Loisirs

L’écolomag N° 81

Janvier – Février 2021

Harmonie universelle ou 5e Force

L’harmonie présente dans le vivant est semblable à une musique, avec ses clés, ses dièses et ses bémols. Je voudrais commencer cet article en citant VOLTAIRE : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer, que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger » (tiré des Cabales).

 

Les 4 grandes forces

La physique classique nous apprend depuis les 17 et 18e siècles, avec Isaac NEWTON et Gottfried Wilhem LEIBNIZ une des premières grandes forces d’équilibre de l’univers : la force de gravitation.

Le siècle suivant, l’équation intégrale caractérisée par les données sur l’électromagnétisme de James Clerk MAXWELL permettait à un autre illustre physicien Hendrik Antoon LORENTZ de  »boucler » une deuxième force universelle, sans oublier Charles Augustin COULOMB bien sûr : la force électro-magnétique.

Nous arrivons au vingtième siècle avec le développement des connaissances sur la radioactivité. La force nucléaire forte est reconnue pour la cohésion entre nucléons (protons et neutrons) et entre particules élémentaires infra-atomiques, quarks, muons, gluons… bref toute l’entité atomique. Henri BECQUEREL et Pierre et Marie CURIE ont été les premiers découvreurs, pour le meilleur comme pour le pire ! (Bombes nucléaires).

Par ailleurs, la force nucléaire faible, quatrième des grandes forces qui nous régissent, a une bien plus courte portée. Elle interagit par l’intermédiaire des neutrinos (gauches et droits) et son rôle est fondamental. Sans elle, le soleil rayonnant serait incapable d’assurer la cohésion de la matière, et donc du VIVANT. Nous vivons en permanence dans un environnement radioactif (mais point trop n’en faut… ! Entre 0,8 et 0,12 mSv- milli-sievert ambiant = bruit de fond).

 

En connaitre un rayon

Les rayons ionisants qui nous traversent naturellement ont plusieurs origines :

  • L’espace avec ses rayonnements cosmiques ; nos corps sont  “bombardés” “transpercés”, par des milliards de neutrinos au Cm2 (Octobre 2015 Prix Nobel attribué aux physiciens TAKAAKI Kajita et Arthur D. Mc Donald). A noter que cette activité augmente avec l’altitude, pour doubler tous les 1500 mètres environ. (Gare au personnel navigant en aviation).

Toutefois, cela s’exécute sans affecter (nous dit-on) le moindre brin de notre ADN. Toutes ces forces cohérentes nous entraînent vers des réflexions sur beaucoup d’INCONNUS ; comment s’expliquent les pouvoirs du magnétiseur, du coupeur de feu à distance, des guérisseurs, et de bien d’autres phénomènes ! (Voire l’efficacité des prières) mais aussi de la méditation, aux effets aujourd’hui contrôlés par électro-encéphalogramme. Bref, de toute cette communication complexe qui se réalise entre cellules, organes, systèmes et finalement entre les êtres, c’est à dire le VIVANT (1).

  • Le globe terrestre avec sa radioactivité contenue dans les roches, les sols, l’eau et l’air, exhale un rayonnement gamma d’origine tellurique (et finalement naturel). Il correspond pour moitié à notre exposition à la radioactivité, l’autre moitié étant d’origine cosmique comme nous l’avons vu plus haut.

A cette irradiation naturelle, on peut ajouter l’irradiation d’origine médicale en provenance d’examens aux rayons X, radiodiagnostic en médecine nucléaire ou carrément des divers traitements radiothérapiques. Dans ces domaines, une radioprotection est généralement de rigueur (Ex : en dentisterie, on ne devrait pas réaliser une exploration panoramique des maxillaires, sans mettre un collier de plomb au patient pour protéger sa glande thyroïde). Est-ce toujours réalisé ?

De même notre alimentation courante n’est pas exempte de radionucléides surtout lorsqu’elle est importée. En effet, pour des raisons sanitaires, il est courant d’utiliser les rayons gamma stérilisants (issus de l’électromagnétisme) que ce soit sur les fruits du Brésil ou les cuisses de grenouilles de Chine. L’évolution des sciences va de plus en plus vite. Ainsi en radioactivité, le siècle dernier nous amène à réfléchir, de la bombe H d’Hiroshima/Nagasaki affreusement destructrice, au contenu de notre assiette alimentaire, de plus en plus responsable des maladies dites : de civilisation.

 

L’Energie…

Toutes ces nouvelles connaissances, nous ramènent à l’ENERGIE. Car en effet, l’énergie est à la base de la VIE. Sans ELLE nous n’avons plus de cœur, plus de cerveau, plus de force vitale… ! Tout mouvement est d’origine énergétique. Tout au long de notre vie, nous subissons plein de BLOCAGES qui ont cette origine énergétique. Petit à petit, les sciences médicales occidentales s’ouvrent à ce concept, à ces notions, souvent par déception des traitements chimiques. Cette notion d’énergie connue pourtant depuis des millénaires en Chine avec l’acupuncture, en Inde avec la médecine ayurvédique, chez les Amérindiens avec le chamanisme, de même chez les arabes avec Avicenne (Ibn Sinä) et enfin notre maître Hippocrate, ce grand oublié par l’ordre médical actuel (serment) dans ses leçons d’éthique. Oui, l’énergie circulante dérègulée est à la racine de la plupart de nos maladies actuelles. Les maîtres de Qi Gong savent qu’une véritable pharmacie physiologique du mouvement et des postures, peuvent soulager voire guérir, en levant simplement les blocages ou nœuds énergétiques. J’ai eu l’occasion de suivre et d’apprendre cela, lors de soins prodigués à ses patients, auprès d’un rebouteux-guérisseur très apprécié dans la région Rhône-Alpes. Il ne pratiquait qu’à travers l’énergie et des corrections alimentaires avec des résultats évidents.

Je voudrais donner ici comme exemple, l’engouement pour le principe « micro-onde ». Nous savons tous que l’efficacité de ces fours est provoquée par une rotation extrême et sur elles-mêmes des molécules d’eau dont sont chargés nos aliments (ex : le café ou les légumes… s’échauffent, mais non le récipient, qui lui est sec). En naturopathie, médecine intelligente s’il y en a, peut-on concevoir un tel processus dans notre apport alimentaire ? La réponse est : non. Les principes de cuisson asiatique (type wok) ou mieux encore (la vapeur prêchée par Marion Kaplan) sont de loin plus respectueux de la structure finale nutritionnelle.

 

Et l’information !

Dès la fin du siècle dernier des nobles chercheurs comme Solomon H. SNYDER brillant biologiste spécialiste en neurochimie et Candace B. PERT (Publient : molécules of émotions) nous ont montré comment les molécules naturelles du VIVANT composant nos cellules, transmettent de l’information à tout notre corps (voies neuro-médiatrices et neuro-hormonales). Ces informations dynamiques inter-cellulaires relient en quelque sorte l’esprit et le corps, à l’instar d’un computer analogique, par l’intermédiaire des amino-acides ionisés et composant nos protéines, ainsi que les différentes charges ioniques (polarité) des macro-et-oligoéléments… C’est cela à mon sens la  »dynamique de la VIE » et de la santé. Ce dynamisme physiologique régule à la fois notre inflammation et notre immunité. Ces bases biomoléculaires vont donc de nos émotions à notre mal être, voire de nos maux psycho-physiques et en définitive à la plupart de nos maladies.

Cela explique aujourd’hui les bienfaits des soins parallèles énergétiques et de la nourriture saine et biologique qui se charge d’entretenir cette dynamique de vie. De même, la physiologie tant humaine qu’animale peut bénéficier de l’apport des compléments alimentaires, suivant les spécificités des troubles de santé. Une bonne nutrition peut être maintenant qualifiée et quantifiée suivant l’âge, l’activité et le tempérament de chacun. De même en culture biologique, les plantes chétives peuvent bénéficier d’amendements appropriés suivant les terrains cultivés.

En ce qui concerne la biosynthèse protéinique des plantes, l’ingénieur-chercheur Joël STERNHEIMER a démontré que chaque amino-acide composant les protéines, est associé à une échelle d’ondes (du grave à l’aigu), c’est le concept des PROTEODIES. Ces ondes peuvent  “se corréler” dans un registre de notes musicales. Celles-ci seraient influentes sur la croissance des plantes, sans doute par un effet sur l’AUXINE (une des phytohormones qui contrôle les végétaux et leur ARN messager). Rappelons ici, que la musicothérapie continue d’apporter de jour en jour ses preuves d’efficacité comme régulateur des humeurs.

Pour ce qui est de nos terres, rappelons aussi les dangers des produits type Atrazine et autres perturbateurs endocriniens et/ou tératogènes (5000 tonnes répandues chaque année en France) .

De même la prestine, une protéine impliquée dans l’écholocation par ultrasons (principe biologique retrouvé chez les cétacés, les chauve-souris…) et l’audition dans le monde animal et humain, est très sensible aux différentes tensions électro-magnétiques. Et ce, que ce soit dans l’eau ou dans l’air.

 

Pensées et rêves éveillés de l’auteur

De Donald TRUMP aux plus grands climatologues, il y a aujourd’hui controverse. Certes, si l’on regarde les vicissitudes climatiques qui jalonnent notre histoire, la TERRE elle-même s’en est toujours à peu près remise, mais le vivant, en l’occurrence « les dinosaures », n’ont pas été épargnés. Plaisanterie dit le Grand CHEF aux USA, période cruciale pour l’humanité répondent les SAVANTS. Mais le réchauffement est-il la cause suprême de tout ce qui va mal sur notre planète bleue ?

N’y a-t-il pas un autre ordre harmonique, une cinquième force qui doucement s’éveille, et s’installe pour avertir et/ou punir ? une sorte d’intelligence universelle, ou du moins extra-terrestre… ? qui ne se révélerait à l’homme du 21e siècle, qu’aux travers de :

  • Tsunami sur une centrale nucléaire (Fukushima),

  • Tempêtes de sable au moyen orient (du jamais vu),

  • Feux devenus parfois incontrôlables en Californie, Portugal, Bornéo, Sumatra et pire encore en Australie,

  • Inondations et/ou sécheresses à répétitions, des volcans qui crachent leur trop plein y compris dans les océans,

  • Tempêtes cycloniques toutes bien baptisées : Eléanor, Zika, Carmen, Katrina, Harvey, Irma, Doriane

  • Jusqu’à notre cathédrale de Paris qui s’embrase… !

  • Voire aussi ces usines traitant  “le BRUT” et ses maudits déchets (AZF – Lubrizol… !),

  • Individus de plus en plus riches (8 personnes détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre du monde, source Forb 2017),

  • Quant au psychisme des individus, il “s’étiole”, alcools, drogues, sexes, agressions, vols, (rien ne va plus dans la glande pinéale  “épiphyse” de l’humain),

  • Un nouveau virus d’origine douteuse  “covid – 19”, provoquant une panique mondiale.

  • Les nanoparticules en tout genre et poisons alimentaires disséminés.

  • Les attaques répétées, invasives et redoutables des criquets en Afrique de l’est….

Où sont les responsables ? Où allons-nous ?

