Environnement

L’écolomag N°37

France Guillain

Miroir, Ô Mon Miroir ! Dis-moi qui je suis !

Connaissez-vous le rôle miroir de certains de nos neurones ? Ces neurones qui nous donnent le moyen de partager les émotions des autres, de pleurer ou rire avec eux ?

Effet miroir qui permet au bébé de faire tout comme papa ou comme maman, gestes, sons, langage. Effet miroir qui aide à grandir, à s’adapter à la vie en société.

10 ballons rouges sont lancés dans la cour, tous les enfants se jettent sur LE même ballon, celui-là, pas un autre. Un premier enfant a visé ce ballon, et, par effet miroir, les autres enfants se sont tous mis à désirer le plus désirable des ballons, comme le premier enfant, le seul ! Longtemps dans nos pays, la culture a offert, sous toutes les formes, des héros qui étaient exhibés courageux et vertueux. Qui n’a rêvé d’être Mermoz, Gagarine ou Tabarly ? Ou grand artiste comme Mozart ou les Beatles ?

Cet effet miroir de nos neurones dure toute la vie. C’est lui qui nous met en relation intime avec les autres, nous permet de deviner les intentions des autres, de les imiter, de les prendre pour modèle, consciemment ou à notre insu. Lui qui permet d’évoluer durant toute la vie.

C’est aussi cet effet miroir qu’utilise la publicité en nous montrant des gens heureux mettre en bouche de très beaux chocolats pour nous faire saliver en même temps !

Effet miroir qui joue un rôle primordial dans les apprentissages : il suffit de voir le prestige de la maîtresse dès l’entrée à l’école, l’enfant qui s’identifie parfaitement, rêve même de devenir maître(sse) d’école ! L’enfant va s’appuyer sur les apprentissages, sur l’imitation du modèle, pour monter peut-être beaucoup plus haut que la maîtresse, et l’un comme l’autre en seront très fiers, très heureux, infiniment reconnaissants l’un envers l’autre, bonheur partagé.

Mais l’identification ne se traduit pas toujours par un enthousiasme constructeur qui nous tire vers le haut.

Cette identification peut, devant la personne modèle, personne que tout le monde admire et respecte, se transformer en rivalité : c’est qui celle-là ! Ce qu’elle dit, moi aussi je le sais ! Y’en a que pour elle ! Et on voudrait prendre sa place. Et on se pose en face, à égalité, on n’a rien à en apprendre !

Enfin, cette identification au modèle peut, tout en provoquant une admiration cette fois démesurée, entraîner un immense découragement : jamais je n’y arriverai ! Jamais je ne pourrai faire ce qu’elle dit !

Pourquoi ces différences d’interprétation du modèle ?

Dessin de Jicé - econewsC’est AUSSI le résultat de l’effet miroir produit par notre environnement depuis tout petit, dans le travail, dans la famille.

À l’heure où il est question d’améliorer notre Éducation nationale, il serait intéressant que nous, parents, oncles et tantes, parrains et marraines, grands-parents, prenions conscience de l’importance de cet effet miroir sur les enfants.

La déferlante de 1968 a voulu balayer des écoles primaires les modèles inaccessibles, trop parfaits, de héros, de grands auteurs, de grands dessinateurs.

Place a été faite à l’identification la plus accessible, la plus immédiate. On est allé jusqu’à faire écrire, inventer des livres par des enfants au vocabulaire forcément réduit. Ces livres ont été illustrés par les enfants eux-mêmes.

Chez les éditeurs, dans les livres pour enfants, les personnages pouvaient parler très mal, comme des enfants, les dessins étaient supposés être des dessins d’enfants, parfois sans formes définies. Les adultes s’extasiaient devant ces albums à la portée des enfants. On a pu y parler caca, zizi, crotte de nez, la fête en somme !

Or, ces textes, lus et montrés aux enfants tout petits, s’ils faisaient rire, n’ont pas forcément donné le goût de la lecture aux enfants.*

En désacralisant le rôle du maître, qui tirait vers le haut avec des textes d’auteurs tels que Lamartine ou Victor Hugo (dès le CP !), dont les mots reportaient souvent au lourd dictionnaire, en les remplaçant par des textes créés par les enfants, on leur a offert un miroir qui leur renvoyait leur propre image, leurs propres mots, leur propre plutôt « ignorance ». Tout en les félicitant, en leur disant que c’était merveilleux, ce qui était parfaitement hypocrite ; et ça, par effet miroir, les enfants le comprennent très bien !

