Santé, Bien-être & Beauté | L'écolomag

Santé, Bien-être & Beauté

L’écolomag N° 49

Une vie « sans » pour 100 % de plaisir

Par Sophie Macheteau

On pense parfois que, pour se sentir bien, il faut avoir plus ou consommer davantage. Or, la surconsommation tend de plus en plus à nous laisser entrevoir ses limites. Désormais, la tendance est à une vision plus épurée de notre vie quotidienne, et ce dans des domaines aussi variés que l’alimentation, la mode ou encore la beauté… L’objectif n’est nullement de créer de la frustration ou de faire culpabiliser, mais de prendre conscience qu’il peut être bénéfique de supprimer peu à peu les choses qui nous encombrent et ne nous font pas forcément du bien à long terme. Au travers de la devise de ce numéro – « Moins, c’est résolument mieux et plus » –, ce sont une nouvelle vision et une nouvelle appréhension de notre santé, bienêtre et beauté que je vous invite à découvrir. Si frugalité, simplicité, naturalité, anti-gaspillage et zénitude sont les maîtres mots de ce numéro, sachez que nous avons tout à gagner à nous alléger du superflu et à revoir notre façon de penser les choses.


La plante du mois
L’hélichryse italienne (Helichrysum italicum)
L-helichryse-italienneL’arnica puissance 100

S’il n’y en avait qu’une à retenir, ce serait peut-être cette plante surprenante, nommée hélichryse italienne et surnommée immortelle, qui pousse originellement autour du bassin méditerranéen. On la rencontre d’ailleurs fréquemment à l’état sauvage sur des sols arides et ensoleillés. Son feuillage argenté persistant en fait également une très belle plante d’ornement des jardins. Mais, ce n’est pas tout… Ultra-polyvalente, elle nous ouvre les portes de la consommation raisonnée, tant ses propriétés sont plurielles et étendues.

Description botanique

L’immortelle possède des tiges simples et dressées, mesurant 10 à 50 cm de haut. Ses feuilles sont alternes1, entières, spatulées2 à la base et lancéolées3 vers le haut. Elle est entièrement recouverte d’un duvet blanc et cotonneux, qui lui donne un aspect grisâtre. Ses petites fleurs jaunes, tubuleuses au centre et filiformes sur le pourtour sont regroupées en petits capitules globuleux. Ces bouquets colorés emplissent l’air de leur parfum intense et caractéristique, mélange de miel, de foin et de curry.

1- disposées de chaque côté de la tige, à des hauteurs différentes.
2- en forme de spatules.
3- en forme de fer de lance.

Étymologie et légendes

Le nom de genre de l’immortelle, Helichrysum, dérive du grec helios (soleil) et chryso (or) car ses fleurs ressemblent à de petits soleils dorés. Elle a d’ailleurs été baptisée « immortelle » à cause de ses fleurs qui ne fanent jamais. Même après avoir été coupées et séchées, elles conservent longtemps leur forme et leur couleur. Cette plante est par conséquent un symbole d’éternité, de constance et d’amour sans fin. Une tradition bretonne veut que l’on ajoute des immortelles à la couronne des mariées. De même, en Chine, offrir des immortelles à de jeunes mariés est un gage de longue vie.

Sous quelle forme utiliser l’hélichryse italienne ?

La plus simple façon de profiter de tous les bienfaits de cette plante magique est de faire appel à son huile essentielle. Mais, attention, pas n’importe laquelle !

Il existe en effet de très grandes variations de qualité sur le marché en fonction de son biotope (climat, nature des sols, ensoleillement…), de sa composition biochimique et de la qualité de la distillation. Celles provenant des Balkans, de l’Italie ou d’Espagne sont loin d’être les plus recherchées.

L’une des meilleures, pour ne pas dire la meilleure huile essentielle d’hélichryse, provient de Corse, et plus particulièrement de la région de la Balagne, une réserve classée comme patrimoine mondial de l’Unesco pour la richesse de sa faune et de sa flore, ainsi que le caractère endémique de certaines espèces. Contrairement aux autres, elle contient un taux d’italidiones (des cétones diterpéniques qui sont rares) très élevé, ce qui lui confère, outre des propriétés antifongiques et cicatrisantes puissantes, une action anticoagulante majeure, incontournable en cas d’hématome. Ces molécules sont également intéressantes pour leur action positive sur la lymphe et la circulation sanguine. Elle contient en outre un pourcentage élevé d’acétate de néryle, un ester aux propriétés antispasmodiques, mais qui est également une molécule de la bonne humeur. Cette huile essentielle aide ainsi à combattre le stress et les peurs, et à retrouver enthousiasme et joie de vivre. À noter par ailleurs qu’elle contient très peu de pinènes, ce qui en fait une huile essentielle très bien tolérée au niveau cutané. What else ?

Le saviez-vous ? Il faut compter environ 900 kg de sommités fleuries pour 1 kg d’huile essentielle, ce qui fait de l’immortelle une huile très précieuse.

Côté santé

L’huile essentielle d’hélichryse italienne de Corse a plus d’un tour dans son sac :

Anti-hématome très puissant, elle est également anti-coagulante, anti-phlébitique (tonifiant de la circulation sanguine), anticatarrhale et mucolytique (dégage les bronches).

Elle régule le taux de cholestérol. Elle est antispasmodique et anti-inflammatoire.

Comment appliquer cette huile essentielle ?

– 2 à 3 gouttes sur un hématome (ou un bleu ou un coup) à raison de 4 fois par jour jusqu’à disparition. Plus l’hématome est ancien, plus la durée de traitement devra se prolonger.

– En friction, diluée dans une huile végétale, en cas par exemple d’une mauvaise circulation sanguine ou de problèmes respiratoires.

Pense-bête : n’oubliez surtout pas cette huile essentielle si vous vous faites arracher une dent de sagesse. Appliquez 2 à 3 gouttes pures sur les joues (à l’extérieur), au niveau de la gencive, et ce juste avant l’opération.

Recette express : Abracadabra – Rollon anti-bleu ou anti-hématome

Dans un petit verre, transférez 8 ml d’huile végétale de calophylle inophyle (Calophyllum inophyllum), puis ajoutez 15 gouttes d’HE de lavande fine, 15 gouttes d’HE de gaulthérie couchée et 30 gouttes d’HE d’hélichryse italienne de Corse bio. Mélangez soigneusement, puis transvasez dans un flacon roll-on de 10 ml. Appliquez directement sur la zone à traiter et renouvelez plusieurs fois par jour, jusqu’à disparition complète du bleu ou de l’hématome.

Côté bien-être

En plus d’être remarquable pour notre santé et les petits maux de la vie quotidienne, l’huile essentielle d’hélichryse est également particulièrement intéressante d’un point de vue énergétique :

Apaise les « bleus » de l’âme (chocs, souffrance, manque de tendresse, blessures psychologiques survenues lors de la petite enfance). Elle amène la détente mentale et optimise la concentration. Elle apporte la paix intérieure en luttant contre la nervosité et la dispersion spirituelle. Elle renforce notre capacité à nous adapter. Elle nous relie à notre subconscient tout en nous ancrant aux forces de la terre. Elle détend et réactive la circulation énergétique.

Comment appliquer l’huile essentielle d’hélichryse ? 1 goutte sous la plante des pieds et 1 goutte au niveau du plexus solaire 2 fois par jour pendant plusieurs jours.

Vous pourrez aussi employer de l’hélichryse italienne de Corse bio, que vous vaporiserez pur au niveau du plexus solaire et masserez ou dont vous profiterez en brume d’ambiance, en remplacement de l’eau dans un brumisateur ou directement dans l’eau du bain.

Recette express : Cocoon zen – Brume d’oreiller détente nerveuse

Remplissez la moitié d’un flacon vaporisateur de 100 ml avec de l’hydrolat d’encens sauvage, puis complétez avec de l’hydrolat d’hélichryse italienne bio de Corse. Vaporisez 30 mn avant le coucher sur les taies d’oreiller de votre lit.

Côté beauté

La richesse en composés phénoliques des fleurs l’immortelle leur confère une forte activité antioxydante. Elles sont idéales pour le soin des peaux matures et stressées.

Les fleurs d’immortelle sont douées d’un effet activateur de la microcirculation qui permet de lutter contre les rougeurs diffuses du visage. Elles peuvent aussi entrer dans la composition de crèmes de massage pour les pieds et les jambes. Enfin, les fleurs d’immortelle bénéficient de vertus purifiantes conseillées pour les peaux et cheveux gras.

Là encore, l’huile essentielle et l’hydrolat aromatique feront merveille pour le soin des peaux couperosées, atténuer les cicatrices et les vergetures, apaiser les rougeurs cutanées et régénérer l’épiderme.

L’huile essentielle devra être diluée dans une huile végétale appropriée (jusqu’à 70 gouttes d’huile essentielle d’immortelle pour un flacon de 100 ml) et l’eau florale pourra être utilisée pure.

Recette express : Rêve blanc – Masque visage anti-rougeur

Dans un bol, mélangez 2 cuillères à soupe d’argile blanche avec 2 cuillères à café d’hydrolat d’hélichryse italienne bio de Corse. Appliquez uniformément sur le visage, puis laissez poser 5 à 10 mn. Rincez à l’eau tiède, puis appliquez une crème hydratante.


Côté Santé

cote-sante-img1Les clés d’une nouvelle vie

Vous avez le sentiment de ne pas être dans le corps dans lequel vous souhaiteriez être ? Vous avez l’intime conviction que vous pourriez optimiser votre santé et votre vitalité en adoptant de nouvelles habitudes alimentaires et en changeant des choses toutes simples de votre vie quotidienne ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser ce type de questions et à espérer une vie plus simple, plus saine et plus harmonieuse. La bonne nouvelle est que, bien souvent, nous attendons des autres et de la médecine ce que nous avons en fait à portée de main. Car nous détenons en grande partie les clés de notre santé et de notre équilibre. Et si une vie sans excès, sans stress, sans (trop) de médicaments et exempte de certaines substances dont nous pouvons nous passer pour vivre mieux et plus longtemps était finalement la solution pour parvenir à l’équilibre dont nous rêvons tous ?

La règle des 3 S pour reprendre son alimentation en main

Les plus grands changements reposent parfois sur les idées et les principes les plus simples. La règle des 3 S en est la plus belle illustration et conjugue avec brio 3 notions simples, mais dont la mise en application se révèle bien souvent très efficace :

S comme Simplicité

La simplicité fait référence à 2 idées fondamentales pour reprendre son alimentation en main :

• tout d’abord, qu’il n’est pas forcément utile de manger des choses ultra-sophistiquées pour se régaler ;

• ensuite, que nous consommons en règle générale trop de produits industriels, dont la qualité des ingrédients laisse parfois à désirer et dont nous ne maîtrisons nullement la composition (trop de sel ou de sucre cachés, notamment).

S comme Saveurs

Cette idée est liée à la première : plus les aliments choisis seront de qualité (bio, production raisonnée, production locale), plus l’envie de manger simplement sonnera comme une évidence. Entre des frites et des haricots verts en boîte trop cuits et insipides, qui ne serait pas tenté de choisir les frites ? A contrario, si les haricots sont fins, cueillis à la main et demeurent croquants en bouche, la réponse ne sera certainement pas la même.

Consommer des aliments de qualité présente également le grand avantage de diminuer sa consommation de sauces en tout genre. Car plus les choses ont du goût, moins le « sauçage » s’avérera utile. Mettre à nu vos légumes est un excellent moyen de redécouvrir le goût et de rééduquer notre palais.

Pour optimiser les saveurs, la pertinence de la cuisson est indispensable. Privilégiez les cuissons vapeur, dont l’eau pourra être parfumée avec quelques herbes aromatiques. Nous avons tendance à faire trop cuire les légumes ; résultat, ils perdent bien souvent leur jolie couleur (n’oublions pas que la vue est l’une des composantes essentielles du plaisir de manger). Préférez les légumes al dente, avec un temps de cuisson court, à la fois pour le goût (c’est meilleur et bien plus fun lorsque c’est craquant) et pour une meilleure préservation des micronutriments.

Astuce n° 1 : une fois les légumes retirés du feu, pensez à bien stopper leur cuisson avec un bain d’eau glacée (quelques glaçons dans de l’eau fraîche).

Astuce n° 2 : pensez à faire cuire les légumes séparément afin d’avoir pour chacun la « juste cuisson ». C’est d’ailleurs ce que font tous les grands chefs !

Astuce n° 3 : misez sur des légumes de saison. Bien évidemment, ce n’est pas parce qu’ils sont de saison qu’ils seront forcément bons, mais vous mettrez néanmoins toutes les chances de votre côté.

S comme Sagesse ou l’art de la frugalité

« Mon corps est un jardin, ma volonté est son jardinier. »
William Shakespeare

Indéniablement, nous mangeons trop et trop vite. Réduire les quantités, en misant davantage sur la qualité des aliments et soigner la présentation peut s’avérer être bien plus nourrissant, pour le corps et l’esprit, que n’importe quel plat gargantuesque.