Les bio-énergéticiens nantis de leurs appareils non sophistiqués (pendules, baguettes, antenne de lécher…) et en pleine résonance par rapport à l’homme/antenne cosmo-tellurique que nous sommes, constatent depuis longtemps une élévation énergétique globale. Pour ceux et celles qui s’intéressent à ce  “phénomène”, nous pouvons TOUS être en relation  “télépathique” avec le vivant sur la terre. Cette possibilité étrange doit être prise avec précaution certes, mais avec ouverture. Notre cosmos est lui aussi, en perpétuelle mutation. Le physicien Fritjof CAPRA et son équipe ont constaté depuis au moins trente ans, que la fréquence vibratoire de la terre s’élève d’année en année, avec bien sûr, ses conséquences ! Si l’on se réfère au principe de la relativité générale (énergie/matière/énergie) d’Albert EINSTEIN, on doit réfléchir à la responsabilité de l’humanité dans ce qu’elle suscite en transformations irrespectueuses de la matière organique.

Aujourd’hui des expériences sérieuses ont montré que le degré d’enroulement moléculaire d’un échantillon d’A D N humain peut être mesuré en évaluant son taux d’absorption de la lumière ultra-violette. Ce test permet de déterminer, si les brins de la double hélice de la molécule, sont enroulés de façon plus ou moins serrés.Ainsi, on peut juger des bienfaits physiologiques apportés par les exercices de cohérence et d’intention active, lors de séances de méditations, de prières et/ou de certaines formes de convictions profondes. Si l’on se réfère à la cohérence cardiaque, il a été démontré en 2003 par les Drs ROLLIN Mc CRATY, ATKINSON et TOMASINO (5) et en 2006 par YAN et al, des effets tout à fait bénéfiques sur nos différents organes et systèmes.

L’expansion démographique galopante mais pas vraiment reconnue dans ses aboutissements tragiques : toujours plus d’élevages intensifs et de cultures intensives, toujours plus de déchets et de voitures, de besoins en énergie, toujours plus d’agressions et de gaspillages sur les matières de notre planète. Que de maltraitances et d’irrespect ! Aujourd’hui notre “devenir” est essentiellement lié à l’économie et à ses princes (type Elon MUSK et autres), qui sans vergogne veulent maintenant s’emparer des richesses possibles de notre univers. Tout cela s’élabore de façon sournoise avant même que soit parfaitement régulée notre BIOSPHERE. On peut s’interroger sur d’autres façons de soutenir notre évolution, ainsi que le bien être de TOUS. Nous nous devons donc maintenant une écoute bienveillante de ce qui nous entoure. Elle s’inscrit comme une attitude déterminante et responsable ,dans la qualité de nos relations humaines et le devenir de nos progénitures. Nos concitoyens sont tellement occupés par ce qu’ils doivent faire pour  “paraître”, qu’ils en oublient simplement ce qu’ils doivent faire pour  “être” et continuer d’être. Attendons donc une nouvelle conscience universelle toute puissante d’harmonie, pour combler ce déficit humain. C’est cela l’espérance, une cinquième force, celle de “l’homéostasie” (1) sociale sur notre terre mère, fille de notre univers.

Nous savons que les fréquences de résonnance de la terre (champ magnétique), influencent les comportements humains et animaux, et sans doute tout le monde du VIVANT, avec ses effets sur la santé (coordination avec les grandes épidémies du passé). Elles influencent le cerveau, le cœur et tout le système nerveux autonome (Symp + P.Symp). Oeuvront pour la transformation de notre monde et de notre conscience. Nous ne vivons pas en  “absurdie” et le champ magnétique terrestre contient très vraisemblablement de nombreuses informations biologiques, pouvant relier tous les systèmes du vivant ; et les vivants entre-eux.(lire : Médecins du ciel, médecins de la terre de Maguy LEBRUN, éditions R. LAFFONT) .

Cette vision planétaire est et sera essentielle pour traiter les conflits sociaux, économiques et de bien être des différents peuples de la terre.Il faudra cependant que les pays adoptent une vision stratégique plus planétaire, plus cohérente, et plus intégrative en sachant l’enseigner à notre jeunesse… c’est la conclusion d’un éminent centre de recherches de NEW JERSEY s’interrogeant sur la cohérence sociale mondiale  “G.C.P” Université de Princeton.

 

La cinquième force

Bienvenue à une cinquième force, coordinatrice et unificatrice entre le VIVANT et l’UNIVERS, on l’appellerait tout simplement  “FORCE d’ATTRACTION et de VIE“, comme celle qui nous a permis dès 1940 d’ajuster une longueur d’onde précise, sur nos vieux postes de radio. Celle qui voit le jour, émet et reçoit les communications depuis la fin du 19e siècle sur nos antennes Popoviennes (2), mais aussi celle qui interfère sur le VIVANT du fait de la nocivité de ses ondes (3). Aujourd’hui, l’installation de la 5G paraît pour beaucoup d’entre NOUS, un nouveau progrès s’ouvrant sur divers domaines ! Mais qu’en pense le rhumatisant, le psychopathe ou cet hypochondriaque avec ses maux diffus, et surtout ce vrai physiologiste qui connaît l’influence de ces ondes  “externes” sur les ondes de la VIE et du fonctionnement de nos cerveaux et de nos coeurs (alpha, bêta, thêta, delta et gamma). Or, technicité oblige, il nous faudra installer de nouvelles antennes pour réception/émission (5G) tous les cent mètres ; avec un électro smog (4) de plus en plus compact et sans aucun doute dangereux.En 1957 mourait d’un cancer à 54 ans John von NEUMANN ce célèbre mathématicien qui écrivait: “pourrons-nous survivre à la technologie”. Nous commençons à connaître les différents impacts des CEM (champs électromagnétiques) sur nos organes et nos systèmes notamment le cœur et système nerveux. Comment pourrait-il en être autrement, lorsque les techniques nouvellement élaborées, ne tiennent plus compte des impératifs du vivant ! Nous savons également que la surexposition aux écrans provoque une dépression immunitaire, des atteintes de la cornées (vue), ils agravent également les symptômes de stress chronique en impactant nos glandes surrénnales.

Parce que les racines de la vie sont aussi les sources fatales de notre INHUMANITE dans notre inconscient, il serait grand temps de choisir un autre chemin. L’humanité aujourd’hui est étrange et insolite dans ses choix et les décisions ne  “s’embarrassent” pas de perspectives heureuses. Ainsi le hasard et/ou le désir et l’envie prennent souvent le pas sur l’utile, le nécessaire, le juste. Notre évolution est totalement “déconnectée”, ouverte à l’égoïsme et ce, malgré nos connaissances de plus en plus pointues, dans tous les domaines. Appelons à plus de bienveillance et de conscience, pour orienter le destin de tous les terriens que nous sommes et de leurs ENFANTS. Ne soyons plus les scorpions de notre planète (6). Nous avons les connaissances nécessaires, il nous manque simplement la volonté et la maîtrise de nos actes. Il nous faudra aussi savoir corriger le sens que nous avons du partage et de nos ambitions (les cimetières sont pleins de belles  “Pierres Tombales”). En cela, le Professeur Henri LABORIT me disait, il y a plus de trente ans : “Avons-nous bien compris Jésus Christ ?”.

Références :

(1) Homéostasie : maintien d’une auto-régulation dans la physiologie des différents systèmes des êtres vivants. Walter CANNON, Cl. BERNARD, Henri LABORIT ….

(2 ) Alexandre POPOV, Physicien Russe met au point  »l’ANTENNE » (fin du 19ème).

(3) 3000 scientifiques, médecins et ONG, dont PRIARTEM, nous sonnent l’alarme. (Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre).

(4) Electro smog :  »brouillard support » d’une pollution électromagnétique très nocive aux vivants.

(5) Institut HEARTMath Boulder Creek – Californie/USA.

(6) En référence à la fable : La grenouille et le scorpion. L’énergie de guérison générée par l’homme a également été contrôlée par Hammerschlag , Marx et Aicking en 2014.

GCI =global cohérence initiative.

GCP=global consciousness project.

L’énergie de guérison générée par l’homme a également été contrôlée par Hammerschlag , Marx et Aicking en 2014.

Cahier de 5 plantes alliées de la ménopause

Le gattilier (Vitex agnus-castus.)

Ses composés actifs

Huile essentielle à cinéole et carbures sesquiterpéniques, flavonoïdes, iridoïdes, diterpènes, acide gras.

Ses propriétés

L’action la plus spécifique du gattilier (ou Agnus castus = agneau chaste) réside dans son impact gynécologique. Il agit non pas comme une hormone progestéronique, mais comme un antioestrogène et inhibe la libération de prolactine. Il est entre autres préconisé dans les troubles de la menstruation, les bouffées de chaleur, les troubles de l’humeur et l’irritabilité pendant la ménopause.

Comment l’utiliser ?

En tisane : 1 c. à s. de sommités fleuries ou 1 c. à c. de fruits par tasse. Faites bouillir 3 mn pour les sommités fleuries, 5 mn pour les fruits, laissez infuser 10 mn. Buvez 2 à 3 tasses par jour, 20 jours par mois, en dehors des repas, jusqu’à amélioration des symptômes.

 

L’aubépine (Crataegus spp.)

Ses composés actifs

Oligomères procyanidoliques, flavonoïdes, polysaccharides, triterpènes, stérols, acide phénolique.

Ses propriétés

Elle apaise les troubles du sommeil liés notamment à la ménopause.

Comment l’utiliser ?

En tisane : 1 c. à c. de sommités fleuries par tasse d’eau. Faites bouillir 1 mn, laissez infuser 10 mn. Buvez 1 tasse matin et soir jusqu’à disparition des symptômes.

Sous forme de teinture mère : 30 gouttes dans un verre d’eau matin et soir. Buvez 1 tasse matin et soir jusqu’à disparition des symptômes.

A noter, que vous pouvez l’utiliser sous forme de pollen frais. Le pollen frais d’aubépine est un allié essentiel de notre santé et joue un rôle important sur le système cardiovasculaire ainsi que sur le système nerveux. Il possède de nombreuses propriétés permettant de :

  • Réduire le cholestérol
  • Réguler la tension artérielle
  • Apaiser le système nerveux
  • Pallier aux problèmes d’insomnie, d’anxiété, de stress et de dépression

En vente chez l’Abeille Heureuse.

 

La sauge officinale (Salvia officinalis)

Ses composés actifs

Composés organiques (thuyone, bornéol, camphre, cinéole), tanins (acide rosmarinique), diterpènes, flavonoïdes (lutéoline, apigénine), acide ursolique.

Ses propriétés

Mimétique des oestrogènes, elle soulage les troubles de la ménopause, dont les bouffées de chaleur.

Comment l’utiliser ?

En tisane : 1 c. à s. de feuilles par tasse d’eau frémissante. Laissez infuser 10 mn. Buvez 2 à 3 tasses par jour après les repas, 20 jours par mois jusqu’à amélioration des symptômes.

Sous forme de teinture mère : 30 gouttes dans un verre d’eau, 2 à 3 fois par jour après les repas, 20 jours par mois, jusqu’à amélioration des symptômes.

Précautions d’emploi : contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, en cas de cancer hormono-dépendant et chez les personnes souffrant d’épilepsie. Évitez un usage prolongé par voie interne.