Laissons à l’école le soin de s’améliorer, c’est son métier. Mais nous, à la maison, durant les loisirs des enfants, ne serait-il pas intéressant de veiller à leur offrir, en miroir, des modèles qui les tirent vers le haut ? Sinon, nous risquons de les laisser dans la rivalité ou le découragement, dans des tiraillements du type fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais ! Qui ne peut pas fonctionner, à cause de l’effet miroir justement !

À quoi sert de faire manger nos enfants en bio si nous, devant eux ou presque devant eux, car ils savent tout, nous autorisons ce que nous leur défendons ?

De plus en plus de parents s’efforcent de bien alimenter leurs enfants et ne comprennent pas toujours pourquoi leurs enfants ne veulent pas ce qui est dans leur assiette, alors que ce que mangent leurs parents est différent.

Si nous voulons des enfants qui vivent sainement, commençons par vivre sainement nous-même, sans commentaires, et, par effet miroir, nos enfants feront comme nous, ce sera naturel !

Depuis le temps que l’écolomag nous le dit !!!!!!!!!

* À l’inverse, tout le monde a pu voir comment un texte aussi riche et complexe qu’Harry Potter a enthousiasmé et fait lire des millions d’enfants !

Attention : en octobre, sortie du Miam-Ô-5 ! Jumeau du Miam-Ô-Fruit !


Le salon Natexpo en 2013
Natexpo 2013L’événement business de toute la filière bio

Natexpo, salon professionnel des produits biologiques, diététiques et écologiques, aura lieu les dimanche 20, lundi 21 et mardi 22 octobre 2013, dans le nouveau hall 7 du parc des expositions de Villepinte. C’est LE rendez-vous national de toute la filière, véritable plate-forme d’échange, de dialogue et de rencontres d’affaires sur le marché français et mondial.

Ici, ce sont plus de 16 pays représentés par plus de 600 exposants, sur 4 pôles différents :

  • Bio et bon, pour une alimentation saine et respectueuse de l’environnement ;
  • Forme et équilibre, avec des produits ciblés et sources de bien-être ;
  • Beauté au naturel, à travers des produits de beauté qui préservent la santé ;
  • Et aussi, Écologie au quotidien, avec des écoproduits 100 % nature pour vous et votre maison.

En bref, voici un salon résolument tourné vers l’international : des visiteurs en provenance de 69 pays, des exposants venant de 17 pays, des pavillons étrangers accueillant les entreprises désireuses de se développer sur le marché européen, les rendez-vous d’affaires d’Ubifrance… Natexpo est le rendez-vous international à ne pas manquer pour tous les professionnels de la filière biologique, écologique et diététique qui souhaitent assurer leur développement commercial en Europe et dans le monde entier.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.natexpo.com


KokopelliNouvelles de Kokopelli

L’association Kokopelli déménage, à partir du 1er septembre, au 22 Cap de l’Ourm, sur la commune du Mas-d’Azil (09290), en Ariège. En effet, pour reconnecter leur quotidien à l’agriculture, le message de Kokopelli étant fondé sur la libération des semences et la promotion de l’agroécologie, c’est l’Ariège, département très bien positionné pour ses surfaces de production en agriculture biologique, qui a finalement été retenu. Une petite ferme de 15 hectares a été choisie, qui va permettre de produire des semences pour la campagne « semences sans Frontières », d’exposer la collection de variétés potagères, de dispenser des formations d’agroécologie, d’accueillir des festivals et des woofers.

Kokopelli img1Pensez à vos semis d’automne !

Vous pouvez semer, pour vos jardins d’automne, les choux, la mâche et les épinards, les laitues d’hiver et les chicorées, les radis de tous les mois, les radis d’hiver et les radis Daïkon, ou encore les côtes de blettes.

Kokopelli img2T-shirts Kokopelli en coton bio

2 modèles sont désormais proposés : Un t-shirt « Wanted » Et un t-shirt « Kokopelli Semeur de Vie ». Les deux modèles sont disponibles en version homme ou femme et dans les tailles suivantes : S, M, L et XL. Le prix de vente est fixé à 12 € (hors frais de port).

