Environnement

L’écolomag N°33

Janvier – Février 2013

Un chef d’entreprise du secteur Bio médaillé en Taekwondo !Un chef d’entreprise du secteur Bio
médaillé en Taekwondo !

Pierre-Alexandre Huber, gérant d’Ecoidées, une entreprise bien connue des magasins bio, a décroché le 23 décembre dernier la Médaille d’Argent aux Championnats d’Alsace de Taekwondo en catégorie vétéran. Et comme les chiens ne font pas des chats, le fiston a récolté le même jour la médaille d’or en catégorie junior. Une réussite sportive à saluer !

 


 

Le billet de France Guillain

www.bainsderivatifs.fr

Wahou !!! On a survécu !

On s’est tâté, frotté les yeux, pincé les fesses, on a fait AÏE ! C’était bien nous, de chair et d’os, deux bras, deux jambes, une tête, un sexe, taille moyenne 1,70 m ! Pas le sexe, bien sûr !

Un sexe ? Ça existe encore, ce truc-là ? Pas si sûr quand on nous promet d’être Parent 1 et Parent 2 ! Car ni les seins, ni le pénis, ni même l’utérus ne nous garantissent plus rien ! Je suis QUOI moi ? Capitaine, skipper de bateau ? C’est un homme ça ! Un homme qui a accouché cinq fois, pas mal pas mal. Et même allaité, super !

On a survécu à la fin du monde annoncée du 21 décembre 2012. C’est la fête ! Fini les « Le monde s’écroule, inutile de travailler, de construire, de faire des projets, tout ça ne sert à rien » des Turlulus et Touloulous !

Au contraire, voici venue la nouvelle année, 2013 ! Voici venu le nouveau monde, celui de l’après 21 décembre 2012. Peut-être bien celui de Werber, dans La Troisième Humanité (Éditions du Seuil) !

Jugez-en vous-même :

  • Les dinosaures sont devenus des lézards,
  • Les mammouths des éléphants.

DONC : les humains vont rétrécir, passer de 1,70 m en moyenne à 17 cm en moyenne. Ken et Barbie. GÉNIAL ! Fini les problèmes de pétrole, de famine, d’épuisement de la Terre, de réchauffement de la planète. À 8 ou 10 milliards sur Terre, terminé la pauvreté, les problèmes de logement et même de chômage. De nouveaux métiers vont se créer, ascension des arbres jusqu’aux fruits, toboggans pour les récolter, récolte de larves à l’aide d’un piquant de citronnier, aspiration du suc des fleurs, élevage d’araignées pour qu’elles nous construisent des hamacs, apprentissage de la conduite de libellules ou de roitelets pour se déplacer à cheval sur leur dos. Le bonheur !

On se régalera de fourmis à la saveur épicée, de pattes d’araignées au goût de noisette, de petites sauterelles acidulées, on inventera un nouveau Miam-Ô-Nectar de fleurs, on voguera sur des feuilles de
nénuphars.

Quelle merveille que d’explorer cette planète comme dans Chérie, j’ai rétréci les gosses (de Joe Johnston, 1989) ou comme dans Microcosmos (de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, 1996) !

Nous, les humains, devenus si petits que le monde, lui, sera 10 fois plus gros, plus grand ! Impossible avec nos nouveaux avions d’en faire le tour en 36 heures !

À nous l’Aventure ! J’ai déjà tout un programme : traversée des océans, découverte de l’Amérique, construction d’une longue échelle pour aller voir les coquelicots, sieste à l’ombre d’une fleur de pissenlit… On a vraiment tous intérêt à garder toute notre force et notre énergie pour explorer ce nouveau monde.

Et, en plus, l’écolomag utilisera 10 fois moins de papier ! C’est tout bénef ! Vive 2013 !!!!

