Environnement

L’écolomag N°28

Mars – Avril 2012

Le billet d’humeur de France Guillain

« J’ai une excellente mémoire, j’oublie tout ! »

J’ai même oublié qui a écrit cette phrase avant moi… mais j’ai retenu l’essentiel, la phrase. Et si j’ai fait erreur sur un terme, j’en ai encore retenu l’essentiel, le contenu.

Une des qualités les plus importantes de la mémoire est l’oubli. La capacité d’oublier tout ce qui est inutile, encombrant, tout ce qui n’est pas nécessaire. Le cerveau fait le tri, le ménage, des rangements par catégories. Se souvenir absolument de TOUT est une maladie rare très invalidante qui empêche de penser, de réfléchir, de vivre agréablement.

Oublier est un vrai bonheur lors de la naissance d’un bébé ! En un seul premier regard, le bébé efface la grande épreuve sportive qui lui a donné le jour. Exactement comme celui qui vient de traverser un océan à la voile et qui, après tempêtes, mal de mer, nuits blanches et grandes frayeurs, déclare, en arrivant : « C’était génial ! » Non, ce qui est génial, c’est d’être arrivé vivant, en bon état et au bon endroit !

Grâce à l’oubli, nous n’hésitons pas à tomber amoureux, à tenter mille aventures, à prendre des risques.

Ceux qui cultivent trop le goût du passé, habitude très développée dans notre vieille Gaule, finissent par croire qu’autrefois tout était tellement mieux, la vie plus douce, le temps plus lent. Et pensent qu’aujourd’hui on n’a plus le temps de rien faire.

Dessin jicéC’est parce qu’ils ont oublié qu’autrefois, pour manger, il fallait sortir par tous les temps travailler la terre, aller chercher de l’eau à la source pour la boire, couper du bois pour se chauffer. La simple survie occupait tout l’espace et tout le temps disponibles. Pas de temps pour lire, regarder un film, bavarder avec ses amis, écouter et jouer avec ses enfants, passer une soirée en amoureux au restaurant pendant que la baby-sitter garde les plus jeunes, pratiquer un art ou un sport. L’artisanat était destiné à la nécessité immédiate. La moindre piqûre au doigt engendrait la peur de mourir et de laisser derrière soi des enfants affamés. Vous riez ? Allez donc faire un petit séjour en Papouasie, aux Philippines, en Chine, en Inde, en Afrique, la mémoire reviendra très vite !

Nous avons heureusement oublié le temps où, dans le village, tout le monde se connaissait si bien qu’il était impossible de regarder un oiseau sans que tout le village soit au courant. Certes, il n’y avait pas de téléphone, mais la surveillance mutuelle était telle que le mot liberté n’y avait pas de sens. Surveillance villageoise, surveillance familiale : « Liberté, liberté, disait le père, et qu’est-ce que tu veux faire avec ta liberté ? » Le mot était douteux. Celui qui est vraiment libre, dans le village, est un marginal. Ayant oublié tout cela, d’aucuns se plaignent aujourd’hui d’une possible surveillance planétaire, certains se sentent même surveillés par des extraterrestres. Mais restons sur terre, c’est d’un Big Big grand Frère qu’ils ont peur. Je ne dis pas qu’il n’existe pas. Mais réfléchissons un peu.

Internet, les cartes de crédit, de santé, les téléphones mobiles, les GPS, les puces de toutes sortes, les caméras de surveillance permettent potentiellement à n’importe qui de savoir qui nous sommes, où nous sommes et ce que nous faisons à chaque instant. Exactement comme dans les petits villages, sauf que le village, aujourd’hui, comporte 7 milliards d’habitants ! Chacun de nous a-t-il tant d’importance que 7 milliards de paires d’yeux soient tournées vers lui ?

En ces temps d’hyper-communication, le voisin est devenu si transparent que l’on hurle sa vie intime dans la rue, les écouteurs enfoncés dans les oreilles, tout en se plaignant d’être suivi à la trace par tous les réseaux. Heureusement que les voisins bien visibles oublient vite !

Pourtant, cette prodigieuse faculté d’oubli a quelques inconvénients. Elle est en effet un excellent prétexte pour nous faire effacer le souvenir de ces dizaines de milliers de gens, dans la rue, qui ont été un peu secourus durant l’hiver glacial. Oublier que la date du printemps, en mars, est aussi celle des expulsions de logements.

