Santé, Bien-être & Beauté | L'écolomag

Santé, Bien-être & Beauté

L’écolomag N° 47

Un goût d’antan

Par Sophie Macheteau

La forte industrialisation qui s’est opérée depuis plus de 60 ans a créé une société hautement sophistiquée et ultraconnectée, où la chimie n’a eu de cesse de façonner de nouvelles formules, toutes aussi complexes les unes que les autres, nous faisant oublier parfois le goût de la simplicité et de l’efficacité au naturel. Depuis peu, la nostalgie est dans l’air du temps et nous a fait prendre conscience que nous nous sommes peut-être un peu trop détournés des jolies choses du passé. Serions-nous allés trop vite et trop loin ? Dorénavant, tout ce qui fait référence à nos grands-mères et à leurs secrets de santé, de bien-être et de beauté est ultra-tendance, à en juger par le nombre abyssal d’ouvrages au design vintage qui sont publiés. Les formules d’antan se réinventent, les écrits des sages comme ceux de Sainte Hildegarde de Bingen sont remis en lumière, les fleurs et les plantes oubliées séduisent à nouveau et les valeurs tombées quelque peu en désuétude reprennent du service. Un goût d’antan qui sonne comme une nouvelle modernité, empreinte de sens et d’authenticité.


chicoree1La plante du mois
La chicorée (Cichorium intybus L.)

Il nous était impossible de parler des charmes d’antan sans évoquer cette plante des plus vintage, dont la simple évocation du nom nous replonge immanquablement au siècle dernier.

Description botanique

De la famille des Astéracées, la chicorée pousse dans les prairies, sur les bords des chemins et dans les lieux incultes de toute l’Europe, d’Asie centrale et occidentale, d’Afrique du Nord et d’Amérique du Nord. Herbacée vivace ou bisannuelle, la chicorée possède une racine pivotante et charnue, qui peut atteindre 60 cm de long sur 10 de large. Ses feuilles basales, très découpées, sont semblables à celles du pissenlit et forment de grandes rosettes sur le sol. Elles ont la particularité d’être velues sur leur face inférieure.

Étymologie et légendes

Le nom de genre Cichorium est la transcription latine du grec kichorion, qui viendrait de kio (aller) et chorion (champ), illustrant son habitat naturel. Le nom d’espèce intybus viendrait du grec ancien entubion, qui désignait la chicorée sauvage, également à l’origine du terme endive.

Depuis toujours, la chicorée est symbole de protection : en Égypte, elle était connue pour son pouvoir contre les maléfices et les actes de sorcellerie. Elle protégerait aussi ceux qui partent loin de leur terre.

Histoire et tradition

La chicorée était connue des Égyptiens, qui la mentionnent dans le papyrus Ebers, 500 ans av. J.-C. Pline l’Ancien indique dans son ouvrage, Histoire naturelle, que le suc de chicorée mêlé à de l’huile de rosat (macérât huileux de pétales de rose) et à du vinaigre calme les douleurs de tête et que ce même suc, ajouté à du vin, atténue les douleurs du foie et de la vessie. L’usage de la chicorée contre les troubles digestifs et les maladies du foie était déjà très répandu au Moyen Âge.

Les Grecs et les Romains mangeaient les feuilles de chicorée. La culture de la chicorée s’est développée d’abord en Hollande au 17e siècle, puis a pris de l’ampleur au début du 19e pour remédier à l’absence de café, lors du blocus continental imposé par Napoléon 1er.

Côté santé

La racine de chicorée renferme de nombreux principes actifs : amarescents (principes amers), tanins, inuline (un mélange de polysaccharides), glucosides (un composé du glucose), arginine (un acide aminé), choline (un nutriment essentiel de la famille des vitamines B). C’est un tonique amer reconnu depuis longtemps pour ses vertus stomachiques1, apéritives2 et stimulantes des sécrétions gastriques. Les fibres alimentaires qu’elle contient (inuline et fructo-oligosaccharides) stimulent la digestion et ont un effet prébiotique. Elles favorisent en effet la croissance des bactéries intestinales et contribuent à la prévention des troubles gastro-intestinaux et du cancer du côlon.

La racine de chicorée aurait aussi des effets hypoglycémiants3 et hypocholestérolémiants4. Elle bénéficie de propriétés diurétiques, dépuratives, cholagogues (favorisant l’évacuation de la bile vers l’intestin), cholérétiques (augmente la sécrétion de bile) et légèrement laxatives. Elle est conseillée pour détoxifier et purifier l’organisme des toxines. En nettoyant le foie et en améliorant la digestion, elle aide par ailleurs à mincir.

Recette express minceur :

chicoree2Portez à ébullition 3 cuillères à soupe rases de racine concassée de chicorée dans 1 litre d’eau. Coupez le feu, laissez infuser 15 minutes, puis filtrez.

Il est recommandé de prendre 4 tasses par jour, en alternance 1 semaine sur 2 avec une autre tisane (orthosiphon, queues de cerise ou prêle par exemple), et ce pendant 3 mois, car elles sont complémentaires et agissent en synergie pour un effet lipolytique et anti-cellulite optimal.

Il a aussi été montré que l’inuline de la chicorée améliorait la biodisponibilité du calcium chez l’homme, ce qui se révèle intéressant dans le traitement de l’ostéoporose.

Enfin, la racine de chicorée présente des vertus antibactériennes, antifongiques et anti-malariques (combat le paludisme).

Comment consommer la chicorée ?

Elle peut se boire en infusion. Il suffira pour cela de mettre de 1 à 2 cuillères à soupe de feuilles et racines hachées dans une tasse d’eau et de laisser infuser une quinzaine de minutes. La posologie en cas de troubles digestifs est alors de 2 à 3 tasses par jour.

Dans le cas où l’infusion de chicorée serait consommée pour ouvrir l’appétit, il est possible de boire une tasse de 1,5 g de feuilles et racines hachées infusées dans 150 ml d’eau bouillante avant les repas. Le jus de chicorée se boit à raison d’1 cuillère à soupe diluée dans 1 demi-verre d’eau, matin et soir. La chicorée est donc contre-indiquée aux personnes allergiques à l’un de ses principes actifs et à celles qui sont allergiques aux plantes de la famille des Astéracées, à laquelle elle appartient. L’inuline contenue dans la racine de la chicorée est susceptible de provoquer des ballonnements, crampes ou diarrhées si la dose quotidienne de racine dépasse les 20 g.

Côté cuisine

Râpée, séchée, torréfiée et moulue, la racine de chicorée est un succédané reconnu du café. Elle est souvent mélangée à celui-ci pour en enrichir l’arôme sans apporter de caféine.

La chicorée est commercialisée en France sous forme liquide et peut rentrer dans la préparation de nombreuses recettes culinaires (terrines de viande, veloutés de légumes, crumbles de légumes, crêpes sucrées, glaces maison, riz au lait…).

Celle-ci est fabriquée à partir de la racine de Cichorium intybus L. Il s’agit de la même espèce que les endives, mais ce ne sont pas les mêmes variétés : la chicorée est issue de la variété Sativum, alors que l’endive est issue de la variété Foliosum.

Côté cosmétique

La racine de chicorée est appréciée pour ses propriétés hydratantes, antioxydantes et reminéralisantes. Elle est recommandée dans les soins pour peaux sèches, irritées et stressées, en particulier pour le contour des yeux et pour les mains, ainsi que dans des shampoings pour cheveux secs et fragiles. L’inuline est un actif agissant dans la protection de la flore cutanée, contribuant ainsi à stimuler les défenses naturelles de la peau. Des extraits de racine de chicorée peuvent entrer, à ce titre, dans des crèmes pour peaux sensibles et fragiles.

Lotion adoucissante de chicorée :

Mettez 4 cuillères à soupe de feuilles et racines hachées dans 50 cl d’eau et laissez infuser une quinzaine de minutes. Filtrez, puis transvasez dans un flacon en verre. Appliquez un peu de cette lotion matin et/ou soir à l’aide d’un coton. Conservez au réfrigérateur.

Légendes :
1- qui stimulent et régulent les fonctions de l’estomac.
2- qui stimulent l’appétit.
3- qui diminuent le taux de sucre dans le sang.
4- qui visent à diminuer les lipides (triglycérides et/ou cholestérol) circulant dans le sang.


Côté Santé

Nombreux sont ceux d’entre nous qui veulent diminuer, voire supprimer, leur consommation de médicaments, lorsque bien évidemment cela est envisageable. En étant davantage à l’écoute de notre corps et avec, en parallèle, une bonne hygiène de vie, il nous est tout à fait possible d’être plus actifs dans la prévention. Ce n’est pas un hasard si les livres sur les plantes et les recettes de nos grands-mères remportent un vif succès depuis quelque temps. N’ayant à l’époque pas d’autres alternatives pour se soigner, nos aïeuls avaient recours à de nombreuses préparations pour prendre soin d’eux au quotidien. Onguents, pommades, décoctions, élixirs et vins médicinaux étaient alors monnaie courante. Au fil des siècles, nous nous sommes détournés de telles préparations, pensant souvent qu’elles étaient dépassées et vieillottes. Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui, nous renouons très volontiers avec ces secrets d’antan capables, dans bien des cas, de prendre en charge les maux du quotidien et de teinter notre vie d’une touche vintage, qui n’est pas pour nous déplaire.

Sainte Hildegarde reprend du service !

Hildegarde de Bingen (1098-1179) est l’une des naturopathes les plus célèbres de son époque. Et il se pourrait bien que sa popularité soit tout aussi intacte aujourd’hui, à en juger par le nombre de médias qui reprennent ses écrits.

Abbesse de l’abbaye de Rupertsberg, près de Bingen, en Allemagne, cette religieuse n’a pas été seulement mystique, poétesse et compositrice. Politiquement très engagée, elle a été la conseillère de Frédéric Barberousse et du pape Alexandre III. Fondatrice de deux abbayes, elle fut sanctifiée de son vivant.

Nombre de partisans de la médecine naturelle voient dans les méthodes de guérison utilisées par cette religieuse bénédictine l’origine de la médecine douce moderne. Hildegarde est en effet parvenue à « marier » savoir populaire et médecine traditionnelle gréco-romaine. Elle a utilisé non seulement les herbes méditerranéennes et épices exotiques habituelles, mais aussi des plantes endémiques, comme le serpolet, la primevère ou l’ortie. Elle a également été la première à citer dans ses écrits le nom courant des plantes, outre leur nom latin.

Si Sainte Hildegarde nous intéresse autant en 2015, c’est peut-être que les fondements de sa thérapie reposent sur des principes pleins de bon sens, que nous prônons de plus en plus :

• Une purification générale de tout l’organisme par l’excrétion et l’élimination.
Aujourd’hui : la détox physique, comme mentale, est très en vogue.

• Guérir en mangeant et en buvant correctement, ce qui reprend le célèbre axiome d’Hippocrate « Que ton aliment soit ta seule médecine. »
Aujourd’hui : nous savons combien le bon respect de cet axiome est indispensable à une bonne santé et à une augmentation de la longévité.

• Restaurer la force vitale en alternant le mouvement et le repos, le sommeil et la veille.
Aujourd’hui : la durée et la qualité du sommeil figurent parmi les préoccupations santé majeures.

• Une attitude juste et un corps en harmonie avec soi-même.
Aujourd’hui : nous travaillons de plus en plus sur cette harmonie, via notamment la méditation.

Voici quelques-uns des remèdes proposés par Sainte Hildegarde :

Un baume à la violette pour les affections cutanées, un bain de fougère pour soigner la paralysie, le vin d’absinthe qui se prend de mai à octobre un jour sur deux, à jeun. Il lutte contre l’artériosclérose, fortifie la vue, nettoie les reins, éloigne la tristesse, dégage le poumon et, en dernier, purifie les entrailles. Un jus d’ancolie pour faire baisser la fièvre, le vin de sauge sclarée pour les troubles digestifs de toute nature.

Pour aller plus loin

En bonne santé toute l’année avec Sainte Hildegarde de Bingen
de Peter Pukownik

En bonne santé toute l’année avec Sainte Hildegarde de BingenDans chacun de ses ouvrages, Sainte Hildegarde de Bingen démontre l’influence et les effets des vibrations énergétiques émises par les plantes, les fruits, les minéraux et les métaux… sur le corps, l’âme et l’esprit humain.

Dans ce manuel, l’auteur donne de précieuses informations et indications, tirées essentiellement des textes d’Hildegarde. Sous forme de calendrier perpétuel, mois après mois, jour après jour, l’auteur, puisant dans les textes de Sainte Hildegarde de Bingen, avec ses connaissances et ses multiples expériences personnelles, distille, au rythme des saisons, des conseils pour se nourrir sainement, afin de purifier et de guérir le corps et l’esprit, explique comment utiliser les plantes médicinales et certains remèdes naturels, et donne des recettes très bien expliquées pour recouvrer la santé et favoriser le bien-être du lecteur intéressé.