Plus d’infos sur http://kokopellisemences.fr/boutique/tshirts


Olivier Guilbaud

Rêver… c’est formidable !

La France manque de rêves et, surtout, de rêveurs.

Rêver, c’est une représentation plus ou moins idéale de ce que l’on veut réaliser, de ce que l’on désire. Au fil de l’histoire, rêver a toujours été de plus en plus « abordable ». Pour la 1ère moitié du 20e siècle, vivre longtemps, avoir un poste de radio, acheter une voiture, voir la mer au moins une fois dans sa vie. Avoir un réfrigérateur, un poste de télévision couleur, prendre l’avion… Au fur et à mesure que la société se développe, le paradoxe est que le rêve s’étiole ; il devient plus facilement à la portée de chacun et il se banalise. Il devient donc plus difficile de rêver « plus haut ». Comment expliquer cela ?

Le rêve reste certainement trop associé à des éléments matériels et pécuniaires : une belle voiture, une belle piscine, voyager.

Nous arrivons à un stade où l’homme a dompté la planète, a presque transformé ses désirs en réalité, même si le « ticket » est parfois onéreux. Eh bien, pour rêver plus haut, il est l’heure de dépasser ce matérialisme ambiant : s’entendre avec ses voisins, laisser une planète en bonne santé à ses enfants, préserver la biodiversité, avoir des cours d’eau propres, une mer non polluée… Voilà les nouveaux rêves !

Ces rêves ne relèvent plus de l’individualité mais bien du collectif, et c’est vraiment là tout l’enjeu de notre époque. Chacun satisfait son égo avec des éléments matériels en oubliant le collectif ou les valeurs spirituelles.

Le monde associatif n’a jamais été aussi bien portant, la méditation fait fureur, l’écologie n’est plus une mode mais une nécessité : les 1ers signes de ce « collectif » sont là.

Le concept GAÏA, qui considère la TERRE comme un système vivant réagissant aux actions de l’homme, est un concept récent mais qui a un bel avenir. 10 milliards d’êtres humains en 2050 ne pourront pas vivre sur le modèle actuel et le rêve sera véritablement d’inventer un monde plus collectif et, forcément, moins matérialiste. Il faut donc rêver. Pas à court terme du nouvel iPhone 5, mais assurément à long terme d’une solidarité entre générations, de liens sociaux, de respect de notre planète.

Si nous comprenons cette nécessité, ce rêve sera à la portée de tous. Vivre sans rêves, projets, désirs, c’est vivre à moitié et, quand le rêve est beau, collectif, même « utopique », c’est vivre pleinement. Eh bien, aujourd’hui, il est urgent de « remettre du rêve » dans notre quotidien. Pour s’inspirer de Saint-Exupéry, il faut que le rêve anime notre vie plutôt que la vie nous prive de rêves.

Et vous, votre rêve, c’est quoi ?

Olivier Guilbaud – Co-dirigeant du Laboratoire BODY NATURE

Conseils et vente à domicile – www.body-nature.fr


République tchèque : la plus importante saisie de cornes de rhinocéros de l’UE

Selon IFAW (Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org), la saisie de 24 cornes de rhinocéros blancs, suivie de l’arrestation de 16 personnes suspectées de trafic d’espèces sauvages, est la plus importante saisie jamais opérée au sein de l’Union européenne. Elle ne laisse aucun doute sur les dangers que représenterait un commerce légal de la corne de rhinocéros, tel que le réclame l’Afrique du Sud.

rinoFin juillet, les autorités tchèques ont annoncé qu’un réseau international avait importé illégalement des cornes de rhinocéros sur leur territoire en vue de les expédier puis de les vendre en Asie. Selon les forces de l’ordre, ce réseau criminel avait chargé de faux chasseurs de tuer les animaux en Afrique du Sud afin de pouvoir ensuite importer ou exporter les cornes en prétextant qu’il s’agissait de trophées personnels.

« Cette saisie montre l’étendue du problème que constitue le trafic d’espèces sauvages dans l’Union européenne », explique Sonja Van Tichelen, Directrice régionale Union européenne d’IFAW.