Nous oublions trop souvent que la taille naturelle de notre estomac correspond à peu près à celle de notre poing. Inutile donc de trop manger sous peine de lui donner de mauvaises habitudes en le conditionnant à plus et en le rendant finalement paresseux. Retenez que c’est en ne mangeant que lorsque l’on a faim, et juste assez pour calmer cette faim, que l’on peut trouver un équilibre. Mais, pour cela, encore faut-il ramener son estomac à sa taille normale et lui réapprendre à ressentir la faim et la satiété. En grignotant constamment, ce que nous sommes parfois tentés de faire, les sensations de faim et de satiété disparaissent. Alors, laissez au corps le temps de ressentir et de réclamer… Par ailleurs, la frugalité est parfois perçue comme une frustration et les mots qu’on lui associe souvent sont abstinence ou austérité. Il y a pourtant une toute autre manière, bien plus positive, de percevoir la frugalité. Certes, si la période de transition peut demander quelques efforts (mais pas forcément de la frustration), la frugalité apporte très vite une grande satisfaction au quotidien. Non seulement on se sent mieux dans son corps, mais on redécouvre le goût des choses et le plaisir de manger n’en est que plus grand. Et, n’oubliez pas, un repas frugal peut constituer un véritable festin !

Pour manger peu, le seul impératif est de manger avec plaisir. Et pour ce faire, voici quelques conseils simples à mettre en pratique :

• Mangez dans un climat propice à la détente (pas de télé, ni trop de bruit).

• Privilégiez la convivialité (en famille, entre amis…).

• Misez sur une jolie vaisselle et une présentation soignée.

• Suivez votre instinct et préparez des choses saines que vous aimez et que vous choisirez en fonction de vos envies du jour.

• Pensez à manger en pleine conscience, en étant concentré sur ce que vous mangez et sur le plaisir que cela vous procure. Ne laissez pas votre esprit vagabonder, mais soyez dans l’instant présent. C’est parce que ces proportions sont minimes qu’on les déguste d’autant mieux, lentement, bouchée par bouchée.

• Pensez à émoustiller vos papilles et tous vos sens en ajoutant des épices, des herbes aromatiques ou, pourquoi pas, 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle d’agrume (citron, pamplemousse, yuzu, cédrat…) dans une sauce vinaigrette maison. Et retenez que pour manger peu, il faut absolument enrayer la monotonie et la morosité.

• Pensez bien qu’à chaque repas, il est recommandé de s’arrêter à 80 % de satiété (lorsqu’il vous reste encore une petite place !). Là encore, ce rituel procure vite une grande satisfaction. On se sent mieux, on digère plus vite et on reste dans une belle énergie.

Attention toutefois à y aller progressivement et ne soyez pas trop dur avec vous-même. Car n’oubliez pas que trop de contrôle aboutit bien souvent à des excès. Vous aurez bien plus à gagner en misant sur un rééquilibrage progressif. Tout est une question d’équilibre !

À lire…

L’art de la frugalité et de la volupté
livre-frugalite-voluptede Dominique Loreau

Des observations, des recettes et des conseils pour revoir son alimentation, avec simplicité. Frugalité et volupté sont les clefs du mieux vivre pour améliorer sa santé, son moral, son environnement et son budget en mangeant mieux.

Face à la consommation à outrance, l’auteur invite à appliquer le « moins pour plus » dans tous les domaines, du matériel au spirituel et, plus particulièrement, dans notre alimentation.

Des conseils, des astuces et des recettes très simples pour reconstruire son rapport à la nourriture, économiquement, et retrouver un plaisir vrai : c’est ce que propose cet ouvrage plein de bon sens.

Entre l’essai et le guide pratique, L’art de la frugalité et de la volupté apprend à réconcilier corps et esprit en toute sérénité.

5,99 € – Éditions Marabout


livre-laitThierry-SouccarVers une vie sans lait ?

La consommation de lait de vache est de plus en plus controversée. Que faut-il en penser ? Nous avons interrogé Thierry Souccar, journaliste scientifique et auteur du livre Lait, mensonges et propagande aux éditions Thierry Souccar.

Les produits laitiers sont-ils vraiment « nos amis pour la vie » ? Pourquoi ?

Le principal intérêt des produits laitiers, ce sont les protéines et le calcium. Or, on ne manque généralement ni des unes, ni de l’autre. En fait, tous les constituants des laitages peuvent se trouver dans d’autres aliments, y compris végétaux. On a donc du mal à voir en quoi ils seraient nos « amis pour la vie ». Ce slogan a été inventé pour faire croire qu’en mangeant 3 à 4 laitages par jour, on prévient les fractures. Mais on sait aujourd’hui que c’est un mensonge.

Si vous deviez nous donner 5 bonnes raisons d’arrêter le lait de vache, quelles seraient-elles ?

Le lait de vache ne pose pas de problème particulier si on le tolère (pas d’intolérance au lactose, pas d’auto- immunité) et si on en consomme modérément, soit moins de 2 portions par jour. Mais 40 % de la population, surtout au sud de la Loire, est intolérante au lactose, et 10 à 15 % a un problème d’autoimmunité, qui peut être exacerbé ou déclenché par les protéines laitières. Ces personnes devraient éviter ou fortement limiter les produits laitiers. Par ailleurs, ces aliments, à dose élevée (3 portions et plus chaque jour), ont été associés à des risques accrus de Parkinson et de certains cancers. Si on a un risque de cancer, je conseille de les limiter car ils apportent des facteurs de croissance (IGF-1, insuline), des hormones (estrogènes, progestérone) et, surtout, augmentent le niveau de facteurs de croissance dans l’organisme.

Pourquoi, selon vous, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) continue-t-il à recommander sa consommation ?

C’est assez difficile pour les pouvoirs publics d’admettre que l’on s’est trompés et que l’on a roulé dans la farine plusieurs générations de Français, alors que toutes les études étaient éloquentes. C’est d’autant plus difficile que le responsable du PNNS a longtemps travaillé pour l’industrie laitière.

laitQu’appelle-t-on le paradoxe du calcium ?

Ce terme, créé par l’OMS et la FAO, décrit la situation des pays de la planète : les pays les plus gros consommateurs de calcium (à cause des laitages) sont aussi ceux dans lesquels le taux de fractures est le plus élevé.

D’après-vous, quels sont les freins à vouloir supprimer le lait de notre vie quotidienne ?

Les produits laitiers peuvent être savoureux. Je pense aux fromages fermiers, accompagnés d’un bon vin. Ce serait à mon sens le principal frein à l’arrêt total des laitages !

Quelles seraient les alternatives ?

Tout dépend de ce dont on parle. S’il s’agit des protéines, il y a les oeufs, les viandes, poissons, les légumes secs… Pour le calcium, tous les végétaux – notamment crucifères –, les eaux minérales, les amandes, les sardines entières. Pour la consistance, les laits végétaux comme le tonyu (soja).

Pensez-vous que le meilleur calcium soit celui d’origine végétale ? Pourquoi ?

Toutes les sources de calcium sont bonnes à prendre. Il n’y a pas de grandes différences, si ce n’est que le calcium d’origine animale s’accompagne de phosphore, et que l’on a tendance à surconsommer ce minéral.

Le mot de la fin ?

Le cas du marketing et de la propagande laitières ces dernières décennies est emblématique du dévoiement de la recherche scientifique, pour des raisons purement commerciales : études bidon, marketing mensonger, création de toutes pièces de pseudomaladies, compromissions et conflits d’intérêts à tous les niveaux, y compris avec les ministères. C’est un cas d’école qui devrait être disséqué dans les BTS de diététique, les écoles de commerce et les écoles de l’administration. Qu’il y ait encore aujourd’hui des agences gouvernementales, des médecins et des médias pour colporter les bobards de l’industrie – les anciens comme les nouveaux – est la preuve que nous devons tous rester vigilants.


Vers une vie moins sucrée !

sucreA force de nous seriner, via des publicités savamment élaborées, que le sucre est « le plus petit des grands plaisirs », nous avons fini par le croire et nous sommes devenus des « becs sucrés », complètement accros à cette douceur qui nous fait du bien et que nous percevons comme une récompense, un réconfort dans une vie quotidienne de plus en plus stressante et anxiogène. Si cette substance addictive nous apporte pendant quelques heures une sensation de bien-être, elle provoque par la suite des ravages sur la santé, tels que des maladies chroniques, de l’épuisement, du stress et un surpoids.

Selon Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS, qui a fait beaucoup de bruit en 2007 en démontrant, dans son laboratoire du CNRS de l’université Victor Segalen à Bordeaux, que le sucre raffiné avait un pouvoir attractif plus fort que la cocaïne sur des rats, « une personne sur dix souffre d’addiction aux sucres et aux graisses. » Les Français consommeraient 25 kg de sucre ajouté par an et 15 kg de sucre caché, le tout principalement sous forme de glucose et de fructose (miel, sirop d’érable, fruits industriels en boîtes, boissons sucrées, pommes, fruits secs, gâteaux industriels, jus de fruits…). Si les dangers de la surconsommation de glucose sont connus, ceux du fructose le sont moins. Or, la surconsommation de fructose augmente le risque d’obésité et de maladies cardiovasculaire.

Pourquoi ? Eh bien parce qu’après digestion, le fructose est orienté vers le foie, où il sera stocké ou utilisé. Si les apports en fructose sont trop importants, le foie n’a pas la capacité à métaboliser ce dernier, qui va alors être rapidement transformé en graisses.

Qu’en est-il alors de la consommation de fruits ? Il faut privilégier la consommation de fruits entiers au profit des jus de fruits (frais ou industriels), qui contiennent beaucoup de fructose. En effet, lorsque l’on mange des fruits, l’absorption du fructose au niveau de l’intestin est nettement ralentie par les fibres et la structure générale du fruit. De plus, un fruit ne contient que 10 gr de fructose, en moyenne. Donc, difficile de dépasser dans ce cas la capacité du foie à métaboliser le fructose des fruits si on se limite à 2 ou 3 fruits par jour. Et saviez-vous qu’un verre de 200 ml de jus de pomme contient 20 g de sucre naturel, soit la même quantité que dans un verre de Coca ?

Pourquoi manger trop de sucre pose-t-il problème ?

• Lorsque l’on mange trop de sucre, cela perturbe la capacité de notre corps à réguler correctement sa présence dans le sang. En effet, dans ce cas, notre pancréas suscite la sécrétion d’une hormone que l’on appelle l’insuline. Celle-ci va déclencher le stockage du sucre dans nos cellules. Et plus nous faisons travailler notre insuline, plus nous « musclons » nos capacités de stockage. Nous allons donc ainsi accumuler de plus en plus vite tous ces sucres dans nos cellules, qui n’auront pas été utilisés immédiatement par l’organisme et prendre du poids.

• Second souci : lorsqu’il veut « régler » un pic de sucre dans le sang, le pancréas déclenche une libération massive d’insuline pour le faire baisser ; mais, de ce fait, il va retirer trop de sucre du système sanguin. Conséquence ? Une forte envie de manger une sucrerie ou un gâteau pour compenser se fait sentir.

• Enfin, le sucre détruit nos « détecteurs » de faim. Un niveau élevé d’insuline interfère avec le fonctionnement de la leptine, une hormone impliquée dans la régulation de l’appétit et le stockage des graisses. Les sucres sont digérés si vite que le système digestif n’a pas le temps de communiquer au cerveau qu’il a assez mangé. Ce qui nous donne envie de manger plus et trop par rapport à nos besoins corporels.

Conclusion : l’excès de sucre nous expose davantage au risque de diabète et aux maladies cardiaques. Une étude a démontré que le risque de diabète augmente de 1,1 % pour une personne qui absorbe chaque jour 150 calories de plus lorsque celles-ci proviennent du sucre. Et ce n’est pas parce que la consommation excessive de sucre ne se voit pas sur notre silhouette qu’il ne faut pas s’en inquiéter. Rappelons à ce propos qu’il n’y a pas que la graisse sous-cutanée, mais il faut également pensez à la graisse viscérale (graisse stockée autour de notre abdomen et des organes internes importants comme le foie, les reins et le coeur). La consommation excessive de fructose entraîne bien souvent une augmentation de la quantité de graisse viscérale. Plusieurs journalistes ont récemment expérimenté le « zéro sucre ajouté » dans leur alimentation et ont relaté leur expérience dans un ouvrage consacré à ce sujet. De manière unanime, ils (ou elles) ont pu constater après quelques semaines une bien meilleure vitalité, un esprit plus calme et positif et une sensorialité amplifiée.

Si l’objectif n’est nullement que nous devenions brutalement des ayatollahs du « zéro sucre », il semble aujourd’hui évident et nécessaire de réduire notre consommation journalière de sucre.

Voici 10 recommandations qui devraient vous êtes utiles pour diminuer votre consommation de sucre :

• Amusez-vous à traquer la présence de sucres sur les étiquettes alimentaires.
• Évitez de consommer les jus de fruits industriels, mais aussi pressés.
• Évitez au maximum les produits transformés.
• Faites le tri dans vos placards.
• Ne craignez pas les bonnes graisses (oléagineux, poissons gras, l’avocat, l’huile de coco…).
• Variez les saveurs et les plaisirs.
• Évitez de manger entre les repas.
• Anticipez vos courses et vos repas pour ne pas craquer.
• Évitez de faire les courses lorsque vous avez faim.
• Faites le plein de fibres et de protéines, qui contribuent à ralentir la vitesse de la digestion.

Pour aller plus loin…

Décrochez du sucre
livre-decrochez-du-sucredu Dr Jacob Teitelbaum, Christie Fiedler et Deidre rawlings

Cet ouvrage nous explique qu’il existe 4 principaux types de dépendance au sucre. Il nous aide à déterminer à quel type de dépendants l’on appartient et propose pour chacun un traitement spécifique. Il expose comment libérer l’organisme de cette addiction et des envies compulsives en adoptant une alimentation plus saine afin de retrouver la forme, l’énergie et la ligne. Un ouvrage qui permet, par une approche étape par étape, à l’aide d’outils et de conseils précieux, de comprendre les causes de l’addiction, d’identifier le type d’addiction, de rééquilibrer son organisme et d’améliorer rapidement forme et bien-être.

