Environnement

L’écolomag N°32

Novembre – Décembre 2012

France GuillainLe billet de France Guillain

www.bainsderivatifs.fr

OBSERVER la nature RÉGÉNÈRE le cerveau !!!!!!

Même seulement 10 ou 15 minutes !

Une balade d’une heure au milieu des arbres améliore la mémoire de travail et l’attention de 20 %. Oui. Vous lisez bien ! Cela a été testé et prouvé. Mieux encore, « une marche de 20 minutes dans la nature peut être aussi efficace que la Ritaline chez les enfants atteints de TDAH » (enfants dits hyperactifs avec déficit de l’attention), déclarent 2 chercheuses de l’université de l’Illinois (USA), Frances Kuo et Andrea Taylor !

Il serait grand temps de se réveiller !

Pour s’obliger à marcher dans un parc, un square, dans la rue en regardant les arbres, ou tout simplement en les observant de sa fenêtre, ou en contemplant des plantes vertes dans sa maison, ou même encore de beaux posters de nature, qui sont, paraît-t-il, plus efficaces qu’une nature triste au milieu d’immeubles.

La contemplation de la nature revitalise le cerveau. L’observation détendue de la nature active notre cerveau, nos capacités d’attention, de concentration et de mémorisation.

Dans un coin de notre tête, nous réveillons probablement tout l’arsenal de survie : que puis-je manger, de quoi dois-je me méfier, où habite cette abeille pour que je puisse aller goûter à son miel, où loge cette guêpe afin de me régaler de ses larves plus goûteuses que des huîtres, attention au moustique qui vient de se poser sur mon bras : par chance, il remplace la tigresse qui, autrefois, nous prenait pour son hors-d’œuvre ! Consciente ou pas, une foule de questions réveille diverses zones de notre cerveau, les met en alerte, rassure ou effraie, capte notre attention. L’observation d’une simple araignée qui tisse sa toile dans un rayon de soleil, entre 2 branches, tout juste là où mon visage allait passer, est une occasion excellente et réjouissante de faire travailler notre cerveau tout en le régénérant.

Laissons aller notre imagination

Si l’on observe la forme d’un arbre tel que le pin et qu’on la compare à la forme de l’ensemble de notre moelle épinière et de notre cerveau, la similitude s’impose. Le tronc de l’arbre représentant la moelle épinière, les branches et l’ensemble des aiguilles les ramifications du cerveau et l’ensemble du cerveau. Nous pouvons en rajouter en décidant que l’écureuil qui voltige de branche en branche, les oiseaux, les insectes créent des liens, des connexions, du transport d’informations entre les diverses régions de ces giga-cerveaux.

Sachant que les plantes ont des neurones, qu’une simple mouche en possède 1 million, cette similitude avec la nature, qui va bien au-delà de celle que nous avons avec les mammifères, devrait nous inciter à chercher comment la contemplation de la nature peut être une véritable nourriture pour notre esprit et notre cerveau.

Dessin de JicéUne vraie friandise !

Ainsi, l’homme occidental, qui, depuis plus de 2 000 ans, a appris à l’école comme à la maison que la nature était tout entière à son service, devrait-il peut-être commencer à comprendre pourquoi, dans d’autres civilisations qu’il regarde comme primitives, la nature inspire le plus grand respect. De la dévotion. Car si l’homme a vraiment besoin de la nature, la nature, elle, n’a vraiment pas besoin de l’homme !

Faut-il attendre qu’avec les milliards de neurones qu’elle contient, grâce aux végétaux, animaux ou insectes, elle anéantisse l’humanité, ou bien allons-nous changer notre regard sur elle, notre comportement envers elle ? Notre respect, notre gratitude à son égard !

Quand perdrons-nous l’arrogance du sentiment de supériorité, l’idée que nous sommes plus intelligents, au-dessus des animaux et, bien évidemment, des végétaux ?

On a longtemps opéré des bébés sans les anesthésier, pensant qu’ils ne sentaient rien parce que la douleur ne les faisait pas crier. Ils devenaient seulement incapables de toute manifestation compréhensible par les adultes. Ils devenaient inertes et tristes. Des médecins ont dû se battre des dizaines d’années durant pour faire admettre qu’ils soufraient atrocement, comme tout le monde.