Rendez-vous compte, au moins 448 rhinocéros ont succombé aux attaques des braconniers en Afrique du Sud depuis janvier 2013. Si l’on en croit le ministère sud-africain des Affaires environnementales, au total ce sont 2 142 rhinocéros qui ont été victimes du braconnage depuis 2008, sur une population d’environ 20 000 individus.

« Le commerce illicite risque à lui seul d’entraîner la disparition des rhinocéros », prévient Kelvin Alie, Directeur du programme Crime contre la faune sauvage et sensibilisation des consommateurs d’IFAW.

Aussi, le gouvernement sud-africain a récemment annoncé qu’il demanderait une autorisation pour le commerce légal de la corne de rhinocéros lors de la prochaine session de la Conférence des Parties (COP17) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Kevin Alie nous explique : « La saisie d’une telle quantité de cornes et l’arrestation d’autant de personnes à la fois jettent une lumière crue sur la menace tangible qui pèse sur les populations de rhinocéros. La vente des stocks de cornes est peut-être rentable à court terme, mais elle témoigne d’une vision économique simpliste et naïve si l’on tient compte de ses conséquences biologiques et de ses répercussions sur le bienêtre des animaux. Le gouvernement sud-africain doit réfléchir attentivement aux implications de ses projets. » Pour lui, seule une coopération internationale entre les différents services de police pourra mettre un terme au trafic d’espèces sauvages.

Pour en savoir plus : www.ifaw.org


Le festival national du chocolat accompagne le Salon bio durable, Bien-être, Bien-Vivre

du 11 au 13 octobre au Parc des expositions de Châtellerault

Une cure de « chocothérapie » pour vous remonter le moral, ça vous dit ?

Alors rendez-vous à la 13e édition nationale du chocolat, qui, comme les éditions précédentes, va réunir de nombreux acteurs venant de toute la France et de nombreux pays. Grande nouveauté cette année avec la venue du Salon Bio Durable, Bien-être, Bien-Vivre. En effet, si le Festival du chocolat se veut encore plus important en 2013, avec des milliers de visiteurs avides de nouveautés, il sera encore plus ouvert aux consommateurs avec la présence du Salon Bio dans un 2e hall. 2 salons en 1, quelle fête !

Au programme, des parrains et marraines d’exception. À l’honneur, le professeur Christian Cabrol, Cécile Locatelli – entraîneuse de l’équipe de France de football espoir féminin – et Léonie Fleury – jeune et talentueuse joueuse de football pour le Festival du chocolat 2013. Pour le Festival du Bien Vivre Bien-Être Bio, le parrain d’honneur est le philosophe et pionnier de l’agriculture biologique Pierre Rabhi. Madame et Monsieur le professeur Henri Joyeux seront, quant à eux, marraine et parrain du salon Bien Vivre Bien-Être Bio. Henri Joyeux fera une conférence le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 16 h 30 : « Les repères : un enjeu primordial pour notre bien-être », en compagnie de Jean-Claude Berton, maître chocolatier. L’occasion de présenter leur livre en avant-première « Le chocolat et le chirurgien ». Conférence le samedi 12 octobre de 10 h 30 à 12 h : Initiation à l’agroécologie avec les disciples de Pierre Rabhi, Hélène Hollard – formatrice en jardinage écologique – et Bénigne Joliet – agriculteur, technicien-animateur d’agroécologie – et dédicaces de leur livre « Agroécologie, Cultivons la vie ».

À noter : Journée spéciale pour les femmes le vendredi 11 octobre, qui bénéficieront d’une entrée gratuite. Une randonnée pédestre de 6 km sera organisée avec l’association M’envole Toi (www.menvoletoi.com) sur les bords de la Vienne au départ du Chillou d’Ozon, à 15 h 30 le samedi.

Sans oublier le fameux Concours National des Jeunes Talents du Chocolat, qui s’adresse aux jeunes professionnels de la chocolaterie et aura pour thème, cette année, le bien-vivre et le bien-être.

Un salon unique pour le grand public et les professionnels du chocolat, du bien-vivre et du bien-être bio.