Il serait bon pour la planète, écologique et humaine, que nous ayons un regard, une écoute, des actes, des gestes de proximité. Pas seulement des paroles. Et si l’écolomag nous permettait de communiquer nos initiatives ?

Sinon, comme le chantait Dalida « Paroles… Paroles… Paroles… »

P.S. : C’est Alphonse Allais qui a écrit : « J’ai une mémoire admirable : j’oublie tout !»

 


 

Bovines, ou la vraie vie des vaches

BovinesDans les champs, on les voit, étendues dans l’herbe ou broutant paisiblement. Grosses bêtes placides que l’on croit connaître parce que ce sont des animaux d’élevage. Lions, gorilles, ours ont toute notre attention, mais a-t-on jamais vraiment regardé des vaches ? S’est-on demandé ce qu’elles faisaient de leurs journées ? Que font-elles quand un orage passe ? Lorsque le soleil revient ? À quoi pensent-elles lorsqu’elles se tiennent immobiles, semblant contempler le vide ? Mais, au fait, pensent-elles? Au rythme de l’animal, au milieu d’un troupeau, Bovines raconte la vie des vaches, la vraie.

Réalisé par Emmanuel Gras – Happiness distribution – 1h04

Explications du réalisateur, Emmanuel Gras :

Emmanuel Gras« On me demande souvent comment j’ai pu avoir l’idée de faire un film sur les vaches. De mon côté, avec un peu de mauvaise foi, je me demande plutôt pourquoi c’est si étonnant. On réalise des films sur tous les animaux sauvages possibles, mais ces bêtes, avec lesquelles nous avons une relation particulièrement intime puisqu’on les mange, ne semblent pas dignes de notre intérêt. Comme si le bétail n’avait pas d’histoire, pas de vie avant de devenir des steaks ou des saucisses. Et c’est précisément cette absence de connaissance qui m’a attiré, l’envie de savoir à quoi pouvait bien ressembler une vie de vache, cet animal qui représente l’essence de l’animal d’élevage : un être plus puissant que l’homme mais qui se laisse docilement dominer par lui. J’ai eu alors envie de parler d’élevage, mais en me plaçant du côté des animaux. Ensuite, en essayant de faire un film là-dessus, le défi est rapidement devenu vertigineux : pour nous, humains, le quotidien des vaches se résume à peu de choses, brouter, dormir, ruminer. Pour réussir à le raconter, il fallait se poser des questions de cinéma. Il était évident dès le départ du projet qu’il n’y aurait pas de voix of, de discours posé sur l’animal. Je voulais que l’on s’en approche par les sensations, des choses très basiques : sentir la matière de l’herbe qu’elles mangent, frissonner sous la pluie, profiter du soleil avec elles, rentrer ainsi dans une autre temporalité, celle de l’animal, s’intéresser à des détails qui n’attirent pas habituellement notre attention. Il fallait changer de regard. Non pas penser comme une vache, mais essayer de ressentir comme une vache, se mettre dans la peau de la bête et rendre l’univers dans lequel elles vivent sensible. Et le cinéma permet cela : par le son et l’image, nous donner à voir ce que l’on ne regarde pas, rendre la réalité du monde plus intense parce qu’on y est plus attentif. Les vaches sont, pour moi, des êtres étranges. Elles mènent leur vie avec une nonchalance fascinante. J’ai le sentiment qu’il y a comme un bonheur caché là-dedans, une manière d’être tranquille avec le monde que je trouve attirante. J’ai voulu retrouver dans ce regard émerveillé par le monde, quelque chose de très enfantin, très direct. »Emmanuel Gras

 


 

La Bio : un marché qui a quadruplé en 10 ans

Agence BioEn 10 ans, la Bio a su trouver son public qui, même en période de crise, maintient son intérêt. Le marché des produits bio a quadruplé en 10 ans et l’année 2011 devrait se solder par une croissance du marché d’au moins 10 %, pour approcher les 4 milliards d’euros, alors que la consommation de biens des ménages français enregistre une baisse estimée par l’INSEE à 0,5 % en moyenne sur l’année, imputable en partie au recul des dépenses alimentaires.