 

Le trèfle rouge (Trifolium pratense)

Ses composés actifs

Isoflavones (formononétine, biochanine, précurseur de la daidzéine et de la génistéine), huile essentielle.

Ses propriétés

Il soulage la fatigue, l’irritabilité et l’ostéoporose.

Comment l’utiliser ?

En tisane : 1 c. à s. de plantes par tasse d’eau frémissante. Laissez infuser 10 mn. Buvez 2 à 3 tasses par jour, 3 semaines par mois, en dehors des repas, jusqu’à amélioration des symptômes.

Sous forme de teinture mère : 30 gouttes dans un verre d’eau, 2 à 3 fois par jour, 3 semaines par mois, en dehors des repas, jusqu’à amélioration des symptômes.

 

La maca (Lepidium meyenii )

Ses composés actifs

Isothiocyanates, glucosinolates, alcamides, tanins, saponines, protéines, fibres, acides aminés (lysine, méthionine, tryptophane), oligoéléments (fer, cuivre, sodium, calcium, iode), alcaloïdes.

Ses propriétés

Adaptogène, en particulier grâce à la présence de tryptophane, la maca aide l’organisme à s’adapter à toute forme de stress et renforce le système immunitaire.

Aphrodisiaque, elle accroît la fertilité, augmente la vigueur sexuelle et combat la fatigue.

Elle réduit les symptômes liés à la ménopause, notamment : baisse de la libido, peau sèche, sécheresse vaginale, déséquilibre émotionnel.

Comment l’utiliser ?

En poudre : 1 c. à c. rase dans un peu d’eau, 2 fois par jour, jusqu’à amélioration des symptômes.

En gélules : 2 gélules matin et soir, jusqu’à amélioration des symptômes.

Sous forme de teinture mère : 30 gouttes dans un verre d’eau, 2 fois par jour, jusqu’à disparition des symptômes.

 

Nous pouvons citer aussi, le pollen de châtaignier, 

L’ange gardien de la circulation. Il agit favorablement sur la circulation sanguine et possède de multiples atouts :

  • Il stimule la circulation sanguine
  • Il agit sur les veines et renforce les capillaires
  • Il prévient la déminéralisation
  • Il réduit l’anxiété et permet de lutter contre la dépression
  • Il soulage les symptômes liés à la ménopause

La principale vertu du pollen frais de châtaignier se trouve dans ses propriétés antioxydantes remarquables. Contrairement à la version desséchée, le pollen frais congelé renferme des ferments lactiques et des levures vivantes qui en font un puissant antioxydant, riche en vitamines B. À ce titre, la capacité antioxydante du pollen frais de châtaignier est largement supérieure à tout autre aliment, même les meilleurs fruits et légumes.

Vous pouvez le trouver en vente chez l’Abeille Heureuse.

Cahier des plantes alliées minceur

Cahier des plantes alliées minceur

DEUX PLANTES QUI AUGMENTENT LA THERMOGENÈSE (élévation de la température du corps pour augmenter le métabolisme et faciliter ainsi la perte de poids).

Les fruits de guarana
(Paullinia cupana)

De la famille des Sapindacées, le guarana est une plante ligneuse grimpante, d’environ 10 m de haut. Il est originaire d’Amazonie et est aujourd’hui largement cultivé au Brésil. Le guarana constitue un substitut au café. Ses principes actifs sont des dérivés xanthiques, tels que la théobromine et la théophylline, et à peu près 7 % de caféine, puis des tanins et des saponines. C’est la plante aujourd’hui qui contient le plus de caféine ou guaranine. Au-delà de provoquer une augmentation d’énergie douce (grâce à la présence des tanins), la guaranine induit également la thermogenèse, qui, quoique temporaire, se prolonge elle aussi plusieurs heures. Elle a ainsi pour effet direct de déstocker les graisses retenues dans le corps. Ces graisses libérées se transforment en énergie sous l’action de la thermogenèse et, ainsi, disparaissent. Cette caféine a pour effet indirect de bloquer l’absorption des graisses par des sucres dans les adipocytes (cellules de stockage des graisses). Elle pourrait même faire diminuer le nombre de ces adipocytes.

Le thé vert
(Camellia sinensis)

De la famille des Caméliacées, le thé vert est aujourd’hui une plante commune, que l’on consomme très couramment.

L’une de ses actions est d’agir sur la thermogenèse en la stimulant. On a pensé, au départ, que cette augmentation de la thermogenèse était due à la caféine, un des principaux actifs du thé vert. C’est très certainement une action synergique entre caféine et polyphénols du thé vert qui a le pouvoir de stimuler la thermogenèse, en intensité et en durée.

DEUX PLANTES À L’ACTION COUPE-FAIM

Le nopal, ou figuier de barbarie
(Opuntia ficus-indica)

De la famille des Cactacées, le nopal joue un rôle important dans les substances coupe-faim. Les « raquettes » – ou feuilles – de cette plante épineuse sont constituées de fibres et de mucilage, les fibres insolubles étant plus nombreuses que les fibres solubles. Au contact de l’eau absorbée par le corps humain mais aussi du suc gastrique, les pectines de ces fibres forment un gel, qui gonfle et prend du volume. Ce gel, qui forme un véritable « coussin », provoque un effet coupe-faim immédiat. À cela s’ajoute une réduction de l’absorption des graisses et des sucres.

La pectine de pomme
(Pyrus malus)

De la famille des Rosacées, la pomme est réputée pour freiner l’appétit. C’est sa richesse en pectine, composée de fibres solubles pouvant former un gel dans l’estomac, qui provoque un effet de satiété.

DES PLANTES ÉQUILIBRANTES DU SYSTÈME NERVEUX QUI PERMETTENT DE RÉSISTER À LA GOURMANDISE.

La mélisse (Melissa officinalis), la passiflore (Passiflora incarnata), la valériane (Valeriana officinalis) ou encore le marrube blanc (Marrubium vulgare) peuvent être aussi de très bons alliés.

Recette de tisane pour résister à la gourmandise

Mélangez 100 g de chacune de ces plantes : fleurs de camomille, feuilles de mélisse, racines de valériane, sommités fleuries de marrube blanc. Faites une infusion de 2 ou 3 min, avec 1 c. à c. de plantes et une tasse d’eau bouillante.

Si vous ne disposez pas de ces plantes sous la main, vous pouvez faire un mélange de 200 ml d’hydrolat de lavande avec 200 ml d’hydrolat de mélisse. Prenez 1 c. à s. dans un grand verre d’eau, que vous boirez avant ou pendant les repas, à petites gorgées, pour vous apporter calme et sérénité.

Et si l’on arrêtait les régimes ?

avec Laura Azenard
Naturopathe et auteure

Laura Azenard est naturopathe. Elle partage son temps entre son cabinet, ses stages de jeûne, ses cures ayurvédiques et l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages : Comment j’ai vaincu l’arthrose, aux éditions Thierry Souccar, Vaincre votre arthrose, votre programme en neuf semaines, Le jeûne, ça marche. Elle anime également un blog : www.lauraazenard.fr.
Nous avons eu le privilège de lui poser quelques questions à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage Arrêtez les régimes, aux éditions Dangles…

Vous dites que les régimes conduisent à la malnutrition et sont un frein à la perte de poids.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Les régimes font grossir. L’organisme assimile la restriction alimentaire à une période de famine contre laquelle il doit lutter. Il transforme le cerveau en « machine affamée » et augmente la faim. Au début, la volonté triomphe. Puis, progressivement, elle s’essouffle et finit par s’effondrer, ne laissant qu’abattement, frustration et sentiment d’échec. Les kilos reviennent avec un bonus.

Les régimes conduisent aux carences et un corps carencé ne peut pas perdre du poids durablement. Se nourrir convenablement apporte les nutriments indispensables aux besoins de son organisme.

Les régimes créent les dépendances alimentaires. Plus d’un tiers des personnes qui se mettent au régime mangent de manière compulsive et vivent des fringales aussi fortes que les dépendances des alcooliques ou des toxicomanes. Les régimes finissent par entretenir l’hyperphagie ou la boulimie.

Si les régimes ne sont pas la solution, que conseillez-vous à nos lecteurs qui veulent perdre du poids ?

D’apprendre une bonne fois pour toutes à s’alimenter, plutôt que suivre de multiples régimes générant des frustrations. D’autant qu’une belle alimentation ne résout pas que les problèmes de poids, mais de santé de façon générale.

Pourquoi conseillez-vous de manger assez de lipides et protéines ?
Lesquelles ?

Les protéines animales ont très mauvaise presse. Entre leur réputation de nuire à notre santé, la maltraitance animale à laquelle nous sommes évidemment tous sensibles et les considérations environnementales, on pense bien faire en les supprimant de son assiette. Et, si on digère mal les protéines végétales, les légumineuses, les choix s’orientent vers les produits céréaliers. Pourtant, l’une des raisons pour lesquelles le surpoids et d’autres troubles de la santé s’installent est que l’on ne consomme pas assez de protéines pour faire en sorte que son corps conserve ses muscles. Or, les muscles maintiennent le métabolisme et brûlent les calories consommées. En perdant du muscle, le métabolisme est ralenti. Il devient comme un feu de cheminée qui s’amoindrit lorsqu’il reçoit moins de bûches. De ce fait, d’une part, la plupart des calories consommées sont moins utilisées et se transforment en graisses, et, d’autre part, n’ayant pas assez de nourriture à utiliser comme carburant, le corps brûle ses propres muscles, comme si l’on brûlait ses meubles pour se chauffer. On perd momentanément du poids en diminuant les protéines, mais cette perte sera liée à une fonte musculaire et non des graisses.

Les protéines apportent du tryptophane, un acide aminé qui sert à fabriquer de la sérotonine, l’hormone du bonheur, qui se convertira en mélatonine, l’hormone du sommeil. C’est lui qui vous permet de ne pas grignoter et de dormir.

Il ne s’agit pas de surconsommer des protéines animales mais de garder les plus intéressantes, par exemple celles qui sont riches en oméga 3, telles que celles des oeufs et des poissons gras, et d’alterner avec des protéines végétales, comme des légumineuses, des oléagineux, le chanvre, les graines de chia ou des algues.

Mangez assez de lipides !

Dans les années 60, lorsque le gras fut banni de vos assiettes, les glucides furent encensés. Le hic est que plus l’on consomme de sucre, plus le pancréas sécrète de l’insuline, une hormone hypoglycémiante qui a pour rôle de faire pénétrer le sucre dans les cellules afin de réduire le taux de sucre sanguin et normaliser la glycémie. Après chaque pic d’insuline se produit une hypoglycémie réactionnelle qui provoque une fatigue et une nouvelle envie de sucre. De plus, l’insuline est responsable de la prise de poids par une transformation des sucres en triglycérides – graisses –, qui sont stockés dans les tissus adipeux. Ce n’est pas l’excès d’aliments gras qui fait grossir mais l’excès de produits riches en glucides.

Il ne s’agit pas non plus de boire des litres d’huile mais de diminuer considérablement sa consommation de glucides et de ne plus avoir peur du gras.

D’autant que les oméga 3 contribuent à un meilleur contrôle de la glycémie. Ils augmentent le niveau de sérotonine, qui minimise le grignotage, et de dopamine, qui incite à mettre des baskets.