Éditions Marabout – 15,90 €

Zéro sucre
livre-zero-sucrede Daniel Gerkens

Le sucre est omniprésent dans notre alimentation, jusqu’à se cacher dans de nombreux produits salés. De plus en plus de médecins prônent une réduction drastique du sucre. La prise de conscience de Danièle Gerkens s’est transformée en aventure personnelle. Pendant un an, elle a décidé de vivre sans sucre. Les bienfaits physiques et psychologiques ont tout de suite été spectaculaires.

À travers son expérience et ses rencontres avec de nombreux spécialistes, elle nous donne sa méthode pour diminuer de façon non contraignante notre consommation de sucre, tout en gardant une alimentation et une vie sociale épanouies. Danièle Gerkens propose des centaines d’informations et de trucs simples à appliquer, pour des résultats immédiats. En une année, elle a perdu du poids, retrouvé une santé de fer et gagné en bien-être psychologique.

Éditions Les Arènes – 17 €

Sans sucre ajouté
livre-sans-sucrede sue Quinn

Notre alimentation regorge de sucre, essentiellement présent dans les produits transformés que nous consommons quotidiennement. Cet excès de glucides n’est pas sans conséquences pour la santé : hypertension artérielle, obésité, dégénérescence cérébrale… Le sucre est à l’origine de nombreuses maladies. Ce livre nous apprend à réduire efficacement notre consommation de sucres ajoutés grâce à des conseils pratiques et des recettes faciles à réaliser. On y trouvera, par exemple, les recettes de base : ketchup, sauce barbecue, compote, mayonnaise, confiture, des propositions de petits-déjeuners ou d’en-cas, sans oublier les desserts ! 65 recettes naturellement sucrées, pour adopter une alimentation saine et équilibrée au quotidien.

Éditions Marabout – 10,90 €

Comment j’ai décroché du sucre
livre-j-ai-decroche-du-sucrede Charlotte Debeugny

Dans ce livre, Charlotte Debeugny nous alerte sur les dangers du sucre sur notre santé et nous propose de suivre un programme simple et efficace au terme duquel chacun retrouvera tonus et bienêtre. Elle nous invite, par exemple, à abandonner certaines habitudes et à privilégier certains aliments pour limiter notre consommation de sucres ajoutés. Avec des idées de menus, des astuces pour mieux lire les étiquettes, on apprend, par exemple, à débusquer ces glucides qui s’invitent malgré nous dans notre assiette. Des conseils pratiques pour retrouver les bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée !

Éditions Marabout – 9,90 €

C’est décidé j’arrête le sucre. Un programme détox et minceur en 8 semaines
livre-j-arrete-le-sucrede sarah Wilson

Ancienne accro au sucre, l’auteur a mis au point un programme infaillible, basé sur son expérience personnelle. Pendant 8 semaines, on apprend à s’alimenter autrement sans renoncer à la joie de vivre et au plaisir des papilles ! L’auteur nous donne les clés pour :

• apprendre à vaincre sa dépendance au sucre et retrouver un bien-être durable,
• éliminer la sensation de manque grâce à des astuces simples et efficaces,
• apprendre à remplacer le sucre par des ingrédients bons pour la santé.

On a adoré : 108 recettes faciles et saines, mais toujours gourmandes, pour cuisiner sans sucre : plats détox, en-cas sains et malins, mais aussi desserts, gâteaux, chocolat et friandises.

Éditions Larousse – 14,90 €


Trop, c’est trop !

boissonsNous consommons en règle générale beaucoup trop de jus de fruits et de sodas en tout genre. Car, à force de les boire glacés, notre énergie vitale a été anesthésiée par ce trop plein de sucre. Si vous, vos enfants ou vos ados avez la fâcheuse habitude de boire trop de sodas, faites le test suivant : servez-vous un verre, laissez le jus se dégazéifier et faites-le chauffer. Tentez ensuite de le boire et observez ce qui se passe… Vous ou vos enfants devriez faire une moue écoeurée devant cette boisson des plus indigeste ! Un excellent moyen de prendre conscience que, vis-à- vis du sucre, le froid est un leurre dont il faut grandement se méfier.

Au-delà du sucre (en trop grande quantité) que nous ajoutons dans notre alimentation (pour sucrer un yaourt, une crêpe, pour faire des gâteaux…), il y a tout le sucre raffiné (car bon marché) qui se trouve dans la quantité pharaonique de produits industriels que nous consommons au quotidien (80 % des produits que nous consommons sont industriels). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les industriels ont eu la main lourde sur le sucre et en ont mis partout (ou presque), dans des produits sucrés bien évidemment, mais aussi dans d’autres plus surprenants, comme les biscottes, le jambon, la sauce tomate ou certaines boîtes de thon. Pourquoi ? Parce que le sucre a des fonctions variées et multiples en cuisine, telles que rectifier l’acidité, rehausser le goût de certains aliments – comme par exemple les fruits –, empêcher l’oxydation de la viande, former des composés colorés et aromatiques (la fameuse réaction de Maillard, capable de rendre si appétissants les jambons braisés et les pâtés de campagne et en croûte…).


Une vie sans viande ?

viandeRéduire notre consommation de viande est devenu un impératif pour préserver notre santé et limiter le réchauffement climatique. Les Français mangent, en effet, 3 fois plus de viande qu’il y a 50 ans, période à laquelle la viande était un plat de fête, généralement consommée une fois par semaine, le dimanche.

Aujourd’hui, l’hyperproductivité effrénée imposée par le marché conduit à des dérives biologiques et sanitaires graves, ayant des répercussions sur la santé de l’animal et du consommateur : des truies en gestation bientôt 12 mois sur 12, des poulets aux hormones atteignant un physique adulte en un temps record, etc. Bref, rien de très naturel pour les animaux et, par voie de conséquence, pour nous.

Avec la hausse de la demande, grand nombre d’éleveurs sont tentés de produire toujours plus de viande, au mépris des impacts que cela pourrait avoir sur l’environnement. Et cela conduit à des répercussions environnementales désastreuses :

• Les céréales nécessaires à l’alimentation du bétail sont cultivées à grands coups de pesticides, le plus souvent sur des terres déforestées.

• Les produits phytosanitaires, utilisés pour la culture du fourrage destiné au bétail, sont de gros émetteurs de protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre qui vit jusqu’à 120 ans dans l’atmosphère.

• L’épandage du fumier pose également problème, puisqu’il génère des nitrates qui s’infiltrent dans les sols. Une étude publiée par Environmental Research Letters estime que la consommation mondiale de viande devrait diminuer de 50 % d’ici à 2050 pour éviter un désastre climatique.

Bien évidemment, la solution n’est pas que tout le monde devienne végétarien, mais il est grand temps de réduire les portions et de manger moins souvent de la viande.

5 chiffres qui en disent long…
Plus d’1 million d’espèces d’insectes connues.
1/3 de la population mondiale

mange d’ores et déjà des insectes. Les insectes ne génèrent pas de chaleur.
10 kg d’herbe sont suffisants pour produire
9 kg d’insectes contre 1 kg de viande bovine.
Les grillons sont prêts a être consommés après 8 semaines d’élevage.

Les insectes, une alternative ?

Uinsectesn excellent moyen de sauver la planète serait de manger des insectes. Si nous avons du mal à nous faire à cette idée, c’est pourtant une réalité. Faciles à élever, riches en protéines et en minéraux, ils sont sans nul doute une clé de l’alimentation de demain. La FAO a d’ailleurs lancé un programme pour encourager l’élevage à grande échelle des insectes, élément nutritionnel peu cher et écologique. Les insectes pourraient nourrir plus de 9 milliards d’humains d’ici 2030. À moins de se mettre au véganisme ou au végétarisme, c’est sûrement la solution la plus écologique qui s’offre à tous les mangeurs de viande.


Une alimentation allégée en gluten

Par Sophie Macheteau

Sophie-MacheteauLe « sans gluten » prend des allures d’épidémie et modifie de plus en plus nos modes de consommation. Les industriels ont d’ailleurs bien compris l’intérêt économique que ce nouveau marché pouvait générer, à en juger par le nombre pharaonique de produits sans gluten commercialisés actuellement sur le marché via les magasins bio, mais également via internet et les réseaux de distribution alimentaire classiques.

Les personnes intolérantes* au gluten, souffrant d’une maladie auto-immune – la maladie coeliaque –, ainsi que les personnes allergiques au gluten, n’ont pas d’autres choix que de supprimer totalement le gluten de l’alimentation.

Mais de plus en plus de personnes, qui ne font pas partie de ces deux catégories et qui n’ont aucune obligation de suivre un sevrage, souhaitent tenter l’aventure du sans gluten. Alors pourquoi ? Si certains le font pour des raisons discutables (parce que c’est à la mode ou pour perdre du poids…), d’autres souhaitent réduire, voire supprimer, leur consommation de gluten, sentant très clairement une sensibilité croissante vis-à-vis de ce dernier et des problèmes digestifs récurrents. Cette sensibilité, plus ou moins prononcée en fonction des personnes et qui peut se traduire par une sensation d’inconfort au niveau digestif (ballonnements, diarrhées, ventre gonflé…), n’est pas un leurre mais bel et bien une réalité, tant la qualité du blé (céréale qui n’a cessé de muter) a baissé depuis plusieurs années en raison d’une agriculture intensive. Bien évidemment, ces personnes peuvent tenter, dans un premier temps, de privilégier des farines de qualité fabriquées traditionnellement à la meule de pierre, mais peuvent tout à fait, si elles le souhaitent, tester le « sans gluten » sur une période donnée pour pouvoir se faire leur propre opinion et voir quels changements sont susceptibles de s’opérer (ou non). Telle fut ma décision il y a un an…

Un an sans gluten, le verdict ?

Voilà tout juste un an que j’ai totalement supprimé le gluten de mon alimentation. Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Bien évidemment, il a fallu dire adieu à la baguette et aux croissants du dimanche, aux pâtes fraîches et à un grand nombre de pâtisseries. Les premiers temps, c’est un peu cassetête car on se demande toujours si tel ou tel aliment en comporte et il faut être très vigilant. Mais, au fil des jours, des automatismes se créent et l’effort est très vite compensé par des résultats très gratifiants. Dès les premiers jours, j’ai eu l’impression de « dégonfler », particulièrement au niveau du ventre et des chevilles. Si ce n’était pas forcément flagrant à l’oeil nu, la sensation de mieux être était bien réelle et presque euphorisante. Au-delà de la perte de poids, plus les semaines passaient, plus je retrouvais une vitalité oubliée, un esprit plus serein, un mental d’acier et une meilleure concentration. Le plus intéressant me concernant dans cette expérience a été toutes les prises de conscience qui se sont peu à peu mises en place : le besoin et l’envie de ne plus consommer de nourriture industrielle (y compris dans le train, que je ne prends jamais sans ma boîte magique d’amandes, noix de cajou et physalis), de manger davantage en pleine conscience, d’acheter le plus possible des aliments bruts de qualité et de les transformer simplement moi-même. Bref, je me suis rendu compte que, bien plus qu’un sevrage au gluten, mon expérience « no glu » m’avait libérée du diktat de l’hyperconsommation industrielle. J’ai vraiment l’impression (et ce n’est pas qu’une impression) d’être peu à peu devenue l’artiste de ma santé et de mon bienêtre. Une expérience in fine très enrichissante, qui est progressivement devenue un nouveau mode de vie, beaucoup plus en accord avec mes valeurs et convictions…

* On estime qu’actuellement l’intolérance au gluten toucherait en France 600 000 personnes, dont 80 à 90 % l’ignoreraient.


éco livres

Sans gluten, naturellement
livre-sans-glutende Valérie Cupillard

Cette nouvelle édition de l’un des best sellers de l’auteur nous montre comment prendre plaisir à cuisiner sans gluten, en utilisant des produits naturels. 17 chapitres, comme une invitation à découvrir 17 ingrédients de substitution faciles à trouver pour remplacer la farine de blé : amandes, châtaignes, millet, manioc, noisettes, patates douces, quinoa, riz, sarrasin… Au total, plus d’une centaine de recettes, illustrées par un photographe culinaire pour mettre en valeur la gourmandise de Valérie : crème anglaise à la farine de châtaigne, beignets de légumes à la farine de pois chiche, clafoutis à la farine de riz, fond de tarte à la poudre d’amande… Bref, un livre essentiel pour s’initier au sans gluten.

Éditions La plage – 19,50 €

Cuisiner sans gluten
livre-cuisiner-sans-glutende Chantal et Lionel Clergeaud

Cet ouvrage permet de varier les plaisirs et de ne pas tomber dans la monotonie alimentaire que le régime sans gluten pourrait entraîner. Les auteurs ont totalement éliminé de leurs recettes inventives la principale source de gluten, à savoir le blé. Vous apprendrez à cuisiner les céréales pauvres en gluten, comme le quinoa, le millet, le sarrasin ou le petit épeautre, et à les associer avec le soja, le pois chiche, l’azuki… sans oublier les fruits et légumes les plus variés, dans une symphonie gustative très appréciable.