 


 

Un marché engagé en Provence

Marché en ProvenceNos modes de consommation actuels sont, par définition, utilisateurs de ressources naturelles. La prise de conscience écologique a amené la mairie de Brignoles (Var) à se rapprocher de l’association Ecoscience Provence, partenaire du SIVED (Syndicat Intercommunal pour la Valorisation et l’Elimination des Déchets), pour créer le concept de marché engagé. Sa mission : changer nos gestes quotidiens pour les rendre compatibles avec les exigences environnementales. Ses principaux objectifs : diminuer les déchets, renforcer l’économie locale, préserver les ressources naturelles et rendre l’avenir plus durable et solidaire. Sur le mode de la convivialité, le marché engagé s’appuie sur la vente directe de produits locaux et de saison et mise sur la protection de l’environnement (réduction des transports et des emballages, suppression des sacs plastiques jetables au profit de l’usage de sacs cabas, dégustations proposées dans de la vaisselle lavable et réutilisable…). Par ailleurs, grâce aux nombreuses festivités et animations, le marché engagé devient un lieu d’échanges et de solidarité et favorise ainsi le lien social. Sont organisées des démonstrations d’artisanat local, des dégustations de producteurs, des concerts, des jeux éducatifs. Souhaitons que ce marché, qui a lieu chaque vendredi sur la place Caramy à Brignoles, fasse des émules auprès de nombreuses communes, pour le plus grand bonheur de leurs habitants.

www.brignoles.fr

 


 

Commerce international des ours polaires, qu’en est-il ?

Ours PolaireDans la perspective de la prochaine conférence des parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), qui se tiendra en mars 2013 à Bangkok (Thaïlande), et au menu de laquelle figurent l’ours polaire et le commerce de ses parties, 13 associations françaises* de conservation de la nature et de protection des animaux appellent le gouvernement français à soutenir l’initiative américaine visant à interdire ce commerce. Dans un courrier adressé à Madame Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, la Coalition Ours Polaire rappelle que la demande pour les parties d’ours polaires (peaux, têtes…) est en expansion alors que ceux-ci sont déjà gravement menacés par la perte de leur habitat, due, entre autres, au changement climatique. Entre 2007 et 2012, le nombre de peaux d’ours polaires proposées lors de ventes aux enchères de fourrures au Canada a plus que triplé, pendant que les prix d’achat ont doublé. Alors qu’il ne subsiste plus que 20 000 à 25 000 ours polaires à l’état sauvage, le Canada, qui en compte 15 000, est le seul pays continuant à autoriser, chaque année, l’abattage de 600 ours polaires afin d’alimenter la chasse de subsistance, la chasse sportive, mais aussi le commerce international. Ainsi, en 2011, les parties de 441 ours polaires ont fait l’objet de transactions commerciales internationales. Pourtant, l’avenir de cette espèce emblématique est sombre. Les scientifiques prédisent que les 2/3 des ours polaires pourraient disparaître d’ici à 2050. Les États-Unis – soutenus par la Russie – ont rédigé une proposition visant à transférer l’ours polaire de l’annexe II à l’annexe I de la CITES. Ce transfert permettrait d’accroître le niveau de protection de cette espèce en interdisant le commerce international de ces individus ou de leurs parties. Bientôt, l’Union européenne (UE) devra se positionner sur cette proposition. Alors que plusieurs états membres de l’UE y sont favorables, la France garde le silence. Affaire à suivre…

*Les associations membres de la Coalition Ours Polaire : Robin des Bois, IFAW France, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Shepherd France, 30 millions d’amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’Association AVES France, L214, le CRAC, Écologie sans Frontière, les Amis de la Terre et ASPAS.

Source : www.ifaw.org

 


 

Newmanity.com, un réseau social pour une société plus humaine

Réseau social francophone, Newmanity est le point de rencontre de celles et ceux qui aspirent à une société plus humaine, plus écologique et plus responsable. Il permet à chacun de mettre en cohérence sa vie personnelle avec ses aspirations profondes, en proposant des outils et des services pratiques pour agir facilement au quotidien. Concrètement, tous ceux qui veulent prendre soin d’eux et du monde sont appelés à rejoindre la communauté Newmanity. Pour partager leurs expériences, leurs engagements, leurs envies et questionnements. Pour construire des projets et contribuer à ceux initiés par d’autres. Pour échanger les bons plans, les astuces, les bonnes pratiques professionnelles. Et aussi se rencontrer. En un seul lieu, toutes les news et les services pour agir à son niveau : événements, stages et formations, conseils pratiques, vidéos, annuaire des professionnels, tests de personnalité… Et « l’action du jour » pour faciliter l’action au quotidien. Ainsi, Newmanity est un réseau social international destiné à faciliter les évolutions personnelles des individus et à accélérer les transformations des sociétés humaines. Au coeur de la démarche : offrir en un seul lieu une gamme complète d’outils et de services.