On les trouve dans les huiles de lin, cameline, noix, colza, les oléagineux, les poissons gras – sardine, maquereau, hareng, foie de morue, anchois, saumon, truite, flétan, etc. – et les jaunes d’oeufs lorsqu’ils sont peu cuits et encore coulants, c’est-àdire les oeufs au plat ou à la coque, à condition qu’ils soient de qualité, que les poules aient gambadé dehors, aient mangé des vers de terre ou, encore mieux, des graines de lin. Pour les oeufs au plat, des corps gras stables à la chaleur, comme l’huile de coco, sont préférables.

À quoi le cortisol sert-il et pourquoi favorise-t-il l’accumulation de graisses ?
Comment ne pas
trop solliciter sa production ?

Le cortisol favorise l’accumulation de graisses, en particulier au niveau de l’abdomen. En mode stress, le corps met en réserve de l’énergie au cas où la lutte durerait. Afin d’augmenter la masse grasse corporelle, le cortisol va agir à différents niveaux :

  • il bloque la T4, hormone de la thyroïde, vers de l’hormone T3 reverse. Les calories sont moins bien brûlées ;
  • il diminue la lipolyse. Les graisses sont moins bien dégradées :
  • il diminue la production de DHEA, ce qui empêche l’augmentation de la masse maigre musculaire ;
  • il augmente la production d’insuline et donc le stockage des graisses ;
  • il augmente la résistance à la leptine, donc de l’appétit par perte de la sensation de satiété.

Quel est le lien entre inflammation et prise de poids ?

Une mauvaise santé intestinale perturbe les sécrétions de sérotonine, produite à plus de 90 % par les entérochromaffines, les cellules qui tapissent l’intestin, à condition que ce dernier aille bien. Si celui-ci est « en guerre », il aura d’autres priorités que celle de fabriquer de la sérotonine. De ce fait, rien ne calme le cortisol, qui s’en prend à l’intestin, lequel fabrique moins de sérotonine, d’où la suprématie du cortisol, qui agit de nouveau sur l’intestin, etc. La sphère est vicieuse. Quand la fabrication de sérotonine est insuffisante, le cerveau finit par dire : va trouver la sérotonine dans le placard, dans le chocolat.

MANQUEZ-VOUS DE SÉROTONINE ?

Répondez à chaque question et additionnez vos réponses de la façon suivante :

0 : symptôme absent
1 : symptôme modéré
2 : symptôme gênant
3 : symptôme très gênant

– Vous sentez-vous irritable ? … – Vous sentez-vous impatient•e ? …
– Avez-vous des difficultés à supporter les frustrations et les contraintes ? …
– Vous sentez-vous agressi•f•ve ? …
– Vous sentez-vous incompris•e ? …
– Êtes-vous attiré•e par le sucre ou le chocolat en fin de journée ? …
– Vous sentez-vous dépendant•e d’activités répétitives comme le tabac, l’alcool, le grignotage, le sport intensif, les achats compulsifs ? …
– Avez-vous des difficultés à vous endormir ? …
– Vous sentez-vous vulnérable au stress ? …
– Vous sentez-vous d’humeur changeante ? …

Faites le total afin d’évaluer votre degré de manque de sérotonine.

Résultat inférieur à 10 : peu de troubles
Résultat de 10 à 19 : troubles modérés
Résultat supérieur à 20 : troubles importants

 

Faut-il vraiment privilégier le petit déjeuner ?

Tout dépend aussi de qui l’on est et de ses problématiques. Si l’on se bat depuis longtemps avec une alimentation émotionnelle, un surpoids et/ou des troubles du sommeil, il vaut mieux manger le matin.

Ce sont les acides aminés – tryptophane et tyrosine –, présents dans les protéines qui permettent de fabriquer de la sérotonine et de la dopamine, de la zénitude et de l’allant. Or, les protéases en charge d’assimiler ces acides aminés travaillent de 8 h 00 à 13 h 00. C’est à ce moment-là qu’il est pertinent de les apporter.

Évidemment, on ne doit pas se forcer à le prendre et ne manger que si on en a envie, à la seule condition que cette absence de faim ne soit pas la conséquence d’un dîner trop riche ou trop tardif. C’est le dîner qui, finalement, conditionne le petit déjeuner. De la même façon, le déjeuner et le goûter conditionnent le dîner, qui devrait être frugal. Or, en France, nous faisons bien souvent tout à l’envers : peu ou rien le matin, du bricolage le midi, pas de goûter et un dîner pantagruélique. Résultat, le soir, le corps a faim et le dîner n’en finit plus.

Que faudrait-il manger le matin ?

Pour comprendre comment manger le matin, il faut comprendre le métabolisme des glucides. Seule une petite partie de tous les glucides que l’on consomme, des produits céréaliers aux fruits, est utilisée par le cerveau et par les cellules qui fabriquent l’énergie. Les glucides non utilisés se stockent dans 2 réserves différentes : en premier lieu, sous forme de glycogène, dans le foie et les muscles et, en second lieu, quand le glycogène est plein, sous forme de graisses dans le tissu adipeux.

Faisons un parallèle pour se représenter ces différentes formes de stockage de réserves :

  • le glycogène, facilement accessible, tel le rez-de-chaussée d’une maison ;
  • les tissus adipeux, plus profonds, moins accessibles, à l’image de la cave.

Pour perdre du poids, on doit vider le rezde- chaussée, aller dans la cave et transformer le gras en corps cétoniques. Ce processus se fait naturellement durant le jeûne de la nuit. L’organisme, après avoir consommé la réserve de glycogène, va devoir trouver son énergie ailleurs. Il va alors se servir dans la graisse stockée. Au fur et à mesure que la nuit avance, le corps transforme les acides gras en des corps cétoniques, nouvelle source d’énergie, comme s’il s’agissait d’un jeûne. Au petit matin, l’organisme se trouve dans un état de cétose, mot chic pour dire « dans la cave ».

Non seulement on perd du gras, mais on libère les toxines, qui vont pouvoir se diriger vers les émonctoires, portes de sortie à toxines : foie, poumons, intestins, reins et peau.

Il faut entre 12 et 26 heures pour vider son rez-de-chaussée et ouvrir la porte de la cave. Ce qui veut dire que le petit déjeuner glucidique français est à proscrire. Si le petit déjeuner est protéiné et lipidique, on reste dans la cave.

Faire du sport le matin à jeun favorise-t-il une perte de poids ?

Oui, car on accélère la descente à la cave.

Que pensez-vous du jeûne intermittent ?

Il aide également à rallonger la cétose de la nuit. Cela pourrait être une bonne idée, mais, bien souvent, la suppression du petit déjeuner conduit à 2 cas de figure bien opposés, que je rencontre très souvent en cabinet.

Le premier, affamé ou fier, on se récompense le restant de la journée en mangeant plus et/ou par pulsions.

Le second, l’appétit disparaît et on finit par ne faire qu’un seul repas par jour, qui ne peut, à lui seul et à la longue, répondre à tous les besoins.

Une autre limite au jeûne intermittent du matin est le manque d’apport de protéines. Il ne restera que celui du midi, puisque, idéalement, on ne consomme pas de protéines le soir, trop longues à digérer. Si la relation à la nourriture est difficile, il est souhaitable de se réconcilier avec les prises de repas d’abord avant de faire des expériences. D’autant que l’on peut prolonger le jeûne de la nuit tout en s’alimentant. Il suffit d’éviter les sucres.

Ou alors, il est préférable de supprimer le dîner plutôt que le petit déjeuner, ce qui offre le moyen d’améliorer la régénération et la perte de poids qui se produisent la nuit, après avoir digéré.

Passer à une alimentation cétogène, est-ce la solution pour mincir durablement ?

L’alimentation cétogène est très intéressante notamment pour des maladies neurologiques – Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques. Les corps cétoniques sont plus appréciés par le cerveau que les glucides du pain. Dans le but d’une perte de poids, plutôt que d’être en permanence dans la cave comme c’est le cas avec une diète cétogène, qui induit une certaine rigueur et peut-être des frustrations, je préfère que l’on mette chaque jour un orteil dans la cave.

 

Pour aller plus loin…

Arrêtez les régimes ! de Laura Azenard

Mieux comprendre les douleurs chroniques pour les surmonter

Peut-on vivre sans douleur ?

La douleur physique est la résultante d’un blocage (obstruction) dans la bonne circulation de l’énergie et des liquides organiques…

Le remède est donc simple, il faut débloquer et faire circuler par tous les moyens : massages, gua sha, ventouses, acupuncture, digitopuncture, manipulation manuelle, ostéopathie, ostéoénergétique, ostéodouce, manupuncture coréenne, auriculothérapie, quantum touch, shiatsu, moxa, saignées, marteau fleur de prunier, aiguilles de feu, techniques quantiques, méthode Dr Pearl, etc.

 

Qu’est-ce qui obstrue ?

Cela peut être une lésion suite à un choc traumatique, une piqûre d’insecte, une morsure animale, une tumeur, une hernie, une varice, de l’arthrose, de l’arthrite, une infection, des particules collantes comme le « gluten »… La lésion peut également être causée par un ou plusieurs éléments climatiques, comme par exemple une brûlure ou un « coup de vent froid » (le froid fige et obstrue).

Les agents extérieurs générant des lésions douloureuses peuvent être encore plus imperceptibles que les éléments climatiques. Exemples : les ondes électromagnétiques (wi-fi, 4G, 5G, four micro-ondes, Linky, CPL, etc.), la radioactivité, les ondes telluriques, sismiques…

De nombreux autres cas de lésions douloureuses proviennent de l’action inadéquate et risquée de certains médicaments ou vaccins.

 

Les émotions intenses peuvent engendrer des lésions !

Par exemple, le douloureux « syndrome de l’épaule gelée » est souvent causé par des émotions fortes et mal vécues : séparation de son conjoint, deuil, etc. Dans ce cas, le réchauffement de l’épaule participe (entre autres traitements) à la suppression de la douleur, et ceci en améliorant la circulation. La douleur d’épaule est souvent le signe que nous en avons « plein le dos », et que nous portons trop sur nos épaules. On doit parfois simplement apprendre à dire « NON » aux autres. Étonnant ! Les vertèbres cervicales pourraient également s’en trouver libérées…

 

Il est donc intéressant d’essayer de comprendre les causes de nos douleurs pour les régler durablement…

Nous devrions peut-être nous interroger : pourquoi suscitons-nous la douleur ? Avons-nous pour habitude de négliger nos vrais besoins ? Prenons-nous en considération les besoins et les sentiments des autres ? Sommes-nous suffisamment à l’écoute de ce qui se passe EN nous, dans nos pensées, dans nos émotions, dans notre coeur ?

 

La douleur pourrait être vue positivement comme un signal d’alarme qui dirait : « Attention ! Tu es à présent dans l’erreur. »

Les causes externes des douleurs se manifestentelles toujours dans notre vie « par hasard », ou par le fait d’une impitoyable « fatalité » ? Pourrions-nous envisager que nous les avons attirées car nous avions un cheminement à parcourir ? les concevoir comme une opportunité d’évoluer ? Alors, nous devrions vraiment nous demander : qu’est-ce que cette douleur veut me dire ?