Éditions Médicis – 23 €


Cuisinez Les produits Hildegarde de Bingen !

Mélanges de plantes médicinales, de fleurs et d’épices bio, les produits Hildegarde de Bingen sont simples à utiliser, savoureux et bénéfiques pour la santé : le plaisir de se faire du bien et de renouer avec un savoir millénaire de notre tradition européenne.

Mini-pains sans gluten au psyllium

Mini-pains sans gluten au psyllium? Difficulté : facile
? Coût : pas cher
? Pour 4 pers.
? Préparation : 10 mn
? Cuisson : 30 mn

Ingrédients

? 30 g de psyllium
? 100 g de semoule de riz
? 50 g d’arrow-root
? 50 g de fécule de pomme de terre
? 150 g de farine de pois chiche
? Sel
? 1 c. à s. d’huile d’olive
? 1 c. à s. de vinaigre de cidre
? 4 g de bicarbonate

PsylliumLa recette

Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7). Dans un saladier, mettez tous les ingrédients secs et ajoutez environ 2 verres d’eau tiède. Mélangez suffisamment pour obtenir un mélange qui ne soit ni trop épais, ni trop liquide. Pétrissez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Huilez des moules à muffins et répartissez la pâte à pain. Enfourner 25 à 30 mn. Retirez les pains du four lorsque la pâte est bien dorée. Laissez refroidir à l’air libre. Pour varier les plaisirs : dans la pâte à pain, ajoutez des graines type sésame ou graines de tournesol.

Photo : © Anne Del Socorro – Fotolia

Sablés au galanga

Sablés au galanga? Difficulté : facile
? Coût : pas cher
? Pour 4 pers.
? Préparation : 20 mn
? Cuisson : 20 mn

Ingrédients

? 125 g de beurre demi-sel
? 50 g de sucre
? 180 g de farine
? 1 c. à c. de galanga en poudre

epice-galangaLa recette

Sortez le beurre à température ambiante 1 à 2 h à l’avance afin de le faire ramollir. Travaillez-le avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne homogène. Ajoutez petit à petit la farine tout en fouettant la préparation, puis répétez l’opération avec le galanga. Couvrez et laissez reposer la pâte 1 h au réfrigérateur. Allumez le four à 180 °C (th. 6). Formez un boudin et coupez-le afin d’obtenir une quinzaine de biscuits. Placez- les sur une plaque recouverte de papier cuisson. Enfournez pour 20 mn. Recette idéale pour accompagner une boisson chaude ou un dessert glacé.

Photo : © Objectif saveurs – Fotolia

C et crevettes grillées à l’hysope

Sauté de légumes? Difficulté : facile
? Coût : pas cher
? Pour 4 pers.
? Préparation : 20 mn
? Cuisson : 20 mn

Ingrédients

? 10 grosses crevettes roses
? 1 oignon blanc
? 8 tomates cerise
? ¼ de poivron jaune
? Une poignée d’olive noires dénoyautées
? Un filet d’huile d’olive
? Une pincée de piment d’Espelette
? Une c. à c. d’hysope
? Sel

hysopeLa recette

Ciselez l’oignon, coupez les tomates cerise en 4 et pelez le poivron jaune. Mettez l’ensemble dans un plat à gratin. Décortiquez les crevettes et disposez-les dans le plat au-dessus des légumes. Ajoutez quelques olives noires, puis versez un filet d’huile d’olive. Saupoudrez le piment d’Espelette et l’hysope sur l’ensemble du plat. Salez et passez sous le grill quelques minutes. Servez aussitôt et dégustez très chaud ! Pour varier les plaisirs : ajoutez quelques grains de raisin pour apporter une note sucrée-salée à votre préparation.

Photo : © Douglas Freer

Pesto à l’ail des ours

? pestoDifficulté : facile
? Coût : pas cher
? Pour 4 pers.
? Préparation : 15 mn

Ingrédients

? Environ 150 ml d’huile d’olive
? 15 g d’ail des ours
? 50 g de parmesan
? 50 g d’amandes effilées
? Sel et poivre

ail-des-oursLa recette

Mixez l’ail des ours avec les amandes, le parmesan, le poivre et l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une purée légèrement granuleuse. Salez et poivrez.

Photo : © Christian Jung


La super-pharmacie de mamie

La boîte à pharmacie d’autrefois était bien plus naturelle qu’aujourd’hui. Nos grands-mères n’avaient, en effet, pas d’autre choix que de puiser dans leurs placards et dans leur imagination pour remédier aux petits bobos du quotidien. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la nature ne faisait finalement pas si mal les choses ! Décryptage des produits cultes qui reviennent au goût du jour…

L’argile
cette terre à tout faire

Késako ? Remède naturel d’exception grâce à sa grande richesse en oligoéléments (fer, calcium, sélénium, phosphore…), cette terre glaise possède d’étonnants pouvoirs absorbants et adsorbants*. Antiseptique, bactéricide et désinfectante, elle se révèle très efficace pour absorber le mal, drainer toxines et impuretés, calmer la douleur et les inflammations, favoriser la cicatrisation.

argile

Elle nous en fait voir de toutes les couleurs

La nature offre un éventail surprenant d’argiles, aux couleurs variées. Parmi les plus connues, on trouve l’argile illite, riche en fer, généralement verte, mais également rouge ou jaune, le kaolin – ou argile blanche – et l’argile verte montmorillonite, la plus efficace sur les plans thérapeutique et cosmétique.

Comment l’utiliser ?

En usage externe sous forme de cataplasmes ou de compresses, de masques de beauté ou en bains.

En usage interne en réalisant une « eau d’argile » ou un « lait d’argile ». L’eau d’argile s’obtient en laissant toute une nuit un peu d’argile dans un verre d’eau. Le lendemain, on ne boit que la partie claire de l’eau. En remuant le dépôt au fond du verre, on obtient le « lait d’argile », que l’on peut boire également.

Bon à savoir : En début de cure, ou pour les personnes qui ne sont pas habituées, il est conseillé d’opter pour l’eau d’argile, moins concentrée en argile.

Le cataplasme d’argile

Versez l’argile verte montmorillonite dans un saladier en verre, en céramique ou terre cuite. Recouvrez d’eau et mélangez soigneusement à l’aide d’une cuillère en bois. Vous pourrez, si vous le souhaitez, ajouter une ou plusieurs huiles essentielles ciblées (comme, par exemple, la gaulthérie pour les problèmes arthritiques ou musculaires). Déposez ce mélange sur un papier absorbant ou un linge propre, puis appliquez sur la zone à traiter. Il sera ensuite nécessaire de bander le cataplasme afin de le maintenir bien en place pendant la durée nécessaire, celle-ci variant en fonction du type de problème à traiter (par exemple, toutes les heures pour une entorse). Les poses doivent se poursuivre jusqu’à la guérison complète, la disparition de la douleur ou cicatrisation.

Voici quelques exemples de problèmes qui pourront être soignés avec un cataplasme d’argile : rhumatismes, sciatique, verrues, zona, entorse, coup de soleil, brûlure, durillon, panaris…

* L’adsorption est un phénomène par lequel des solides pulvérulents (en poudre) ou poreux des solutions retiennent à leur surface des molécules, des ions en phase gazeuse ou liquide.

Le bicarbonate de soude
la poudre multiusage

bicarbonate

C’est le produit miracle de nos grands-mères : économique et écologique, il sait tout faire – ou presque –, dans tous les univers de la maison (beauté, santé, jardin, cuisine, ménage). Pendant longtemps délaissé, il revient aujourd’hui en force. Côté santé, c’est un puissant antiacide, qui calme rapidement les brûlures d’estomac. En agissant comme un tampon, il neutralise les acides dans toute la sphère digestive.

Comment l’utiliser ? Il vous suffira de diluer ½ cuillère à café dans un verre d’eau froide et de boire.

Le citron
l’agrume roi

citronConnu depuis des siècles pour ses vertus thérapeutiques, il trouve une place privilégiée dans les remèdes de grands-mères. Utile en toute saison, il est idéal pour :

• favoriser la digestion,
• aider à faire baisser la fièvre,
• drainer et éliminer,
• favoriser la fluidification du sang,
• prévenir les virus, infections et inflammations,
• calmer les démangeaisons et les désagréments causés par les piqûres des petites bêtes.

Le charbon végétal actif
l’antidote noir

charbon

Il était connu de nos grands-mères sous l’appellation « charbon de Belloc ». C’est un excellent détoxifiant, décontaminant et purifiant.

Le charbon actif est réputé pour adsorber les produits chimiques, médicaments, stupéfiants, métaux lourds, hormones de synthèse, pesticides, mais aussi les toxines produites par certains végétaux, les venins d’insectes ou de serpents, ou encore certaines bactéries, comme les staphylocoques et les salmonelles, et même certains virus. Le charbon étant hydrophobe, il ne va pas adsorber l’eau. Par contre, il est aussi capable d’adsorber les gaz, ce qui lui vaut notamment son efficacité par voie interne contre les flatulences.

De votre côté, vous pourrez l’utiliser dans les cas suivants :

Cure détox : ½ à 1 c. à s. de charbon végétal activé dispersé dans un verre d’eau, à boire de préférence le matin avant le petit-déjeuner pendant 21 jours.

Troubles intestinaux, notamment diarrhées et flatulences : en général, ½ à 1 c. à s. de charbon végétal activé dispersé dans un verre d’eau, à boire à chaque repas.

Aigreurs d’estomac,
Infections intestinales,
gastro-entérites, tourista
Intoxications alimentaires
Intoxications médicamenteuses :
consulter immédiatement un médecin et/ou le centre antipoison, et administrer 50 g de charbon végétal activé pour un adulte, et 1 g/kg pour un enfant, toujours dispersé dans de l’eau.

Mauvaise haleine : ½ à 1 c. à s. de charbon végétal activé dispersé dans un verre d’eau, à boire de préférence le matin avant le petit-déjeuner à l’aide d’une paille pour ne pas avoir les dents et les lèvres noires.

Le chlorure de magnésium
un oligoélément en or

chlorure-de-magnesium

Nos grands-mères avaient très souvent recours au chlorure de magnésium pour traiter de nombreux maux. C’est d’ailleurs grâce aux travaux d’un scientifique français, Pierre Delbet (1861-1957) que le rôle du chlorure de magnésium (Mg C12) a été mis en évidence.

Il se révèle très utile pour faciliter le transit intestinal, stimuler le système immunitaire (aussi bien en préventif, qu’en curatif ), en cas de grippe, de fatigue, de nervosité, de crampes…

Vous le trouverez facilement en pharmacies et parapharmacies. Il se présente sous forme de poudre conditionnée dans des sachets de 20 grammes. Il suffit ensuite de dissoudre la poudre dans 1 litre d’eau, puis de boire selon les indications ci-dessous.

Quelle posologie ?

En préventif : un petit verre du mélange d’eau et de chlorure de magnésium tous les jours.

En curatif : les adultes et enfants au-dessus de 5 ans peuvent boire un petit verre (environ 12 cl) toutes les 6 heures pour continuer ensuite toutes les 12 heures.

Contre-indications : une trop grande quantité de chlorure de magnésium peut favoriser des selles molles ou de la diarrhée selon la sensibilité de chacun. Il est, par ailleurs, déconseillé à tous ceux qui souffrent d’insuffisance rénale.

Les vinaigres
des jus bienfaisants

vignaigres

À des fins thérapeutiques, nos grands-mères employaient principalement les vinaigres de cidre et de vin.

Le vinaigre de cidre, fabriqué à partir de pommes, est riche en nutriments et permet d’éliminer les toxines, possède des propriétés digestives, est reminéralisant, combat la prolifération des microbes, aide en cas de douleurs articulaires et de perte d’énergie dans les moments de fatigue.

Le vinaigre de vin servait, quant à lui, à favoriser la digestion.

Quel que soit le vinaigre, pensez à bien le diluer au préalable dans de l’eau.

Quelques idées de recettes santé :

Le cocktail Jarvis, idéal pour les sportifs et personnes fatiguées : diluez 2 c. à c. de vinaigre de cidre bio et 1 de miel bio dans 100 ml d’eau riche en sodium. Il est conseillé d’en boire au minimum ½ verre par jour, mais on peut aller jusqu’à 3 verres par jour, et ce pendant 4 semaines.

En cas de constipation, buvez plusieurs fois par jour 2 c. à c. de vinaigre de cidre diluées dans un verre d’eau.

En cas d’hémorroïdes, prenez des bains de siège, où vous diluerez un verre de vinaigre de cidre et un verre d’infusion de sauge dans de l’eau tiède.

