habitée par l’esprit d’aventure, figure romanesque incarnée » (L’Express), nous parle de son parcours, de ses engagements. Forte d’une expérience de vie hors du commun au sein de la forêt amazonienne, elle se bat pour que la biodiversité et les peuples indiens retrouvent enfin leurs lettres de noblesse. Et nous met en garde : à l’heure de la mondialisation, ce qui se passe « là-bas » n’est pas sans incidence « ici ». Un ouvrage stimulant, révolté mais porteur d’espoir, à mettre entre toutes les mains ; une rencontre avec une femme libre, spontanée et généreuse.

Éditions de l’Aube – 112 pages – 7 €

 

Petit manifeste du rebelle engagé
Petit manifeste du rebelle engagéde Fabien Rodhain

Si ce que vous entendez aux infos vous irrite la plupart du temps ; s’il vous semble que vous évoluez dans un monde qui marche sur la tête ; si les incohérences des sociétés vous incommodent … Et surtout si vous ne souhaitez pas céder à la sinistrose et sombrer dans le fatalisme, alors le Petit manifeste du rebelle engagé est fait
pour vous ! Ce livre, véritable petit objet militant, vous incitera à participer à changer le monde, à travers 5 clés de réflexion et d’action pragmatiques. Pour s’indigner utile !

Éditions Jouvence – 260 pages – 7,50 €

 

La grande amnésie écologique
de Philippe J. Dubois

La grande amnésie écologiqueCe livre fait le constat d’une impasse inquiétante : on nous martèle chaque jour qu’il est urgent de protéger notre planète et de ménager ses ressources naturelles. Mais comment protéger une nature que nous ne connaissons pas, une biodiversité sauvage aussi bien que domestique dont nous avons perdu la mémoire des richesses passées ? Dès lors, comment éviter le saccage environnemental et le drame écologique déjà en marche ? Réveiller les consciences, animer les citoyens, retrouver une société et des individus engagés et combatifs en cultivant la lutte contre l’oubli et en favorisant le travail de mémoire : c’est, selon l’auteur, le chemin à prendre pour acquérir une vraie conscience écologique qui permettra le sauvetage de la planète. Il propose ainsi des solutions concrètes pour sortir de l’impasse.

Éditions Delachaux et niestlé – 128 pages – 12,90 €

 

La solidarité écologique
de Raphaël Mathevet

La solidarité écologiqueNotre époque connaît une phase d’épuisement des ressources naturelles, de révolution technologique, d’érosion de la biodiversité, d’altération de nos liens à la nature, de déficit de relations sociales, de perte de sens au sujet de notre « être au monde ». Comment convertir cet abattement ordinaire en une reconquête de l’avenir ? Plutôt que de passer en revue les épreuves du temps, l’auteur met en lumière une écologie de la réconciliation. Il invite à penser la biosphère qui nous porte, l’interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels, et ce à quoi nous oblige cette solidarité écologique. Cet essai engagé vous invite à la réflexion et à l’action. Il souligne les défis des controverses scientifiques, de l’écologie démocratique dans cette aire de transition qui s’offre à nous.

Éditions Actes Sud – 210 pages – 19,80 €

 

Manger tous et bien
Manger tous et biende Bruno Parmentier

Dans cet ouvrage, Bruno Parmentier analyse le rapport que nous entretenons avec la nourriture. Désireux de traiter ce sujet dans toute son étendue et sa complexité, l’auteur a recours à une analyse à la fois économique, sociologique et culturelle. Du retour au « terroir » au renouveau de la passion gastronomique, en passant par la description de la « folie » bio, et jusqu’à la question de l’obésité, c’est tous les visages de l’alimentation qu’il s’attache à comprendre. Un livre accessible à tous, consommateur de base tout comme spécialiste ou « décideur », pour aider chacun à élargir sa vision et se faire sa propre opinion.

Seuil éditions – 336 pages – 21 €

 

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