2 fois plus d’exploitations bio en 10 ans

Le nombre d’exploitations bio a doublé : elles étaient 10 364 en 2001, elles sont passées à 20 604 en 2010 et à 23 100 en 2011 (soit + 12 % en 1 an). De 2001 à 2011, la part des exploitations bio dans l’ensemble des exploitations françaises a presque triplé, évoluant de 1,6 % à 4,6 % en 2011.

Un marché des produits bio multiplié par 4 en 10 ans

Le marché alimentaire bio, qui atteignait 1 milliard d’euros en 2001, s’élevait à 3,5 milliards d’euros en 2010, et, selon les estimations en cours, s’approche des 4 milliards d’euros en 2011. En moins de 10 ans, la proportion de Français déclarant ne jamais consommer bio est passée de 53 % en 2001 à 39 % en 2011.

La croissance du marché soutenue par l’élargissement du panier bio chez les consommateurs réguliers

Les résultats du dernier baromètre Agence Bio/CSA de consommation et de perception de produits bio, réalisé en novembre 2011, confirment cette tendance structurelle malgré la crise : 66 % des Français déclarent privilégier les produits respectueux de l’environnement et/ou des principes du développement durable lorsqu’ils font leurs achats. Pour reconnaître ces produits, ils sont 66 % à citer la marque AB comme premier signe de reconnaissance.

60 % des Français ont consommé des produits bio en 2011, contre 47 % en 2001 : 6 % tous les jours, 20 % au moins une fois par semaine, 40 % au moins un produit bio au moins une fois par mois. Les consommateurs acheteurs de produits bio au cours des 4 semaines précédant l’enquête sont presque unanimes (96 %) pour dire qu’ils vont augmenter (18 %) ou maintenir cette consommation en 2012.

Des actions innovantes pour amplifier cette dynamique

Si 54 % des Français se déclarent bien informés sur l’agriculture biologique et ses produits (40 % en 2003), 46 % s’estiment mal ou très mal informés. C’est pourquoi l’Agence Bio et ses partenaires vont renforcer leur programme de sensibilisation en direction de ces consommateurs potentiels. 2012 sera en effet l’année du web 2.0 pour la Bio, avec le lancement d’un blog d’information (leblogdelabio.com), d’une page Facebook, d’un compte Twitter et d’une application GPS Bio pour Smartphone, permettant de localiser en temps réel les points de vente de produits bio.

Source : www.agencebio.org

 


 

Les pionniers Shamengo

Dans notre dernier numéro, nous vous avions parlé de Shamengo, ce programme ayant pour vocation de donner la parole à tous ceux qui souhaitent participer à la construction d’un monde meilleur. En clair, pour vous remettre tout cela en tête, l’équipe de Shamengo donne la parole en vidéo à des acteurs du monde entier, engagés dans des projets différents, et poste le tout sur son site internet. Ceux-ci sont appelés « les pionniers Shamengo ». Trouvant cette idée vraiment chouette, nous avons voulu vous donner quelques exemples. Voilà donc 4 portraits de ces pionniers :

Dessin jicéBarthélémy Dominici, promoteur des poubelles des mers

Chaque année, des millions de bateaux de plaisance prennent la mer. Pour éviter la pollution des fonds marins, Barthélémy Dominici a décidé de consacrer sa retraite à la poubelle des mers. De quoi surprendre les amis de cet ancien PDG dans l’industrie du luxe, devenu éboueur. Ces poubelles uniques au monde sont mouillées à 300 mètres du rivage pendant la haute saison touristique. Elles sont principalement gérées par des entrepreneurs indépendants. En moyenne, et pour chaque conteneur, près de 150 kg de déchets sont ainsi récupérés quotidiennement. Et pourtant, les communes traînent des pieds pour les installer ! À force de persévérance, Barthélémy a réussi à mettre en place plus de 130 collecteurs depuis 2002, principalement le long des côtes françaises.

Jean-François Archambault, créateur de la tablée des chefs

Dans les pays riches, nombreux sont ceux qui ne parviennent plus à s’offrir 3 repas par jour. Pour y remédier, Jean-François Archambault, ancien manager dans l’hôtellerie, a décidé de demander aux chefs étoilés de ne plus jeter leur surplus de repas dans la poubelle. Le principe : récupérer les restes des buffets pour les acheminer dans une banque alimentaire. Ces colis sont ensuite distribués à des associations, comme par exemple dans un foyer de jeunes en rescolarisation. Et des petits cadeaux comme celui-là, les 50 chefs de la tablée en font 150 000 par an. À terme, l’objectif de Jean-François est d’apprendre aux bénéficiaires de la tablée à cuisiner malin pour se passer de l’aide alimentaire.