Combien de centaines, de milliers d’années mettrons-nous pour les plantes et les insectes ? Car, nous aurons beau la détruire par tous les moyens, la nature renaîtra toujours de ses cendres. Il restera toujours une petite graine enfouie quelque part, en attente des jours meilleurs. L’intelligence engendre de l’intelligence. L’intelligence phénoménale contenue dans la nature régénère même notre cerveau. C’est exactement, au bout du compte, ce que découvrent les chercheurs de plusieurs universités. Ce n’est pas l’homme qui prend quelque chose en contemplant la nature, mais la nature qui lui offre, le nourrit, l’alimente de sa propre intelligence, que nous avons encore la prétention de regarder comme mécanique, instinctive, sans émotions ni sentiments. Ruth Raanaas en Norvège, Marc Berman au Canada, Gary Felsten aux États-Unis, chercheurs en sciences environnementales, neurosciences cognitives ou psychobiologiste, sont formels, une amélioration cognitive peut être constatée rien qu’en observant des images de nature pendant 7 à 10 minutes. Même sous forme de photos, d’images, elle nous fait du bien, comme les photos de ceux que nous aimons le plus nous font du bien. Et si c’était plus encore ? Alors, profitons des beautés de l’automne, des cieux tourmentés aux couleurs changeantes, essayons dans la rue de regarder autre chose que nos pieds (sans se prendre un poteau quand même !), observons les plantes d’intérieur ou de très belles images et notre cerveau, non seulement ne se dégradera pas, mais en plus se régénérera*!

Et, en PLUS, ça ne coûte RIEN !

* À lire absolument : Le monde de l’Intelligence bimestriel d’août-septembre 2012 : se régénérer, Mémoire, créativité, concentration.

Vient de paraître : Le Miam-Ô-Fruit – Le guide du Miammeur, de France Guillain Éditions du Rocher – 6,90 €
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Stop au trafic illégal d’espèces sauvages

TraficEnsemble, le WWF et TRAFFIC lancent la campagne « Kill the trade that kills » (Stop au trafic illégal d’espèces sauvages) afin d’alerter et de lutter contre le commerce illégal de cornes de rhinocéros, mais aussi d’ivoire d’éléphants ou de parties de tigres. Pour stopper le trafic, cette campagne cherche à renforcer les contrôles et l’application des lois, mettre en place des mesures dissuasives et réduire la demande de produits issus d’espèces menacées. Le WWF travaille à la conservation des rhinocéros depuis plus de 40 ans. Lancé en 1997, le Programme Rhinocéros d’Afrique apporte un soutien technique et financier à de nombreux projets de conservation en Afrique et opère en partenariat avec les pays-clés de l’aire de répartition des espèces. Il reconnaît que le futur à long terme des rhinocéros d’Afrique ne peut être assuré que si les communautés locales et le secteur privé sont impliqués dans les efforts de conservation. De même, en Asie, le WWF a créé en 1998 une stratégie d’action pour les rhinocéros et éléphants allant au-delà de la protection d’aires isolées, pour aborder aussi la question de l’utilisation des terres. En parallèle, le programme TRAFFIC surveille activement le commerce de la faune et de la fore sauvages, mène des enquêtes et donne des informations à divers publics à travers le monde, afin de mettre en place des politiques et des programmes efficaces de conservation.

Pour en savoir plus : www.wwf.fr


L’agriculture locale pollinise le monde

Nourriture à partagerAvec le mouvement des « Incroyables comestibles », vous pouvez vous rendre compte à quel point c’est simple, pour une collectivité qui le souhaite, de devenir autosuffisante pour son alimentation locale avec des fruits et légumes « bio » et gratuits ! C’est l’expérience de la co-création joyeuse de l’abondance partagée. Il suffit qu’une seule personne dans sa commune lance la dynamique citoyenne vertueuse de la « nourriture à partager » des incroyables comestibles pour que, de proche en proche, les habitants découvrent que l’abondance est le fruit du partage ! On plante, on arrose et on partage. Et puis, surtout, on célèbre ensemble cette abondance dans la joie et la reconnaissance envers chacun et notre Terre nourricière, comme le font régulièrement les habitants de toutes les collectivités, de plus en plus nombreuses dans le monde, qui ont choisi ce nouvel art de vivre. Venu d’Angleterre, le mouvement se veut la première expérience internationale « d’abondance partagée ». Aujourd’hui, les potagers en libre-service essaiment dans le monde entier ! En France, l’initiative a été imitée en janvier dernier par un petit groupe de militants écologistes, dont François Rouillay, proche du mouvement Colibris de Pierre Rabhi, qui anime aujourd’hui la communauté française d’Incredible Edible. Cela vous intéresse ? Chacun est bienvenu, c’est entièrement libre et ouvert à tous, sans exception. À vous de vous lancer et rejoindre le mouvement si vous voulez vivre l’expérience heureuse des incroyables comestibles à partir de chez vous, dans votre commune, et de proche en proche, tout le quartier, tout le village, jusqu’à la ville entière si le cœur des habitants y aspire, pour vivre un autre monde de dialogue et d’entraide.