 

Serait-il nécessaire de souffrir pour évoluer ?

Bien sûr que non ! Si nous faisons confiance à l’intelligence infinie de l’amour qui est en nous, et que nous vivons avec bienveillance et en harmonie avec la vie, avec nous-même et avec les autres, en étant ancré·e dans le présent, à l’écoute de ce qui se passe en nous, alors nous attirerons de moins en moins de situations douloureuses.

 

Et quand la douleur devient chronique ?

Si elle devient chronique, c’est que nous avons probablement beaucoup trop tardé à nous écouter, à nous observer, à en décoder les causes et à nous reconnecter. Toutefois, même dans ce cas de chronicité, si nous avons confiance et que nous agissons « par la mise en ordre des causes », alors la « guérison » sera encore très souvent possible…

 

La chronicité implique plus d’inflammation !

Si bien que votre praticien de confiance vous encouragera probablement : à supprimer, pendant quelques semaines, les aliments inflammatoires (gluten, laitages, lectines, caséine, lactose, soja, sucres raffinés, oxalate, glutamate, aspartate…) ; à vous connecter à la Terre jour et nuit ; à pratiquer la cure détox de 28 jours du Dr Anthony William ; à pratiquer le jeûne intermittent ; à réduire les abus alimentaires ; à utiliser le DMSO* ; à découvrir en gemmothérapie les pousses et bourgeons de cassis, frêne, genièvre, d’églantier, de pin, de romarin ; à ajouter quotidiennement de la curcumine (curcuma) à votre alimentation ; à réduire la consommation de produits animaux et à préférer des protéines végétales, comme la spiruline… ; à combattre les sources de STRESS ; à utiliser des probiotiques pour tonifier le microbiote intestinal et la synthèse des neurotransmetteurs ; et à boire beaucoup d’eau hyper-hydrogénée.

 

Sortez du cercle de la souffrance chronique par la puissance de la conscience !

Nos douleurs sont entretenues par des façons de penser compulsives anxiogènes et des comportements négatifs. Sommes-nous inconsciemment attaché·e à nos souffrances ? Ce serait le signe que nous sommes sous l’emprise de notre mental (ego), en pilotage automatique, avec des « abus » générant toujours plus de douleur…

Comme une « entité autonome » ou une « forme-pensée », « le corps de souffrance » veut survivre en nous. Et alors nous le nourrissons inconsciemment tant que nous nous identifions à lui. Sa survie dépend de notre PEUR inconsciente d’affronter la douleur qui vit en nous. La solution : nous dés-identifier !

 

« Dés-identifiez-vous » !
Observez-vous ! Et guérissez-vous !

Pour ne plus générer de douleur, la solution est de vivre maintenant davantage en conscience, focalisé·e positivement sur l’instant présent, afin de reprendre en main le pilotage de votre vie… C’est « magique », notre PRÉSENCE focalisée dans L’INSTANT PRÉSENT a le pouvoir de rompre l’identification au « corps de souffrance », désarmant ainsi l’adversaire… Ce qui permet d’atténuer ou de vaincre la douleur chronique.

 

Pour résumer

La douleur nous parle, elle nous dit entre autres choses de nous écouter et de nous observer nous-même davantage ; de nous respecter plus ; de pardonner, d’accepter et d’aimer notre prochain comme nous-même ; de faire pour les autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent (en pensées, paroles et actes) ; d’accepter et d’aimer tout ce qui est ; de lâcher-prise et de vivre consciemment dans le présent, en unité et en harmonie avec la nature, les animaux, les minéraux, la planète Terre, le cosmos…

NB : Cet article n’est ni exhaustif ni dogmatique. Son but est d’ouvrir des pistes pour vos propres recherches.

* DMSO = diméthylsulfoxyde (C2H6OS), pure à 99,99 %. C’est un solvant naturel issu de la transformation des arbres, que certains thérapeutes consacrent comme étant une remarquable petite panacée…

Pour aller plus loin : Stéphan Lentzner
www.therapie-globale.com

Comment vaincre la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation ?

L’inflammation, amie ou ennemie ?

L’inflammation que l’on connaît, ça fait « aïe », c’est rouge, c’est chaud et ça gonfle. Alors, du coup, on ne l’aime pas trop. Et on préférerait l’éviter. Mais pourtant… elle est bien utile, voire même vitale ! Déjà qu’il faut souffrir pour être belle, voilà maintenant qu’il faut souffrir pour rester en vie… Ce concept peut sembler étrange, mais pas tant que ça ! Lisez plutôt.

L’inflammation fait en réalité partie intégrante de nos défenses immunitaires. Elle agit comme un signal d’alarme et prévient nos défenses qu’un agresseur a pénétré dans le corps – un virus, une bactérie, un toxique, un objet – ou qu’un tissu est lésé – blessure, brûlure… Si notre système immunitaire n’était pas alerté, il ne pourrait pas nous défendre, ce qui pourrait nous coûter la vie.

Dans le cas de la Covid-19, il a été démontré que le niveau de gravité des complications était directement corrélé à la quantité de cytokines pro-inflammatoires. On a parlé d’orage cytokinique pour désigner cette réaction inflammatoire incontrôlée. La maîtrise de l’inflammation est donc une phase cruciale, et dépend en grande partie de notre alimentation !

Mais ne devrait-on pas dire « les inflammations » plutôt que de parler d’elle au singulier ?

Au-delà de son intensité, il existe en effet plusieurs caractéristiques à l’inflammation, ce qui lui donne plusieurs visages. Il faut notamment distinguer :

  • L’inflammation parlante (celle qui fait mal) de l’inflammation silencieuse (celle qui ne dit rien, qui est très sournoise et qui fait des dégâts dans le corps).
  • L’inflammation aiguë (qui se solutionne dès que l’agresseur est sous contrôle ou le tissu est réparé) de l’inflammation chronique (qui va donc durer dans le temps).
  • L’inflammation locale ou systémique (partout dans le corps).

Zoom sur l’inflammation silencieuse

Depuis quelques années est apparue cette notion d’inflammation silencieuse, encore appelée inflammation de bas grade ou inflammation subclinique. Peutêtre pensez-vous que si c’est silencieux, on s’en moque ? C’est une erreur. Ces états inflammatoires silencieux augmentent le risque d’un grand nombre de maladies de civilisation ou de troubles fonctionnels, dont l’obésité, les cancers, le diabète, les maladies neurodégénératives, inflammatoires, chroniques, cardio-vasculaires…

Chronique de la bascule de l’inflammation aiguë…

Idéalement, à un certain moment, l’agresseur est maîtrisé et l’inflammation s’éteint. Mais, malheureusement, la situation ne se termine pas toujours en happy end comme dans les contes de fées… Parfois, l’agresseur s’incruste et ne se laisse pas déloger. Ou autre cas de figure possible : le corps n’est pas suffisamment équipé pour éteindre l’inflammation. Les extincteurs sont vides et le feu continue de brûler, faisant de plus en plus de dégâts.

Quand il est l’heure d’appeler les pompiers de l’assiette

Si vous connaissez l’agresseur et que vous pouvez l’éliminer, c’est bien entendu la meilleure stratégie à adopter. Mais, attention, peut-être a-t-il déjà eu le temps de provoquer des dégâts et tous les conseils qui vont suivre resteront donc d’actualité. Cependant, souvent, l’agresseur n’est pas visible, ce qui rend son identification difficile. Tout l’enjeu va alors consister à éviter tous les bouteurs de feu de l’assiette et à apporter au corps ce dont il a besoin pour éteindre l’incendie, à savoir les nutriments extincteurs.

Les aliments et nutriments antioxydants et anti-inflammatoires

Des bonnes graisses, comme les oméga 3 (poisson gras et huiles de colza, noix, lin, caméline, noix de Grenoble, pourpier, graines de lin), ou une supplémentation si vous ne mangez pas de poisson. Ce sont aussi les aliments d’origine animale de la filière du lin (Bleu-Blanc- Coeur, Columbus, Mieux Pour Tous) et avec des labels de qualité (Label Rouge) ou des animaux élevés en (vraie) liberté.

Des antioxydants surtout présents dans les végétaux, comme les fruits, légumes, légumineuses, oléagineux… Variez bien les couleurs pour en apporter de nombreux différents et choisissez des produits de saison. On va aussi en trouver beaucoup dans les épices, comme le curcuma, le gingembre, la cannelle, le clou de girofle… et les herbes aromatiques (menthe, thym, basilic, persil, coriandre, romarin, sauge…).

Tout ce qui plaît aux intestins : aliments fermentés, fibres, prébiotiques… (yaourts, kéfir, fromages au lait cru, légumes, fruits, légumineuses, noix…).

Parmi tout ça, certains phytonutriments ont droit à la médaille du mérite :

La quercétine : l’un des polyphénols les plus anti-inflammatoires, que l’on trouve dans l’oignon jaune ou rouge, la pomme, les airelles, le raisin, les thés noir et vert, les poivrons…

Les anthocyanes, qui sont aussi incontournables et dans les aliments de couleur bleu-mauve, comme les aubergines, les myrtilles, le cassis, les mûres, les prunes, le raisin noir, ainsi que dans les aliments de couleur rouge, comme les cerises, les fraises, les grenades, les airelles, les groseilles…

Les catéchines du thé, surtout du thé vert (thés japonais matcha ou sencha).

Les flavonoïdes du cacao (qui comporte aussi des catéchines) : choisissez donc du chocolat riche en cacao (plus de 70 %), ainsi que de la poudre de cacao non sucrée.

L’oleuropéine et l’hydroxytyrosol de l’huile d’olive.

De la vitamine D en suffisance, qui module l’immunité et a des effets anti-inflammatoires.

Envisagez de prendre des composés bioactifs ou acides gras anti-inflammatoires si nécessaire : curcuma concentré, quercétine, boswellia serrata, harpagophytum, resvératrol, huile d’onagre ou de bourrache…

Ou encore de prendre des nutriments qui contribuent à un bon microbiote, comme la glutamine ou des huiles essentielles antibiotiques et antifongiques. Mais éteindre un feu que des petits malins s’amusent à rallumer ensuite, à quoi bon ?

Réduire les sources potentielles d’inflammation chronique, à savoir :

Les mauvaises graisses : un excès d’oméga 6 (huiles de tournesol, pépins de raisins, maïs…) ; les graisses trans des margarines industrielles, viennoiseries, cookies, biscuits, pâtes feuilletées, huiles végétales ayant fumé à la cuisson… ; les graisses saturées et, surtout, l’huile de palme…

Un excès de viande (plus de 500 g par semaine) et de charcuteries, qui sont riches en acide arachidonique (le plus pro-inflammatoire), de fer (qui est pro-oxydant et en excès chez certaines personnes, pas toutes) favorise une dysbiose et peut apporter des composés toxiques par les cuissons agressives…

Les aliments cuits à haute température : barbecue, fritures, grillades, chips…

Tout ce qui perturbe le microbiote : aliments industriels et transformés, édulcorants, graisses cuites, graisses saturées, alcool, excès de café, le gluten si vous êtes intolérant·e ou hypersensible…

Les aliments hyperglycémiants : sucre, biscuits, pâtisseries, chips… et les aliments industriels sans gluten mais à base de farine de maïs ou de riz…

Les agresseurs ne se cachent pas que dans l’assiette ! Fuyez les polluants environnementaux (pesticides, phtalates, additifs…), certains médicaments comme les antiacides (inhibiteurs de la pompe à proton, antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens…) s’ils ne sont pas indispensables, le stress chronique qui détruit l’intestin, ou encore le manque de sommeil !