Helen Evans et Heiko Hansen, créateurs de « nuage vert »

Aujourd’hui, l’homme rejette dans l’atmosphère 2 fois plus de CO2 qu’il y a 40 ans. Pour attirer l’attention du public sur ce problème, ce couple d’artistes a décidé de colorer la fumée des cheminés industrielles. Le procédé utilisé par Helen et Heiko est unique au monde : une caméra thermique calcule la température du nuage et permet ensuite, grâce à un laser, de tracer, en temps réel, un contour de la fumée. Après 3 ans d’efforts, le premier nuage vert voit le jour à Helsinki. Et pour susciter la réflexion, le duo d’artistes a mis à contribution les riverains de la centrale en question, en leur demandant d’éteindre et de rallumer l’électricité chez eux pour voir comment le nuage réagissait. Forts de ce succès, ils ont reproduit l’expérience à Paris, sur la fumée d’un incinérateur. Une opération sauvage, sans le soutien des autorités. Helen et Heiko songent à présent à mettre un coup de projecteur sur les centrales nucléaires. Le but étant que la population ait un regard neuf sur sa consommation énergétique.

Claudia Hollm, promotrice des restos du cœur pour animaux

En Europe, près d’un animal sur 4 est abandonné par son maître pour des raisons financières. En 2006, Claudia a créé un resto du cœur pour animaux. Quand elle a commencé, elle allait dans toutes les foires et ramenait de la nourriture dans sa voiture. Aujourd’hui, les donateurs viennent et donnent spontanément. Plus de 1 000 volontaires permettent ainsi à Claudia de faire fonctionner ces centres dans plus de 25 villes d’Allemagne. Pour chacun d’entre eux, nourriture, mais également consultations vétérinaires et cours de dressage, sont gratuitement proposés. Ce sont ainsi 22 000 animaux qui ont pu rester près de leur maître dans de bonnes conditions.

Et si vous souhaitez participer à ce programme, libre à vous de vous faire connaître en vous inscrivant sur le site : http://shamengo.com

 


 

La Bio dans les Étoiles
les 13 et 14 avril à Annonay (07)

La Bio dans les ÉtoilesÀ travers diverses actions sur le terrain, la Fondation d’entreprise Nature Vivante (Groupe EKIBIO) participe à la prise de conscience des problématiques alimentaires et environnementales auprès des plus jeunes, mais aussi auprès du grand public. Ainsi, depuis 2009, la Fondation Nature Vivante organise la « Bio dans les Étoiles » (auparavant dénommée « Les Entretiens Bio »), véritable carrefour de communication, d’informations et d’échanges autour de l’alimentation, où les questions transversales de santé publique, environnementale et planétaire sont largement abordées. Cet événement a vocation à défendre les valeurs du bio et à informer le public pour faire avancer les démarches de respect de l’environnement. Au programme : un marché bio, des animations en tous genres et une dizaine de conférences réunissant des penseurs de l’écologie, qui vous feront réfléchir sur la terre, la nutrition, l’étiquetage sans OGM ou encore sur les solutions écologiques pour un monde durable…

Renseignements : 04 75 32 74 10
ou contact@naturevivante.comwww.naturevivante.com

 


 