Plus d’infos sur www.incredible-edible.info


Les « fleuves volants » d’Amazonie purifient l’air de la planète

Fleuves volantsAlors que plusieurs pays subissent la sécheresse en raison du changement climatique, Gérard Moss, un pilote aventurier d’origine suisse, prouve que l’Amazonie dégage « des fleuves volants » de vapeur d’eau qui alimentent en pluie tout le Brésil et même l’Amérique du Sud. Il surveille un instrument qui mesure l’humidité de l’air dans la savane et lui sert à détecter ces « fleuves volants », nom donné aux masses de vapeur d’eau que l’Amazonie rejette dans l’atmosphère. Aux commandes de son monomoteur en direction de Goiânia, dans le centre du Brésil, Moss explique : « On est en train de payer le prix du changement climatique : les États-Unis connaissent leur pire sécheresse depuis un demi-siècle, c’est aussi la sécheresse en Russie et en Inde, la mousson est irrégulière depuis 2 ans. Mais, au Brésil, il semble que nous soyons moins touchés parce que nous avons la plus grande forêt tropicale du monde qui sert de régulateur du climat. » Il a passé 5 ans à démontrer que la forêt amazonienne non seulement purifie l’air de la planète, mais assure aussi l’humidité et les pluies au Brésil et dans une partie de l’Amérique du Sud. « Peu de gens savent qu’en Amazonie, un seul arbre peut lancer plus de 1 000 litres d’eau dans l’atmosphère en un jour et que la forêt amazonienne réussit à rejeter plus d’eau dans l’atmosphère en une journée que celle que draine l’Amazone », affirme ce pilote de 57 ans. Selon Moss, les fleuves volants partent de l’Amazonie en direction des Andes, qui agissent comme une barrière naturelle. Ils redistribuent les masses géantes de vapeur d’eau vers le centre-ouest, le sud-est et le sud du Brésil, mais aussi vers le nord de l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Colombie, le Vénézuela, les Guyanes et le Surinam. Grâce à ces études, l’Institut national de recherches spatiales brésilien (INPE) trace quotidiennement les trajectoires des courants de l’humidité amazonienne pour le Brésil. Le projet veut maintenant atteindre son objectif final : « Aider à sauver l’Amazonie », déclare Moss. Les scientifiques estiment que près de 20 % de la forêt vierge a été détruite. Si la destruction atteint de 35 à 40 %, on arrivera à un point de non-retour face à l’avancée de la savane.

Le frelon asiatique va être classé « espèce nuisible »

Frelon asiatiqueEn octobre dernier, les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie ont déclaré que le frelon asiatique, accusé de participer à la destruction des colonies d’abeilles, va être classé comme espèce exotique envahissante et nuisible. Devant l’importance et l’urgence de la situation, les 2 ministres ont mis en œuvre une procédure accélérée pour assurer un classement comme espèce exotique envahissante et comme espèce nuisible d’ici la fin de l’année 2012. Le frelon asiatique, suspecté d’être arrivé en France au début des années 2000 dans les cales de bateaux en provenance de Chine, s’est propagé d’abord dans le sud-ouest, puis dans de nombreux départements français. Il a été observé pour la première fois dans notre pays en 2004. Les apiculteurs, qui font face à une surmortalité des abeilles dont l’origine est multifactorielle, réclamaient ce classement en espèce nuisible. « Le classement d’une espèce comme espèce exotique envahissante et comme danger sanitaire permet l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de lutte obligatoire aux niveaux national et départemental », indiquent les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie. « Ce classement permet leur élimination systématique, mais les décisions relèveront des préfets », a-t-on précisé au ministère de l’Écologie. La lutte contre les frelons peut se faire par des destructions de nids et des installations de pièges. Affaire à suivre…


Du 17 au 25 novembre,
c’est la Semaine de la réduction des déchets !

Semaine de la réduction des déchetsL’objectif de cette semaine est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien, aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Le concept est basé sur la prévention des déchets, c’est-à-dire avant que ce dernier ne soit produit, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! La prévention des déchets, c’est donc agir pour ne pas produire les déchets en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (compost, par exemple) ! La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets connaît un véritable succès. En 3 ans, elle a mobilisé plus de 30 pays dans lesquels se sont déroulées plus de 14 000 actions.