En cas de mal de gorge et d’enrouement, faites des gargarismes de vinaigre de cidre dilué (environ 75 ml d’eau tiède avec 25 ml de vinaigre).

En cas de toux bronchique, le vinaigre de cidre favorise la liquéfaction et l’expectoration des mucosités. Préparez-vous un miel au vinaigre en mélangeant 4 c. à s. de miel liquide avec 5 c. à c. de vinaigre de cidre. Ajoutez 1 c. à s. de ce miel dans des infusions de thym.

L’ail
la gousse aux mille vertus

Nos grands-mères n’hésitaient pas à tirer parti de l’ail dans la confection de nombreux remèdes au quotidien. Puissant antiseptique, il est idéal pour combattre les infections, favoriser la circulation sanguine, faire baisser la tension artérielle, fluidifier le sang, combattre les parasites intestinaux et même, la diarrhée. Par ailleurs, il contribue à faire baisser le taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang. Il est conseillé de le consommer cru, même si son odeur si caractéristique due à la présence d’allicine n’est pas flatteuse pour notre haleine ! Pensez à bien retirer le germe qui se trouve au centre de chaque gousse.

ail

La recette du sirop d’ail

Puissant antiviral, ce sirop sera très efficace pour lutter contre le rhume, l’angine et l’enrouement, ou pour les symptômes du refroidissement.

Passez sous l’eau une tête d’ail frais, essuyez-la et écrasez-la sans la peler. Mettez la pâte obtenue dans une casserole avec 30 cl d’eau. Chauffez jusqu’à ébullition, puis baissez à feu très doux et couvrez. Laissez cuire pendant 30 mn. Ajoutez le jus d’½ citron pressé, ainsi que 2 c. à s. de miel. Mélangez et laissez mijoter environ 2 minutes. Laissez ensuite refroidir, filtrez et versez dans un récipient hermétique en verre opaque. Conservez le sirop dans un endroit frais durant 2 à 3 semaines. Prenez 1 c. à c., 3 fois par jour, de préférence le matin à jeun et entre les repas.

Pour aller plus loin

Dans la pharmacie de mamieDans la pharmacie de mamie – du charbon de Belloc au vinaigre des 4 voleurs
de Martina Krcmár

Qu’il s’agisse de beauté ou de santé, sachez faire le meilleur usage des bons vieux médicaments d’autrefois. Pour respirer et dégager les voies respiratoires : l’Essence algérienne, la pastille Valda, la pommade Vicks, le sirop des Vosges Cazé…

Éditions Larousse – 4,99 €


5 plantes au goût d’antan

La sauge officinale
Salvia sclarea L.

saugeC’est l’une des plantes les plus anciennement cultivées, tant pour ses usages culinaires que médicinaux. Elle était recommandée contre les pertes d’appétit, les sueurs nocturnes, les infections respiratoires, les diarrhées… Elle régule la transpiration excessive et les sueurs nocturnes liées à la ménopause, aide à stopper la lactation chez la femme et à soulager les troubles menstruels. Un dicton très répandu en Provence dit aussi : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin. »

Comment l’utiliser en infusion ? 1 cuillère à café pour 15 cl d’eau frémissante. Faites infuser 5 à 10 minutes. Buvez 1 à 3 tasses par jour pour la digestion et comme anti-transpirant, dont 1 tasse au coucher en cas de sueurs nocturnes.

Le coquelicot
Papaver rhoeas

coquelicotDe tout temps, la fleur de coquelicot fut reconnue pour ses vertus calmantes et pectorales. Ses infusions ou sirops étaient conseillés aux enfants et aux vieillards lorsque la toux les empêchait de dormir. La médecine populaire du 17e siècle emploie aussi le coquelicot comme sudorifique, fébrifuge et antirhumatismal. Le Dictionnaire de Trévoux, au 18e siècle, précisait que « les fleurs de cette plante sont adoucissantes et propres à faire cracher dans les fluxions de poitrine, dans le rhume et dans la toux sèche ». Enfin, l’infusion de pétales de coquelicot était aussi reconnue pour atténuer les ridules.

Comment l’utiliser en infusion ? 2 cuillères à café de fleurs de coquelicot dans 15 cl d’eau frémissante. Faites infuser pendant 5 à 10 minutes. Buvez 1 à 3 tasses par jour.

L’alchémille
Alchemilla vulgaris L.

alchemilleL’alchémille est réputée depuis longtemps en médecine populaire pour remédier aux affections gynécologiques (douleurs prémenstruelles, règles trop abondantes et manque de tonus de l’utérus). Elle est traditionnellement utilisée pour traiter les diarrhées légères et diminuer les hémorragies.

Comment l’utiliser en infusion ? 1 à 2 cuillères à café d’alchémille dans 15 cl d’eau frémissante. Faites infuser pendant 5 à 10 minutes. Buvez 1 à 3 tasses par jour.

Le pissenlit
Taraxacum officinale Weber

pissenlitPlante vivace que l’on trouve au bord des chemins, le pissenlit est traditionnellement utilisé comme diurétique, spécialement en cas de calculs rénaux et d’infections urinaires. Son amertume lui confère des propriétés digestives, mais aussi cholérétiques (qui stimulent la sécrétion de bile par le foie) et cholagogues (qui facilitent l’évacuation de la bile par la vésicule biliaire). À ce titre, le pissenlit était prisé par nos grands-mères pour lutter contre les troubles de l’appétit et de la digestion, ainsi que pour les problèmes hépatiques et biliaires.

Comment l’utiliser en infusion ? 1 à 2 cuillères à café de pissenlit dans 15 cl d’eau frémissante, à infuser pendant 5 à 15 minutes. Buvez 1 à 3 tasses par jour. Cure de 4 à 6 semaines maximum.

Précaution d’emploi : Contre-indiqué en cas d’inflammation ou d’occlusion des voies biliaires et d’occlusion intestinale.

L’ortie
Urtica dioica L.

ortie« Cette mauvaise herbe », redoutée en raison de ses poils urticants, était fréquemment utilisée par nos grandsmères pour ses propriétés toniques, détoxifiantes et diurétiques. Ses feuilles soulagent les troubles urinaires et les douleurs articulaires liées à l’arthrose. Elles sont aussi efficaces pour améliorer la santé de la peau, des ongles et des cheveux.

Vous prendrez bien une petite décoction d’orties ?

Cette décoction est un excellent dépuratif et un fortifiant en cas d’anémie. Il vous suffira pour cela de faire bouillir, pendant 3 minutes, une poignée de feuilles d’orties par litre d’eau, puis de laisser infuser 5 mn avant de boire (1 tasse avant chaque repas). Cette décoction pourra également servir en gargarismes contre les inflammations des gencives et les aphtes.


L’onguent, ce baume qui nous veut du bien

Jadis, nos grands-mères n’hésitaient pas à recourir à un grand nombre d’onguents à des fins médicinales, notamment pour soulager les courbatures, les bronchites, les rhumatismes ou les douleurs articulaires. Ils étaient confectionnés à base de résines, de corps gras et de divers principes actifs, généralement issus de plantes, et destinés à être appliqués sur la peau.

L’onguent le plus célèbre est le fameux baume du tigre, connu pour apaiser les douleurs articulaires, musculaires et tendineuses dans sa version rouge, et pour lutter contre les maux de tête, le nez bouché, la toux et les piqûres d’insectes dans sa version blanche. Parmi ses nombreux principes actifs, on trouve le camphre, le menthol, le clou de girofle, le cajeput ou encore le cannelier de Chine.

Aujourd’hui, les onguents sont à nouveau très en vogue, mais on emploie davantage le terme « baume aromatique ». Voici une recette très actuelle, qui vous sera sûrement très utile pour la randonnée cet été, mais également après une dure journée de travail à piétiner.

Le baume du randonneur – Baume pour pieds meurtris et fatigués

Voici un soin câlin pour réconforter et apaiser les pieds endoloris après de longues randonnées ou escapades pédestres. Chouchoutés et massés généreusement, ils retrouvent légèreté et soulagement. Laissez poser une nuit entière pour un soin plus intensif.

Préparation : 15 mn
Conservation : au moins 6 mois

Le baume du randonneurMon matériel
• 1 pot de 100 ml
• 1 bol
• 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère

Dans mon panier
• 10 g de cire d’abeille
• 30 g de beurre de karité
• 60 ml de macérât huileux de fleurs d’arnica
• 15 gouttes d’HE de lavande fine
• 15 gouttes d’HE de menthe poivrée
• 7 gouttes de vitamine E

Recette
1 • Dans un bol, mettez le macérât huileux de fleurs d’arnica, la cire d’abeille et le beurre de karité, puis faites fondre au bain-marie.
2 • Une fois les ingrédients fondus, retirez du feu et réservez 5 minutes.
3 • Ajoutez ensuite les gouttes d’huiles essentielles et la vitamine E, puis remuez soigneusement.
4 • Transvasez dans le pot et réservez jusqu’à totale prise en masse.

Mon rituel de santé
• Massez voluptueusement et tendrement vos pieds avec une noix de baume en mouvements doux mais fermes.
• Enveloppez-les dans des socquettes en coton pour la nuit. Le baume sera ainsi mieux absorbé et agira plus efficacement jusqu’au lendemain.

Mes huiles essentielles

Cette recette est extraite
du livre de Françoise Rapp et Sophie Macheteau
Mes huiles essentielles
aux éditions Prat. 19 €


Un oreiller aux plantes pour bien dormir

asperuleBien dormir est, comme vous le savez, l’une des clés de notre bonne santé. Inutile forcément d’aller investir dans un oreiller ultra-sophistiqué. Pourquoi ne pas emprunter à nos grands-mères cette recette d’oreiller à l’aspérule odorante ?

Connue depuis l’Antiquité, l’aspérule entrait autrefois dans la confection de matelas et de coussins : selon une légende chrétienne, la Vierge Marie s’en servit pour le matelas du Christ dans la crèche. D’ailleurs, en néerlandais, le nom donné à l’aspérule signifie « la paille du lit de Notre Dame ».

Réputés éloigner les mauvais esprits et protéger des sorcières, des bouquets séchés d’aspérule étaient jadis accrochés au berceau des nouveau-nés.

Mai-juin est le moment idéal pour cueillir cette plante bienfaisante. Vous profiterez ensuite de l’été pour la faire sécher et vous pourrez confectionner vos oreillers à l’automne. Veillez à bien enlever les tiges épaisses ou épineuses, qui pourraient vous gêner en dormant. L’aspérule contient de la coumarine, substance dotée d’effets antispasmodiques et somnifères, réputée pour faciliter le sommeil.


Conseils de santé - Claire Devaux

L’empire de la Nature

Pour certains, parmi les plus sceptiques, employer des plantes pour se soigner relève de l’empirisme… Pourtant, partout dans le monde et en toutes époques, les Hommes ont toujours su observer la Nature, s’en inspirer et y puiser des solutions pour soulager, avec succès, un grand nombre de maux. Cela tiendrait-il donc du hasard ? En aucun cas ! La Nature est la plus grande, la plus généreuse et meilleure pharmacie qui soit. Lui faire confiance, c’est se fier au bon sens, à son instinct. Sans refuser les progrès de la médecine et les nouvelles technologies, les plantes, les produits de la mer et de la ruche demeureront les meilleurs remèdes qui soient, sans jamais être égalés.


éco livres

Remèdes de bonne femmeRemèdes de bonne femme et petits soins d’antan
de Martina Krcmár

Bosse, coup et bleu : appliquez rapidement ces remèdes. Plus vite la douleur disparaîtra, plus vite vous stopperez l’évolution de la contusion. Refroidissement, symptômes grippaux, frissons, nez bouché… les remèdes naturels les plus simples sont souvent les meilleurs : oignon, citron, inhalation…

Éditions Larousse – 4,99 €

101 « bobos » expliqués101 « bobos » expliqués par la médecine énergétique chinoise
d’Anne Ducasse

Ce petit livre aborde 101 de nos maux passagers et sans gravité que la médecine conventionnelle n’explique pas toujours et qui ne nécessitent pas systématiquement de recours aux médicaments, dès lors que l’on choisit d’être en phase avec ce qui anime la vie sur terre : l’énergie en toute chose. Cet ouvrage, sous forme de questions-réponses, décrit les causes probables de manière très simple et invite à se prendre en charge en adaptant son mode de vie.

Éditions du Dauphin – 14 €

Grand guide des plantes potagères
Grand guide des plantes potagèresde Valérie Garnaud et Odile Koenig

Ce guide très complet offre une approche encyclopédique du potager par le détail des différentes plantes décrites, avec toutes leurs caractéristiques botaniques, leurs atouts gustatifs et nutritionnels, ainsi que des anecdotes littéraires et des précisions historiques à propos des plantes évoquées. Pour chacune d’entre elles sont également proposés des conseils de culture très pratiques et un aperçu des principaux ravageurs et maladies. Une maquette dynamisée par des pictogrammes permet de repérer d’emblée leurs besoins en arrosage et en lumière, la période des semis et de la récolte.