Un partenariat équitable et solidaire avec Madagascar

MadagascarLe Laboratoire Body Nature propose des produits hautement concentrés en huiles essentielles, dont certaines proviennent directement de l’île de Madagascar. L’engagement éco-responsable de l’entreprise l’a poussée à développer des liens forts avec cette île qui lui fournit une partie importante de ses matières premières. C’est une véritable réserve naturelle où les plantes endémiques se comptent par milliers. Cependant, la pauvreté et la croissance rapide de la population en font un lieu où la déforestation est un problème majeur. Devant ces richesses naturelles qui partent en fumée à une vitesse incroyable et dangereuse pour l’écosystème d’une part, et la population d’autre part, le Laboratoire Body Nature décida, en 2001, de créer un partenariat avec une plantation malgache et d’aider, à sa manière, à la préservation de l’environnement. Mada Body Nature, filiale du Laboratoire Body Nature, est donc installée sur la côte est, au sud de Moramanga. Cette société a pour objectif de cultiver des plantes endémiques de manière durable et solidaire, et de réaliser la distillation de ces plantes pour en tirer les précieuses huiles essentielles. Ce sont aujourd’hui des milliers de pieds de ravintsara qui sont cultivés par Mada Body Nature, ainsi que des niaoulis, des eucalyptus, des canneliers, des girofliers, des bibassiers ou encore des orangers. Ainsi, le lien entre Madagascar et le Laboratoire Body Nature va bien au-delà de l’aspect commercial grâce à des actions d’accompagnement et d’entraide avec le village où est implantée Mada Body Nature. Une école est réhabilitée et permet aujourd’hui de scolariser une centaine d’enfants venant d’un rayon de 10 km aux alentours du village. Des systèmes d’irrigation sont mis en place et un apprentissage des modes de cultures biologiques est dispensé par Gilles et Marie-Thérèse Guilbaud, fondateurs de Body Nature, lors de leurs voyages bisannuels sur l’île rouge. De plus, afin de sensibiliser ses clients et leur proposer de participer à leur manière à cette solidarité franco-malgache, le Laboratoire Body Nature a mis en place depuis quelques années un système de produit-partage : pour chaque flacon d’huile essentielle de ravintsara, de niaouli, de saro ou de 3 majeures vendu, le Laboratoire s’engage à reverser 0,15 € sous forme de repas. Depuis la mise en place de cette action, plus de 160 000 repas ont été distribués !

Pour en savoir plus : www.body-nature.fr

 


 

Le nouveau label One Voice contre la non-violence

Label One VoiceConvaincue que seule l’action de consommateurs exigeants et responsables permettra de véritablement modifier les habitudes destructrices de production et de consommation, One Voice lance un nouveau label valorisant des produits non violents pour le vivant et pour la planète. Ainsi, le label One Voice certifie des produits non expérimentés sur les animaux – ingrédients et formulation –, mais aussi ne contenant aucune substance animale, à l’exception du miel, du pollen et de la cire d’abeille, bio bien sûr ! Cette nouvelle définition du label permet, en outre, d’élargir la certification à de nombreux produits de consommation courante, autres que les cosmétiques, comme les aliments, les vêtements, les produits d’entretien, de jardinage… Désireuse de garantir le caractère indépendant de sa certification, l’association ne labellise pas elle-même les produits. Un organisme indépendant décerne le label à l’issue d’un audit de plusieurs mois permettant de s’assurer du respect de l’ensemble des critères définis par One Voice. Aucun don, aucune cotisation, aucune adhésion ne sont demandés aux entreprises pour l’utilisation du label. Ainsi, avec ce label, One Voice répond aux demandes, de plus en plus nombreuses, de « consommacteurs » soucieux de pouvoir identifier les produits, français ou étrangers, qui ne nuisent ni aux animaux, ni aux humains, ni à la planète. Il contribue à donner le pouvoir à tous ceux qui refusent de servir des intérêts économiques au détriment de l’éthique, des intérêts personnels au détriment de la collectivité, des intérêts d’une espèce au détriment de toutes les autres formes de vie. Il donne un moyen d’action pacifique, et non moins puissant, à tous ceux qui luttent pour faire émerger une « éthique animale et planétaire ».

Pour plus d’infos : http://label.one-voice.fr

 


 

« La France Sauvage »
La France sauvagede Frédéric Fèbvre et Augustin Viatte

Pour les animaux et les plantes, la France est une terre d’exception, un pays unique qui accueille une étonnante variété d’espèces, du bord de mer jusqu’en haute montagne. On y trouve l’un des derniers fleuves sauvages de l’Europe, la Loire, des marais peuplés d’oiseaux au centre de la France, des steppes africaines au cœur du maquis provençal, des neiges scandinaves au sommet des Alpes ou encore des mers tropicales turquoise autour de la Corse. Dans ce film, vous découvrirez l’aventure sauvage des espèces qui peuplent ces espaces durant toute une année, au rythme des saisons. Portée par la voix de Sophie Marceau, cette invitation à l’émerveillement souligne la beauté et la diversité naturelle de la France. 90 mn