 


 

Un filet conçu pour endiguer la pêche en surnombre

SafetynetEn étudiant le phénomène inquiétant de la pêche en surnombre, Dan Watson a observé que près de la moitié des poissons pêchés sont relâchés dans la mer car ils ne sont pas commercialisables. Beaucoup d’entre eux n’y survivent pas. Le designer a alors souhaité s’attaquer à ce fléau et trouver un moyen efficace d’y remédier. SafetyNet propose ainsi une solution innovante afin de ne pas capturer ces poissons non exploitables. La solution : la bague de sortie. Elle a été conçue en fonction de l’instinct de survie des poissons. Les petites et moyennes espèces remontent à la surface quand elles sont paniquées, alors que les plus gros poissons s’échappent en général par le fond de l’eau. Cette donnée en tête, Dan Watson a alors pu développer un filet sélectif, permettant d’attraper uniquement les poissons adultes sans toucher aux espèces en voie d’extinction. C’est avec cette invention que ce jeune diplômé est devenu le Lauréat du James Dyson Award 2012. En effet, pour James Dyson, « cette technologie s’attaque concrètement à un problème environnemental sérieux. SafetyNet est ainsi la preuve que les jeunes diplômés comme Dan Watson sont capables de résoudre de manière inventive des problèmes aujourd’hui ignorés par la plupart des industriels. » Depuis l’obtention de son diplôme, Dan Watson a ainsi monté sa société, SafetyNet Technologies, qui commercialise sa nouvelle invention. Grâce à ce prix, il va investir les 10 000 £ (environ 12 000 €) pour développer une large gamme de prototypes SafetyNet et financer les essais demandés par le gouvernement anglais, qui s’est intéressé à son projet.

Bon à savoir : Ce filet, baptisé « SafetyNet », peut équiper tous les modèles de bateaux.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de SafetyNet Technologies : www.sntech.co.uk (site en anglais)

 


 

La Grèce s’alarme des coupes sauvages de bois : 13 000 tonnes saisies en 2012

forêtsEn 2012, les autorités grecques ont saisi quelque 13 000 tonnes de bois coupé illégalement dans des forêts en Grèce, où le chauffage au bois a fait un bond après le relèvement des taxes sur le fioul domestique. Selon le ministère, 3 105 plaintes pour des coupes sauvages du bois ont été déposées, dont la majorité dans la région de Macédoine-Thrace (nord) où le mercure descend bien en dessous de 0 °C en hiver. L’alignement depuis octobre de la taxation du fioul domestique, jusque-là épargné pour raisons sociales, sur celle de l’essence, en vue de remplir les caisses vides de l’État, frappe de plein fouet les ménages grecs, épuisés par 3 ans d’austérité. Le ministère, en coopération avec les autorités compétentes, a l’intention de durcir le cadre institutionnel et d’intensifier les contrôles pour lutter contre ce phénomène, qui met en danger les forêts, déjà frappées par des incendies estivaux réguliers. Les autorités sont également en train d’étudier des mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique dans les grandes villes, Athènes et Salonique (nord), où la hausse de l’utilisation du chauffage au bois a récemment fait apparaître une brume, surtout le soir, composée de particules polluantes et dangereuses.

 

Mauritanie : le gouvernement interdit les sachets plastiques

sachets plastiquesLe gouvernement mauritanien a décidé d’interdire la fabrication, la commercialisation et l’usage des sachets plastiques pour préserver l’environnement, une mesure qui expose ses contrevenants à des sanctions, a annoncé l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI). La mesure d’interdiction, en vigueur à partir du 1er janvier 2013, prévoit des peines de prison ferme pouvant aller jusqu’à 1 an et des amendes atteignant 1 million d’ouguiyas (2 500 €) pour les fabricants, importateurs et utilisateurs de sachets plastiques. Le ministre a indiqué que « la quasi-totalité des déchets d’emballages plastiques ne sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin, où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort. » Il a précisé que 80 % des bovins tués aux abattoirs de Nouakchott sont porteurs de sacs plastiques dans leur panse. La matière plastique représente 25 % des 56 000 tonnes de déchets produits annuellement par la ville de Nouakchott, selon des statistiques officielles. Le gouvernement et ses partenaires, dont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et des ONG locales, font maintenant la promotion de nouveaux sacs « solubles dans la nature » à base de papier notamment, pour remplacer le plastique, selon l’AMI.