Éditions Delachaux et Niestlé – 34,90 €

La santé par les plantes
Mes meilleures recettes pour toute la famille
La santé par les plantesde Mélanie Wenzel

68 leçons en images : tous les gestes et astuces pour réaliser vos propres remèdes à base de plantes, en 450 photos. À la portée de tous, ce guide permet ainsi de soigner les maux de toute la famille, du bébé au senior, de la toux aux infections urinaires, en passant par les troubles articulaires, le cholestérol, ou encore la prévention de la chute de cheveux. Véritable petite bible de la santé au naturel, cet ouvrage décrit également 54 plantes médicinales incontournables : provenance, aspect, vertus curatives et utilisations, sans oublier les mises en garde éventuelles.

Éditions Delachaux et Niestlé – 25,50 €


Côté Bien-être

Le bien-être, un concept moderne ? Que nenni ! Nos grands-mères avaient déjà toutes les clés pour prendre soin d’elles et se faire du bien, grâce à des méthodes naturelles qui semblent avoir fait leurs preuves. Tisanes bienfaisantes, bains de pieds relaxants, astuces anti-stress étonnantes, secrets aphrodisiaques au naturel… Nos aïeuls n’ont pas fini de nous étonner et de nous dévoiler, encore et encore, leurs secrets de bien-être les plus précieux.

Des jambes de sirène

marronLe sang circule dans notre corps grâce à quelque 100 000 km de vaisseaux. Pour descendre du coeur vers le bas du corps, pas de problème. Mais, pour remonter, le liquide vital doit lutter contre la pesanteur ; et là, c’est plus compliqué. Ce travail délicat provoque souvent des inflammations des parois veineuses et une stagnation liquide dans les chevilles, qui gonflent et deviennent douloureuses. Jadis, les femmes avaient recours au marron d’Inde pour renforcer leurs vaisseaux. En effet, le fruit de cet arbre possède des principes actifs anti-inflammatoires, qui préviennent et soulagent les jambes lourdes. La vitamine P qu’il contient renforce la résistance des parois des vaisseaux. Quant aux nombreux flavonoïdes qu’il renferme, ils améliorent la circulation de la lymphe, ce liquide blanchâtre qui transporte les déchets tissulaires et les évacue. N’étant pas très agréable au goût, il est vivement recommandé de préférer la consommation de la teinture mère à celle de l’infusion de marron d’Inde. Il est généralement conseillé de diluer 20 à 30 gouttes dans un verre d’eau, 3 fois par jour, et ce pendant 3 semaines.

Vous pourrez aussi vous servir de cette teinture mère pour confectionner un « gel jambes légères ».

Voici un exemple de recette express maison : Dans 50 ml de gel d’aloe vera, ajoutez 30 gouttes de teinture mère de marron d’Inde, 5 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée et 10 gouttes d’huile essentielle de cyprès. Mélangez soigneusement, puis transférez dans un pot cosmétique bien propre.

Appliquez 1 à 3 fois par jour sur les jambes lourdes. Vérifiez bien les contre-indications de chaque ingrédient avant application. Se conserve au frais pendant environ 1 mois.

cerisesDes queues de cerise
qui nous font dégonfler !

Certes, nos grands-mères n’avaient pas, de leur temps, tous ces compléments alimentaires diurétiques ou crèmes minceur qui remplissent aujourd’hui les rayons de bon nombre de magasins. Mais elles avaient, en revanche, quelques armes absolues 100 % naturelles pour retrouver une ligne des plus sylphide.

Parmi elles, on trouve les queues de cerise infusées, particulièrement diurétiques et drainantes. Car, si ce fruit charnu est gorgé d’eau, l’infusion tirée de ses pédoncules accélère, quant à elle, l’élimination hydrique. Elles ont ainsi un effet bénéfique sur la rétention d’eau et nous font dégonfler.

Nul besoin de consommer des kilos de cerises pour en récupérer les queues. Vous pourrez les acheter sèches dans une herboristerie ou un magasin bio. Il ne vous restera plus ensuite qu’à les faire tremper pendant toute une nuit, puis qu’à les égoutter et les faire infuser. Comptez 1 cuillère à soupe pour ¼ litre d’eau froide, à faire bouillir pendan t 10 minutes, puis à laisser refroidir avant de filtrer. La liqueur de cette infusion n’étant pas très goûteuse, n’hésitez pas à ajouter 1 cuillère à café de reine des prés.

Cerise sur le bien-être : l’infusion de queues de cerise sera également très utile pour soulager les jambes gonflées. Il vous suffira pour cela de préparer une infusion et de la verser dans une bassine profonde, où vous ferez faire trempette à vos petits petons !

Secret d’alcôves

N’ayant jadis pas recours au Viagra, il fallait bien que les générations précédentes puisent dans la nature des plantes coquines, capables de booster leur libido. L’une des plantes VIP était alors la « chaude » angélique, qui avait la réputation de prolonger la fabrication des oestrogènes jusqu’à un âge avancé et de favoriser les contractions vaginales pendant l’acte. Plante des plus voluptueuse, sa racine en poudre peut être infusée à la dose de 6 à 8 cuillères à café par litre d’eau et consommée à raison de 3 tasses par jour.

Connaissez-vous la recette du bain d’amour ? Dans 1 litre d’eau tiède, mélangez 1 cuillère à soupe de chacun des ingrédients suivants : des graines d’angélique, de la menthe poivrée, des fleurs de lavande séchées et du romarin. Laissez macérer toute une nuit dans une bouteille en verre. Parfumez le bain avec cette préparation et partagez-le avec votre amoureux/ se. Moment d’une rare intensité garanti !

Jamais sans mes sangsues !

sangsuesConnaissez-vous l’hirudologie ? C’est l’utilisation médicinale d’une espèce de sangsue (Hirudo medicinalis). Face à l’intolérance de plus en plus fréquente aux médicaments, l’hirudologie offre une alternative intéressante et sans effets secondaires à ces derniers. Leur salive regorge de multiples actifs, tels que des anti-inflammatoires, des antibiotiques, des antalgiques et des anticoagulants. Nous avons posé quelques questions à Nathalie Christ, hirudothérapeute :

À quand remonte l’apparition des sangsues dans l’histoire ?

On pense que les sangsues sont apparues dès la préhistoire, avec l’arrivée d’animaux pourvus de système sanguin, au même titre que les moustiques… On retrouve des traces chez les Égyptiens sous forme de hiéroglyphes et les sangsues sont citées dans l’ancien testament (proverbes 30:15) sous le nom d’aluka.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’utilisation des sangsues à travers l’histoire ?

En Europe, Nicandre de Colophon (200- 130 av. J.-C.), médecin et poète grec, décrit le premier l’utilité de la sangsue dans un ouvrage « médical » écrit en vers. Thémison de Laodicée (123-43 av. J.-C.), fondateur du méthodisme, fait connaître la thérapie par les sangsues en Grèce. Pline l’ancien (23-79 ap. J.-C.) conseille le traitement des phlébites et hémorroïdes par les sangsues (c’est toujours d’actualité). À Rome, Galien (130-204 ap. J.-C.), médecin grec, père de la galénique, connaît aussi les sangsues pour la dépuration dans le cadre de la pathologie humorale. En 1665, le Dr Jérôme Negrisoli rédige un traité sur l’usage des sangsues. En 1809, Louis Vitet, médecin, auteur du Traité de la sangsue médicinale, déclara : « les avantages de la sangsue sur l’homme sont si grands qu’il importe à tout médecin de les connaître. » Au début du 19e siècle, Johann Friedrich Dieffenbach (1792-1884), appelé le « père de la chirurgie plastique », se sert pour la première fois les sangsues pour la rhinoplastie. Entre 1800 et 1850, 30 millions de sangsues ont été utilisées en France, jusqu’à leur quasi-extinction.

Quelles sont les différentes utilisations des sangsues en thérapie ?

L’utilisation des sangsues en thérapie est très vaste. Historiquement, tous les problèmes veineux : varices, jambes lourdes, hémorroïdes, ulcères, hématomes…

Les pathologies sportives et de l’appareil locomoteur : entorses, tendinites, toutes les arthroses, rhumatismes inflammatoires, lumbagos, hernies discales… Les maladies de la tête : migraines, rétinopathies, acouphènes, chutes d’audition, otites, alopécie… Les atteintes cutanées : furoncles, abcès, panaris, cicatrices douloureuses et inesthétiques, zonas…. Les maladies gynécologiques : douleurs prémenstruelles, aménorrhées, pré- et post-ménopause.

La traumatologie, les suites post-opératoires et l’hypertension artérielle.

Comment se déroule une séance ?

En fonction de la pathologie à traiter, j’ai besoin d’une ou de plusieurs sangsues.

Elles sont posées en général sur l’endroit à traiter, mais également sur des endroits liés à la pathologie, ce que l’on appelle des dérivatifs. La sangsue mord à l’endroit défini, elle produit de la salive dans laquelle on trouvera différents composants, des substances curatives qui agiront plusieurs jours à des fins thérapeutiques. On trouvera dans la salive des antibiotiques, des anticoagulants, des antiinflammatoires, des antalgiques, du tryptophane (précurseur de la sérotonine)…

Le deuxième effet recherché est celui de la saignée, qui est dépuratif, décongestionnant et relaxant. Le recours aux sangsues comme moyen thérapeutique est en nette progression en France. Elles viennent en soutien à de nombreux kinésithérapeutes, ostéopathes, qui, pour gagner en temps et en efficacité, me font intervenir sur les hématomes et inflammations. Leur utilisation est bien plus répandue encore en Russie, en Allemagne, en Suisse, en Turquie, en Iran, Afrique… J’ai d’ailleurs une forte clientèle étrangère, pour qui la sangsue est traditionnellement employée, ainsi que des clients du monde médical (médecins, kinés, infirmières…), que je traite et que je forme également.

Quels sont la durée et le prix d’une séance ?

La durée d’une séance est d’environ une heure, le prix 60 € avec 1 sangsue, 10 € par sangsue supplémentaire, compresses et crème comprises.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’hirudologie ?
N’hésitez pas à contacter Nathalie Christ,
thérapeute et formatrice en hirudologie.
Sur rendez-vous du jeudi au lundi à Montrouge – 06 67 29 97 22


Du houblon pour être zen

houblonIl n’y a pas encore si longtemps, cette plante remportait un vif succès auprès de nos anciens. Son nom de genre Humulus vient du latin humus (terre), peut-être parce que le houblon aime les sols riches ou bien que ses tiges rampent parfois sur le sol.

Symbole d’opulence et de joie, il est parfois utilisé comme porte-bonheur. En revanche, le houblon est en France symbole d’injustice car il est capable d’étouffer son tuteur !

Il était également employé en médecine traditionnelle, principalement pour ses vertus calmantes : on confectionnait des oreillers remplis de cônes de houblon pour faciliter le sommeil. Sainte Hildegarde disait de lui que c’était un bon remède contre la mélancolie. Pour ce faire, trempez 10 g de cônes de houblon sec dans 500 ml d’eau très chaude. Cette infusion est à boire matin, midi et soir, après les repas, pour lutter contre les troubles du sommeil. Deux prises suffisent pour le traitement de l’insomnie. Vous pourrez y ajouter, si vous le souhaitez, un peu de tilleul et de camomille.

Des tisanes au bon goût d’antan

tisaneLongtemps considérées comme des « pissemémés » en raison de leur pouvoir diurétique, les tisanes n’ont jamais été aussi tendance. Elles reviennent en force et les raisons pour en consommer ne manquent pas : pour bien dormir, bien digérer, se déstresser, voir la vie en rose, en guise de prélude amoureux, pour se détoxifier ou avoir un corps de rêve. Elles sont une alternative douce et 100 % naturelle aux médicaments, que nous surconsommons.

Le saviez-vous ?

Le mot « tisane » vient du latin ptisana, qui signifie orge mondé. Il fut d’abord employé pour désigner une décoction d’orge dans laquelle on faisait infuser diverses plantes. Voici quelques plantes qui pourront vous être utiles et que vous pourrez consommer sous forme de tisanes :

Pour l’aérophagie : la badiane, le carvi, la menthe poivrée, la coriandre en grains…
Pour l’anxiété : la ballote, la lavande, l’aubépine, la pivoine, la valériane…
Pour les bouffées de chaleur : la sauge, le houblon, l’angélique chinoise, le gattilier…
Pour la cellulite et pour mincir : le maté, le lierre grimpant, la piloselle, la reine des prés, le frêne, le chiendent, le thé vert, les queues de cerise, l’aubier de tilleul, la criste marine,…
Pour les digestions difficiles : l’anis vert, le fenouil, la menthe poivrée, la coriandre, l’alchémille, la véronique officinale…
Pour les jambes lourdes : le cyprès, l’aubépine, la vigne rouge, le lierre grimpant…

Oh, la belle plante !