Éditions Dangles – 15 €

L’encyclopédie gourmande – Tout sans gluten
livre-tout-sans-glutende Clea

L’auteur, spécialiste reconnue de la cuisine alternative, saine et gourmande, nous présente dans cette encyclopédie plus de 600 recettes pour toutes les situations, des focus « ingrédient », des solutions pour les situations difficiles (comment remplacer un sandwich ? Que proposer en fin de repas à la place du pain-fromage ? et pour le goûter ?). Véritable mine d’informations et de conseils pour une vie sans gluten sublimée, cet ouvrage revisite 600 versions « sans gluten et sans lait » de nos plats préférés : boulange maison, plats salés contenant habituellement du blé, et, bien sûr, desserts.

Éditions La Plage – 29,95 €

Quoi de neuf côté Livres Santé ?

Coup de Coeur !

Bienfaits et vertus du jeûne
livre-bienfaits-jeunede Patricia riveccio

Quels sont les différents types de jeûne ? Quels mécanismes le corps utilise-t-il quand il est confronté à la privation de nourriture ? Doit-on jeûner pour maigrir ou se détoxifier ? Quels sont les risques et les contre-indications du jeûne ? Dans cet ouvrage passionnant, l’auteur aborde toutes les grandes questions et fait le tri entre un sujet d’actualité – tendance – et les vrais apports du jeûne sur notre santé.

Éditions Larousse – 12,90 €

Le pouvoir de guérison du souffle
livre-soufflede Richard Brown et Patricia Gerbarg

Cet ouvrage nous propose d’observer comment le rythme des cycles respiratoires, la façon de respirer, la force de l’expiration et les vibrations sonores induisent des effets spécifiques dans l’organisme… Le livre comprend un CD audio, qui présente 10 exercices de base à pratiquer au quotidien pour venir notamment à bout de l’anxiété, de la dépression, du stress ou de l’insomnie.

Éditions Guy Trédaniel – 18 €

Moins de médicaments, plus de plantes
livre-moins-de-medicamentsdu Dr Laurent Chevallier

Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais de trouver la bonne harmonie entre les deux. L’auteur nous invite à faire confiance à la nature pour nous aider à réduire l’option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd’hui. Car si nos ancêtres, du paléo au 19e siècle, choisissaient les plantes à partir d’un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner nos troubles ou nos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre nous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour nous soigner et nous nourrir.

Éditions Fayard – 18 €

L’intelligence du ventre ou Comment fonctionne notre second cerveau
livre-l-intelligence-du-ventredu Dr irina Matveikova

Dans cet ouvrage, le Dr Matveikova explore la relation qui existe entre « le cerveau logé dans notre boîte crânienne et son frère, enfoui dans nos intestins », et décrit la façon dont l’appareil digestif influence notre humeur et notre caractère. Chacun sait que l’on ressent et que l’on réfléchit avec le ventre ! Des explications claires et des conseils pratiques spécifiques nous aident à retrouver un ventre sain, gage de santé et de vitalité.

Éditions Guy Trédaniel – 18 €

100 recettes gourmandes sans sel
livre-100-recettes-sans-seld’anne-Charlotte Delobelle

Omniprésent dans notre vie quotidienne, le sel est à la fois indispensable à notre organisme et nocif s’il est ingéré en trop grande quantité car il peut alors favoriser les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle ou aggraver certaines pathologies rénales ou hépatiques. Or, les statistiques sont formelles : nous consommons trop de sel !

Dans cet ouvrage, l’auteur, après nous avoir appris à décrypter les étiquettes afin de repérer la teneur en sel des produits, dresse une liste de ceux à éviter et nous donne des trucs et astuces pour limiter notre consommation de sel sans pour autant faire l’impasse sur le goût (grâce aux épices, notamment). Enfin, elle nous propose 100 recettes à teneur limitée en sel, pour composer des menus gourmands tout en préservant notre santé.

Éditions Grancher – 14 €


Côté Bien-être

Pris dans le tumulte de l’hyper-industrialisation, nous oublions souvent que ce n’est pas la quantité, et encore moins la surenchère, qui nous font accéder au bien-être et au bonheur. Non, le bien-être est ailleurs, dans une vie plus authentique, plus épurée, où seul l’essentiel n’a réellement d’importance, une vie débarrassée de toute amertume, de tout encombrement inutile, de tout stress parasite et axée sur l’optimisme. Se libérer de l’inutile pour être plus léger et, surtout, pour être MIEUX et plus HEUREUX : voici la devise que nous allons tâcher de développer dans ce dossier. De manière plus pragmatique, nous verrons par ailleurs que moins gaspiller au quotidien, en réduisant notamment ses déchets, et mieux s’organiser pour vivre moins stressé peut largement contribuer à notre bien-être et à une sensation d’intense légèreté…

Une vie sans stress avec les huiles essentielles

huiles-essentiellesEn soi, le stress est un processus naturel et indispensable au fonctionnement de la vie, qui peut se révéler être positif à qui sait le gérer et s’en servir avec parcimonie pour faire face à une situation exceptionnelle, nécessitant toute notre attention. Contrairement au surmenage (surchage de travail) et à l’angoisse (overdose d’émotions liées ou refoulées), le stress provoque une décharge d’adrénaline et de cortisone pour répondre à une situation d’urgence ou de pression. Lorsqu’il devient chronique, il peut contribuer de manière importante au mal de vivre, à l’affaiblissement du système immunitaire et à l’apparition de différents troubles et maladies. Car, pour faire face au stress, l’organisme a établi des mécanismes réflexes qui modifient de façon importante l’équilibre biologique.

L’aromathérapie et sa large palette d’huiles essentielles est une solution au naturel effi- cace pour vaincre le stress au quotidien. Rappelons tout d’abord que toute huile essentielle est un complexe chimique, fruit de nombreux composés organiques. Parmi eux, certains, et notamment le duo suivant, se révèlent être particulièrement surdoués pour lutter contre le stress :

les monoterpénols, tels que le linalol, géraniol ou citronellol, ont des effets adaptogènes, c’est-à-dire qu’ils aident l’organisme à s’adapter aux changements survenant dans son environnement. Ils régulent efficacement la production d’hormones de stress, diminuant ainsi l’irritabilité excessive.

Dans quelles huiles essentielles les trouve-t-on ?
Bois de rose, coriande, géranium rosat, palmarose, thym à linalol, rose…

les esters mono- et sesquiterpéniques calment le système nerveux central, ce qui a pour effet de favoriser le relâchement des organes subordonnés. En stimulant la libération de sérotonine, antidépresseur naturel produit par le cerveau, ils augmentent la sensation de bien-être et de calme intérieur.

Dans quelles huiles essentielles les trouve-t-on ?
Bergamote, camomille romaine, cardamone, lavande fine, petitgrain, sapin de Sibérie, sauge sclarée.

Vous pouvez associer ces huiles essentielles ou privilégier l’élue de votre coeur, à savoir celle que vous « sentez » le plus (comprenez celle dont le parfum vous attire le plus).

Voici quelques utilisations possibles au quotidien pour vous permettre de gagner en sérénité :

Astuce n° 1 : lorsque vous sentez monter le stress, respirez 3 fois lentement et profondément l’huile essentielle de votre choix directement dans son flacon. Vous pouvez également appliquer 1 goutte au niveau de chaque poignet (pour la respirer en cas de besoin), ainsi que sur le plexus solaire. Pensez à l’emporter avec vous dans votre sac en cas de besoin.

Astuce n° 2 : déposez 1 goutte d’huile essentielle de votre choix sur une pastille neutre à sucer 2 fois par jour.

Astuce n° 3 : 10 gouttes d’huile essentielle de votre choix, mélangées à du lait en poudre et à verser directement dans l’eau du bain. Respirez, détendez-vous, et laissez-vous aller.

Astuce n° 4 : faites-vous masser avec une huile aromatique « anti-stress » qui vous correspond et que vous aurez confectionnée vous-même. Pour ce faire, incorporez 90 gouttes (soit 2, ml) d’huile essentielle ou d’un mélange d’huiles essentielles dans 50 ml d’huile végétale (noisette, jojoba ou macadamia). Le massage s’effectue le long de la colonne vertébrale, sur la nuque et les épaules.

Pour aller plus loin…

livre-vaincre-le-stressVaincre le stress
de Guillaume Gérault

Un petit livre qui va à l’essentiel et nous donne de manière très pratique, toutes les clés pour utiliser à bon escient les huiles essentielles et leur super-pouvoir anti-stress.

Éditions Albin Michel – 4,90 €

Petit cahier d’exercices pour mieux s’organiser et vivre sans stress
livre-cahier-sans-stressde Christel Petitcollin

Le but de ce petit cahier d’exercices, à travers ses tests, questionnaires, réflexions ou citations, est de nous apprendre à gérer le stress et à mettre en place une organisation personnelle haut de gamme afin que nous puissions assurer nos tâches quotidiennes en toute sérénité, en ne nous laissant plus jamais déborder !

Éditions Jouvence – 6,90 €


Vivre au mieux de ses capacités (à 100 %)
avec les Fleurs de bach !

C‘est ainsi que le Dr Edward Bach souhaitait que les choses et la vie de tous se passent, et si possible, en cas d’incapacité, se faire aider par l’énergie vibratoire des fleurs ou des quintessences de fleurs…

Il s’agit simplement de bien les choisir en fonction de soi et de ses attentes :

Pour vivre sans stress, il faut savoir prendre du recul, avoir la sagesse d’appréhender les événements de la vie avec justesse et sans perdre le contrôle de ses émotions ; Impatiens et Cherry plum seraient d’un grand secours en cas de stress, pour pallier la précipitation ou « le pétage de plombs ».

Pour vivre sans culpabilité, je vous recommande Pine, la Fleur de la responsabilité et des remords, qui permet de se libérer de ce poids oppressant qui pèse sur le plexus solaire et empêche de respirer librement et dans toute son amplitude. Elle libère et aide à se sentir non responsable de tout, à se respecter… donc à retrouver de la joie de vivre et de la gaieté « disparues » !

Pour vivre sans encombrement, je vous invite à vous tourner vers Elm, une fleur liée à la fatigue, qui apprend à mener à bien sa charge de travail avec calme et sérénité. Ne dit-on pas « à chaque jour suffit sa peine » ?

Vivre sans insomnie. Ah, le sommeil réparateur ! Mais quand il ne l’est pas, comment faire ? Comment bien vivre sa journée si la nuit a été compliquée, ruminante, conflictuelle, longue et absolument pas reposante comme elle le devrait ? Agrimony et White chestnut forment un binôme énergétique adéquat pour se remettre dans une position de ré-endormissement, ou, dans tous les cas, d’apaisement, afin d’entamer ou de poursuivre sa nuit dans les meilleures conditions possibles…

Vivre sans amertume et sans frustration, sans se dire que l’on est victime ! C’est tellement plus facile de se morfondre sur son passé ou sur des personnes annexes à nos phases de vie qui n’ont pas été ce qu’elles auraient dû être… L’amertume de Caliméro est compréhensible mais non constructive ; il faut reprendre les rênes de sa vie et au mieux de ses capacités, écouter sa petite voix intérieure qui sait, elle, ce qui est bon pour vous, afin de tout bonnement se réapproprier les commandes. Je vous recommande Willow pour anéantir l’amertume et retrouver joie de vivre et maîtrise, et Honeysuckle pour bannir les regrets du passé et enfin vivre dans le présent, ici et maintenant, et en apprécier le potentiel.

Vivre à 100 % de ses capacités et de sa propension au bonheur, ne sommes-nous pas dans l’optimisme à outrance ? NON, car nous avons tous en nous la capacité de nous offrir ce luxe qu’est le plaisir de vivre ! La bouteille est à moitié pleine et non à moitié vide, nous vivons une aventure merveilleuse qu’est la Vie ; il faut en avoir conscience, le vouloir, se donner les moyens et tout mettre en oeuvre pour être heureux et répandre le bonheur autour de soi…

Avec les élixirs floraux, vous avez là une aide naturelle et un soutien émotionnel de grande efficacité et d’une grande puissance pour y arriver. À VOS FLEURS !

Isabelle Bourdeau
Conseillère agréée Fleurs de Bach
L’Apogée de Soi – 06.814.614.86
sur RV téléphonique ou Skype
www.lapogeedesoi.fr


livre-zero-dechetAdoptez le zéro déchet

Vous avez probablement entendu parler de Béa Johnson, cette française qui vit aux États-Unis et qui a réalisé 40 % d’économie en réduisant ses déchets à moins de 1 litre par an ! Elle a partagé son expérience dans son livre intitulé Zéro Déchet, publié aux éditions Les Arènes et J’ai lu.

Zéro Déchet, aux éditions Les Arènes – 17 € et aux éditons J’ai lu – 7,60 €

Quelles ont été vos motivations pour vous lancer dans cette aventure « zéro déchet » ?

En 2006, nous avons décidé de déménager d’une grande maison située en banlieue dortoir (on était obligés de se déplacer en voiture pour aller partout) pour vivre dans un centreville et avoir école, ciné, bibliothèque, restaurants, théâtre, épicier, etc. à proximité, c’est-àdire à quelques minutes à pied ou à vélo de chez nous.

Avant de trouver la maison idéale, nous avons loué un petit appartement pendant un an. Nous avons emménagé avec le minimum d’affaires et stocké le reste dans un gardemeuble. Nous avons alors appris que vivre avec moins nous permettait de vivre plus : nous avions tout à coup plus de temps pour se détendre en famille, se balader, aller à la plage, faire des pique-niques, etc.