 

Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, se met en retrait

Paul WatsonLe Canadien Paul Watson, fondateur de l’organisation de lutte contre la chasse à la baleine Sea Shepherd et recherché par Interpol, se met en retrait de ses fonctions au sein de l’organisation écologiste et de capitaine d’un bateau de la flotte, pour des raisons légales. Actuellement recherché par Interpol, le militant écologiste, âgé de 62 ans, a démissionné de ses fonctions de président de Sea Shepherd (« berger des mers ») aux États-Unis et en Australie. Pour des questions légales, il a également renoncé à son poste de capitaine du Steve Irwin, un bateau de la flotte qui harcèle les baleiniers japonais dans l’océan Austral. Ses fonctions au sein de Sea Shepherd ont été transférées à Bob Brown, un homme politique australien fondateur du parti des Verts. Le Steve Irwin sera désormais conduit par un marin indien, Siddharth Chakravarty, tandis que Watson restera à bord pour rendre compte de la campagne. Surnommé le « pirate écolo », il s’était enfui d’Allemagne cet été malgré une assignation à résidence. Il avait expliqué avoir mis 4 mois pour rejoindre l’Australie en traversant « deux océans et un nombre incalculable de rivières, franchissant trois chaînes de montagnes, un désert, des lacs et des dizaines de villes ». Il a ensuite embarqué à bord du Steve Irwin à Melbourne le 5 novembre pour prendre la tête de la 9ème campagne de l’association, la plus ambitieuse de son histoire, avec quatre navires, un hélicoptère, trois drones et une centaine de personnes engagées.

Pour mémoire, Sea Shepherd est une ONG consacrée à la protection des océans. Installée aux États-Unis, elle a été fondée en 1977, après le départ de Paul Watson de Greenpeace.

 


 

Collecte des déchets par aspiration souterraine : essai à Romainville

Il y a un an, Romainville (93) était la première ville française à inaugurer sa collecte des déchets par aspiration souterraine. Ce choix écologique et précurseur a fait des émules dans de nombreuses villes de la région parisienne, qui s’appuient sur l’exemple de Romainville pour équiper certains de leurs quartiers. Des élus de différentes communes et agglomérations, intéressés par le dispositif, visitent le terminal de collecte. Cette expérience réussie a même dépassé les frontières hexagonales, le district de Westminster à Londres ayant contacté la mairie pour connaître le bilan de cette première année d’utilisation. Le 15 octobre dernier, la collecte des déchets par aspiration pneumatique a fêté son premier anniversaire à Romainville. Ce système innovant participe à la politique de développement durable pratiquée par la municipalité. Il permet d’abord de réduire considérablement le nombre de passages de camions poubelles dans les quartiers concernés, et par conséquent les émissions de CO2. De plus, il encourage les habitants à pratiquer le tri sélectif. Avec la collecte, les 2 600 ménages équipés ont vu leur cadre de vie s’améliorer : plus de bennes à ordures, plus de passages de camions aux premières heures du jour, plus de mauvaises odeurs. Ce système de collecte des déchets a séduit les habitants des quartiers concernés, qui ont dû changer certaines habitudes (utilisation de petits sacs poubelles, tri sélectif…). Malheureusement, quelques incivilités demeurent. Une campagne de sensibilisation va d’ailleurs être lancée prochainement par Romainville Habitat pour rappeler aux locataires de ne pas utiliser des sacs poubelles trop gros et de ne pas les déposer n’importe où, ce qui rajoute du travail aux gardiens d’immeubles. Mais rien qui ne remette en cause un cadre de vie amélioré pour l’ensemble des locataires du parc social concerné par ce système innovant.