 


 

Les dépêches de

Guyana : des GPS pour aider les communautés locales à protéger leur forêt

Guyana GPSLe peuple des Wapichan, au Guyana, a dévoilé la carte de son territoire et l’utilisation coutumière qui en est faite afin de le protéger pour les générations futures. Formés à la technologie GPS et assistés par des Anciens, des cartographes locaux ont travaillé pendant plusieurs années pour parvenir à ce résultat. Plus de 80 consultations et ateliers ont été organisés par les leaders des différentes communautés qui composent le peuple Wapichan pour aboutir à un plan d’action territorial. Ce que souhaitent les Wapichan, désormais, c’est que leurs droits coutumiers soient reconnus sur ce territoire de 1,4 million d’hectares. Ils pourront ainsi protéger leur forêt des différents projets d’exploitation forestière, de routes, de barrages ou encore de mines qui la menacent.

Les concombres de mer au secours des coraux

Conconbre de merSelon des chercheurs de l’université de Sydney, les fèces des concombres de mer tropicaux pourraient sauver les récifs coralliens des conséquences du changement climatique. En effet, les concombres de mer (ou holothuries) seraient capable de réduire l’effet de l’acidification des océans sur la grande barrière de corail. « Quand il ingère le sable, le concombre de mer a un processus naturel de digestion qui augmente le pH de l’eau du récif lors de la défécation », précise Maria Byrne, biologiste marine. De plus, les fèces de concombre de mer libèrent du carbonate de calcium et de l’ammonium, nutriments essentiels pour la croissance du corail. Le problème est que l’attrait du marché asiatique pour la consommation d’holothuries augmente la pression de pêche autour de la grande barrière de corail.

Des nuages salés contre le réchauffement climatique ?

NuagesDes scientifiques imaginent pulvériser de l’eau de mer dans l’atmosphère pour lutter contre le changement climatique. L’eau de mer aurait 2 principales actions sur l’atmosphère. D’une part, les particules de sel dans l’atmosphère permettraient de renvoyer une quantité plus importante de radiations solaires. D’autre part, le sel dans les nuages permettrait de les rendre plus réfléchissants. Cette étude finlandaise publiée dans le Journal of Geophysical Research-Atmospheres montre, à partir de simulations climatiques, que cette méthode pourrait avoir de réels effets sur le climat. Cependant, ces effets seraient en fonction de la taille des particules pulvérisées. Les auteurs ajoutent tout de même qu’au-delà de la théorie, les effets pratiques de cette technique resteront très difficiles à évaluer. De plus, quelles seraient les conséquences écologiques d’une introduction massive de sel dans l’atmosphère, en particulier sur le cycle de l’eau ? Et enfin, comment injecter des quantités colossales de sel dans les nuages ? Pour quel coût ? Et surtout avec quelle énergie ?

 


 

éco Livres

Le grand livre de la biodiversité de Guadeloupe et de Martinique
sous la direction de Lyne-Rose Beuze, photographies de Grégory Guida

Le grand livre de la biodiversité de Guadeloupe et de MartiniqueLa Martinique et la Guadeloupe sont classées parmi les 34 zones qui ont l’une des plus riches biodiversités dans le monde. Ces 2 îles de la Caraïbe abritent ainsi une fore et une faune remarquables qui comptent de nombreuses espèces endémiques, dont certaines restent encore à découvrir. L’urbanisation, les défrichements croissants et les pollutions menacent cette biodiversité, qui est très vulnérable : la protéger doit être un enjeu majeur des populations et des pouvoirs publics, qui doivent désormais l’intégrer dans tous les programmes économiques s’inscrivant dans une perspective de développement durable, avec l’objectif de rendre cette situation réversible. Pour ce faire, il est indispensable de connaître au mieux cette extraordinaire richesse : c’est l’objectif de ce grand livre de la biodiversité, abondamment illustré, qui allie informations savantes et scientifiques d’éminents spécialistes avec poésies des plus belles plumes antillaises, célébrant l’exceptionnelle beauté de la nature guadeloupéenne et martiniquaise.