Une infusion pour… les esthètes qui veulent prendre soin de leur corps.

infusionQue d’efforts sommes-nous prêt(e)s à déployer pour obtenir les formes dont nous rêvons ! Mais pourquoi s’obliger à avaler des infusions drainantes aux notes peu harmonieuses quand on peut allier efficacité, plaisir gustatif et bien-être ? Il y a heureusement des mariages végétaux comme celui-ci, qui sauront à la fois ravir votre palais et alléger votre silhouette.

Pour une tisanière de 30 cl
? 1 cuillère à café de fleurs de reine des prés
? 1 belle pincée de criste marine (parties aériennes)
? 1 pincée de queues de cerise
? 1 petite pincée de piloselle (plante)
? 1 pincée de copeaux d’aubier de tilleul

Notes de dégustation : Florales, boisées, miellées et légèrement iodées.

Conseil de dégustation : À consommer chaude de préférence, à tout moment de la journée.

Le saviez-vous ? La criste marine active les processus d’élimination métabolique et favorise l’amincissement ; les queues de cerise aident à combattre la rétention d’eau, la cellulite et les oedèmes ; la piloselle et l’aubier de tilleul sont des plantes diurétiques précieuses ; et la reine des prés draine les tissus par son action anti-inflammatoire.

Précaution d’emploi : Du fait de la présence de la reine des prés, cette infusion est déconseillée aux personnes allergiques à l’aspirine ou prenant des anticoagulants (ses dérivés salicylés végétaux sont fluidifiants du sang).

À lire

Tisanes & santé, mes breuvages de Grand-mères
Tisanes & santédu Dr Henry Puget et Régine Teyssot

On découvre dans cet ouvrage le pouvoir extraordinaire des plantes sur notre organisme et comment atténuer, grâce à elles, de nombreux petits maux du quotidien. Pour chacune des plantes utilisées, il souligne les vertus thérapeutiques et propose des associations en synergie avec d’autres plantes. Aux petits maux, les bons remèdes… par les plantes ! Pour se soigner malin, en toute sécurité et le plus naturellement du monde.

12,90 € – Éditions de La Martinière


Deux soins de la ruche à l’âme d’antan

Pionniers de l’apiculture biologique et experts en Apithérapie, Ballot-Flurin est engagé depuis 1977 dans la production de préparations santé et beauté respectueuses de la nature.

Fondatrice de l’Apiculture Douce®, l’entreprise perpétue depuis plus de 35 ans une fabrication artisanale dans leur miellerie des Pyrénées et veille jour après jour au bien-être des abeilles dont ils prennent le plus grand soin.

Parmi les nombreuses préparations développées par Ballot-Flurin, on trouve « La friction tonique à la propolis », riche en principes actifs naturels, traditionnellement reconnus pour leurs vertus sur le confort articulaire et musculaire, qui agissent en synergie : propolis noire et huiles essentielles de menthe poivrée française, pin sylvestre, romarin à camphre et laurier.

Cette lotion apaise et dynamise les jambes lourdes, les raideurs ou les muscles fatigués.

Elle est idéale pour les activités sportives (avant et après l’effort), les journées bien remplies et l’entretien des zones sensibles. Son effet rafraîchissant et sa senteur tonique naturelle apaise et stimule à la fois.

Le rituel de toute beauté : on verse une petite quantité dans le creux de la main et on frictionne énergiquement sur les zones sensibles jusqu’à complète pénétration du produit. Cette lotion pénètre facilement sans laisser de film gras et son action est rapide. Elle est par ailleurs testée dermatologiquement.

On trouve également « Le baume mains de Secours », un soin 4 en 1 qui, grâce à une formulation authentique, apaise, soulage, répare et hydrate généreusement été comme hiver les mains sèches, abîmées et crevassées par les activités domestiques, le plein air ou la pollution urbaine. Il contient une haute teneur en propolis blanche et noire (5 %), miel de terroir (5 %), cire d’abeille ultra-fine, le tout issu de nos ruchers et enrichi en extrait de fleurs de mauve française aux vertus hydratantes et adoucissantes.

Le rituel de toute beauté : on applique en petites quantités tout en massant délicatement les mains. Une noisette suffit pour soulager les mains très sèches et abîmées. On renouvèle aussi souvent que nécessaire.

Pour en savoir plus : www.ballot-flurin.com


Les fleurs de Bach au goût d’antan

fleurs-bachDans le domaine de la florithérapie, lorsque l’on évoque le passé, on pense immédiatement au chèvrefeuille (Honeysuckle en anglais), la fleur du passé assimilé…

Le goût d’antan peut en effet faire remonter à la surface de notre conscience d’aujourd’hui des sensations anciennes et des souvenirs, voire des regrets. Cela engendre un malaise dans « l’ici et maintenant » et une fuite du présent : une non-adaptation au réel puisque l’esprit est ailleurs, avant c’était bien et c’était mieux…

Pour une personne qui vit dans cet état, il lui est impossible d’être heureuse et de profiter des situations présentes car elle est éternellement insatisfaite de ce qu’elle vit aujourd’hui ; elle ressasse sans cesse : « de mon temps ! Quand j’étais jeune, avant cela se passait différemment, le mal du pays ! » De plus, les regrets engendrent de la nostalgie et de la tristesse. Comment trouver le bonheur dans ces conditions ?

Le Docteur Bach a d’ailleurs classé cette fleur dans la famille d’émotion « du manque d’intérêt pour le présent », ce qui est très significatif. Le potentiel positif de cet élixir est d’amener le sujet à retrouver sa capacité à tirer un trait sur le passé et à l’utiliser comme une richesse et non comme un handicap ; à savoir convertir le passé en une force pour envisager l’avenir avec sérénité et ne plus avoir peur d’avancer, libéré de ce fardeau que peuvent devenir les souvenirs d’antan.

Cet élixir peut aussi aider à passer à autre chose après une épreuve longue et difficile, un divorce, un déménagement, un deuil, un voyage lointain… couplé avec Clematis, la fleur de la réalité et de l’ancrage, Red Chestnut pour l’autonomie et couper avec des êtres proches liés au passé, Chestnut Bud pour ne pas se remettre systématiquement dans des états d’âme négatifs et non constructifs… fleur de l’apprentissage !

Celle-ci aidera aussi l’enfant qui, par moments, régresse, par exemple après la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur. Il recommence à faire le bébé pour que l’on s’occupe de lui, ou à faire pipi au lit…

Une multitude de combinaisons florales sont possibles pour vous aider à porter votre histoire personnelle en fonction de votre perception d’avant, et transformer le négatif en positif en vue d’améliorer votre présent et votre capacité à faire face. On revient sur le fameux « lâcher prise », terme devenu commun pour expliquer comment reprendre les rênes de sa vie en toute liberté !

Si vous souhaitez faire le point sur votre histoire, un entretien Fleurs de Bach avec, à la clé, une composition personnalisée pour une cure de quelques semaines vous fera naturellement le plus grand bien ! Des petits réglages émotionnels en somme…

Isabelle Bourdeau – L’Apogée de Soi contact@lapogeedesoi.fr – 06 814 614 86 www.lapogeedesoi.fr


éco livres

Trucs fun pour nager dans le bonheur de Mr Wonderful
Qui est Mr Wonderful ?

Trucs fun pour nager dans le bonheurUn rayon de soleil dans la morosité hivernale ! Derrière ce pseudo se cache un couple : Javi et Angi, qui se lancent en 2011 le pari fou de monter un studio de dessin créatif, sans un sou en poche. Ils sont aujourd’hui à la tête d’une équipe de 30 personnes qui dessinent notamment pour Coca-Cola ou Stradivarius. Ce studio innovant propose toute une gamme de produits (mugs, stickers, porte-clés…), qui véhiculent des messages optimistes et chaleureux. Leur gamme arrive en France début 2015, et on peut déjà retrouver leurs produits dans le magasin parisien branché Colette. Des trucs fun pour nager dans le bonheur, un vrai concentré de bonne humeur. Un livre bourré de messages positifs et amusants, qui se parcourt avec grand plaisir. Ils associent photos vintage, illustrations très graphiques, conseils simples et judicieux. Ce livre, déjà vendu à 70 000 exemplaires en Espagne, comporte également de nombreux stickers à coller sur tous supports et à offrir en toutes occasions.

Éditions du Chêne – 12,90 €

Bicarbonate, vinaigre, citron…Bicarbonate, vinaigre, citron… Les produits magiques de nos grands-mères
de Marie-Noëlle Pichard et Élisabeth Andréani

4 produits naturels, aux propriétés miraculeuses, qu’utilisaient nos grands-mères pour se faciliter la vie au quotidien : le bicarbonate de soude, le vinaigre, le citron et l’argile. Pour chacun de ces produits, des informations pratiques (pourquoi et comment l’utiliser ? Où l’acheter et comment le conserver ?). Des recettes pour une utilisation efficace : brûlures d’estomac, mal de gorge, fatigue, cellulite, soins de la peau, soins des cheveux, nettoyage du four, nettoyage des sols, mauvaises odeurs, taches…

Éditions Larousse – 4,99 €

Le guide du Paris Vintage
Le guide du Paris Vintage de Cathy Robin et Julien Chamoux

Le vintage est devenu un art de vivre. L’art de s’habiller des plus belles pièces des créateurs des années 1950, l’art de porter des montres ou des lunettes qui faisaient fureur en mai 68, mais aussi l’art d’évoluer chez soi ou dans les lieux publics dans un univers de meubles et d’objets des maîtres du design. Ce guide répond à la demande des amateurs de plus en plus nombreux qui vivent vintage en proposant une sélection d’adresses de boutiques (vêtements, meubles, arts de la table, loisirs…), mais aussi de lieux de vie vintage : bars, restaurants, hôtels, cinéma, salles de spectacles…

Éditions du Chêne – 16,90 €

Bonnes manières et politesse, auriez-vous le prix d’excellence ?
Bonnes manières et politessed’Alix Baboin-Jaubert

En famille, avec les autres, dans l’entreprise… comment vous comportez-vous ? Êtes-vous toujours en retard à vos rendez-vous ? Hurlez-vous au téléphone dans un open space ? Dites-vous bonjour en arrivant le matin ? Savez-vous garder une certaine distance avec vos collègues ? Un cahier indispensable pour réviser les bases du savoir-vivre et faire de la vie en société un cadre agréable pour tous.

Éditions Larousse – 4,99 €

Yi Jing : Mieux se connaître, prendre les bonnes décisions
Yi Jingde Serge Augier

Inspiré d’un texte ancien venant de Chine, le Yi Jing – ou Livre des Transformations – donne des réponses claires et pleines de sagesse aux questions qu’on lui pose. Issu de l’art divinatoire chinois, le Yi Jing présente un cycle qui se déroule sur 64 hexagrammes, sortes de signes graphiques composés de traits Yin (brisés) ou Yang (pleins). À chaque hexagramme correspond une sentence et un ou des principes de transformation en réponse à nos questions. Un guide pratique doublé d’un livre de sagesse pour mieux comprendre et gérer les changements dans tous les domaines de la vie : amour, amitié, travail, famille, conflits, voyages, grands changements…

Éditions de La Martinière – 16,90 €

Petits exercices d’affirmation de soiPetits exercices d’affirmation de soi – Oser dire non et pratiquer l’estime de soi
de Latifa Gallo et Sushila Dahan

Qu’est-ce que s’affirmer et pourquoi s’affirmer ? Les différentes raisons qui vous permettent de mieux comprendre les enjeux de l’affirmation de soi : • préserver ses relations, • éviter des problèmes de santé, • se respecter, • être acteur de sa vie, • poser des limites dans la relation… Un livre pratique et très intéressant pour retrouver la paix intérieure.

Éditions Larousse – 4,99 €


Claire Devaux

Conjuguer le passé au présent

Nous nous construisons à partir de notre histoire familiale et personnelle, nous sommes riches de ce que nous avons vécu, de nos expériences et souvenirs. Ils sont nous. Seulement, il ne s’agit pas pour autant de remonter sans cesse le cours du temps et de revenir en arrière, dans ce qui était, qui n’est plus et qui ne sera plus jamais. Notre passé n’est qu’une fraction de nous-mêmes, mais il nous reste encore beaucoup à vivre, à construire. Regardons droit devant, sans nous retourner, convaincus que le meilleur est à venir.


Rubrik' à Trucs

bananePeau de banane curative !