Quand sous contrôle est l’agresseur, Et les cellules équipées d’extincteurs, Alors partira la douleur…

Véronique Liesse
www.veronique-liesse-nutrition.com
Chaîne YouTube : L’Healthentiel

6 questions à Marie Borrel au sujet de l’arthrose

Bonne nouvelle : l’arthrose n’est pas une fatalité ! Marie Borrel, journaliste santé et auteure de nombreux livres santé, dont Ma bible anti-arthrose aux éditions Leduc, nous éclaire sur le sujet.

Quels sont les phénomènes déclencheurs de l’arthrose ?

L’arthrose est due à une usure des tissus articulaires, notamment le cartilage, qui peut être liée à de nombreux facteurs : l’âge, bien sûr – l’usure est alors mécanique –, mais aussi certaines carences alimentaires, l’excès de stress, certains traitements médicamenteux au long cours…

Cette usure est normale : avec les années, l’équilibre entre les cellules qui renouvellent la matière osseuse et celles qui détruisent la matière usée se modifie. Mais elle ne justifie pas les douleurs de l’arthrose tant qu’elle reste maintenue dans un cadre habituel. C’est donc l’excès d’usure qui est à l’origine de l’arthrose. Et c’est sur cet excès que l’on peut agir, en nourrissant bien ses tissus articulaires, en chassant le stress, en pratiquant une activité physique régulière… Malgré l’âge, l’état de nos articulations reste, en grande partie, entre nos mains.

 

Pourquoi l’arthrose est-elle douloureuse ?

L’usure des tissus articulaires n’est pas douloureuse en soi. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’inflammation locale des tissus périphériques provoquée par les effets secondaires de l’usure : le cartilage joue moins bien son rôle de tampon, le liquide synovial moins bien celui de lubrifiant… La douleur est alors un message envoyé au cerveau pour le prévenir non pas de l’usure articulaire, mais de l’inflammation locale.

 

Quelles sont les différences entre arthrose et arthrite ?

Dans l’arthrose, l’inflammation qui provoque de la douleur est d’origine locale. Dans l’arthrite, l’inflammation est liée à des dysfonctionnements plus globaux. Cette dernière provoque des douleurs plus violentes, atteignant un jour cette articulation, le lendemain telle autre, évoluant par vagues successives. L’arthrose, au contraire, est plus localisée et les douleurs, moins intenses, sont plus régulières, voire permanentes. Les articulations sont souvent blanches et froides au toucher – sauf en cas de poussée douloureuse –, alors qu’elles sont rouges, chaudes et gonflées dans l’arthrite.

 

Quelles sont les grandes règles de l’alimentation anti-arthrose ?

Les tissus articulaires, dans leur grande diversité, ont besoin de tous les nutriments. Une alimentation saine et équilibrée est donc indispensable si l’on veut protéger ses articulations. Cependant, certains aliments sont à privilégier et d’autres à éviter. Il est essentiel, notamment, de limiter la consommation de viande rouge, et surtout de sucres raffinés, afin d’éviter une acidification excessive de l’organisme. L’acidité favorise les états inflammatoires, qu’il convient de limiter quand on souffre d’arthrose. Mais les tissus articulaires ont tout de même besoin d’acides aminés, constituants des protéines, pour rester en bon état. On peut donc consommer de la volaille et du poisson, beaucoup moins acidifiants. Vous le voyez : c’est une question d’équilibre ! Les articulations ont aussi besoin de nombreux minéraux et d’oligoéléments – manganèse, silicium, phosphore, sélénium, soufre, zinc, cuivre… – et de vitamines – C pour la production du collagène, A et E pour la protection contre les radicaux libres, D pour la qualité du tissu osseux… Le meilleur moyen de couvrir tous ces besoins est de manger tous les jours plusieurs fruits et légumes frais, en faisant varier les couleurs car celles-ci sont directement liées aux nutriments qu’ils contiennent. Encore une fois, le mot d’ordre est : variété, fraîcheur et équilibre !

 

Comment est-il possible de « nettoyer » ses articulations ?

Certains déchets ont tendance à s’accumuler dans les tissus articulaires. Pour l’éviter, il suffit, 2 ou 3 fois par an, de faire une petite cure détox en allégeant son alimentation : moins de graisses saturées, moins de viande rouge, moins de fromages gras… ; et en faisant une cure de plantes pour stimuler le foie et les reins, qui sont les 2 principaux organes d’élimination toxinique. Pour le foie, on peut prendre, par exemple, du radis noir ou de l’artichaut, et, pour les reins, de l’orthosiphon ou de la piloselle. Côté alimentaire, on peut aussi mettre l’accent sur les aliments drainants, comme le citron, l’asperge, le céleri, le fenouil, le pissenlit… Enfin, il ne faut pas oublier que l’exercice physique, outre qu’il contribue à la régénération des tissus articulaires, permet aussi de les « nettoyer ». Une demi-heure de marche par jour fait partie de l’ordonnance.

 

Les 4 plantes stars anti-arthrose ?

Côté phytothérapie, la panoplie est vaste. En compléments des plantes drainantes, on peut se tourner vers celles qui soulagent les douleurs, comme l’écorce de saule ou la reine des prés. Pour renforcer les tissus articulaires, on peut prendre de la silice, très riche en minéraux assimilables, ou de l’harpagophytum, qui stimule leur régénération. Les plantes sont un excellent moyen de « contrôler » l’arthrose au quotidien, de manière à diminuer les prises de médicaments antalgiques et surtout anti-inflammatoires, qui sont néfastes à doses régulières.

 

Pour aller plus loin :  Ma bible anti-arthrose

Le stress, une douleur chronique sous-estimée

avec le Pr Jean-Paul Meningaud

Tout le monde en parle. On l’accable, à juste titre, de tous les maux ; mais, finalement en matière de traitement, c’est vraiment le parent pauvre. On mesure mal à quel point le stress peut être délétère pour notre santé. Jean-Paul Meningaud, professeur à l’Université de Paris 12 et chef de service de chirurgie plastique, reconstructrice, esthétique et maxillo-faciale au CHU Henri Mondor (Créteil), auteur du livre Le programme anti-âge du professeur Meningaud, a eu la gentillesse de répondre à nos questions…

Le stress fait partie intégrante de votre programme anti-âge. Par quels mécanismes impacte-t-il notre capital jeunesse ?

Notre stress déclenche la production de cortisol et d’adrénaline par nos surrénales, et leurs effets sont toxiques lorsque la sécrétion n’est pas suffisamment bien régulée par rapport à la situation affrontée. L’adrénaline va être consommée sans action toxique s’il s’agit de courir pour fuir un danger. Elle aura un pouvoir délétère si l’on stresse parce que l’on a peur d’être en retard, d’avoir à payer un impôt ou à cause d’une remarque désobligeante.

Quels sont les effets délétères du stress sur notre santé ?

Le stress est impliqué dans de nombreuses maladies chroniques, notamment les maladies inflammatoires, le diabète de type 2, la dépression, les démences, les insomnies, le burn out et les maladies cardio-vasculaires. Il agit en augmentant le niveau inflammatoire de l’organisme et accélère donc son vieillissement. Le stress annule les bénéfices d’une alimentation saine1.

Quelles douleurs chroniques le stress peut-il engendrer ?

Il va augmenter les douleurs chroniques par au moins 3 mécanismes.

1. Il augmente le niveau global d’inflammation et exacerbe donc toutes les maladies inflammatoires, rhumatismales en particulier.

2. Il diminue le seuil de tolérance à la douleur. Ce mécanisme est très bien connu par tous les professionnels de santé qui sous anesthésie locale. Un patient stressé peut nécessiter jusqu’à 10 fois plus de produit anesthésiant.

3. Il provoque des contractures musculaires qui, elles-mêmes, vont générer des douleurs, avec un cercle vicieux.

Quels conseils hygiéno-diététiques donneriez-vous à nos lecteurs pour mieux gérer le stress ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le stress ne dépend pas du niveau de responsabilités, mais de la façon dont on le gère. On peut être pilote de ligne et ne pas être stressé ou être responsable de l’entretien d’une maison et en être extrêmement stressé. Une alimentation anti-inflammatoire – c’est-à-dire riche en graisses insaturées, pauvre en sucres – compense, dans une certaine mesure, les effets du stress. Plusieurs études laissent à penser que les probiotiques2 pourraient avoir une action sur le stress en jouant sur l’axe intestin-cerveau, le microbiote intestinal3 étant considéré aujourd’hui comme un régulateur du comportement. Une alimentation riche en vitamines et en minéraux, notamment en magnésium, peut aider. Le sport a une action régulatrice bien connue sur l’humeur. Les techniques de méditation peuvent aussi être très efficaces, de même que les techniques de relaxation ou les gymnastiques méditatives, comme le qi gong, le tai chi ou le yoga. Une bonne hygiène de sommeil est essentielle. Les exercices de respiration ample stimulent le système nerveux parasympathique et sont donc un antidote naturel du système sympathique, qui est précisément celui que fait sécréter de l’adrénaline. Mais ces conseils permettent plus une gestion d’un stress déjà présent que sa réelle prévention. L’important n’est pas d’éteindre l’incendie mais de l’empêcher d’advenir.

Quelle hygiène de pensée recommandez- vous pour calmer le stress ?

Le stress étant un phénomène d’origine mentale, il faut le prendre à sa racine. Aux 7 émotions de base qui sont des réactions physiologiques ne durant que quelques minutes – la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise, le dégoût et la honte –, s’ajoute toute la palette des sentiments, qui sont des constructions mentales beaucoup plus durables et génératrices de mauvais stress. Les sentiments impliquent à la fois des émotions et des fonctions cognitives. Or, il faut prendre conscience que beaucoup de sentiments sont toxiques, comme la haine, la jalousie, l’envie, la rancune, le ressentiment, l’amertume, la nostalgie, l’orgueil et l’ambition déréglée (qui s’apparente à l’arrivisme). Ce qui les rend encore plus toxiques ? Les ruminations, l’égocentrisme et le manque de mise en perspective. Ils ne le sont pas uniquement au sens moral. Ils le sont au sens neurochimique. Autant on ne peut contrôler ses émotions, autant on peut décider de contrôler ses sentiments. Les émotions peuvent être exprimées, c’est la situation idéale. Du fait des contraintes sociales, elles sont souvent maquillées, cachées ou, pire, refoulées, mais on ne peut les empêcher de naître. En revanche, concernant les sentiments, du fait de l’implication cognitive nécessaire à leur élaboration, on peut parfaitement décider de n’avoir que des sentiments positifs. Ça demande un peu d’ascèse au départ, mais c’est tout à fait réalisable, autant que d’arrêter de fumer, de décider de faire du sport ou changer son alimentation.