Par la suite, nous avons donc acheté une maison deux fois plus petite que la précédente et nous sommes désencombrés de 80 % de nos biens matériels. Le temps que nous avons gagné grâce à cette simplicité volontaire nous a ensuite amenés à nous informer sur les problèmes de l’environnement. Nous avons lu des ouvrages et regardé des documentaires sur la question. Ce que nous avons découvert nous a fortement attristés quant au futur que nous allions léguer à nos enfants (j’ai pleuré en regardant le documentaire Home). Cela nous a motivés pour changer notre façon de vivre.

Comment avez-vous réussi à fédérer votre famille et, surtout, vos enfants ?

Mon mari, Scott, n’a été convaincu par ce style de vie que lorsqu’il en a réalisé les économies d’argent ! Il craignait au départ que ce mode de vie ne coûte plus cher. Je l’ai donc encouragé à comparer les relevés de banque de notre ancien mode de vie avec ceux du mode de vie zéro déchet : c’est là qu’il s’est aperçu que l’on faisait 40 % d’économies. Cela est dû au fait que :

1- Nous consommons beaucoup moins qu’avant (on n’accroît plus le nombre de biens matériels, on a juste ce qu’il nous faut et on s’y tient).

2- Nous avons remplacé ce qui est jetable par des produits réutilisables.

3- Nous achetons d’occasion lorsque l’on a besoin de remplacer quelque chose (tee-shirt trop petit par exemple),

4- Nous achetons notre nourriture en vrac. Savez-vous que pour chaque produit emballé que vous achetez, 15 % du prix couvre le coût de l’emballage ? Cela signifie qu’en éliminant les emballages, on réalise d’emblée 15 % d’économies. Avec celles-ci, nous avons pu installer du solaire sur notre toit.

À titre indicatif, voici quelques-uns des produits qui font partie des dépenses récurrentes d’un foyer banal et que nous n’achetons plus, soit parce ce que nous n’en éprouvons plus le besoin, soit parce que nous les avons remplacés par des alternatives réutilisables : le papier essuie-tout, d’alu, sulfurisé, le film alimentaire, les éponges, les sacs-poubelle, les sacs congélation, à glaçons, les serviettes en papier, les assiettes, couverts et gobelets jetables, le fil dentaire, les rasoirs jetables, les pansements, les cure-dents, les mouchoirs en papier, la laque ou autre fixateur de chevelure, le vernis à ongles et le dissolvant, les produits d’hygiène féminine jetables (serviettes et tampons), les produits d’entretien divers (spray pour les vitres, la cuisine, la salle de bains, le sol, etc.), les lingettes désinfectantes, le papier cadeau, les magazines, les journaux, le shampooing, le savon pour les mains, le spray de repassage, les agrafes, le scotch, etc. Et ces produits (dont les alternatives vous sont proposées dans mon livre) ne nous manquent même pas. Bien au contraire ! Nous préférons l’utilisation et l’esthétique des solutions que nous avons adoptées et apprécions les économies de temps et d’argent qu’elles représentent. Ainsi, nous nous concentrons sur ce qui est important : notre famille, nos amis et une vie riche en expériences.

Pour ce qui est de mes enfants, cela faisait déjà des mois que je travaillais sur la réduction de nos déchets et que nous avions un garde-manger sans emballages lorsque j’ai appris que mes enfants ne s’en étaient même pas aperçus ! Les enfants ont des besoins simples. Tant que ces besoins sont assouvis, ils sont heureux : tant qu’un bon petit déjeuner leur est présenté le matin, qu’un goûter les attend à la maison en rentrant de l’école, ils sont satisfaits ! Mes enfants ont aujourd’hui vécu plus longtemps sans déchets qu’avec… « Zéro déchet » fait complètement partie de notre quotidien. Pour eux, c’est donc la norme, et ils ne se considèrent pas comme des ambassadeurs de ce mode de vie. Ils sont par contre conscients que le zéro déchet a nettement amélioré notre qualité vie.

Notre quotidien est maintenant basé sur les expériences et non sur les biens matériels. Il n’est plus axé sur le verbe avoir mais l’est aujourd’hui sur le verbe être. Ce mode de vie nous offre l’opportunité de jouer davantage et de passer plus de temps ensemble.

Grâce à notre minimalisme, nous pouvons facilement louer notre maison, ce qui finance des vacances et week-ends en famille que nous n’aurions jamais pu avoir sans le zéro déchet. Nous en profitons pour faire beaucoup de camping et de trekking ensemble, et parfois pour voyager à l’étranger. Lors de vacances de Noël, nous avons passé deux semaines au Costa Rica : Max et Léo ont pu découvrir la jungle et des animaux qu’ils n’avaient jamais vus auparavant. Au lieu de jouets, les grands-parents offrent à nos enfants des cadeaux d’expériences (comme le parachute ascensionnel, des leçons de surf, de la tyrolienne, du karting). Pour le Costa Rica, ils nous ont offert une sortie plongée avec tuba et une visite nocturne de la jungle. De telles expériences rapprochent notre famille et créent des souvenirs inoubliables.

Je ne peux bien sûr ni prédire le futur, ni savoir si mes fils eux-mêmes reprendront le flambeau quand ils seront adultes. Je m’attends à ce qu’ils se rebellent pendant un temps, comme tout jeune le fait (quel que soit son apprentissage). Mais cela me rassure de savoir qu’ils ont aujourd’hui vécu plus longtemps sans déchets qu’avec ; cela me rassure de leur donner les outils nécessaires pour continuer ce mode de vie indépendamment.

Combien de temps a été nécessaire pour passer d’une hyperconsommation à une consommation « zéro déchet ou presque » ?

Notre démarche a été très graduelle. Sans avoir de but précis au départ, notre transformation a pris 4 ans. Il est évident que le zéro déchet prend du temps au départ pour s’y adapter : pour perdre de mauvaises habitudes et pour s’organiser. Mais le but de mon livre est d’aider les autres à parvenir à réduire leurs déchets plus rapidement que pour nous. Une fois en place, ce mode de vie économise énormément de temps, en simplifiant l’entretien de la maison, la gestion des déchets (trier, sortir la poubelle et les recyclables) et le ravitaillement.

Vous avez basé votre démarche sur la règle des 4 R (refuser, réduire, réutiliser, recycler). Pourriez-vous nous expliquer cette démarche ?

Pour atteindre le zéro déchet, nous ne nous basons pas sur 4 mais sur 5 règles. Et nous les suivons dans l’ordre :

REFUSER ce dont on n’a pas besoin.

RÉDUIRE ce dont on a besoin (meubles, habits…).

RÉUTILISER en remplaçant tout produit jetable par un équivalent réutilisable et en achetant d’occasion.

RECYCLER ce que l’on ne peut pas refuser, réduire ou réutiliser (il reste donc très peu de matériaux à recycler).

COMPOSTER LE RESTE (détritus organiques : épluchures de fruits et légumes, mais aussi peluches de sèche-linge, coupes d’ongles et de cheveux, balayures, etc.).

Pensez-vous qu’il soit possible en France d’aller en magasins bio avec ses bocaux ?

Bien sûr ! Depuis la sortie de mon livre, de nombreux Français se rendent désormais aux magasins (pas seulement les magasins bio) et marchés de producteurs avec leurs bocaux et sacs en tissu.

Quels conseils donneriez-vous à toutes les femmes pour concilier mode et réduction des déchets ?

Mode et zéro déchet ne se contredisent pas tant que le mot mode est synonyme de style et non pas de fast fashion.

Je suis coquette et ne laisse pas le zéro déchet me priver de ma coquetterie. J’ai découvert qu’une garde-robe simple (la mienne rentre dans un sac de voyage) et multifonction facilite les décisions matinales, la lessive et le voyage, et m’offre plus de choix qu’un placard blindé de vêtements. J’achète tous mes vêtements d’occasion : j’estime que les fripes sont un bon moyen de trouver des pièces originales, à bon prix, sans pour autant peser sur l’environnement.

Si vous deviez retenir 10 actions faciles à mettre en place au quotidien pour réduire considérablement ses déchets, quelles seraient- elles ?

REFUSER

– Dites non aux objets promotionnels distribués dans les conférences, magasins, foires et certaines fêtes d’anniversaire. À chaque fois que vous en acceptez un, vous créez une demande de fabrication d’un autre produit en remplacement. La vraie question à se poser est : avez-vous vraiment besoin d’un stylo gratuit ?

– Inscrivez « Stop pub » sur votre boîte aux lettres pour arrêter les courriers publicitaires.

RÉDUIRE

Désencombrez votre domicile et donnez de ce dont vous n’avez pas vraiment besoin. Vous remettrez ainsi des ressources précieuses sur le marché et encouragerez le marché de l’occasion.

Achetez peu : moins vous achetez, moins vous aurez à jeter.

RÉUTILISER

– Remplacez tout produit jetable par une alternative réutilisable (le papier essuie-tout par des chiffons, les mouchoirs en papier par des équivalents en tissu, les bouteilles d’eau par une gourde, etc.).

– Éliminez les emballages alimentaires : remplissez vos sacs en tissu de vrac et faites remplir vos bocaux par des produits à la coupe (charcuterie, poisson, fromage, viande).

pour une vie meilleure

Nous avons eu le privilège de l’interviewer. Elle nous raconte comment, par sa fabuleuse expérience, elle s’est concentrée sur l’essentiel : sa famille. Une très jolie façon de démontrer que réduction des déchets peut rimer avec bien-être et bonheur…

bea-johnson

RECYCLER

Renseignez-vous pour connaître ce qui est recyclable dans votre commune (et ce qui ne l’est pas) et basez tous vos achats sur ces matériaux. Mais, avant de recycler, pensez d’abord à refuser, réduire et réutiliser !

Achetez en vrac ou d’occasion en priorité. Mais si vous devez acheter neuf, choisissez le verre, le métal, le carton. Évitez les matières plastique, car le peu qui se recycle est transformé en produits non recyclables et donc voué à la décharge.

COMPOSTER

Adoptez un système de compost qui corresponde à vos besoins.

Utilisez votre poubelle de cuisine actuelle pour récupérer vos déchets compostables (choisissez un bac plus petit pour vos déchets non recyclables et non compostables). Si celui-ci est grand, il vous incitera à composter plus.

Quelle est la chose dont vous êtes le plus fière suite à la mise en place de votre démarche ?

Si j’avais entendu parler d’une famille zéro déchet il y a 8 ans, j’aurais pensé : « ce sont des hippies et je suis sûre qu’ils passent leurs journées à se préoccuper de leurs déchets. » D’ailleurs, quand j’ai exposé notre mode de vie au grand public américain (par le biais de mon blog, puis de la presse), nous avons été beaucoup critiqués. Le terme du zéro déchet n’était, à ce moment-là, utilisé que pour décrire des pratiques industrielles, non pas domestiques. Les gens ne comprenaient pas ce que ce mode de vie représentait. On nous a imaginé hippies, poilus, décoiffés. Au fil du temps, grâce à la médiatisation, ces a priori ont changé, le terme de zéro déchet a perdu ses stigmates, et les critiques se sont tues : les gens se sont aperçus que nous n’étions pas des hippies, mais que nous vivions une existence normale, simple et moderne. Depuis, des milliers de personnes ont adopté ce mode de vie ! Je suis fière d’avoir pu changer leur opinion, d’avoir démarré un mouvement et d’en être la porte-parole mondiale !

Votre ouvrage a-t-il eu un réel impact sur le quotidien des gens et sur les circuits de distribution ?

Des milliers de personnes ont adopté ce mode de vie à travers le monde, certains ont démarré des blogs sur le sujet, et d’autres ont ouvert des magasins de vrac. Ces derniers sont d’ailleurs en pleine expansion en France ! Mon livre a inspiré des dizaines d’entrepreneurs à se lancer : parmi eux, il y a Jean Bouteille, qui a réhabilité la consigne sur le marché ; Anne Fournier, qui a créé une épicerie ambulante sans emballage dans le sud-ouest, et Alice Bigorgne, qui a ouvert un magasin de vrac, day by day à Lille, fin mars (je suis si fière d’avoir pu l’inaugurer lors de ma dernière tournée en France !). Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point toutes ces initiatives me font chaud au coeur !

Quels sont vos projets à venir ?

Mes projets à venir sont nombreux. Il est prévu que j’accueille plusieurs équipes de tournage (nous en sommes aujourd’hui à la 38e !), puis un groupe de parlementaires français. On m’a aussi invitée à donner plusieurs conférences, dont deux en Guadeloupe, à faire une présentation chez Google et un TEDx*. J’ai aussi une tournée de 3 semaines en Europe aux mois de novembre/décembre à l’occasion de la semaine européenne de réduction des déchets et de la COP 21… et au milieu de laquelle il se peut que je tourne ma propre émission de télé !

* Les conférences TED (Technology, Entertainment Design) sont une série internationale de conférences organisées par la Sapling Foundation, qui a été créée pour diffuser des « idées qui valent la peine d’être diffusées ».


L’intelligence vibratoire des abeilles
au service de notre harmonie

Pionnière de l’apiculture biologique et experte en apithérapie, la marque Ballot-Flurin est engagée depuis 1977 dans la production de préparations santé et beauté respectueuses de la nature. Fondatrice de l’Apiculture Douce®, la marque perpétue, depuis plus de 35 ans, une fabrication artisanale dans sa miellerie des Pyrénées et veille jour après jour au bien-être des abeilles, auxquelles le plus grand soin est apporté.