Pour en savoir plus : www.ewwr.eu ou www.reduisonsnosdechets.fr


éco Livres

La Grande (sur-)Boufe
Pour en finir avec le gaspillage alimentaire
de Bruno Lhoste

La Grande (sur-)Boufe En France, tout au long de la chaîne de production, le gaspillage alimentaire représente 260 kg par personne et par an, soit 31 % des 900 kg de nourriture qu’il a fallu produire. À l’échelle de la planète, un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé depuis le champ jusqu’à l’assiette. Ce qui est jeté en Europe et en Amérique du Nord permettrait de nourrir jusqu’à 3 fois le milliard de personnes qui souffrent encore de la faim dans le monde. Ces chiffres sont stupéfiants et les conséquences de ce gâchis innombrables : dilapidation des ressources (terre, eau, énergie), impacts sociaux sur les populations fragiles en France comme dans les pays du sud, impacts environnementaux… Dans ce livre, Bruno Lhoste dresse un état des lieux du gaspillage alimentaire en France, présente des initiatives pour réduire ce fléau et propose une réflexion pour faire évoluer en profondeur notre chaîne de production alimentaire, fondée sur 3 principes : la proximité, la qualité et la solidarité.

Éditions Rue de l’Échiquier – 96 pages – 5 €


NSF, une action humanitaire au Naturel

NFSCréée en 1989 par André Lafon et Christophe Cannaud, l’association Naturopathes Sans Frontières a pour objectif d’apporter de l’aide aux personnes en difficulté, hors de nos frontières, en respectant les principes de l’autonomie défendus par le Dr Schweitzer, de Lambaréné, qui fut le premier à développer la notion d’ethnomédecine. Mise au parfum naturel, cela donne « l’ethnopathie ». Tout comme la naturopathie, qui met tout en œuvre afin d’aider les consultants à trouver leur autonomie, tant au niveau de leur santé physique que morale, et ceci par des moyens naturels, l’ethnopathie œuvre dans le même sens en essayant d’aider les populations avec qui elle travaille à trouver elles aussi leur indépendance et leur autosuffisance. Depuis sa création, l’action de NSF s’est concentrée sur l’aide apportée à l’enfance par la mise place, dès les années 90, de parrainages scolaires et, en 2004, la création de son premier orphelinat, « Ban-Dek » – ou la Maison des Enfants – en Thaïlande, qui a été conçu pour héberger 16 enfants orphelins, dont les parents sont, pour la plupart, morts des suites du sida. Actuellement, Ban-Dek, qui a accueilli près de 30 enfants depuis sa création, suit 6 d’entre eux qui sont déjà en université pour y continuer des études, et 12 autres qui sont encore à l’orphelinat. Le principe consiste à trouver 1 ou 2 parrains par enfant. C’est pourquoi nous faisons un appel à l’aide à tous ceux qui souhaiteraient les soutenir, par une cotisation mensuelle établie entre 30 et 60 €, qui leur permettrait de continuer à accueillir d’autres enfants qui sont en attente, faute de parrains… En dehors de l’action menée à l’orphelinat, environ 80 enfants reçoivent des parrainages scolaires « simples » et sont mis directement en relation avec leurs parrains ou marraines respectives par l’intermédiaire des courriers. Cette aide fonctionne bien, facilement, et ne présente aucune difficulté particulière, les enfants ayant encore, la plupart du temps, leur propre famille et n’étant pris en charge que pour la partie scolaire. Sur place, des jardins de plantes médicinales ont été réalisés, ainsi que des cultures « organics » de fruits et légumes en bio, aidant à l’autonomie tout en développant des concepts équitables et écologiques. Disposant d’une structure d’accueil, l’association NSF organise également des voyages sur place, dont le prochain est programmé du 15 au 25 novembre. En 2013, les séjours sur place, exclusivement à la mission NSF, seront possibles tous les trimestres.

Pour plus d’infos : Christophe Cannaud
T. 05 46 99 97 64 – nsf@club-internet.fr
www.naturopathie.com


Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí (Brésil) ont la possibilité de réduire leur peine tout en participant à une activité durable : ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

À ce jour, seulement 2 vélos sont à disposition des détenus. En pédalant toute une journée, ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer 6 lampes et éclairer une des places de la ville. L’idée du projet est d’arriver à 10 vélos minimum dans la prison, ce qui générerait suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.