Pour tenter de faire disparaître une verrue, nos grandsmères avaient l’habitude de placer un morceau de peau de banane sur la verrue et de la maintenir avec un ruban jusqu’à complète disparition de l’excroissance.

Pas de répit pour les verrues

Le citron était très prisé de nos grands-mères pour venir à bout de nombreux maux, notamment les verrues. Voici une recette qu’elles avaient l’habitude de confectionner pour s’en débarrasser : remplissez un petit bocal de 25 cl de vinaigre blanc et laissez-y macérer, pendant 3 jours, les zestes d’un citron bio. Le soir, avant de vous coucher, coupez un morceau du zeste de la taille de la verrue, appliquez-le dessus avec un sparadrap et laissez poser toute la nuit. Vous pouvez aussi ajouter une goutte d’huile essentielle de citron sur la tête de la verrue, puis appliquer un pansement. Répétez jusqu’à disparition de la verrue.

On peut aussi placer un morceau de peau de banane sur la verrue, comme expliqué ci-dessus. Pour la maintenir, utilisez un ruban jusqu’à complète disparition de l’excroissance.

Anticerne d’antan

pomme-de-terreAussi étonnant que cela puisse paraître, la pomme de terre peut se révéler un allié de toute beauté, particulièrement pour atténuer les cernes. Préparez un cataplasme en râpant en purée une pomme de terre crue. Déposez ensuite cette mixture entre deux morceaux de gaze. Appliquez les compresses pendant 15 minutes sur vos yeux.

estragonBon vent !

Il n’est pas très agréable d’être ballonné à la fin d’un repas. Nos grands-mères avaient l’habitude de faire infuser un bouquet d’estragon dans 1 litre d’eau bouillante pendant une dizaine de minutes. Buvez-en une tasse après chaque repas ou chaque fois que le besoin s’en fait sentir.

Mal au dos ?

Préparez-vous un cataplasme chauffant aussi efficace que les patchs du commerce. Mélangez 1 tasse de graines de moutarde en poudre avec 2 tasses de farine, et ajoutez de l’eau jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. Étalez sur un linge propre, que vous plierez. Appliquez ensuite sur la peau enduite d’un corps gras végétal, comme une huile.

De l’artichaut, ma foi(e) !

artichautL’artichaut est idéal pour stimuler le foie. Il contient en effet de la cynarine, une substance amère qui agit plus particulièrement sur la sécrétion biliaire. En manger ou consommer ses feuilles en infusion ne peut qu’améliorer les troubles hépatiques. Un petit truc : lorsque vous préparez ce légume, pensez à ne pas jeter le jus de cuisson. Vous pourrez en boire 1 à 3 tasses par jour pour soulager votre foie. Ce jus est toutefois très amer.

vignaigreUn hérisson dans la gorge ?

Antiseptique et bactéricide, le vinaigre est un excellent fortifiant, idéal pour permettre une meilleure résistance aux maladies, à la fatigue et aux agressions bactériennes. C’est donc tout naturellement que, parmi ses diverses propriétés médicinales, le vinaigre de cidre soulage les maux de gorge. Mélangez 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre avec 1 cuillère à café de miel, diluez le tout et gargarisez-vous avec ce mélange.

C’est le pied !

sauge2La sauge est un antiseptique aromatique reconnu. Jadis, nos grandmères plaçaient des feuilles de sauge dans leurs chaussures pour réguler la transpiration et éliminer les odeurs. Pourquoi ne pas faire de même ? Bien évidemment, vous pourrez également prendre un bain de pieds aux feuilles de sauge pendant une vingtaine de minutes, avant de les rincer à l’eau fraîche.

Contre les vilaines courbatures

Autrefois, cette préparation était populaire pour soulager les muscles douloureux après un effort intense. Préparez-la en mélangeant 20 g de fleurs de lavande, 20 g de romarin, 20 g de cannelle, 10 g de noix de muscade, 10 g de bois de santal rouge et 40 cl d’eau de vie. Laissez reposer 8 jours, puis filtrez et mettez en flacon. Frictionnez les muscles endoloris, aussi souvent que nécessaire.

Vive la fumigation !

thymLe thym est un antiseptique très efficace pour soulager les toux et les rhumes et pour arrêter les écoulements de nez. Faites bouillir environ 30 cl d’eau. Versez-la dans un grand bol où vous aurez mis 2 cuillerées à café de thym. Recouvrez votre visage placé au-dessus du bol par une grande serviette. Respirez les vapeurs pendant environ 10 minutes.

Un bouquet de persil

persilDe la famille des Liliacées, le persil est une plante aromatique riche en apiol et myristicine, deux composés qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. Faites cuire un bouquet de persil dans 50 cl de vin. En cas de blessure, appliquez cette solution en cataplasme toutes les 2 heures sur la foulure ou la contusion.

Le point qui fait mal

verveineLe point de côté est une douleur qui survient brutalement au niveau du thorax, coupant la respiration. La verveine officinale, plante de la famille des Verbénacées et herbe sacrée des anciens, atténue la douleur grâce à ses composants iridoïdes (propriétés antinévralgiques), les verbénalosides et les hastatosides. En cas de point de côté, vous pourrez faire une décoction de 50 g de fleurs de verveine dans du vinaigre. Appliquez-la en cataplasme aussi chaud que possible et laissez poser 10 à 15 minutes.

Aïe, aïe, mes dents !

girofleEn cas de rage de dents, nos grands-mères avaient l’habitude de préparer une solution 100 % naturelle. Pour cela, il suffit de mettre 2 clous de girofle dans 25 cl d’eau bouillante. On laisse ensuite infuser pendant 7 minutes, puis on filtre. Vous pourrez utiliser cette lotion en bains de bouche dès l’apparition des douleurs.

SOS gingivite !

Causées par la plaque bactérienne, les gingivites se traduisent par une inflammation de la gencive. Pour les apaiser, nos grandsmères avaient recours à la benoîte, une plante composée de glucosides phénoliques, de tanins, d’eugénol et de principes amers. Elle a un pouvoir antiseptique et astringent. Versez 1 cuillère à café de benoîte et 30 cl d’eau froide dans une casserole. Faites bouillir pendant 2 à 3 minutes, laissez infuser pendant 5 minutes. Puis filtrez. Vous pourrez utiliser cette préparation en gargarismes et bains de bouche.

À lire

Encyclopédie des remèdes de Grand-mèresEncyclopédie des remèdes de Grand-mères pour se soigner au naturel !
du Dr Henry Puget et Régine Teyssot

Un ouvrage incontournable, avec des préparations simples, à faire soi-même, autant de remèdes efficaces et peu coûteux, avec leur explication scientifique et médicale, pour soigner tous les petits maux de la vie quotidienne.

29,90 € – Éditions de La Martinière


Côté Beauté

Les vinaigres de beauté

beaute-img2Exit les bistouris et les crèmes high tech qui, certes, nous font rêver, mais ne contiennent finalement pas toujours beaucoup de principes actifs et qui, souvent, nous « plument » au passage. Et si nous revenions à un peu plus de simplicité et d’authenticité ? Pourquoi ne pas s’inspirer des astuces beauté simples et inventives que nos grands-mères avaient l’habitude d’utiliser jour après jour pour être belles au naturel ? Un retour vers une certaine nostalgie du passé ? Non, simplement la prise de conscience que le progrès n’a pas forcément tout bonifié mais a parfois égaré au passage certains secrets de toute beauté. Vinaigres sublimateurs, préparations galéniques oubliées et pourtant si bienfaisantes, parfums à la fragrance vintage… Flashback sur une époque qui fleure bon la beauté.

Nos grands-mères raffolaient des vinaigres de toilette, dont elles se servaient quotidiennement pour rayonner tout naturellement. Cléopâtre, Hélène de Troie et Lucrèce Borgia étaient toutes trois passionnées de vinaigres. Ces belles n’hésitaient pas à en ajouter dans leur bain et leurs soins pour avoir la peau douce et défier le temps qui passe. Que diriez-vous d’investir dans un litre de vinaigre de qualité (riz, cidre ou vin) pour voir la vie en beauté ?

Le saviez-vous ?

C’est en 1863 que Pasteur découvre que le vinaigre naît de deux réactions chimiques successives : la fermentation alcoolique et la fermentation acétique. Présentes naturellement dans les fruits, le vin et l’air, ce sont les bactéries acétiques qui s’en chargent.

vignaigres2

Photo : © Sophie Macheteau

Pour adoucir l’eau du bain

Le vinaigre est idéal pour contrecarrer l’eau calcaire du bain. Il vous suffira pour cela d’ajouter 1 tasse de vinaigre de cidre, de riz ou de vin à l’eau de votre bain. Il restaure par ailleurs le pH naturel de la peau et soulage les peaux sèches et irritées.

Pour se détendre

Après une journée stressante, n’hésitez pas à ajouter 1 tasse à thé de vinaigre à l’eau de votre bain. Détente et peau douce garanties ! Vous pourrez bien évidemment mélanger au préalable une huile essentielle relaxante, telle que la lavande, la marjolaine ou la bergamote (2 à 3 gouttes suffiront).

Jadis, les vinaigres aux plantes ou aux fleurs faisaient fureur en cosmétique. Ils étaient parfaits pour stimuler la microcirculation, assainir la peau, réguler son pH et la protéger des irritations, Rose, camomille, sureau, thym, romarin, lierre ou souci : la palette botanique est infinie pour se faire belle.

Pour nettoyer sa peau en profondeur

Ajoutez 3 cuillères à soupe de vinaigre de votre choix à une casserole d’eau bouillante. Transférez l’eau dans un grand saladier, penchez- vous au-dessus en prenant soin de vous recouvrir la tête d’une serviette. Fermez les yeux et restez ainsi quelques minutes. Ce soin ouvrira les pores et supprimera toutes les impuretés de la peau.

Pour supprimer les points noirs

Préparez un vinaigre de fraise. Pour ce faire, écrasez 3 fraises bien mûres et mélangez-les à ¼ de tasse de vinaigre. Laissez reposer environ 2 heures, puis filtrez et appliquez sur le visage et le cou avant le coucher. Rincez à l’eau claire le lendemain matin.

Comment réaliser un vinaigre de toilette ?

Il vous suffira tout d’abord de choisir les plantes que vous souhaitez intégrer (environ 200 g pour 1,5 litre de vinaigre) et de transvaser le mélange dans un grand bocal hermétique. Ensuite, faites chauffer le vinaigre choisi sans le faire bouillir. Versez-le dans le bocal, sur le mélange de plantes. Fermez le bocal et laissez macérer 2 à 3 semaines dans un endroit pas trop exposé à la lumière. Filtrez, laissez reposer quelques jours, puis versez le vinaigre de plantes ainsi obtenu dans une jolie bouteille en verre.

Voici quelques exemples de vinaigres que vous pourrez confectionner :

Pour apaiser les peaux sensibles = des fleurs de camomille, de lavande ou de sureau
Pour assainir les peaux à problèmes et les rééquilibrer = la lavande
Pour faire briller les cheveux = le romarin Pour réaliser un vinaigre déodorant et astringent = la sauge et le thym

Recette express :

Mettez 2 tasses à thé de feuilles de sauge et de branches de thym dans un bocal. Si les plantes sont fraîches, lavez-les et faites-les sécher au moins 2 jours avant de les utiliser. Chauffez 4 tasses à thé de vinaigre sans le faire bouillir et versez-le dans le bocal. Laissez reposer 2 semaines. Filtrez, laissez reposer quelques jours, puis transvasez dans une jolie bouteille en verre.

Les vertus du romarin

romarinLe romarin n’a pas pour seule utilité de parfumer vos grillades estivales. Saviez-vous qu’il avait été employé pendant plus d’un siècle pour ses vertus anti-âge ? C’est d’ailleurs l’ingrédient phare de la célèbre Eau de la Reine de Hongrie. Laissez-moi vous conter son histoire : en la cité de Bude vivait à la fin du 14e siècle, Donna Isabella, reine de Hongrie, âgée de 72 ans, ridée, goutteuse et percluse de rhumatismes.

Un ermite lui offrit une lotion à base de romarin. Tous les matins pendant une année entière, elle but cet élixir, en lava son visage et frotta ses membres atteints.

Cette lotion fit tant d’effet qu’elle guérit, retrouva ses forces et devint si belle que le Roi de Pologne, son voisin, voulut l’épouser.

Cette eau est de nos jours à nouveau commercialisée, mais vous pourrez aisément la réaliser à la maison. Elle pourra être adoptée comme déodorant, astringent, après-rasage, tonique pour la peau et pour sublimer les cheveux.

La recette : Dans un flacon en verre, faites macérer dans 2 litres d’alcool, 2 bonnes poignées de sommités fleuries de romarin, 1 poignée de thym fleuri, une demipoignée de feuilles de marjolaine et une demi-poignée de feuilles de sauge. Exposez cette préparation au soleil pendant un mois puis filtrez la préparation avec un linge propre et fin. Frictionnez-vous chaque jour le corps avec cette eau aromatique après la douche.