Parmi les nombreux produits développés par la marque, on trouve les merveilleux Élixirs de la Ruche®, qui transmettent toute la sagesse et le savoir des abeilles en nous accompagnant dans la voie de l’équilibre profond. Basés sur le principe de l’apithérapie énergétique, qui agit sur notre bien-être intérieur grâce aux fréquences vibratoires de chacune des matières apicoles nobles (gelée royale, pollen, propolis…), ces 12 élixirs de la ruche permettent d’influer favorablement sur un état mental ou émotionnel précis : confiance en soi, rêves à réaliser, vie affective, calme intérieur. Chacun d’eux opère un subtil travail d’harmonisation intérieure, qui vous aide à vous réaliser pleinement.

Ils s’utilisent de façon ponctuelle pour agir sur un état émotionnel précis, ou en cure pour un effet durable.

Comment bien utiliser ces élixirs de la ruche ?

Garder toujours votre élixir à portée de main en cas de nécessité soudaine. Cure de 5 jours : laisser fondre 1 goutte sous la langue le soir ou le matin.

Pour un effet renforcé, appliquer aussi 4 gouttes sur la nuque et le long de la colonne vertébrale. Poursuivre la cure si nécessaire. En cas d’émotion intense ou de situation d’urgence, il est conseillé de renouveler l’application toutes les 5 heures, et ce jusqu’à 5 gouttes à la fois.

Cerise sur l’élixir

Usage mixte interne et externe. Convient aux enfants de plus de 36 mois. Compatible avec tout autre médicament ou traitement. Sans alcool, certifié AB. Récolté et fabriqué en France.

Pour en savoir plus :
www.ballot-flurin.com


Rubrik' à Trucs

crampesAdieu vilaine crampe !

En cas de crampe, utilisez le remède suivant : mélangez l’équivalent d’1 cuillère à café de baume du tigre rouge avec 1 goutte d’huile essentielle de gaulthérie. Massez la zone concernée pendant 5 bonnes minutes. La douleur devrait vite passer… Et pour éviter les crampes nocturnes, pensez à glisser au fond de votre lit un savon de Marseille !

sourirePour un sourire sans fausse note !

Dans un bol, mélangez 3/4 de cuillère à café de bicarbonate avec 1/4 de cuillère à café d’argile blanche – ou verte – en poudre. Ajoutez 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée pour rafraîchir et assainir la bouche et mélangez soigneusement. Utilisez cette poudre dentifrice 2 fois par semaine pour vous brosser les dents.

oeufRegard de star 100 % naturel

Vous n’avez plus d’anti-cernes et vous avez un dîner très important ? Pas d’inquiétude, madame la poule a tout prévu ! Eh oui, le blanc d’oeuf atténue cernes et poches en quelques instants. Il suffit pour cela d’en passer une pointe sous chaque oeil et de l’étaler sur toute l’étendue du cerne ou de la poche. En séchant, le blanc d’oeuf va étirer doucement la peau et camoufler les imperfections. Votre regard paraîtra plus jeune et pétillant. What else ?

navetDu navet contre les boutons !

Si vous êtes sujet aux boutons, optez pour le navet. Même si vous n’aimez pas son goût, n’ayez crainte, vous n’aurez pas à le manger mais à le presser. Obtenez quelques gouttes de son jus, dont vous imbiberez un coton. Passez-le sur les boutons, puis rincez le tout au savon noir.

Un coupe-faim très bon marché

Un petit creux mais impossible de céder à la tentation car vous surveillez votre ligne. Alors, essayez ce petit truc. Sortez un peu la langue et recourbez les côtés. Inspirez par la bouche. Rentrez la langue et placez la pointe contre les dents du haut. Expirez très lentement par le nez. Et voilà, la sensation de faim s’est envolée !

Une réunion au top !

Une nuit difficile ou un déjeuner trop copieux et vous avez une réunion à assurer ?

Quelques minutes avant, pensez à frotter vos deux mains de manière énergique. Une fois celles-ci bien chaudes, frottez vos bras, votre nuque, vos reins et vos trapèzes. Si cela ne suffit pas, vaporisez un hydrolat d’encens au niveau du plexus solaire et massez.

L’hydrolat d’encens est reconnu pour être très énergétique. Il apporte de l’énergie au corps et facilite l’ouverture vers le monde extérieur. Développant la communication, il améliore la transmission des idées ou des informations.

Mal au ventre, moi jamais !

Ce remède 100 % naturel était jadis utilisé pour soigner les diarrhées des nourrissons. Il sera également très efficace pour soulager maux de ventre et diarrhées des adultes. Faites bouillir 2 cuillères à soupe de riz blanc dans 4 tasses d’eau puis filtrez. Il est recommandé de boire 2 verres de ce jus par jour.

raisinLes raisins du bien-être

Les mois de septembre et d’octobre sont vivement recommandés pour faire une cure de raisin, idéale pour drainer le métabolisme et nettoyer l’appareil digestif en facilitant l’évacuation des toxines musculaires. Pendant 5 jours, consommez du raisin à chaque repas (et rien que du raisin) et buvez les tisanes de votre choix.

sommeilMarchand de sable

Pour vous endormir rapidement, placez à l’intérieur de votre taie d’oreiller un petit sac en tissu contenant de l’aspérule odorante fraîche ou séchée, une plante autrefois très utilisée pour favoriser le sommeil. Si vous n’avez pas d’aspérule odorante à portée de main, sachez que la figue est un calmant naturel qui stimule la production de sérotonine, une hormone impliquée dans la régularisation de notre cycle biologique veille-sommeil.


éco livres

Choisir l’optimisme par la méditation imaginative et créatrice
livre-choisir-l-optimismedu Dr Bernard Isnard

Ce livre est un manuel pratique très complet sur la méditation. Il propose une voie pour reprendre contact progressivement avec notre sagesse intérieure, acquérir un pouvoir sur notre vie et ne plus subir les événements de l’existence. Le bien-être, la guérison, l’épanouissement et l’éveil sont des cheminements qui s’apprennent. Dans cet ouvrage, l’auteur nous accompagne pas à pas dans notre apprentissage des techniques de visualisation et de relaxation afin de pouvoir pratiquer efficacement la méditation.

Un CD est offert, comportant deux exercices de méditation imaginative et créatrice : la respiration consciente et l’autorelaxation active, pour une détente absolue et une paix intérieure retrouvée.

Éditions Bussière – 25 €

Yoga sur mesure
livre-yoga-sur-mesurede Claire armange & Julie Banville

À une époque où 1 personne sur 3 souffre du stress, le yoga se révèle une pratique salvatrice pour surmonter les tensions et les angoisses du quotidien. Par des exercices de courte durée, faciles à pratiquer, ce livre nous aide à faire face aux diverses situations de la vie générant du stress pour rester en bonne santé et améliorer notre bien-être. Les exercices proposés s’adressent à tous, y compris aux gens pressés et qui ne sont pas des yogis confirmés. Ils sont regroupés en 4 parties : le yoga au bureau, le yoga chez soi, le yoga en voyage, le yoga et le sport. Voilà enfin un livre ultra-pratique qui nous permet de nous initier simplement au yoga dans toutes les situations de la vie quotidienne.

Éditions Larousse – 12,90 €

Coup de Coeur !

Moins gaspiller, c’est pas sorcier !
livre-moins-gaspillerde Stéphanie Araud-Laporte

À l’aide d’un magnifique graphisme, cet ouvrage rassemble tous les conseils pratiques, les astuces et les recettes pour moins gaspiller en s’interrogeant sur ses besoins réels, en devenant plus autonome, en apprenant à préserver, à réutiliser, mais aussi à partager, échanger, donner et recycler !

Vous découvrirez comment faire plus d’économies au quotidien, moins accumuler et moins posséder, et réapprendre à faire avec ses 10 doigts. Ce très bel ouvrage s’adresse à celles et ceux qui rêvent d’une vie plus saine et plus écologique, mais qui pensent que c’est cher et compliqué…

Éditions Marabout – 19,90 €

60 Massages Minute
livre-60-massages-minutede Joël Savatofski

Un guide astucieux et novateur qui propose 60 massages pour tous, faciles et rapides, à pratiquer partout, en famille, avec des collègues de bureau, en voyage, entre amis… Les 5 parties regroupent 60 massages présentés et illustrés, à partager ou seul, pour toutes les situations et toutes les parties du corps : à la maison, en famille, au bureau, pendant les transports, en vacances, en soirée, entre amis…

Chaque massage est décrit de manière très pratique : où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? et présente de nombreux conseils pour faire du massage un allié au quotidien.

Éditions Larousse – 12,90 €

Relax’ minute – 12 jours pour être bien dans son corps et dans sa tête
livre-relax-minutede Florence Vertanessian

Faire une pause, retrouver sa capacité à se détendre, prendre soin de soi, rester zen… un grand défide la vie en ces temps agités ! La bonne nouvelle, c’est qu’il existe mille façons de calmer le corps et l’esprit. Massages, mudras, respiration, visualisations, relaxation… rendent la vie plus douce. Toutes les techniques présentées dans cet ouvrage ont fait leurs preuves : issues des traditions du monde, elles sont délicieuses à l’usage. Surtout, elles permettent de goûter aux bienfaits d’un relâchement profond du corps, de stopper les pensées tourbillonnantes, de libérer les tensions, de plonger son mental dans un océan de sérénité. Au programme de ces 12 jours, des tests, des astuces, des conseils, des exercices simples et efficaces qui vous accompagneront tout au long de la journée pour rester zen en tout temps et en tout lieu !

Éditions Jouvence – 9,90 €

La be yourself attitude !
livre-la-be-yourselfde Laurence Dujardin

Cet ouvrage nous délivre les 6 clés pour être soi-même et apprendre à dire non ! L’auteur nous donne les moyens de briser nos chaînes pour avancer sans masque dans notre nouvelle vie afin de retrouver notre liberté intérieure et être vraiment heureux. Au programme : soigner ses blessures fondamentales, se débarrasser des relations toxiques, se préparer via des exercices et des thérapies quantiques et se reconnecter à son essence loin de son ego, pour lâcher prise et vivre dans le présent.

Éditions Larousse – 6,90 €


Bouger en Drôme Provençale

biographisme-img1Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, à Nyons, se déroule un séjour « dessin aquarelle/vélo électrique ».

Venez découvrir et croquer cette partie de la Drôme Provençale au rythme tranquille du vélo électrique. Celui-ci vous conduira sans efforts à travers les paysages et les villages de cette belle région, qui vous émerveillera par sa lumière et la beauté de ses décors.

Un accompagnement en dessins et à l’aquarelle vous permettra d’en exprimer toute la vie et les couleurs. Ce séjour, ouvert à tous âges et tous niveaux, ne demande pas de qualités artistiques ou sportives particulières.

Le matériel de dessin et les vélos sont fournis. Vous trouverez tous les renseignements sur le site www.biographisme.fr ou par téléphone, au 06 35 94 99 64 et 06 14 82 49 74.


L’art du désencombrement

« Savoir se contenter de ce que l’on a : c’est être riche. » Lao Tseu

desencombrementParadoxalement, les Français se plaignent de la baisse de leur pouvoir d’achat et de la stagnation de leur salaire, mais, parallèlement, l’équipement des ménages ne cesse de s’améliorer. Pour un grand nombre d’entre nous, « réussir sa vie » passe principalement par l’obligation de posséder plus. Cependant, l’objet sert davantage à montrer aux autres notre situation sociale qu’à nous faciliter le quotidien. D’où notre goût pour l’accumulation car le superflu devient essentiel et se pose comme signe extérieur de réussite. Nous sommes ainsi soumis à une dictature des objets, qui nous conduit inexorablement à un encombrement d’objets, s’avérant pour la plupart inutiles. Et, ce qui est sûr, c’est que cette surconsommation ne nous rend pas spécialement heureux, bien au contraire.

Comme le font depuis quelques années « les décroissants », il n’appartient qu’à nous de modifier la donne et de se libérer de l’inutile, tant sur un plan matériel que social, afin de vivre plus léger à tous les niveaux.

Désencombrer induit de ne plus avoir grand-chose à ranger ou à chercher. De sorte que les tâches ménagères se réduisent peu à peu et il ne faut généralement que peu de temps pour retrouver une maison propre et ordonnée. Cette libération vis-à-vis de la consommation va nous amener nous recentrer sur l’essentiel et ce qui compte le plus pour nous : notre famille. Le désencombrement est un pas vers la simplicité volontaire et nous détache de la dictature de l’objet. Retenez par ailleurs que plus nous désencombrons, plus nous mettons au clair nos idées et notre intérieur psychique. À ce propos, n’avez-vous jamais remarqué que lorsque vous venez de faire du tri dans vos vêtements et que vous avez rempli quelques sacs-poubelle, vous vous sentez soudainement serein et allégé ?

Retenez que se désencombrer permet de :

• savoir ce que l’on possède,
• retrouver ses affaires,
• gagner du temps et de l’énergie.

Voici quelques conseils pour désencombrer avec facilité :

• ne vous lancez pas tout de suite dans l’ascension de l’Himalaya ; allez-y doucement, faites du désencombrement lorsque vous êtes au top de votre forme ;
• programmez du temps pour ranger et désencombrer votre maison, équipez-vous de différents sacs de tri (à donner, à ranger, à vendre) ;
• passez chaque objet ou vêtement en revue et demandez-vous s’il y a un réel intérêt à le garder ;
• pratiquez le désencombrement en présence d’un ou d’une amie ; non seulement c’est plus sympa, mais votre ami(e) pourra vous être d’une grande utilité ;
• après chaque opération de « désencombrement », n’oubliez surtout pas de vous féliciter !