Pour la petite histoire, l’idée vient du juge de la ville, José Henrique Mallmann, qui a découvert sur internet des salles de gym américaines réutilisant l’énergie dépensée sur les vélos. Au départ, l’idée n’a pas été très bien reçue, mais les détenus ont finalement vite adhéré au concept. Pédaler plutôt que de rester en cellule, les prisonniers ont dit oui… Surtout que, en plus de se sentir utiles, leur participation leur permet de gagner des remises de peine – pour vous donner une petite idée, 16 heures pédalées sont équivalentes à un jour de remise de peine. Le centre pénitentiaire de Santa Rita do Sapucaí comptant 130 détenus, la direction de l’établissement précise que tout un chacun peut faire des dons de bicyclettes, neuves ou d’occasion. Un projet original, qui n’est pas le premier à Santa Rita do Sapucaí. À l’initiative du juge José Henrique Mallmann, une partie des salaires des prisonniers qui travaillent est reversée aux victimes. Pour l’heure, seuls les détenus emprisonnés pour des infractions mineures, dont des vols, peuvent participer à ces projets.


Vous avez la parole !

Vous avez la parole !Face aux menaces et aux défis écologiques actuels, les citoyens doivent se mobiliser afin d’imaginer et de construire ensemble des solutions collectives, écologiques et solidaires ! C’est le but du site participatif www.democratie-durable info, ouvert à tous les citoyens francophones. Il offre aux citoyens le moyen d’être entendus et écoutés à travers le monde. Début septembre, 4 mois seulement après son ouverture, Démocratie Durable a rassemblé 850 participants de 22 pays différents, qui ont inscrit plus de 100 propositions et 30 projets citoyens ! Ce site vous permettra ainsi d’exprimer vos idées et de vous engager pour une société plus écologique et plus solidaire, en soutenant les propositions et les projets citoyens qui vous semblent importants et utiles. Pour proposer vos idées, débattre et soutenir des idées et projets écologiques et solidaires afin qu’ils deviennent réalité, rendez-vous sur : www.democratie-durable.info


Une nouvelle dimension dans le traitement des problèmes de l’eau

En lançant son action sur les 2 thèmes « buvons sain » et « agissons juste », la nouvelle société coopérative Aqua Mère se positionne sur la qualité de l’eau de consommation et sur la solidarité avec le milliard d’humains qui n’y ont pas accès. Née en Inde entre l’ashram d’Amma et Auroville, Aqua Mère est avant tout une belle histoire de rencontre entre une équipe de Français impliquée depuis longtemps dans le développement durable, et d’Aurovilliens et d’Indiens qui travaillent depuis des décennies sur les problèmes de l’eau, avec la dimension spirituelle que porte ce liquide si indispensable à la vie et si magique. La politique d’Aqua Mère s’appuie sur 4 éléments : offrir une gamme de produits de traitement de l’eau bénéficiant des dernières technologies de filtration et adaptés aux besoins réels (ultrafiltration, nanofiltration et osmose inverse). Dans cette optique de conseil, Aqua Mère veut combattre les idées reçues, comme par exemple celle de l’osmose inverse que l’on préconise souvent en toutes localisations. En Inde même, on utilise beaucoup l’ultrafiltration, considérant que l’osmose inverse n’est pas justifiée, car entraînant un gaspillage d’eau et d’énergie. Donc, premier principe, la mesure et le discernement. Deuxième élément, la politique de prix. En cette période de difficultés économiques, l’effort est mis sur la recherche de prix aussi bas que possible pour que le plus grand nombre de consommateurs puissent bénéficier d’une eau de qualité (gamme de produits entre 340 et 1 190 e). Troisième élément : la dynamisation. Aqua Mère développe des partenariats avec Auroville pour intégrer dans ses fontaines la dynamisation, que ce soit par le système Violet ou les vortex. Le but est de donner une eau qui soit non seulement pure mais qui apporte également les qualités de biocompatibilité de l’eau de source. Enfin, dernier élément mais non le moindre, la solidarité. Aqua Mère porte un programme appelé « la caravane de l’eau », qui vise à financer des campagnes de test de l’eau et de mise en place de fontaines collectives dans les villages d’Inde et d’Afrique. Un montant minimal de 5 % des ventes est affecté à ce programme. Mais Serge Broch, le fondateur d’Aqua Mère, tient à ajouter : « Aqua Mère n’est pas seulement une société qui vend des fontaines, c’est aussi une aventure humaine et une recherche d’un nouveau modèle économique, social, solidaire et spirituel. Le statut de coopérative est un support juridique, mais l’esprit et le sens de la société résident dans la recherche de l’équilibre entre les contraintes économiques, le service désintéressé et la solidarité, et la recherche d’une organisation de société où l’humain prime sur le capital. »

Pour en savoir plus : http://aqua-mere.com

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