Pour plus d’infos : www.ville-romainville.fr

 


 

Indemniser un pays pour ne pas extraire son pétrole ?
L’exemple de l’Équateur

Fotolia_3305056Avec ce projet, l’Équateur s’engage vis-à-vis de la communauté internationale à ne pas extraire les considérables réserves de pétrole enfouies dans le parc naturel de Yasuni, un des parcs les plus riches au monde en matière de biodiversité. Il s’y trouverait pourtant près de 20 % des réserves d’hydrocarbures du pays, soit 850 millions de barils de pétrole représentant un manque à gagner de 7,2 milliards de dollars (données 2007). Un sacrifice quand on sait que le PIB de l’Équateur s’élevait à 58 milliards de dollars en 2010 (c’est plus de 30 fois moins que la France !). Pourtant, en 2009, le pays s’est engagé à ne pas extraire ce pétrole si la communauté internationale versait à l’Équateur 3,6 milliards de dollars sur 15 ans. Ceci afin d’éviter le déracinement des communautés indigènes qui y vivent volontairement isolées, et la destruction des espèces sur la zone. La somme versée servira à la protection de la nature (lutte contre la déforestation, développement des énergies renouvelables, recherche…) et au maintien des cultures amérindiennes sur le territoire. Ainsi, la préservation de la biodiversité a un prix, et il est élevé. Pourtant, Yasuni rencontre un vrai succès. Un fonds fiduciaire est créé par le gouvernement équatorien – sous la houlette du président Correa – en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les sommes versées à l’Équateur dépassaient 100 millions de dollars fin 2011, ce qui représentait la condition minimale pour poursuivre l’initiative. La phase opérationnelle a alors pu être mise en marche. Quatorze pays ont aujourd’hui contribué à ce fonds, de différentes manières : l’Italie a accordé à l’Équateur une remise de dette colossale (35 millions d’euros), suivie par l’Espagne (6 millions), selon les dires de la secrétaire d’État en charge du dossier, Ivonne Baki. L’Allemagne aurait également donné 35 millions d’euros, et la participation du Qatar est en train d’être négociée. Par ailleurs, le fonds est désormais ouvert aux acteurs privés : entreprises, mais aussi citoyens. De plus en plus médiatisé, le projet intéresse désormais les grandes entreprises qui souhaitent y contribuer certainement afin de « verdir » leur image. Au premier abord, l’initiative Yasuni n’inspire que des éloges et de l’optimisme. Pourtant, elle soulève plusieurs critiques. Romain Pirard, chercheur à Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), estime que le projet n’est pas viable pour deux raisons :

  • La raréfaction du pétrole exercera une pression trop forte, et les ressources finiront malgré tout par être exploitées.
  • Si d’autres pays s’avisaient d’agir à l’identique, la communauté internationale ne pourrait pas en supporter le coût.

L’intelligence et le succès du projet Yasuni doivent donc être relativisés, tout comme sa participation supposée à la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, le président équatorien n’hésite pas à souligner le fait que la non-exploitation des réserves permettrait d’éviter le rejet de 410 millions de tonnes de CO2. Malgré tout, il reste un moyen intéressant d’obtenir des fonds pour l’aide au développement pour des zones qui en ont grandement besoin. Yasuni nous rappelle que la communauté internationale n’est toujours pas parvenue à une politique efficace de financement pour le développement durable des pays du Sud.

Source : www.notre-planete.info

 


 

éco Livres

France Bio, édition 2013

France Bio, édition 2013Tenir ce guide entre ses mains, c’est être prêt à partir pour un grand voyage : la découverte de la France version biologique et technicolor ! Que vous soyez un baroudeur aguerri ou un novice plein de bonne volonté, suivez ce guide qui vous fera voir la vie en vert ! Vous trouverez dans ces pages de bonnes adresses pour un tour de France écolo, mais aussi des conseils futés pour surfer sur la vague verte. L’idée est de se faire plaisir, de joindre l’utile à l’agréable dans le respect de l’environnement et sans se ruiner. En solo, avec toute la famille ou entre amis, ce guide cherche à répondre à vos attentes variées pour un mode de vie plus sain. C’est le moment d’arpenter les marchés de villages, avec leurs bons produits locaux, de renouer avec les deux roues et découvrir les voitures électriques, de vous lancer dans une séance de shopping éthique ou de vous faire chouchouter le temps d’un massage aux huiles essentielles dans un green SPA. Ce carnet d’adresses futées pourra également inspirer les jeunes parents pour trouver le nécessaire pour bébé, des couches lavables aux petits chaussons de cuir souple cousus main. Les fins gourmets ne sauront bouder notre sélection de bonnes tables nature à travers les départements, mettant à l’honneur tant des chefs étoilés que de petites guinguettes de campagne pleines d’authenticité. Pour continuer, comme l’on est jamais aussi bien servi que par soi-même, les dossiers spéciaux de ce guide vous transmettront les antiques secrets de nos grands-mères concernant la beauté au naturel, les remèdes pour petits et grands maux, quelques astuces ménagères fort utiles et de quoi pimenter votre cuisine quotidienne… Ou encore, sont également mis en avant les savoirs d’artisans engagés pour construire votre maison écolo.