Pour aller plus loin…

L’art du désencombrement
livre-art-desencombrementd’alice Le Guiffant et Laurence Paré

Si vous êtes débordé par les objets qui s’accumulent autour de vous, si vous êtes fatigué par le temps qu’il faut leur consacrer, si vous manquez d’air et d’espace, si vous rêvez de repousser les murs de votre maison, alors il est temps pour vous de désencombrer !

Ce livre aidera les consommateurs frénétiques, les accumulateurs et les bordéliques à reprendre du pouvoir sur leur vie. Grâce à la simplicité volontaire, ils mettront en pratique ce que chacun sait en théorie et dépasseront l’idée, insidieusement répandue par les publicitaires, que posséder toujours plus rend indiscutablement plus heureux.

Éditions Jouvence – 14,70 €

Petit cahier d’exercices pour se désencombrer de l’inutile
livre-cahier-desencombrerd’alice Le Guiffant et Laurence Paré

À travers des exercices concrets, des jeux, des affirmations positives, les auteurs nous proposent de réfléchir à nos comportements d’acheteur(se) ou d’accumulateur(trice) et de faire le point sur notre mode de vie. Ce petit cahier, à emporter partout, deviendra rapidement votre précieux allié pour pratiquer le désencombrement en toute simplicité.

Éditions Jouvence – 6,50 €

Vivre simplement pour vivre mieux
livre-vivre-simplementde Philippe Lahille

Cet ouvrage vous invite à choisir volontairement un mode de vie simple. La récession économique actuelle nous contraint à réaliser des économies substantielles. Mais plutôt que de subir cette conjoncture, pourquoi ne pas choisir délibérément un nouveau concept de vie, celui de la simplicité volontaire ? Abordant de nombreux thèmes, l’auteur propose plus de 130 conseils pratiques qui pourront radicalement changer votre vie et lui donner plus de sens.

Éditions Dangles – 10,15 €

livre-art-essentielL’art de l’essentiel
de Dominique Loreau

Pour désencombrer sa vie, jeter agit non seulement comme une véritable thérapie, mais aussi comme une philosophie et un art. Un ouvrage indispensable pour ne plus souffrir de la confusion entre avoir et être.

Éditions J’ai lu – 6,90 €


Côté Beauté

cote-beautePrendre soin de soi et veiller au quotidien sur sa beauté est indispensable pour se sentir bien et affronter plus sereinement le regard des autres. Car beauté et féminité sont irrémédiablement liées. Privée de la beauté, la femme se sent comme amputée d’une partie d’elle-même. Mais avons-nous pour autant réellement besoin d’une ribambelle de cosmétiques, dont certains ne nous servirons jamais ou trop peu ? N’aurions-nous pas plutôt intérêt à ne garder que l’essentiel, la crème des soins naturels capable de jouer les caméléons et de nous sublimer durablement et tout naturellement ? Être belle, oui, mais pas à n’importe quel prix et sûrement pas en piétinant une nature et un monde déjà grandement fragilisés. « Le pouvoir de transformer le monde est entre nos mains », assure Pierre Rabhi. Il doit en être de même pour la beauté.

Une beauté plus intelligente sans superflu

Bien qu’étant essentiellement sous la responsabilité des industriels, la beauté doit également attirer la vigilance de chaque consommateur pour refuser des produits et des pratiques avec lesquels il ne serait pas en phase d’un point de vue éthique. Soyons acteurs et même auteurs de notre beauté, sachons concilier consumérisme et altruisme. Si la beauté est un luxe qu’il faut apprécier à sa juste valeur, la réinventer d’une manière plus respectueuse et raisonnée est une nécessité. Et bonne nouvelle, de nombreux leviers existent pour accompagner « en beauté » cette mutation et réinjecter du sens dans une beauté longtemps trop sûre d’elle. Semons des graines de beauté à tout va et contemplons le résultat !

Misez sur des matières nobles 100 % naturelles et polyvalentes

Pourquoi acheter des cosmétiques contenant une grande part d’ingrédients chimiques – et bien souvent inefficaces – lorsque la nature nous offre des matières premières nobles, d’une grande générosité et, de surcroît, polyvalentes ? Il est grand temps de réinventer la simplicité et aussi l’efficacité cosmétiques.

Les huiles végétales et les hydrolats, qui reviennent en force sur les linéaires, en sont une très belle illustration. À la fois matière première 100 % naturelle et cosmétique à part entière, ils savent se surpasser avec brio pour contribuer à nous rendre plus belle plus longtemps :

– Riches notamment en acides gras essentiels et en vitamine E, les huiles végétales peuvent apporter un véritable coup d’éclat à la peau, la nourrir, la protéger de la déshydratation, la revitaliser ou lutter contre les effets du vieillissement. Outre le fait de prendre soin de notre peau, elles subliment également nos cheveux avec la plus grande efficacité.

– Il y a quelques années, les hydrolats aromatiques étaient, tout simplement jetés lors de la distillation à la vapeur d’eau des plantes. Mais ça, c’était avant… avant que l’on se rende compte de l’incroyable palette de bienfaits de ces eaux de beauté. Dorénavant, elles sont devenues un geste de beauté essentiel pour nettoyer la peau, la tonifier ou lui donner de l’éclat. Elles peuvent aussi être utilisées pour le soin des cheveux, des pieds mais également en soin déodorant.

3 produits et rien d’autre !

Pour vous aider à concocter votre trousse de beauté idéale 100 % naturelle avec un minimum de produits (3 suffisent) et un maximum d’efficacité, voici quelques idées de composition en fonction de votre priorité beauté :

cocheMa trousse de beauté idéale 100 % anti-âge

HUILE D’ARGAN

Avec plus de 75 % d’acide gras insaturés, cette huile possède une formidable action réparatrice et régénératrice au niveau de la peau. Riche en vitamine E, en stérols et en composés phénoliques, elle renferme aussi des propriétés antioxydantes luttant contre le vieillissement précoce et l’affaissement de la peau. Elle convient à toutes les peaux, en particulier sèches et déshydratées.

Je l’utilise comment ?

En sérum régénérant et anti-âge. En huile de massage anti-âge pour le corps. En soin fortifiant et nourrissant pour les ongles et les cheveux. En huile capillaire nourrissante.

huile-arganHYDROLAT DE ROSE

Astringent et tenseur, cet hydrolat est incontournable pour prévenir et lutter contre le vieillissement cutané. Il purifie, rafraîchit et adoucit la peau.

Je l’utilise comment ?

Le soir et / ou le matin en lotion antirides et tonifiante. En lotion nettoyante. En brume parfumée et anti-âge pour le corps.

SPIRULINE

Algue bleue microscopique naturellement très riche en acides aminés, en protéines et en vitamines, la spiruline protège le collagène et l’élastine de la peau, et limite l’apparition des rides. Sa teneur en vitamines A et E lui permet également d’intervenir au niveau de la prévention du vieillissement cutané.

Je l’utilise comment ?

En cataplasme et enveloppement marins « maison ». En soin revitalisant pour le corps. En masque reminéralisant du visage. En soin réparateur et fortifiant pour la kératine des cheveux, des ongles et des cils.

cocheMa trousse de beauté idéale 100 % rééquilibrante

HUILE DE JOJOBA

De composition proche du sébum humain, cette huile présente une affinité remarquable avec la peau et les cheveux. Sa texture sèche et sa composition originale contribuent à renforcer le film hydrolipidique et à réguler le flux de sébum des peaux grasses.

Je l’utilise comment ?

En huile démaquillante. En sérum rééquilibrant. En huile capillaire rééquilibrante pour cheveux mixtes à gras.

HYDROLAT D’HAMAMÉLIS

Astringent, tonique et purifiant, il est très apprécié des peaux mixtes et grasses.

Je l’utilise comment ?

En lotion purifiante. Dans un masque rééquilibrant avec, par exemple, de l’argile verte. En lotion capillaire rééquilibrante.

BARDANE EN POUDRE

Riche en tanins connus pour leur effet astringent, la bardane resserre les pores et régule la production de sébum.

Je l’utilise comment ?

En lotions nettoyantes, purifiantes et astringentes. En shampooing rééquilibrant. En soin capillaire apaisant, antipelliculaire ou antichute des cheveux.

cocheMa trousse de beauté idéale 100 % peaux sensibles

HUILE DE BAOBAB

Adoucissante, réparatrice et émolliente, cette huile est un soin efficace pour les peaux tiraillées, sèches et sensibles.

Je l’utilise comment ?

En sérum apaisant. En huile de massage corps adoucissante et apaisante. En huile de bain douceur.

HYDROLAT DE FLEUR D’ORANGER

Son action calmante et apaisante en fait un soin naturel particulièrement apprécié des peaux sensibles et déshydratées.

Je l’utilise comment ?

En tonique apaisant. Dans l’eau du bain. En lotion capillaire apaisante.

lait-jumentLAIT DE JUMENT EN POUDRE

Il est réputé pour sa richesse en nutriments, vitamines, minéraux et oligoéléments et sa composition particulièrement intéressante en protéines et enzymes. Il est connu pour son action apaisante et adoucissante sur les épidermes sensibles et irritées et est très bien toléré par tous les types de peaux.

Je l’utilise comment ?

En poudre de bain apaisante. Dans un savon maison pour peaux irritées. En masque hydratant et nutritif. Dans une crème jour et/ou nuit « maison » pour peaux sensibles. Dans un lait démaquillant « maison » pour peaux sensibles.

Ma trousse de beauté idéale 100 % bonne mine

MACÉRÂT DE CAROTTE

Très riche en vitamine A, il favorise le bronzage et le hâle de la peau. Il est idéal pour assouplir l’épiderme et conserver un joli hâle uniforme.

Je l’utilise comment ?

En sérum bonne mine. Dans un masque « maison » bonne mine. Dans une crème ou lait « maison » bonne mine.

HYDROLAT DE TILLEUL

C’est aussi un hydrolat renommé pour éclaircir et illuminer le teint, et il s’emploie également pour embellir les cheveux.

Je l’utilise comment ?

En lotion illuminatrice. En masque bonne mine.

POUDRE D’URUCUM

Grâce à sa richesse en bixine – une molécule qui s’apparente au bêtacarotène –, cette poudre prépare la peau au soleil et la pare d’un joli teint doré. Elle contient également de nombreux oligoéléments, comme le zinc, le magnésium, le sélénium et le cuivre, qui la protègent durablement.

Je l’utilise comment ?

En poudre de soleil que l’on applique avec un gros pinceau. En huile bonne mine (il suffit pour cela de faire macérer 1 cuillère à café dans 100 ml d’huile végétale de votre choix). Dans des laits ou crèmes bonne mine « maison ».


La poudre d’Aloe vera, un concentré de beauté bio

Incontournable de la beauté au naturel, l’Aloe vera est un soin complet, qu’il se conjugue en gel ou en poudre. S’il ne fallait conserver qu’un ingrédient dans sa trousse de beauté, ce serait lui ! Hydratant, apaisant, réparateur, nutritif… Il revitalise et embellit toutes les peaux, notamment celles qui sont fatiguées, déshydratées, sensibles et à problèmes. Obtenue par pression du filet frais de la feuille d’Aloe vera, puis par lyophilisation à froid du jus extrait, la poudre d’Aloe vera concentre toutes les vertus de cette plante bienfaisante. Portrait…

Une composition exceptionnelle

La poudre d’Aloe vera contient, sous une forme concentrée 200 fois, tous les principes actifs du jus d’Aloe vera frais : polysaccharides, glycoprotéines et acides aminés, saponines, lignine, vitamines, choline, minéraux… Tout comme le jus d’Aloe vera, cette poudre regorge de nombreux bienfaits pour la beauté des cheveux et de la peau.

Poudre de beauté pour la peau

La poudre d’Aloe vera possède des vertus extraordinaires sur la peau. Intensément hydratante et nutritive, elle l’imprègne de vitamines et d’oligoéléments et compense ses pertes en eau, pour un épiderme doux et rebondi !

Reconnue pour ses propriétés cicatrisantes et apaisantes incomparables, l’Aloe vera accélère la réparation de la peau et soulage intensément les irritations. Ce qui en fait un soin idéal pour calmer le feu du rasoir, les coups de soleil, les piqûres d’insectes et pour envelopper de douceur les peaux sensibles ou irritées.

Compagne des peaux matures et fatiguées, la poudre d’Aloe vera se révèle une alliée anti-âge hors pair. Elle prodigue à la peau les effets tenseur et régénérant du jus d’Aloe vera tout en prévenant et lissant les rides et ridules, pour une peau fraîche et repulpée. Réputée pour atténuer les taches brunes, elle retarde également leur apparition.

Astringente et purifiante, elle sera également une compagne douce et efficace pour les peaux à problèmes, qu’elle assainira sans les agresser, pour un grain affiné et un teint clarifié.

Poudre d’éclat pour les cheveux

Sa richesse en polysaccharides fait de la poudre d’Aloe vera un excellent soin hydratant, nutritif et gainant pour les cheveux. On l’utilisera pour réaliser des soins capillaires embellissants, hydratants, sculptants, sous forme de masque, sérum, gel coiffant ou encore de soin de jour… Elle est idéale sur tous types de cheveux, ses propriétés hydratantes faisant des merveilles sur les cheveux secs, déshydratés, abîmés, frisés, crépus…

En pratique

Cette poudre concentrée s’emploiera toujours réhydratée afin de retrouver le jus d’Aloe vera. Pour cela, on mélangera 0,5 % de cette poudre dans de l’eau minérale ou dans un hydrolat, soit 0,5 g de poudre dans 99,5 g d’eau ou d’hydrolat. Le jus reconstitué se conservera au réfrigérateur durant quelques jours. On pourra ensuite l’employer en tant que lotion ou l’incorporer dans ses recettes de cosmétiques maison.