Pour faire simple, je conseille de ne laisser occuper son cerveau que par 3 types de sentiments : l’amour, l’admiration et l’empathie. En fait, seuls ces 3 sentiments sont nécessaires et suffisants pour être heureux. Dans leurs nuances et leurs déclinaisons, ils regroupent une variété infinie qui suffit à combler une vie.

Une bonne habitude est de prendre la décision irrévocable de ne plus laisser de place dans son cerveau qu’à ces 3 sentiments. Tous les autres provoquent, dans notre corps, des réactions toxiques au sens propre du terme, au même titre qu’un poison. Il s’agit de poisons endogènes, fruit de nos pensées. Plus facile à décréter qu’à faire ? Pas si sûr. Il faut s’imaginer en train de marcher sur une corde. Chaque fois qu’il sent un petit déséquilibre, le funambule se rattrape et, finalement, la marche sur une corde n’est qu’une succession de petits déséquilibres sans chute. Avant que la colère ne s’installe, ou la jalousie, il y a toujours un moment où l’on sent ces sentiments qui émergent ; c’est là qu’il faut les mettre à distance. Il faut les analyser immédiatement comme des sentiments toxiques, dont on sera la victime immédiate, puis la victime par ricochet à travers la réaction que l’on provoquera chez les autres. Si l’on échoue de temps en temps, c’est-à-dire que l’on tombe de la corde parce que l’on a cédé à la colère, il suffit d’analyser ce qui s’est passé et remonter sur la corde. Avec de l’entraînement, on tombe de moins en moins.

En quoi votre programme anti-âge est-il novateur ?

Pour 3 raisons.

1/ Il propose un programme global, qui s’intéresse aussi bien à la santé biologique qu’à l’apparence car les deux ont des influences réciproques.

2/ Chaque affirmation de ce programme est étayée par des études scientifiques, que l’on peut retrouver aisément grâce aux notes de bas de page. La littérature anti-âge regorge d’idées reçues qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Ce livre leur fait un sort.

3/ Il propose une progression en allant des conseils les plus simples et les plus efficaces aux techniques les plus sophistiquées.

Peut-il être suivi à tout âge ?

Absolument, à tout âge et quel que soit son état de santé. Je dis souvent à mes patients qu’un cheval qui parvient à finir la course malgré un gros handicap gagnera aisément le jour où on le lui retire.

En combien de temps est-il possible d’observer des résultats sur sa santé et son apparence ?

Si l’on applique la première partie intitulée Les 7 péchés capitaux, le bénéfice peut être ressenti dès les premiers jours. Sur la deuxième partie, le bénéfice se percevra en quelques semaines. Puis plus on avance dans le programme, plus les bénéfices mettront du temps à être flagrants, tout simplement parce que l’on sera déjà en très bonne santé. Par exemple, une technique qui ralentit le vieillissement de la peau ou le durcissement des artères mettra forcément quelques années avant d’être directement visible par rapport à un frère jumeau qui n’appliquerait pas ces conseils. Statistiquement, les conseils du programme améliorent son espérance de vie d’une dizaine d’années, probablement plus.

1- Kiecolt-Glaser JK et al. Depression, daily stressors and inflammatory responses to high-fat meals: when stress overrides healthier food choices. Mol Psychiatry, 2016 Sep 20.

2- Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) qui jouent un rôle-clé dans de nombreuses fonctions de notre organisme, de la digestion jusqu’à l’immunité, pour maigrir ou pour lutter contre la constipation.

3- Le microbiote intestinal est l’ensemble des micro-organismes (archées, bactéries, eucaryotes) qui se trouvent dans le tube digestif des animaux.

 

Pour aller plus loin…

Le programme anti-âge du professeur Meningaud

Se libérer des douleurs des traumatismes répétés

Savez-vous que notre corps a une mémoire et que, à l’image d’un millefeuille, les traumatismes peuvent s’accumuler et causer de graves douleurs chroniques ?
Myriam Brousse, auteure de l’ouvrage Les mémoires du corps – Se libérer de la répétition des traumatismes, aux éditions du Rocher, nous éclaire sur le sujet.

avec Myriam Brousse
Psychothérapeute

Comment et pourquoi vous êtes-vous intéressée aux mémoires du corps ?

Dans les livres que j’ai écrits, Votre corps ne le sait pas encore et jusqu’à y compris Votre corps a une mémoire, j’ai relaté avoir vécu une très grave maladie à l’âge de 39-40 ans, et être sortie de cette maladie grâce au travail dans le corps guidé par un maître tibétain et les pionniers de la recherche en mémoire cellulaire. Cette pratique a été guidée.

 

Comment définiriez-vous la mémoire cellulaire ?

La mémoire cellulaire s’intéresse aux informations inscrites dans les cellules du corps à l’insu du mental, qui, lui, n’a pas accès à cette mémoire. Tout ce que notre esprit s’efforce d’oublier parce que c’est insupportable, notre corps le porte en lui. Il semblerait que la mémoire cellulaire s’inscrive comme un conte dans notre corps, qu’il faut savoir déchiffrer.

 

Dans quels cas est-il intéressant d’y avoir recours ?

Il est intéressant d’y avoir recours :

  •  lorsque nous avons des schémas répétitifs qui entravent notre liberté d’agir et dont on veut se libérer ;
  • pour connaître l’origine des souffrances que l’analyse n’a pas pu déceler ;
  • lorsque nous avons des symptômes inexplicables, nous pouvons aller chercher leur origine à l’aide de la généalogie. Car nous répétons presque toujours les maux de nos ancêtres, sur lesquels il est important de mettre des mots.

 

Lorsque l’on pense que l’on a un mauvais karma,  avec les mêmes traumatismes et les mêmes souffrances  qui se répètent, peut-il être pertinent de travailler sur cette mémoire cellulaire ?

J’hésite à parler du karma. Car c’est un sujet très délicat, qui a besoin d’être éclairé de différentes façons, par différents chemins et diverses traditions. L’expérience de cette vie est faite pour être réelle, concrète et vérifiable dans la matière. Ce travail permet de ne pas donner corps à l’illusion. C’est à quoi s’emploie le travail en mémoire cellulaire au travers de sa méthode.

 

Ces traumatismes peuvent-ils provenir de nos ancêtres ?
Si oui, comment
cette mémoire se transmet-elle ?

Comme évoqué plus haut, ces traumatismes peuvent venir de nos ancêtres. C’est par l’intermédiaire de nos cellules que l’on peut toucher et ressentir cette transmission concrètement dans le corps. En effet, nous reproduisons à l’infini les comportements dont nous n’avons pas pris conscience et qui se réveillent au fur et à mesure du travail accompli : le coucou qui pond dans le nid des petits oiseaux fauvettes. Le coucou ne peut s’observer dans son comportement, c’est le règne animal, alors que l’humain a la faculté de se voir agissant au fur et à mesure de l’éveil de ces mémoires dans le corps. Il peut donc agir pour s’en libérer.

 

Comment procédez-vous concrètement pour travailler  sur cette mémoire cellulaire et l’effacer ?

Je ne peux répondre en quelques mots à cette question. C’est un long travail de recherche, avec une méthode qui donne ses preuves et qui est en partie écrite dans mes deux derniers livres. Mais je dois avouer que le mot « effacer » ne me convient pas et qu’il faudrait le remplacer par le mot « transformer ».

 

Avez-vous quelques mots à dire sur la situation actuelle  vis-à-vis de la Covid-19 ?

Le monde et les êtres qui s’y trouvent sont actuellement entraînés dans un grand état de « manque » – de contact, de visibilité, de liberté… Tous ces manques sont peut-être des solutions offertes pour échapper à la pandémie. Cependant, si nous élargissons notre regard, il se peut que nous trouvions là une possibilité d’intériorisation plus forte de silence permettant de nous rencontrer dans une dimension différente et plus intime. Tout cela rendra peut-être possible l’accompagnement d’un grand changement.

 

Pour aller plus loin…
Les mémoires du corps – Se libérer de la répétition des traumatismes

Comment passer d’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie ?

Si l’hypersensibilité est une chance dans bien des domaines, elle peut générer de grandes incompréhensions et souffrances. Pour essayer de transformer cette souffrance en épanouissement, Carol Pirotte et Nicolas Souchal, auteurs de l’ouvrage C’est trop fort !, aux éditions Leduc, nous livrent leur expertise et quelques clés de transformation.

avec Carol Pirotte et Nicolas Souchal

Existe-t-il un test pour diagnostiquer l’hypersensibilité ?

Non, il n’existe pas de test officiel reconnu. Toutefois, on peut identifier l’hypersensibilité à travers les différentes composantes ou tendances qui la caractérisent. Parmi elles, on peut retrouver l’hypervigilance – être toujours sur ses gardes, sursauter facilement –, le déclenchement d’une hyperactivation corporelle – augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, agitation, tensions, contractions musculaires – face à des circonstances pouvant être considérées comme « neutres » par un regard extérieur, une sensibilité aiguë à la lumière, au son, au contact de certaines matières et d’odeurs, l’hyperémotivité ou les montagnes russes émotionnelles, l’hyperempathie ou la capacité à ressentir les émotions des autres comme si c’était les siennes, avec notamment l’incapacité de faire la distinction entre ce qui appartient à chacun, etc.

Et il se trouve que ces spécificités sont aussi des caractéristiques reconnues de l’impact du traumatisme. C’est en faisant ce rapprochement que nous avons commencé nos recherches sur les liens possibles entre hypersensibilité et traumatisme.

L’hypersensibilité est-elle innée ou acquise ?

C’est ce que nous tentons de mettre en évidence dans la première partie de notre livre. Il n’y a pas de consensus sur la question dans la communauté des chercheurs sur l’hypersensibilité, les avis divergent. Certains, notamment outre-Atlantique, à l’instar du docteur Elaine N. Aron et de son époux, ont suivi la piste de l’hérédité comme origine principale de l’hypersensibilité. Chez nous, on entend plus parler de « trait de caractère ».

Dans les deux cas, l’hypersensibilité est présentée comme intimement liée à la nature de la personne. Nous ne sommes pas de cet avis. Notre hypothèse est que ce que nous appelons hypersensibilité, c’està- dire un ensemble de caractéristiques psychiques et physiologiques, est la conséquence de traumatismes, éventuellement lointains, dans l’histoire de la personne.

Quelles sont les souffrances engendrées par l’hypersensibilité ?

Il est courant de lire, en plus des caractéristiques que nous avons citées pour identifier l’hypersensibilité, toutes les qualités géniales de la personne hypersensible : la spontanéité, l’enthousiasme, l’ouverture à la spiritualité, l’amour de la nature, le besoin de justice et d’équité… Et c’est vrai que la personne à la sensibilité élevée a pu développer des spécificités très positives. Mais, pour bon nombre d’entre elles, il n’est pas rare de souffrir de cette sensibilité hors norme. Par exemple, si la personne est très perméable à l’environnement et aux ambiances, que sa vie émotionnelle la submerge ou qu’elle se sent différente, anormale et dysfonctionnelle, il peut lui être difficile de vivre dans le monde.