Organisation : Union Régionale des Chocolatiers Confiseurs Poitou-Charentes

Jean-Pierre Berton, vice-président national et président de l’Union des chocolatiers Poitou-Charentes

12 rue des Varennes – 86530 Availles-en-Châtellerault – T. 05 49 02 33 30

Mail : festivalduchocolat@gmail.com www.festival-salon-chocolat.com


Les dépêches GoodPlanet

Réchauffement limité à 2 ?C, une objectif chimérique ?

La communauté internationale a commencé à relever ses manches pour bâtir le grand accord sur le climat de 2015, qui doit permettre de contenir le réchauffement à 2 °C. Un défi colossal, voire hors d’atteinte selon certains.

Le cycle de négociations onusiennes qui s’est tenu début juin à Bonn a lancé le compte à rebours jusqu’au rendez-vous de Paris où, dans 2 ans ½, doit être adopté l’accord le plus ambitieux jamais conclu sur la lutte contre le changement climatique.

rechauffementQuel niveau de contrainte ? Quels engagements des différents pollueurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ? Doit-on continuer à être plus souples avec les grands pays émergents comme la Chine, au nom de leur droit au développement ?… Les sujets épineux sont légion, mais l’objectif affirmé est de contenir le réchauffement à 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Avec une hausse continue des émissions polluantes, la concentration de CO2 dans l’atmosphère est récemment parvenue au seuil de 400 ppm (parties par million), un niveau jamais atteint dans l’histoire humaine. Selon le groupe d’experts de référence sur le climat (GIEC), limiter l’élévation du thermomètre entre 2 °C et 2,4 °C suppose que la concentration de CO2 plafonne à 350-400 ppm. L’objectif des 2 °C a été adopté formellement lors du sommet de Copenhague en 2009. Une frontière dessinée par les politiques à partir de travaux scientifiques sur l’impact de divers seuils de température sur les coraux, la calotte du Groenland, la productivité agricole… À cet égard, en marge des discussions de Bonn, des scientifiques ont rappelé l’intérêt de limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à 4 °C (plus ou moins la trajectoire actuelle). Cela permettrait « d’éviter environ un cinquième des impacts potentiels en matière de stress hydrique (…) et les deux tiers des victimes d’inondations sur les côtes », a expliqué Jason Lowe, du Centre Hadley sur le changement climatique (Grande-Bretagne).

Un objectif chimérique ? Pour l’ambassadeur des Seychelles, Ronald Jumeau, dont le pays est un des nombreux états insulaires menacés par la montée des eaux et qui plaident même pour un objectif d’1,5 °C, une ambition revue à la hausse reviendrait à sacrifier les plus vulnérables… Paraît-il que sur le papier c’est possible… On attend de voir !

Les ports misent sur les énergies marines renouvelables

Les ports français se préparent à accueillir les industriels de la filière naissante des énergies marines renouvelables (EMR), avec des projets ambitieux et complémentaires, bien que parfois concurrents, qui pourraient déboucher sur la création de milliers d’emplois.

energieLes énergies fossiles ont représenté jusqu’ici près de la moitié des trafics portuaires des grands ports maritimes, mais la contraction de la demande en produits pétroliers et la fermeture de raffineries en France posent des enjeux importants de reconversion industrielle. Selon la fédération professionnelle, les ports peuvent proposer des terrains aménagés et des plates-formes logistiques aux industriels en quête de vastes espaces où construire et assembler leurs machines, ainsi que des quais renforcés. La Bretagne mise sur le développement du port de Brest, dont elle est propriétaire, avec un projet de quelque 170 millions d’euros, destiné notamment à accueillir à l’horizon 2016, sur 36 hectares de polder, de nouvelles activités industrielles liées à l’éolien en mer (posé et flottant) et à l’hydrolien, ainsi que, dans un second temps, à l’houlomoteur, qui consiste à transformer l’énergie des vagues et de la houle en courant. Du côté des autres ports, le son de cloche est le même… L’investissement est un peu moindre à la pointe du Cotentin, mais reste conséquent avec 100 millions d’euros sur 4 ans pour créer un quai renforcé et un terre-plein de 39 hectares. Le port de Cherbourg se positionne sur l’éolien posé en mer et l’hydrolien – les 2 filières les plus matures –, en complémentarité avec celui de Nantes Saint-Nazaire et en lien avec Alstom.