• R e c e t t e s •

Recette de cosmétique maison « active » de l’équipe experte en formulation cosmétique AROMA-ZONE

Lotion hydratante pour le corps et cheveux

? Préparation : 5 mn
? Coût : ~ 1,40 € pour 100 ml
? Difficulté : débutant
? Flaconnage : vaporisateur 100 ml

Lotion-hydratanteMon matériel

? Verre doseur 25 ml
? Cuillère à café

Dans mon panier pour 100 ml de produit

? Aloe vera en poudre bio : ½ c. à c.
? Eau minérale : 95 ml
? Inuline bio en poudre : 4 c. à c.
? Conservateur Cosgard : 20 gouttes

La recette

1- Mettez l’ensemble des ingrédients dans un flacon.
2 – Fermez le flacon et agitez.

Rituel de beauté

En une fine brume rafraîchissante, cette lotion dépose ses gouttelettes bienfaisantes sur la peau et les cheveux et les gorge des bienfaits de la poudre d’Aloe vera. Hydratant, adoucissant et protecteur, ce soin procure un toucher de soie et de l’éclat à la peau et aux cheveux. Vaporisez sur l’ensemble du corps et des cheveux.

Conservation

Fabriqué dans des conditions d’hygiène optimales, votre produit pourra se conserver au moins 3 mois.

Eau micellaire démaquillante & hydratante

? Préparation : 5 mn
? Coût : ~ 1,80 € pour 100 ml
? Difficulté : débutant
? Flaconnage : vaporisateur 100 ml

Mon matériel

? Verre doseur 25 ml
? Cuillère à café

Dans mon panier pour 100 ml de produit

? Aloe vera en poudre bio : 3 cuillères
? Eau minérale : 85 ml
? Base micellaire concentrée : 15 ml
? Conservateur Cosgard : 20 gouttes

La recette

1- Mettez l’ensemble des ingrédients dans un flacon.
2 – Fermez le flacon et agitez.

Rituel de beauté

Hydratante, apaisante et régénérante, cette eau micellaire enveloppe la peau de douceur et réveille l’éclat du teint. Pour un démaquillage cocooning, appliquez sur l’ensemble du visage avec un coton pour éliminer toutes les impuretés ; ne pas rincer.

Conservation

Fabriqué dans des conditions d’hygiène optimales, votre produit pourra se conserver au moins 3 mois.


Une beauté plus écolo-pratique sans cotons jetables !

cotonSe faire belle, c’est bien, mais se faire belle en réduisant sa production de déchets, c’est encore mieux ! Que diriez-vous de profiter de cette rentrée pour dire adieu aux cotons jetables et adopter les carrés démaquillants lavables ? Avec une économie de plus de 200 €, 15 carrés démaquillants équivalant à 750 cotons par an. Ils ont durée de vie d’environ 6 ans, soit au final 4 500 carrés de coton non utilisés pour une seule femme. Imaginez la quantité totale de cotons économisée que cela représenterait pour toutes les Françaises en âge de se démaquiller !

Rappelons que le coton est une ressource particulièrement néfaste pour la planète, car sa culture concentre à elle seule 25 % des pesticides employés dans le monde. Sans compter qu’elle est également très gourmande en eau ! Par conséquent, utiliser du coton pour se démaquiller n’est plus un acte anodin de la vie courante. Il est grand temps de réduire le contenu de nos poubelles de salle de bain, qui débordent ! Un petit carré démaquillant lavable, c’est un grand geste de toute beauté pour l’écologie.

La cosméto DIY, pour consommer moins et mieux

cosmetoConsidérée pendant plusieurs années comme une activité marginale pratiquée par quelques « soixante-huitards », la cosmétique DIY (Do It Yourself ou fait « maison ») n’en finit plus aujourd’hui de faire des émules et de convertir de plus en plus d’hommes et de femmes désireux de devenir acteurs de leur beauté en limitant leur impact sur l’environnement (plus de films plastique, d’étuis papier et de flacons jetés…) tout en se faisant plaisir en créant des produits naturels qui leur ressemblent.

Si vous n’avez pas encore franchi le pas, voici 10 bonnes raisons de vous y mettre au plus vite :

Démarche écocitoyenne : en choisissant des matières premières naturelles vegan, bio ou provenant du commerce équitable… aux dépens de matières premières issues de la pétrochimie, vous participez à la protection de la nature et au maintien de la biodiversité.

Efficacité : le produit cosmétique fini que vous réalisez peut contenir plus de 95 % de principes actifs, à savoir bien plus qu’un cosmétique acheté dans le commerce.

Sécurité : vous écarterez la nocivité de composants chimiques, tels que les huiles minérales, les PEG, les parabènes et les sels d’aluminium.

Voyager au coeur des origines des ingrédients : une bien jolie manière de découvrir de nouveaux actifs cosmétiques et de très belles histoires…

Agir sur le produit final : contrairement à un produit « prêt à l’emploi », vous êtes maître de toutes les étapes de la conception de votre cosmétique.

Laisser sa créativité s’exprimer : les combinaisons des ingrédients sont illimitées. Seule votre imagination pourra – ou non – se révéler être un frein à votre inventivité.

Économie : le coût du produit est généralement bien inférieur (particulièrement dans la fabrication de soins anti-âge et dans le maquillage) à celui d’un cosmétique conventionnel vendu dans le commerce.

Unicité : le cosmétique que vous réalisez est 100 % à votre image. Vous pourrez choisir notamment sa couleur, son parfum, sa texture…

Retirer satisfaction du fait de confectionner vos produits vous-même.

Simplicité : tous les cosmétiques naturels faits « maison » peuvent être réalisés à l’aide de simples ustensiles de cuisine.

Une vie… capillaire sans coloration chimique !

colorationSi, depuis quelques années, les cosmétiques bio se sont démocratisés, le recours à la coloration végétale est encore bien timide, principalement par manque d’informations vis-àvis des consommateurs.

On estime que 70 % des femmes européennes et environ 10 % des hommes se teindraient régulièrement les cheveux. Majoritairement pour couvrir leurs cheveux blancs, mais aussi, pour certaines femmes, par coquetterie, envie de changer de tête ou par fantaisie chez les plus jeunes, qui tentent les couleurs les plus inédites.

Mais, la plupart du temps, les teintures utilisées sont composées de substances chimiques, ce qui n’est pas sans poser de problèmes pour la qualité du cheveu et la santé, comme pour l’environnement.

Ces produits colorants, appliqués à même les cheveux et laissés en pose plusieurs minutes, ne respectent pas la physiologie du cheveu, alors qu’ils devraient la protéger.

Les produits issus de la synthèse ouvrent les écailles des cheveux, pénètrent la fibre capillaire et la décolorent suivant un phénomène de peroxydation (réaction chimique formant un peroxyde, c’est-à-dire un dérivé de l’eau oxygénée). La couleur naturelle disparaît, le cheveu est dépigmenté et s’éclaircit même jusqu’à devenir tout blanc. Cette méthode est agressive car le cheveu doit perdre sa structure pour permettre à la réaction chimique de se faire. Et le cheveu est ainsi dénaturé.

Ensuite, une autre réaction chimique se produit à l’intérieur de la fibre capillaire : la repigmentation. Elle va redonner une couleur au cheveu en insérant les pigments colorants artificiels. À long terme, les cheveux ainsi traités sont fragilisés et présentent un aspect sombre et terne. Ils deviennent cassants, rêches et difficiles à coiffer, évoquant presque de la paille…

Et ce n’est pas fini !

L’usage fréquent des colorants chimiques peut entraîner :

• Une altération de la structure du cheveu et de la kératine.
• Une augmentation de la porosité du cheveu et une fragilisation capillaire.
• Une déstabilisation des glandes sébacées.
• Une augmentation des allergies et des irritations.
• La mort des cellules souches se trouvant dans le bulbe.

Sans parler de la pollution environnementale engendrée par de telles substances chimiques.

Une alternative 100 % naturelle

La coloration végétale refuse le recours aux substances chimiques polluantes pour privilégier l’utilisation de plantes tinctoriales, qui agissent en transparence comme un voile sur les cheveux. On préserve la planète et on ne pollue pas les nappes phréatiques.

Par ailleurs, la coloration végétale ne fait pas pénétrer de substances chimiques dans le bulbe capillaire qui vont ensuite être véhiculées dans le sang et causer d’éventuelles bioaccumulations et pathologies.

Les plantes procurent au contraire tous leurs bienfaits aux cheveux et se trouvent en parfaite affinité avec eux. Sans parler de la santé du coloriste, qui est, elle aussi, préservée.


Atelier pratique : éclaircir naturellement ses cheveux au retour des vacances

atelierAussi étonnant que cela puisse paraître, il est possible de donner aux cheveux un effet « retour de vacances », grâce à un duo aussi naturel qu’improbable : la cannelle et le miel.

Ils sont tous deux éclaircissants grâce à leur peroxydase, une enzyme capable de détruire la mélanine par oxydation.

Ils peuvent ainsi permettre de faire gagner quelques tons à la chevelure, sans l’abîmer. Attention toutefois : seuls les cheveux blonds à châtain clair obtiendront un résultat satisfaisant.

La recette

1 > Préparez un masque à la cannelle avec 5 c. à s. de cannelle en poudre, 6 c. à s. de miel liquide et un peu d’eau.
Ces quantités sont données pour des cheveux courts. Multipliez-les par 2 si vous avez les cheveux mi-longs et par 3 si vous avez les cheveux longs.
2 > Mélangez la poudre de cannelle et le miel, puis ajoutez de l’eau jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène.

Rituel de toute beauté

Appliquez la pâte sur les longueurs et les pointes, puis entourez avec un film plastique et une serviette chaude, en évitant tout contact avec la peau. Laissez poser de 1 à 3 heures. Rincez et shampouinez les cheveux. Appliquez éventuellement un après-shampooing par la suite.

Merci à Pascale Ruberti, Responsable Recherche & Développement chez AROMA-ZONE.

Recette de toute beauté n? 1
Poudre de teint sublimatrice
bonne mine & matifiante

C’est fou l’argent que l’on peut dépenser dans du maquillage alors qu’il est en fait très simple de se confectionner une poudre libre ou compacte 100 % naturelle et d’une grande efficacité ! Celle que nous vous proposons prolongera votre mine estivale. Son action matifiante vous rendra impeccable en toutes circonstances. Un excellent moyen d’être au top de sa beauté tout en restant écolo…

poudre-de-teint? Préparation : 15 mn max
? Conservation : au moins 6 mois
? Coût : moins de 2 € !

Mon matériel

? 1 mortier avec pilon
? 1 mini-maryse

Dans mon panier

? 1 poudrier de 40 ml
? 9 g d’arrow-root (en magasin bio) ou de poudre de riz micronisée
? 4,5 g d’oxyde de zinc
? 1 g de poudre de châtaignier
? 3 g d’ocre rose
? 1 g d’ocre jaune
? 1 g de mica or

La recette

1 > Transférez l’ensemble des poudres dans le mortier et écrasez-les soigneusement à l’aide d’un pilon pendant au moins 5 mn.
2 > Continuez ensuite à bien mélanger à la minimaryse pendant 5 mn afin d’obtenir une couleur homogène. Rappelez-vous que plus vous mélangerez longtemps, plus la couleur se développera.
3 > Transvasez le mélange obtenu dans votre poudrier.

Astuce

Si vous souhaitez que la poudre soit parfumée, n’hésitez pas à ajouter 10 gouttes de l’extrait aromatique de votre choix. Pensez à bien mélanger après l’ajout.

Rituel de beauté

Appliquez une petite quantité à l’aide d’un gros pinceau (du type kabuki), en effectuant un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur.

Recette de toute beauté n? 2
shampooing sec apaisant « La vie en rose »
pivoine & bois de rose

Le shampooing sec au naturel n’a jamais été aussi tendance. Non seulement il est écolo, mais également ultra-pratique lorsque l’on part en déplacement. Le voici dans une version très féminine et 100 % rose…

shampoing-sec? Préparation : 15 mn max
? Conservation : environ 6 mois
? Coût : moins de 2 € !

Mon matériel

? 1 pot d’environ 120 ml
? 1 mini-fouet ou 1 petite cuillère
? 1 bol

Dans mon panier

? 22 g de fleurs de pivoine en poudre
? 18 g d’arrow-root
? 8 g d’argile rose
? 2 ml d’huile de jojoba
? 25 gouttes d’huile essentielle de bois de rose

La recette

1 > Dans le bol, mélangez l’huile de jojoba avec l’huile essentielle de bois de rose à l’aide du mini-fouet ou de la petite cuillère.
2 > Ajoutez ensuite délicatement l’arrowroot en poudre et l’argile rose, puis mélangez de nouveau délicatement et longuement au mini-fouet.
3 > Transférez la préparation dans le pot.

Rituel de beauté

Répandez un peu de poudre sur les cheveux, puis massez votre cuir chevelu quelques secondes. Enfin, retirez l’excédent de poudre à l’aide d’une brosse à cheveux.

Photos : © Sophie Macheteau

 

Les informations proposées par l'Écolomag ne se substituent pas à un avis médical auprès des professionnels de santé compétents. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

 

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