Ultra-polyvalent, le vinaigre saura également s’occuper avec brio de vos cheveux en les faisant briller, en ravivant leur couleur ou en les assainissant.

Le baume des Mayas, le sauveur de la peau

Connu au Mexique depuis plus de 1 000 ans, la poudre de tépezcohuite (Mimosa tenuiflora) – appelé « arbre à peau » – est l’ingrédient principal du fameux baume des Mayas.

Enrichi avec de la cire d’abeille bio (la plus fine), de l’huile bio de jojoba et de la propolis, le baume des Mayas combine des propriétés antiseptiques formidables et un pouvoir cicatrisant et antioxydant très puissant.

Le tépezcohuite,
l’arbre miracle du Mexique

Son écorce était utilisée par les guérisseurs mayas depuis le 10e siècle pour son effet « magique », capable de soulager et traiter les lésions de la peau, les brûlures et cicatriser les plaies. Suite à diverses catastrophes ayant touché le Mexique – notamment l’explosion d’une usine à gaz à Mexico en 1984 et le tremblement de terre de 1985 –, le tépezcohuite a été employé avec succès pour parer à la pénurie de médicaments, permettant de soigner les grands brûlés, avec des résultats spectaculaires. D’autre part, ses propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes, ainsi que sa capacité de régénération de l’épiderme, lui ont valu le surnom de « plante miracle ». Il a ainsi été classé comme faisant partie du patrimoine national du Mexique. Depuis très longtemps maintenant, et grâce à sa formulation remarquable, le baume des Mayas est un produit 100 % naturel, qui donne d´excellents résultats dans le traitement de tous les problèmes de peau et de muqueuses. Il calme les démangeaisons, cicatrise et répare rapidement de nombreux problèmes de peau (psoriasis, eczémas, mycoses, dermatoses, acné, dermites, dartres, brûlures, furoncles, abcès, aphtes, gerçures, zona… et beaucoup plus).

Pour en savoir plus :
www.baume-des-mayas.com


Deux préparations galéniques d’antan

Le cérat de Galien

Jadis, nos grands-mères ne disposaient pas tous ces émulsifiants qui sont aujourd’hui à notre disposition en cosmétique « D.I.Y. » (Do It Yourself ou fait maison) pour réaliser une combinaison infinie d’émulsions. Mais elles avaient une arme de beauté absolue qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène : le cérat de Galien, ou « cold cream ». L’invention de cette crème est attribuée (comme son nom l’indique) à un médecin du 2e siècle de notre ère, Galien, médecin grec.

Le saviez-vous ?

Le nom « cold cream » vient de la sensation fraîche que l’application de cette crème laisse sur la peau.

Voici la formule, telle qu’elle est inscrite au codex (formule pour un kilo) :
? 130 g de cire d’abeille
? 535 g d’huile végétale d’amande douce
? 330 g d’eau florale de rose
? 5 g de borate de soude (pour la conservation)

Recette néo-vintage du cérat de Galien

Voici une crème dont vous devriez très rapidement ne plus pouvoir vous passer. Elle est idéale en soin anti-âge ou pour peaux sèches et délicates.

?Préparation : 20 à 25 mn
? Conservation : environ 3 mois

Recette néo-vintage du cérat de GalienMon matériel
? 1 pot de 50 ml
? 2 bols ? 1 mini-fouet
? 1 petite cuillère
? 1 bécher pour mesurer les ml

Dans mon panier
? 6,5 g de cire d’abeille (2 c. à c.)
? 25 ml d’huile végétale d’amande douce
? 20 ml d’eau florale de rose
? 4 gouttes de vitamine E
? 10 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse

La recette
1 > Transvasez l’huile d’amande douce et la cire dans le 1er bol (phase A).
2 > Dans le 2e bol, versez l’eau florale de rose (phase B).
3 > Faites chauffer les deux bols séparément au bain-marie, à 70 °C environ.
4 > Lorsque tous deux sont à la même température, retirez-les du bain-marie, puis versez lentement la phase B dans la phase A, sans cesser de remuer vigoureusement pendant environ 3 minutes. Le mélange blanchit et s’homogénéise.
5 > Sans cesser de remuer, placez le bol dans un fond d’eau froide afin d’accélérer le refroidissement et la prise de l’émulsion pendant encore 3 minutes environ. Terminez au mini-fouet si la préparation devient trop épaisse.
6 > Enfin, incorporez le reste des ingrédients en mélangeant bien entre chaque ajout.
7 > Transvasez la préparation dans votre pot.

Rituel de beauté
Cette crème s’applique matin et/ou soir sur l’ensemble du visage. Elle protège, nourrit et répare la peau en profondeur. Elle convient tout particulièrement aux peaux sèches à très sèches et aux peaux matures.

Mon conseil
si vous n’avez pas de thermomètre, sachez que la phase A est prête lorsque la cire est fondue et la phase B lorsque le mélange arrive à ébullition.

NB : nous avons remplacé le borate de soude par l’extrait de pépins de pamplemousse + 1 antioxydant via la vitamine E.

Photo : © Sophie Macheteau

Le liniment

Célèbre cosmétique galénique, le liniment oléo-calcaire est un mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux. À l’origine, il était principalement utilisé pour nettoyer les fesses des bébés et soigner leurs érythèmes fessiers.

Mais saviez-vous qu’au-delà de cette application pour les plus petits, le liniment oléocalcaire peut servir de crème hydratante quotidienne pour le corps et le visage et de démaquillant ? Autre astuce, il pourra aider les jeunes mamans pour calmer les douleurs au niveau des mamelons (crevasses, dessèchement) lors de l’allaitement.

Vous pouvez également en mettre quelques gouttes dans le bain pour hydrater la peau.

Recette néo-vintage du liniment

Voici la recette d’un soin ultra-polyvalent qui a fait ses preuves et qui devrait vous être bien utile au quotidien, surtout si le temps vous manque.

? Préparation : 10 mn
? Conservation : environ 2 mois

linimentMon matériel
? 1 flacon de 100 ml
? 2 bols
? 1 mini-fouet
? 1 bécher ou 1 petit entonnoir

Dans mon panier
? 50 ml d’huile d’olive (vous pouvez également mettre de l’huile d’abricot ou de noisette)
? 50 ml d’eau de chaux (que vous trouverez en pharmacie)
? 20 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse

La recette
1 > Faites chauffer séparément au bain-marie l’eau de chaux et l’huile d’olive (à 70 °C environ).
2 > Hors du feu, versez l’eau de chaux dans l’huile par petits filets sous constante agitation à l’aide du mini-fouet.
3 > Continuez à agiter jusqu’à ce que l’émulsion devienne tiède.
4 > Laissez refroidir en continuant à battre de temps en temps.
5 > Transférez l’émulsion refroidie dans le flacon au moyen de l’entonnoir.

Rituel de beauté
À l’aide d’un coton ou linge propre, appliquez ce liniment le soir pour le démaquillage. Il ne se rince pas et fera office également de soin de nuit.

Photo : © Sophie Macheteau


Jolie coquelicot mesdames

coquelicot2On profitait autrefois des fleurs de coquelicot pour leurs actions apaisantes et adoucissantes. Elles étaient employées dans les formules de soins visage, essentiellement pour les peaux irritées et sensibles, ainsi que pour le contour des yeux, mais également dans les produits pour bébés.

Le saviez-vous ?

Jusqu’au 16e siècle, le coquelicot se nommait « coquerico », une variante en ancien français désignant, par onomatopée, le cri du coq, en comparaison de la couleur de la fleur et de celle de la crête rouge de l’animal.

Pour renouer avec le passé, n’hésitez pas à confectionner une lotion adoucissante en laissant infuser, pendant 10 minutes, une belle pincée de fleurs séchées pour 30 cl d’eau de source. Filtrez, transférez dans un flacon et conservez 1 semaine maximum au réfrigérateur. Appliquez matin et/ou soir sur une peau bien propre.


éco livres

Plantes de beauté
de Chantal Delphin et Éric Gitton

Plantes de beautéSaviez-vous que l’amande est particulièrement indiquée pour traiter les peaux sèches ? Que les pépins du coing font un excellent masque pour la peau ? Que le citron traite l’acné, le teint terne et les rugosités de la peau des genoux, des coudes et des pieds ? Que l’iris est un formidable agent de blanchiment pour les dents ? Que la lavande apaise le feu du rasoir ? Que l’ortie lutte contre les cheveux gras ou que le coquelicot a des vertus anti-âge ? Il y a aussi toutes ces graines et noix chargées d’huile, de vitamines et d’antioxydants capables d’assouplir, d’hydrater et de retendre notre peau. Après une balade au coeur des histoires et anecdotes sur le rapport entre les hommes et des plantes cosmétiques, vous découvrirez les portraits de 30 espèces de plantes aux propriétés douces et généreuses pour notre beauté ! Un ouvrage vintage très bien conçu et agréable à lire.

19,50 € – Éditions Plume de Carotte

Vinaigres à tout faire – 1000 trucs et astuces au quotidien
Vinaigres à tout faired’Inès Peyret

Dès l’Antiquité, le vinaigre est reconnu comme l’un des produits les plus polyvalents qui soit. Des cuisines des palais de Babylone aux rations des légionnaires, de la mallette d’Hippocrate au must des ménagères en passant par les jardins de Columelle, la salle de bains de Cléopâtre et les bars branchés de Tokyo, le vinaigre s’est imposé. Un ouvrage très pratique avec de nombreuses recettes pour faire du vinaigre votre allié au quotidien.

16 € – Éditions du Dauphin


beaute-img3Beauté capillaire d’antan

Nul besoin de produits ultra-perfectionnés pour avoir de beaux cheveux en pleine santé. Nos grands-mères connaissaient en leur temps toutes les astuces beauté pour résoudre en deux temps trois mouvements nos petits soucis capillaires et sublimer tout naturellement nos cheveux. Voici quelques exemples de leur routine beauté…

J’ai les cheveux gras

Késako ?

Les cheveux gras sont dus à un dérèglement des glandes sébacées, qui sécrètent le sébum en excès. Substance grasse naturelle, ce dernier assure la lubrification du cheveu et sa protection contre la pollution. Mais quand il est en excès, il devient néfaste. Ce déséquilibre concerne 1 femme sur 4. Les causes peuvent être d’origines diverses : pollution, mauvaises habitudes alimentaires, agression du cuir chevelu par des shampooings trop décapants, utilisation du sèche-cheveux excessive, ou à une température trop élevée.

La routine beauté de nos grands-mères

• Un mélange de jus de citron et de romarin, qui, grâce à leurs propriétés astringentes, sauront vous aider pour réguler la production de sébum.
Comment procéder ? Faites macérer 2 cuillères à soupe de sommités de romarin séchées dans 50 ml de jus de citron. Après 28 jours, filtrez, puis appliquez une petite quantité sur les cheveux lors du rinçage.

• Vous avez 5 minutes devant vous et du son de blé sous la main ?
Vos problèmes de cheveux gras peuvent alors se résoudre grâce à cette recette de mamie Jeannette. Réduisez en poudre fine 2 cuillérées à soupe de son de blé. Massez votre cuir chevelu avec cette poudre quelques minutes avant de vous laver les cheveux, le son aura alors absorbé l’excès de sébum.

J’ai des pellicules

Késako ?

Le cuir chevelu est une peau constituée, comme le reste du corps, d’un hypoderme, d’un derme et d’un épiderme. Celui-ci se renouvelle continuellement : des cellules mortes s’empilent à la surface, puis s’éliminent naturellement, cellule par cellule. Lorsque cette élimination se fait par paquets, un état pelliculaire apparaît.

La routine beauté de nos grands-mères

Ma grand-mère Honorine disait : « Faites confiance aux feuilles d’épinards ! »

Bien évidemment, vous aurez sans doute un air surprenant avec votre cataplasme de feuilles d’épinard bouillies sur la tête ! Et pourtant, cette recette de grand-mère est, paraît-il, efficace et facile à réaliser.

Comment procéder ? Il suffit de faire une bouillie de quelques feuilles d’épinard fraîches, de les laisser reposer sur la tête 15 minutes et de masser comme pour un shampooing classique.

J’ai les cheveux secs et cassants

Késako ?

Les cheveux secs sont bien souvent liés à une sous-production de sébum. Les causes peuvent être nombreuses : soins capillaires mal adaptés, brushings, permanentes, colorations, brossages violents, eau de mer, vent, pollution, soleil… Ils manquent de sébum et doivent souvent être réhydratés et nourris en profondeur.