Le géant français compte se doter d’ici 2015 de 2 usines à Saint-Nazaire et de 2 autres à Cherbourg. Des usines situées sur des sites portuaires qui, avec un centre d’ingénierie, devraient générer un millier d’emplois directs et 4 000 indirects. Les ports de Bordeaux (hydroliennes fluviales), Dunkerque (éoliennes posées en mer) et Marseille (éoliennes flottantes), ainsi que ceux de l’outre-mer (énergie thermique des mers), se positionnent également sur le secteur des EMR, selon l’UPF (Université de la Polynésie Française).


éco livres

Le petit livre noir des grands projets inutiles
de Camille

Le petit livre noir des grands projets inutilesCet ouvrage décrit des dizaines de projets inutiles buttant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame-des-Landes à Bure en passant par Flamanville, Gonesse, Gap, Creys- Malville, Lyon, Rouen, Toulouse, la Picardie, le Morvan ou les Landes… des collectifs se lèvent pour s’opposer à ce gaspillage d’argent, d’énergie et à cette destruction irrémédiable de la nature et du climat.

Face à la crise, une grande majorité de responsables politiques et décideurs économiques cherchent à relancer l’économie à grands coups de projets inutiles. En France et en Europe renaissent ainsi des projets d’autoroutes, d’aéroports, de lignes à grande vitesse, de centrales nucléaires, de stades de foot ou de rugby, de centres commerciaux, etc.

Par habitude, conservatisme et manque d’imagination, on cherche ainsi à imposer des infrastructures dont l’utilité questionne une part grandissante de la population. Alors que des mesures d’austérité frappent les plus fragiles, l’État opte pour des partenariats public/privé permettant de lever des fonds en vue de financer des projets qui ne répondent plus aux enjeux du 21e siècle.

Par facilité, ils cherchent à stimuler une activité économique atone via des projets qui auront pour conséquence d’accélérer encore l’avènement du crash climatique et du choc écologique.

Alors que les crises écologiques nous obligent à changer de modèle et à nous engager avec détermination et cohérence sur les chemins de la transition, la multiplication de ces grands projets inutiles, destructeurs et coûteux révèle la prégnance des dogmes du productivisme et de la croissance et le conservatisme d’une classe politique profondément marquée par les trente glorieuses… et les cinquante gaspilleuses…

Éditions Le Passager Clandestin – 96 pages – 7 €

Le futur
d’ Al Gore

Le futurSix logiciels pour changer le monde Obsédés par le court terme, rivés uniquement aux nouvelles technologies, nous sommes devenus aveugles à l’émergence de toutes ces forces et mouvements qui vont façonner notre avenir. Dans un monde dont la population a quadruplé en seulement 100 ans, les nouvelles technologies ont modifié notre façon de penser, mais aussi notre économie et, même, la politique. Or, face aux transformations inéluctables et irréversibles liées au changement climatique, il devient urgent de prendre du recul pour enfin voir plus loin et maîtriser notre avenir. Dans cet ouvrage, qui fait suite au bestseller mondial Une Vérité qui dérange, l’ancien vice-président des États-Unis sous Bill Clinton, Al Gore, et candidat démocrate aux élections de 2000 face à Bush, nous dévoile son « logiciel » pour changer le monde. Un modèle radicalement nouveau et réaliste. En chemin, il nous entraîne dans les méandres du pouvoir économique et politique, là où s’affrontent les forces du monde en devenir, et d’où doit émerger une véritable conscience mondiale écologiste et humaniste.

Éditions de La Martinière – 624 pages – 29,90 €

Habits de la nature
de Hans Silvester

Habits de la natureCe livre n’est pas un reportage mais un poème en images dont le thème est l’homme de la nature. Le désir de s’embellir, de changer la réalité en un jeu de séduction est au coeur de ses photographies. Ici un visage blanchi ou un sein parsemé d’étoiles, là un torse peint ou une tête coiffée d’herbes. Au foisonnement des couleurs, à la diversité des motifs, répond l’abondance de la nature : branchages, écorces, fruits, fleurs ou graines, tout est matière à habiller, à décorer et à magnifier les corps. Très loin de notre monde moderne, dans les pays des Mursi et des Surma en Éthiopie, les parures, saisies dans toute leur fraîcheur et leur originalité par le talent d’Hans Silvester, sont un élément important de la vie.

Éditions de La Martinière – 168 pages – 40 €

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