HC éditions – 366 pages – 38,50 €

 

Manifeste NégaWatt, réussir la transition énergétique
par l’association NégaWatt

Manifeste NégaWatt, réussir la transition énergétiqueAujourd’hui, il n’y a plus aucun doute quant à la nécessité de changer notre manière d’appréhender l’énergie. Depuis plus de 10 ans, 25 experts et praticiens de l’énergie aux métiers très divers (ingénieurs, architectes, sociologues, économistes, responsables associatifs), et tous très engagés dans la recherche d’un avenir énergétique soutenable, ont mis en commun leurs connaissances et leur expérience pour élaborer un scénario négaWatt. Le résultat de leur travail est sans doute l’une des propositions les plus novatrices pour modifier en profondeur la politique énergétique de la France à l’horizon de la moitié de ce siècle. Nourrie par une longue expérience de terrain, leur analyse repose sur une méthodologie rigoureuse qui s’appuie sur 3 piliers fondamentaux : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables. Ce triptyque fondateur offre une grille de lecture simple et solide pour repenser notre rapport à nos propres besoins énergétiques. Entièrement revu et complété en 2011, intégrant à présent des liens étroits entre énergie et urbanisme, alimentation et mobilité, ce scénario montre qu’il est possible, en France, de réduire presque complètement notre dépendance aux énergies fossiles, de se passer totalement du nucléaire en à peine plus de 2 décennies et de diviser par 16, d’ici 2050, nos émissions de CO2 d’origine énergétique.

Éditions Actes Sud – 376 pages – 20 €

 

L’écologie en 600 dates

L’écologie en 600 datesL’influence de l’écologie dans nos vies, c’est pour chacun de nous une histoire différente. Première coopérative, marche du sel de Gandhi, objection de conscience, Greenpeace, fermes bio, Théâtre de l’opprimé, réflexions d’Ivan Illich ou d’Hervé Kempf, écoféminisme, abandon de l’extension du camp militaire du Larzac, manifestations géantes contre les missiles nucléaires, Brigades de paix internationales, lycées autogérés, catastrophe industrielle de Bhopal, Confédération paysanne, rapport Brundtland, assassinat de Chico Mendès, systèmes d’échange local, mort de Superphénix, Quartier Vauban en Allemagne, protocole de Kyoto, premier forum social mondial à Porto Alegre, déboulonneurs, commune de Segonzac… À l’occasion de ses 30 ans, la revue S!lence vous propose ici, avec l’aide d’une soixantaine de contributeurs et contributrices, un inventaire en 600 dates – forcément subjectif – de lectures, films, chansons, campagnes militantes et alternatives concrètes qui ont joué un rôle dans la construction de leur réflexion et d’un nouvel imaginaire collectif.

Éditions le passager clandestin – 88 pages – 12 €

 

Semences de Kokopelli
de Dominique Guillet

Semences de KokopelliCette 11ème édition de 848 pages présente, tout d’abord, 260 pages d’articles sur la biodiversité, l’agroécologie, l’apiculture alternative, le recouvrement de dynamiques de co-évolution avec la Terre-Mère, … mais aussi sur la confiscation du vivant, la folie des chimères génétiques, les nuisances agricoles, l’imposture des nécro-carburants, la disparition des abeilles mellifères, la désertification de la planète et, bien sûr, le problème primordial de l’eau. Mais ce n’est pas tout ! L’ouvrage est aussi un manuel de production de semences pour le jardin familial, avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers et maraîchers de produire leurs propres semences en toute pureté végétale. Vous y trouverez également une analyse précise des processus d’érosion génétique pour chaque espèce alimentaire, ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques alimentaires dans diverses parties du monde. Enfin, « Semences de Kokopelli » présente, pour chaque plante potagère, condimentaire ou à grain, différentes rubrique générales : classification botanique, histoire, nutrition, conseils de jardinage, … Pour les jardiniers souhaitant créer leurs propres variétés, une rubrique « création végétale » est aussi proposée pour certaines espèces. Vous y trouverez plus de 600 variétés de tomates, 400 variétés de piments doux et forts, plus de 50 variétés d’aubergines, 250 variétés de courges, 80 variétés de melons, 130 variétés de laitues et beaucoup d’autres plantes potagères.

55 € (frais de port en supplément) avec 3 sachets offerts ! – www.kokopelli.asso.fr
Pour les commandes : semences@kokopelli.asso.fr – 04 66 30 64 91

 

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