La routine beauté de nos grands-mères

ALe duo huile d’olive et miel, qui améliore l’aspect des pointes fourchues et laisse les cheveux extrêmement doux au toucher.

Comment procéder ? Mélangez 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge avec 2 cuillères à soupe de miel. Répartissez cette préparation sur l’ensemble de la chevelure en massant, puis recouvrez d’une serviette et laissez agir au moins 20 minutes (l’idéal étant une nuit entière). Effectuez ensuite un rinçage, puis procédez à votre shampooing habituel.

BLe jaune d’oeuf, qui contient de la lécithine et nourrit les cheveux secs.

Comment procéder ? Mélangez un yaourt avec un jaune d’oeuf, jusqu’à l’obtention d’une émulsion crémeuse. Appliquez en masque sur les cheveux et laissez poser au moins 20 minutes (l’idéal étant une nuit entière). Effectuez ensuite un rinçage, puis procédez à votre shampooing habituel.
Vous pouvez aussi réaliser une mayonnaise « maison » à l’huile d’olive et vous en servir comme masque nourrissant ! C’est économique, simple, original et très efficace…

CL’avocat ou la banane, qui protègent et nourrissent les cheveux secs.

Comment procéder ? Écrasez la pulpe d’½ avocat ou d’1 banane et mélangez avec un peu d’huile végétale adaptée de votre choix. Appliquez en masque sur les cheveux et laissez poser au moins 45 minutes. Effectuez ensuite un rinçage, puis procédez à votre shampooing habituel.

J’ai le cheveu terne

Késako ?

Les cheveux sont ternes lorsque ses écailles se relèvent et empêchent ainsi l’effet miroir de la lumière. Ils deviennent rêches, ternes et inesthétiques.

La routine beauté de nos grands-mères

• Le rhum ou le cognac, de sérieux alliés pour faire briller les cheveux. Comment procéder ? Utilisez l’équivalent d’une petite tasse à café de l’un de ces deux alcools dans la dernière eau de rinçage. Attention, ce n’est que pour vos cheveux !

• Pour donner de la lumière aux cheveux bruns et de jolis reflets châtains, adoptez l’infusion de thé noir. Le résultat est bluffant.

Comment procéder ? Utilisez l’équivalent d’une petite tasse à thé dans la dernière eau de rinçage. Cheveux clairs s’abstenir !

J’ai le cheveu fin, mou et manquant de volume

Késako ?

Les cheveux fins sont souvent liés à une prédisposition génétique. Le diamètre d’un cheveu se situe normalement entre 50 et 100 micromètres. Dans le cas des cheveux fins, la moelle de la tige est très fine, voire inexistante, ce qui altère leur tenue et les rend plus fragiles. Un cheveu fin entraîne bien souvent un manque de volume. Des shampooings inadaptés peuvent également être responsables des cheveux mous sans volume.

La routine beauté de nos grands-mères

Le jaune d’oeuf. Il contient en effet de la lécithine, qui donne aux cheveux de la tenue et du volume.

Comment procéder ? Mélangez un yaourt avec 1 jaune d’oeuf, jusqu’à l’obtention d’une émulsion crémeuse. Appliquez en masque sur les cheveux et laissez poser au moins 20 minutes (l’idéal étant une nuit entière). Effectuez ensuite un rinçage, puis procédez à votre shampooing habituel.

Une astuce à « piquer » à nos grands-mères

Comme elles n’étaient pas en mesure de se laver quotidiennement les cheveux, nos grandsmères avaient pour habitude de se concocter un shampooing sec pour patienter un peu. Elles employaient soit de la fécule de maïs, soit de la farine de pois chiches, du bicarbonate de soude ou encore de l’argile blanche. N’hésitez donc pas à faire de même. Il vous suffira pour cela d’appliquer sur cheveux secs l’équivalent d’1 à 2 cuillères à soupe de l’une de ces poudres (ou d’un mélange), de masser vos cheveux avec les doigts, puis de bien les brosser pour éliminer l’excédent.

Ces parfums vintage qui réenchantent notre nez

Longtemps boudées, les fragrances florales d’antan reviennent de plus en plus au goût du jour et réenchantent nos parfums, pour le plus grand bonheur de notre nez. La preuve par 4…

Le muguet

De la famille des Liliacées, le muguet et ses clochettes porte-bonheur ont inspiré bien des poèmes à travers l’histoire.

C’est une fragrance féminine, douce et pure, aux notes florales très délicates, avec un départ légèrement vert et un fond rosé ; des notes gaies, fraîches et jeunes, qui allègent l’esprit. Elle devrait ravir les amoureux de la nature et du printemps…

On la trouve fréquemment en parfumerie sous forme de parfum de synthèse, mais vous pourrez acheter, pour la confection de vos jus maison, une fragrance cosmétique concentrée d’origine naturelle, réalisée avec des fractions ou isolats d’huiles essentielles (composants isolés obtenus par distillation fractionnée d’huiles essentielles), ou bien des substances produites à partir de matières premières végétales par des procédés écologiques, tels que la fermentation ou l’hydrolyse.

La violette

Voici une fragrance féminine très rétro qui revient sur le devant de la scène. Elle possède des notes florales délicates et fraîches, avec un fond légèrement sucré et un coeur floral aux accents verts et poudrés. Une senteur très naturelle et très authentique de violette, évoquant la douceur et l’innocence, avec ses notes régressives de bonbon à la violette.

L’iris

La poudre de racines d’iris est une matière première réputée depuis plusieurs siècles pour son usage en parfumerie en tant que fixateur de parfum. Elle possède une odeur très fine, caractéristique et agréable. C’est une sublime note de coeur, qui permet d’évoquer l’innocence et la pureté, tout en restant très féminine. Pour la réalisation de vos parfums maison, vous pourrez la faire macérer dans une base alcoolique (vodka ou alcool à 70°), ou intégrer un extrait au C02 d’iris, plus simple d’utilisation.

La rose

Reine des fleurs, la rose n’en finit pas de nous séduire. Grâce à son odeur suave, sucrée, riche et opulente, elle est l’une des fleurs les plus utilisées en parfumerie depuis l’Antiquité. Elle se marie à merveille avec la violette ou des notes fruitées et épicées.

Retrouvez toutes ces matières premières naturelles sur www.aroma-zone.com


Claire Devaux - beauté

Une beauté intemporelle

Quand on demande à une femme quel est le meilleur conseil beauté qui lui a été donné, elle cite souvent sa mère ou sa grand-mère. En matière de beauté aussi, à chacune sa petite madeleine en somme ! Et quoi de mieux qu’un secret de beauté de famille qui se transmet de génération en génération ? Appliquer une touche de parfum solide derrière l’oreille, détourner son rouge à lèvres pour rosir subtilement ses pommettes, se brosser les cheveux 100 fois avant de se coucher, les tresser pour la nuit… autant d’astuces qui traversent le temps et ne cessent de nous rendre belles, éternellement !


Les hydrolats de Cèdre et d’Ortie,
deux eaux végétales bienfaisantes pour les cheveux

Issus du processus de distillation des plantes, les hydrolats sont des eaux végétales chargées en molécules aromatiques. Plus doux que les huiles essentielles, ils sont gorgés de bienfaits et nous offrent leurs nombreuses vertus thérapeutiques, énergétiques et de beauté. Véritables « eaux magiques », les hydrolats de Cèdre de l’Atlas et d’Ortie sont de fantastiques sources d’éclat et de santé pour les cheveux. Présentation…

L’hydrolat d’ortie, un trésor de beauté capillaire méconnu

Mal-aimée, la grande ortie, appelée aussi « ortie des jardins », souffre d’un injuste désintérêt… Discrète, cette plante d’une grande richesse en protéines, vitamines et minéraux nous accompagne pourtant depuis des siècles. Utilisée comme légume durant la préhistoire, elle était également bien connue des Grecs et des Romains pour ses vertus médicinales mais aussi pour ses effets stimulants sur la pousse des cheveux ! On la retrouve dans la médecine amérindienne mais aussi en Inde, en médecine ayurvédique. Plante extraordinaire, amie des jardiniers, des herboristes et des gourmets, la grande ortie se révèle une alliée de choix pour la beauté de cheveux. Reminéralisant, revitalisant et équilibrant, l’hydrolat d’ortie redonne de l’éclat aux cheveux, lutte contre leur chute et en favorise la pousse. Utilisé comme tonique capillaire, il rééquilibre les cheveux gras, fortifie les cheveux et combat les pellicules.

Le cèdre de l’Atlas, la force des cheveux en majesté

Symbole de puissance et de courage, le cèdre de l’Atlas est un arbre fascinant, imposant et gracieux à la fois, pouvant atteindre une hauteur de 50 mètres et vivre jusqu’à 2 000 ans. Originaire d’Afrique du Nord, on peut aujourd’hui admirer son allure majestueuse en France, où il a été introduit avec succès. De la distillation de son bois, résulte un hydrolat au merveilleux parfum boisé, chaleureux et rassurant. Réputé pour redonner confiance et respect de soi, effacer les incertitudes et clarifier ses objectifs, l’hydrolat de cèdre de l’Atlas fortifie notre mental mais aussi nos cheveux ! Fortifiant et revigorant, il lutte très efficacement contre la chute de cheveux. Ses puissantes propriétés détoxifiantes purifient le cuir chevelu, luttent contre les pellicules et apaisent l’eczéma au niveau du cuir chevelu. C’est également un adversaire de taille contre les poux !

En pratique

Les hydrolats de cèdre de l’Atlas et d’ortie s’utilisent purs ou associés à un autre hydrolat en friction sur le cuir chevelu comme lotion capillaire fortifiante, embellissante, anti-chute… Intégrés dans une recette de cosmétique « maison », ils permettent également de créer des masques capillaires, shampooings et sérums pour le cuir chevelu.

Pour stimuler la pousse des cheveux, on associera ces hydrolats à l’extrait de maca (Maca Vital Aroma- Zone) ou aux poudres ayurvédiques de Kapoor Kachli et de Brahmi.

Pour lutter contre la chute de cheveux, on utilisera ces hydrolats avec du rhassoul et de la poudre d’ortie, avec les poudres ayurvédiques d’Amla et de Brhingaraj, ainsi qu’avec l’huile végétale de ricin.

Pour combattre les pellicules, on réalisera des masques purifiants et équilibrants du cuir chevelu en associant ces hydrolats à la poudre de Neem et à la poudre de Brahmi, ainsi qu’à l’huile essentielle de cade.

• R e c e t t e s •

Recettes de cosmétique maison “active” de l’équipe experte en formulation cosmétique AROMA-ZONE.

Shampooing végétal Force & Vigueur

Shampooing? Préparation : 5 mn
? Coût : ~2,20 € pour 100 ml
? Difficulté : débutant

Mon matériel
? Un bol
? Mini-fouet
? Cuillère à soupe

Dans mon panier
? 2 c. à s. de Sidr en poudre
? 1 c. à s. d’orange en poudre
? 4 c. à s. d’hydrolat d’ortie bio
? 4 c. à s. d’hydrolat de cèdre de l’Atlas bio

La recette
Préparez une pâte en mélangeant tous les ingrédients.

Rituel de beauté
Inspiré des soins de beauté ayurvédiques, ce shampooing végétal riche en hydrolats de cèdre de l’Atlas et d’ortie, nettoie les cheveux avec délicatesse tout en leur apportant force et vigueur. La poudre de Sidr lave et embellit les cheveux tandis que la poudre d’orange leur apporte brillance, douceur et souplesse tout en les parfumant agréablement. Appliquez sur l’ensemble des cheveux mouillés, massez quelques minutes le cuir chevelu puis rincez à l’eau tiède.

Masque capillaire anti-chute

? Préparation : 5 mn
? Coût : ~1,30 € pour 1 masque
? Difficulté : débutant

Mon matériel
? Un bol
? Mini-fouet
? Cuillère à soupe

Dans mon panier
? 2 c. à s. d’Amla en poudre
? 1 c. à s. d’hydrolat de cèdre de l’Atlas bio
? 1 c. à s. d’hydrolat d’ortie bio
? 1 c. à s. d’huile végétale de carthame bio
? 30 gouttes d’huile essentielle de pamplemousse bio

La recette
Préparez une pâte en mélangeant tous les ingrédients.

Rituel de beauté
Embaumant du parfum boisé et rassurant de l’huile essentielle de cèdre de l’Atlas, ce masque fortifie les cheveux, les revitalise et prévient leur chute. Véritable cocktail « anti-chute », il réunit les meilleurs ingrédients naturels pour lutter contre l’alopécie en une synergie régénérante. Appliquez ce masque sur le cuir chevelu et laissez poser 10 à 15 minutes. Rincez avec un shampooing doux.

 

Les informations proposées par l'Écolomag ne se substituent pas à un avis médical auprès des professionnels de santé compétents. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

 

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.