Collection Guides Thématiques du Petit Futé – Nouvelle édition – 312 pages – 13,95 €

 

Le bal de l’univers
d’Olivier Föllmi

Ce livre propose un voyage au coeur de l’Islande, île imprévisible, tour à tour chatoyante, violente et apaisante, où la puissance des éléments se déchaîne. Il s’articule autour d’une interrogation essentielle et intemporelle : quelle est la place de l’Homme sur Terre ? Car si la vie s’est manifestée sur notre planète il y a un peu moins de 4 milliards d’années, l’apparition des premiers humains est bien plus récente. Toutes les espèces obéissent aux lois naturelles d’interdépendance, sauf lorsque l’Homme joue à l’apprenti sorcier et engendre des catastrophes écologiques, tout en se mobilisant dans le même temps pour sauver la planète. Or, en Islande, la puissance des éléments, du feu, de l’air, de l’eau permet de relativiser l’importance d’une catastrophe écologique : sur les champs de lave et les terres anéanties, la vie renaît au cours des siècles… À échelle miniature, l’Islande démontre qu’une apocalypse écologique ne changerait rien aux lois de l’univers de création, de destruction et de renaissance. Ce n’est donc pas la planète qu’il faut sauver en urgence, c’est l’Homme, hôte terrestre provisoire qui se met en danger de mort. Pour survivre, il va devoir apprendre à être solidaire des autres humains, des autres espèces vivantes. Il va devoir s’appliquer à maîtriser ses propres technologies, à trouver une harmonie avec la nature. Les bibliothèques du monde sont emplies de ces conseils de sagesse. Il reste à l’Homme à les appliquer pour rester l’invité de la Terre, dans le Bal de l’Univers.

Éditions de la Martinière – 128 pages – 25 €

 

Le jardinier-maraîcher
Manuel d’agriculture biologique sur petite surface
de Jean-Martin Fortier

Le jardinier-maraîcherL’agriculture biologique est un enjeu majeur pour notre santé et notre environnement. Mais cette agriculture est-elle viable ? Est-il possible de vivre de sa production de légumes biologiques en cultivant de manière artisanale une superficie d’un hectare ou moins ? Jean-Martin Fortier, qui exploite depuis une dizaine d’années une micro-ferme en Estrie (Québec), en fait la démonstration avec brio. Ici, il tord le cou aux clichés tenaces : oui, l’agriculture bio est aussi productive que l’agriculture industrielle et peut être une alternative raisonnable pour nourrir les humains ! Dans ce manuel de maraîchage biologique, il partage avec beaucoup de générosité et de transparence les principes, méthodes et astuces qui ont fait le succès de ses cultures et la rentabilité de son entreprise agricole. Véritable mine d’informations pratiques, cet ouvrage s’adresse autant au jardinier amateur qu’à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique de proximité.

Éditions Écosociété – 200 pages – 25 €

 

On entend dire que… l’écologie, c’est fini
Qu’en pensent les experts ?
d’Alice Audouin

On entend dire que… l’écologie, c’est finiEn dépit des deux Grenelle Environnement, en France, l’écologie marque le pas, voire régresse. Cette spécificité hexagonale se vérifie dans le comportement et les actions des particuliers comme des entreprises, ainsi que des pouvoirs publics. Pourtant, personne n’a intérêt à en finir avec l’écologie ! C’est ce que démontre l’auteure, spécialiste du développement durable, adoptant une vision anthropocentriste de l’écologie, c’est-à-dire visant à préserver la nature « pour soi », par exemple pour assurer les intérêts économiques des individus et des nations. Se basant sur de nombreuses enquêtes, expertises et exemples, cet ouvrage dresse, chiffres à l’appui, un constat concret et sans concession du ralentissement de l’écologie… tout en démontrant pourquoi elle doit et va tenir de nouveau le haut du pavé à l’avenir.

Co-édition Eyrolles – Les Échos
Éditions – 136 pages – 14 €

 

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.