Du fait de sa sensibilité aux comportements des autres et à sa manière d’interagir avec eux, les relations avec autrui peuvent être difficiles, particulièrement en groupe. La relation à soi, également, n’est pas toujours évidente, du fait d’angoisses, d’émotions très intenses, d’un mental surproductif ou au contraire déconnecté, d’une grande exigence avec soi-même, de fatigue ou de surexcitation, de symptômes physiques…

Mais, attention ! Ce ne sont pas des souffrances « engendrées » par la sensibilité élevée. L’hypersensibilité est le nom que l’on donne pour identifier cet ensemble de caractéristiques des personnes qui vivent ces souffrances.

Ce que nous pourrions dire, par contre, c’est que ce sont des souffrances engendrées par les effets du traumatisme. Et en particulier du fait des stratégies que nous avons mises en place pour y faire face.

Vous parlez, dans votre ouvrage, de traumatismes transgénérationnels comme pouvant être à l’origine de l’hypersensibilité. Pourriez-vous nous en parler ?

On associe en général au traumatisme un événement – un accident, une violence subie ou un drame. Et, effectivement, un événement traumatique porte en lui le potentiel de traumatisme et peut être, dans notre vie, à l’origine du phénomène traumatique. Mais nous avons identifié plusieurs autres types de traumatismes :

Les traumatismes de développement, tout d’abord, ces grands oubliés, qui consistent non pas en quelque chose que nous aurions vécu, mais plutôt quelque chose que nous n’aurions pas vécu, et en particulier la sécurité. Le fait de ne pas avoir reçu suffisamment de réassurance et d’amour dans nos premiers jours, mois et années de vie peut laisser des séquelles importantes et donner lieu à nombre de symptômes que nous reconnaissons dans l’hypersensibilité.

Les traumatismes transgénérationnels, c’est-à-dire la trace des traumatismes non résolus dans notre lignée. Un arrière-grand- père mort à la guerre, une grand-mère abandonnée à la naissance ou des violences subies par un aïeul, même éloigné, peuvent nous affecter aujourd’hui. « Ce qui ne vient pas à la conscience, ce que nous évitons de reconnaître en nous-mêmes, revient sous forme de destin », nous rappelle Carl Gustav Jung, le fameux psychanalyste, père de la notion d’inconscient collectif.

Nous héritons de ce qui n’a pas été transformé au cours des générations précédentes et tente de l’être à travers nous. Et nous pouvons être la « cible » particulière de mémoires douloureuses véhiculées par un membre de notre famille, sous forme d’une loyauté ou de symptômes physiques.

Nous croyons, quant à nous, que, si nous héritons de ces mémoires, c’est sans doute parce que nous sommes capables de les transformer, ce qui est une très bonne nouvelle.

Les traumatismes collectifs. Nous évoquions à l’instant la notion d’inconscient collectif. Nous appartenons à la grande communauté des humains et nous partageons des mémoires collectives avec nos frères et soeurs. Et notamment des mémoires traumatiques, celles de guerres, de famines… d’épidémies ! Mais aussi des mémoires collectives plus spécifiques, liées à notre histoire en tant qu’individu appartenant à tel peuple, telle région, du fait de notre couleur de peau, de notre appartenance religieuse, etc. Chaque trait qui nous caractérise véhicule aussi son histoire collective et son lot de traumatismes, qui nous affectent.

Enfin, ce que nous appelons le traumatisme primordial, lié à notre incarnation. C’est-à-dire le fait d’exister, dans un corps, limité dans l’espace et dans le temps. La séparation primordiale – d’avec notre mère, déjà –, que nous avons tous vécue, qui nous confronte à la douleur et l’angoisse existentielles.

Ces différentes formes de traumatismes, nous le comprenons bien, nous affectent tous, de près ou de loin. Ainsi, nous sommes tous traumatisés, à différentes échelles.

Ce peut être un constat terrible et pessimiste, mais cette phase quelque peu dépressive vécue lorsque l’on se confronte à cette réalité sans appel – puisque liée à notre simple condition humaine – laisse vite place à l’espérance. En effet, si telle est notre condition, c’est probablement que cela a un sens. Et cela peut être le point de départ d’une quête – intérieure – vers une libération de ces charges traumatiques.

Mais, surtout, il faut savoir que le traumatisme n’est pas l’événement traumatique du passé, mais un processus qui se produit, ici et maintenant, en nous, lorsque nous sommes submergés. Et s’il se déroule en ce moment même, au sein de notre corps, nous pouvons le transformer ! Voilà l’excellente nouvelle qui vient avec cette découverte du traumatisme comme origine de l’hypersensibilité. Comme cela se produit maintenant, alors cela peut évoluer différemment à partir de… maintenant ! Si nous nous en donnons les moyens.

 

Quelles sont les autres origines possibles de l’hypersensibilité ?

Si nous réfléchissons à l’hypersensibilité – dans ses aspects douloureux – comme à une sorte d’« inflammation de la sensibilité », nous pouvons envisager que tout ce qui a pu blesser cette sensibilité – notre innocence, notre foi dans la vie et notre sentir –, sur un plan physique, émotionnel, mental ou spirituel, peut être à l’origine de cette « hyperitude ».

Quels liens existent entre hypersensibilité et culpabilité ?

Voilà une question délicate, et essentielle. Nous y consacrons tout un passage de notre livre.

La culpabilité est au centre de notre expérience humaine et nous concerne tous. En résumé, nous nous sentons coupable car nous croyons que nous avons fait quelque chose de mal, et, même, que nous sommes porteur nous-même d’un mal. Cette croyance est si profondément ancrée en nous qu’elle est concomitante à notre perception même de nousmême. Ce n’est pas pour rien qu’elle est l’objet d’un passage si déterminant de la Genèse dans la Bible : la tentation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Que sont le bien et le mal ? Une façon de parler de la dualité fondamentale. Qu’est-ce que la dualité fondamentale ? L’expérience que nous vivons en nous incarnant.

Qu’est-ce qui est hypersensible en nous ? C’est notre corps, notre corps sensible. Quand avons-nous été le plus sensible ? Tout bébé. Et même avant : en nous incarnant.

Nous retrouvons là le lien avec le traumatisme primordial, lié à notre « arrivée » dans un corps ou notre « apparition » du néant (ou de la « source », selon !). Nous avons vécu là notre première expérience en tant que « nous », ce fut l’expérience paroxystique par excellence ! Totalement fulgurante et inconcevable. Et il concerne directement notre sensibilité, car il a été, précisément, l’événement le plus HYPER-sensible qui soit. Or, il est constitutif de ce que nous appelons « moi ».

Ainsi, chaque fois que nous sommes hypersensible à quelque chose et que nous avons mal, cela nous rappelle cette douleur originelle, qui est associée à « moi ». Et ce « moi » est ce qui porte ce mal. C’est sans doute pour cela que la culpabilité que nous ressentons est si profonde et si profondément reliée à l’hypersensibilité.

Ceci étant dit, nous vous invitons à cheminer sur la voie de la douceur, sur la voie du coeur, sur la voie de l’innocence. Car, bonne nouvelle encore : encore plus profondément que la culpabilité se trouve notre innocence.

Oui, nous croyons que nous sommes totalement et fondamentalement innocents. Depuis toujours, et à jamais. Que nous n’avons jamais cherché à faire de mal à qui que ce soit. Jamais. Que nous n’avons rien fait de mal en fait. À aucun moment.

 

Est-il possible de passer d’une hypersensibilité douloureuse à une sensibilité épanouie ?

C’est effectivement ce que nous croyons et ce que nous observons en nous et chez les personnes que nous accompagnons. Dans notre livre, dont vous avez cité ici le sous-titre, nous proposons nombre d’exercices et de pratiques pour aider les personnes hypersensibles, mais aussi celles qui ne se reconnaissent pas dans cette dénomination, à gérer leur sensibilité et à réguler leur système nerveux. Que ce soit dans les situations d’hypéritude – hyperréactivité, hyperémotivité, hyperempathie, etc. –, dans les situations de coupure – sidération, atonie, figement, insensibilité, téléportation-engalaxie- 271… – ou en « temps normal », il existe des pratiques pour nous ressourcer. Face au traumatisme, il est nécessaire de faire appel à une approche ressource, afin d’intégrer et de transformer les charges traumatiques en potentiel de création. C’est en faisant appel à des ressources en soi, et autour de soi, dans nos relations aux autres, à la nature et à ce qui nous dépasse que nous pouvons accomplir ce miracle. Ainsi, ce qui était « trop fort », douloureux, hypersensible, souffrant devient simplement sensible, joyeux, appréciable et délicieusement apprécié, épanoui !

Et ça, C’EST TROP FORT !

 

Pourriez-vous donner à nos lectrices et lecteurs quelques conseils et exercices pratiques pour réussir cette transition ?

Oui, avec joie. La première chose peut être de commencer par respirer, en conscience. Car c’est toujours accessible. Où que vous soyez, vous qui êtes en train de lire ces lignes, prenez conscience de votre souffle, ici et maintenant. Ouvrez la bouche et laissez entrer l’air et sortir un soupir. Voilà. Laissez-vous respirer tranquillement maintenant. Vous pouvez bâiller, vous étirer. Maintenant, détournez votre regard de ces mots quelques instants et regardez autour de vous… Encore un peu… Regardez ce qui vous entoure, les couleurs, les formes. Tiens, un petit jeu : essayez de trouver 10 choses de couleur rouge autour de vous.

Il y a plein de petits « trucs », de pratiques qui nous donnent le moyen de revenir dans le présent, dans notre corps, c’està- dire l’espace vivant, sensible et résilient qui nous permet de nous réguler. Vous en connaissez sans doute. Nous vous en proposons en quantité dans le livre et au cours de nos formations en ligne.

Nous regroupons ces exercices pratiques selon 4 axes, les axes de l’approche ressource que nous proposons : la relation à soi, la relation à l’autre, la relation aux autres et à l’environnement et la relation à la source.

Par exemple, listez toutes les personnes ressources qui peuvent vous soutenir lors de moments difficiles.

Une autre pratique qui peut être très efficace pour sortir de l’impasse de la surréaction face à l’autre, dans le couple notamment, est l’exercice consistant à s’offrir l’un l’autre 10 minutes sans être interrompu. C’est juste magique ! Et si simple. Nous présentons cet exercice et une trentaine d’autres dans C’est trop fort ! : des méditations, des moments de ressourcement, seul avec soi, des pratiques à deux ou en lien avec l’espace autour de nous, etc., et nous vous invitons à faire des enregistrements à vous passer pour pratiquer directement en live.

Ce chemin, d’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie, est une aventure, un périple, que l’on s’offre à soimême dans notre odyssée à travers la vie. C’est une métamorphose que l’on vit en soi, pour soi et en lien avec toute chose et avec chaque être. Cette transformation ne se fait pas toute seule. Elle demande de l’engagement, du courage et de la persévérance. Et elle en vaut vraiment la peine. D’autant que nous sommes soutenu, tout au long du chemin, par nombre de ressources que la vie place ici et là, à portée de notre main et de notre coeur. Si nous voulons que « ça » change, il nous faut nous pencher et les cueillir… puis humer le parfum de liberté qui s’en échappe. Nous voilà libre ! Merci pour votre attention… et bon chemin.

 

Pour aller plus loin…

C’est trop fort ! D’une hypersensibilité souffrante à une sensibilité épanouie

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